‹ Le nord-est de la France (volume 2)Chapitre 186 sur 226 · I. Se Pari* à Orléans · texte numérisé non relu

I. Se Pari* à Orléans

121 kil. Trajet en 1 h. 41 à 4 h. 15. Prix: 13 fr. 65, 9 fr. 15, 5 fr. 95. Les trains express ne touchent pas à Orléans : v. p. 228, les Aubrais.

3 kil. Orléans-Ceinture, stat. où l’on passe sous la ligne de ceinture avant de sortir de Paris. A dr., Irry et son grand hospice des Incurables (2029 lits). — 6 kil. Vitry. On se retrouve sur le bord de la Seine avant Choisy.

10 kil. Choisy - le - Roi (hôt. des Voyageurs ; rest. Pompadour), ville riante de 8449 hab. , où Louis XV fit bâtir, pour s’y livrer à la débauche, un château dont il reste peu de chose. La rue du Pont, en deçà de la gare, passe à g. près des anc. communs du château, occupés, comme ce qu’il en reste à l’extrémité de l’avenue de Paris, par une manufacture de porcelaine. Plus loin , à dr. de la rue, la mairie e> t V église, deux constructions de la même époque que le château. On aperçoit de loin la statue de Rouget de l’Isle, l’auteur de la «Marseillaise» , qui mourut à Choisy en 1836. Elle est en bronze , par L. Steiner, et elle s'élève au carrefour que la rue du Pont et la route de Sceaux forment avec la magnifique avenue de Paris. Cette avenue se termine un peu plus loin à côté de la grille de l’ancien château , à laquelle aboutit aussi une avenue de Versailles. Il y a de jolies propriétés dans ce quartier neuf de Choisy, qui est relié directement à Paris, place du Châtelet, par un tramway.

On passe plus loin sous la ligne de Grande-Ceinture de Paris. — 15 kil. Ablon. On revoit la Seine à g. — 17 kil. Athis-Mons. A dr., des hauteurs boisées avec de jolies maisons de campagne. A g., la ligne de Paris à Montargis par Corbeil (p. 224).

20 kil. Juvisy (hôt. Belle- Fontaine), dont la stat. est commune aux deux lignes. C’est un bourg de 2095 hab., où se trouve l'observatoire de l’astronome et écrivain Cam. Flammarion , visible déjà de la station. Château ancien et parc planté par le Nôtre.

La voie remonte maintenant la vallée de l’Orge, sur laquelle on aperçoit à dr., un peu après la stat., les deux ponts superposés dits pont des Belles- Fontaines , du xvni e s.

22 kil. Savigny-sur-Orge, qui a un beau château du xv e s., à g. en arrivant. Un peu plus loin, à dr. et à g., un tronçon de la Grande- Ceinture de Paris, dans la direction de Palaiseaçi (Versailles).

24 kil. Epway-sur-Orge, précédé et suivi d’un viaduc, dan6 un joli site. A dr., au loin, la tour de Montlhéry (v. ci-dessous).

26 kil. Perray- Vaucluse, stat. desservant le grand asile d’aliénés de Vaucluse, dont les nombreux bâtiments neufs s’étagent sur une colline à dr. : il appartient à la ville de Paris. — 29 kil. St-Michel.

Coibespok». (30 c.) pour Montlhéry (3 kil. ; hit. du Chape au -Rouge), où «ont les ruines d’un célèbre château féodal, dont la tour, de 32 m. de haut, sur une colline, s’aperçoit de fort loin. C’est l’anc. donjon, du xm e s. On y peut monter pour jouir de la vue , qui est du reste déjà fort belle de la colline. Montlhéry est en outre connu par la bataille que s’v livrèrent, en 1465, Louis XI et les seigneurs de la ligue du Bien public, et qui resta indécise. — A dr. de la route de Montlhéry se voit Longpont, dont l'église.

à Nevers. ÉTAMPES. II. R. 39. 227

dépendant jadis d'un prieuré, est un curieux édifice roman, en grande partie reconstruit dans le style primitif.

32 kil. Brétigny, localité qu’il ne faut pas confondre avec celle où fut signé le traité de 1360, entre la France et l’Angleterre, à 9 kil. au S.-E. de Chartres. — Ligne de Tours par Vendôme, v. le Nord- Ouest de la France, par Bædeker.

37 kil. Marotte». — 40 kil. Bouray. Plus loin, à g., sur une hauteur, la tour de Janville. — 43 kil. Lardy. — 46 kil. Chamarande, à g., avec un château bâti par Mausart. — 49 kil. Etrechy. A g. à Etampes, ses églises Notre-Dame et St-Gilles ; à dr., les ruines de la tour de Guinette (27 m.), restes d’un château fort du xn e s.

56 kil. Et&mpes ( buffet ; hôt. : du Grand- Monarque, rue du Château ; du Grand- Courrier), ville de 8573 hab. et chef-lieu d’arr. de Seine-et-Oise, dans un vallon à g., et que l’on voit bien ensuite du chemin de fer. Elle fait un grand commerce de graius, et trois petites rivières y font tourner des moulins importants.

La rue du Château, en face de la gare, conduit à V église St- Basile, qui est surtout des xv e et xvi e s. Elle a uue tour du xri e s. et un beau portail roman. On remarque à l’intérieur des retables anciens et des vitraux anciens et modernes. Adr. de l’église, l’anc. hôtel de Diane de Poitiers, du xvi*s., dont la cour a encore de jolies sculptures: c’est maintenant la caisse d’épargne. Un peu plus bas que Et- Basile, à g., l' église Notre-Dame, du xn e 6., avec des créneaux et une belle tour surmontée d’une flèche en pierre. Prenant ensuite par la place voisine, la rue à dr. et la première à g., ou arrive à V hôtel de ville, jolie construction à tourelles du xvi e s. , agrandie de nos jours. A côté se voit l’anc. hôtel d'Anne de Pisseleu , maîtresse de François 1 er , aussi du xvi e s., aujourd’hui une épicerie. La rue qui moitte au delà, à g., ramène à St-Basile. En tournant encore là à g., dans la rue St- Jacques, on passe à la place du Théâtre, où est la statue de Geoffroy-St-IIilaire, le naturaliste (1772-1844), marbre par El. Robert. Plus loin, l'église St-Gilles, desxn e etxvi e s.,et plus loin encore, dans un faubourg, à env. 20 min. de St-Basile, l'église St- Martin, édifice remarquable du xu e s., avec une tour de la renaissance, qui penche fortement, et un portail moderne dans le style du xni e s.

Ligne d'Etampee à Auneau , v. le Ford-Ouett de la France, par Bædeker.

Au delà d’Etampee, qui s’étend au loin à g. et dont on aperçoit l'église St-Martin , la voie gravit une rampe assez forte, montant de 55 m. sur une distance de 6300 m. La contrée est ensuite très monotone : de vastes champs à perte de vue, le plateau de la Beauce, dont le sol très fertile produit surtout un blé excellent.

70 kil. Monnerville. — 75 kil. Angerviüe. — 81 kil. Boisseaux. — 89 kil. Toury, qu'une ligne à voie étroite relie à Pithiviers (32 kil. ; p. 225). — 95 kil. Château-Gaillard. — 102 kil. Artenay.

108 kil. Chevilly, où le prince Frédéric-Charles battit le général d’Aurelles de Paladins, le 3 déc. 1870. — 113 kil. Cercottes. La contrée devient plus riante et l’on traverse des vignes.

ORLÉANS

De Paris

119 kil. Les Aubrais (buffet), où les express déposent les voyageurs à destination d 'Orléans, qui y sont transportés par un train spécial. Les trains omnibus vont directement jusqu'à Orléans.

121 kil. Orléans (buffet). — Suite de la ligne de Nevers, v. p. 233.

Orléans. — Hôtels: II. St-Aignan (pl. a Cl), non loin de la gare, en face de la rue Bannier (eh. 2 à 10 fr., rep. 3 et 3.50); Gr.-II. d'Orléans (pi . b, C2), rue Bannier, 118, bon ; Gr.-II. du Loiret (pl. c,C2), môme rue, 18; II. de la Boule-d'Or (pld, C3), rue d’Illiers, 9-13. — Chambres garnies rues de Bourgogne, Ste-Catherine, des Pastoureaux, etc.: 30 à 40 fr. par mois.

Capes et eestaue.: Grand-Café , etc., place du Martroi; restaur. à l’hôt. St-Aignan; pour un séjour. Charpentier , rue de Bourgogne, 215, près du temple (dep. 70 fr. par mois). — Buffet à la gare.

V oitubes de place: la course, 75 c.; l'heure, 2 fr.; 1.50 et 2 la nuit, 25 et 50 c. de plus pour la course dans la ville au delà des boulevards et de la Loire.

Tramway des Aydes, au N., à la barrière d’Olivet, au 8., par la rue Bannier et la rue Royale, etc. ; 15 et 10 c. par section, par ex. de la place Bannier au pont, 25 et 20 c. jusqu’à Olivet (v. p. 232). — Omnibus de la porte de Bourgogne (pl.6 3) à la porte Madeleine (pl. A3). — Tramw. a vap. pour Ouzouer- le - Marché (31 kil.) par Coulmiers (18 kil.), où les Français vainquirent les Bavarois en 1870.

Poste et télégraphe (pl. E4), rue de Bourgogne, 187.

Temple protestant, rue de Bourgogne (pl.DS).

Bains: B. du Châtelet, rue Charles-Sanglier, 4.

Orléans, anc. capitale de l 'Orléanais, auj. chef-lieu du départ, du Loiret et du command. du v e corps d’armée, siège d’un évêché, etc., est une ville de 63705 hab., sur la rive dr. de la Loire, assez bien bâtie, mais qui manque d’animation.

Orléans a remplacé la ville gauloise de Cenabum, détruite par César, l'an 52 avant J.-C., et doit surtout, dit-on, son existence à l’empereur Aurélien, qui lui aurait donné son nom, Aurelianum. Sa situation en a toujours fait un point d’une grande importance stratégique. Elle fut assiégée par Attila et sauvée par St Aignan , son évêque, en 451. Clovis s’en empara en 498, et elle devint après sa mort la capitale d’un royaume qui dura jusqu’en 613 et fut alors reuni à celui de Paris. Orléans fut une des villes les plus importantes de l’ancienne France. L’événement le plus considérable de son histoire fut le siège qu’elle subit en 1428-1429 de la part des Anglais, alors maîtres de la plus grande partie du royaume, et auquel mit fin Jeanne d’Arc, la Pucclle d’Orléans, à qui la France dut son salut. Dans les guerres de. religion, elle devint une place forte des calvinistes, et c’est pendant qu’il l’assiégeait que le duc de Guise fut tué par un gentilhomme, protestant, Poltrot de Méré, en 1563. Orléans joua aussi un rôle dans la guerre de 1870-71; elle fut prise par les Allemands le 11 oet. 1870, reprise par les Français un mois après et réoceupée par les Allemands du 5 déc. 1870 au 16 mars 1871.

En sortant de la gare (pl. D 1), on se trouve sur de beaux boulevards, où l’on tourne à dr., et l’on va jusqu’à la place Bannier (pl. C 1), pour descendre à g. par la rue du même nom.

L’église St -Paterne (pl. Cl), à g. au commencement de la rue Bannier, reconstruite de nos jours et encore inachevée, est un édifice goth. très remarquable, dans le style du xra e s. Elle doit avoir sur la façade deux tours à flèches en pierre. Large nef et large transept, ce dernier sans portails , mais avec chapelles et magnifiques roses. Beau chœur à colonnes et ogives surélevées. Beaux vitraux.

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à Nevers.

ORLÉANS

La place du Martrui (pl. C3), à l'extrémité de la rue, est le centre de la ville. Elle est décorée depuis 1855 d'une statue équestre de Jeanne d' Arc , en bronze, par Foyatier, avec 16 hauts-reliefs par Vital Dubray. L'intention de l’artiste, qui l’a mal exécutée, a été de représenter la Pucelle rendant grâce à Dieu pour la victoire. Les hauts-reliefs rappellent les principaux événements de sa vie.

De l’autre côté de la place est la rue Royale, qui descend jusqu'à la Loire. Nous prenons immédiatement à g. la rue Jeanne-d’Arc, qui conduit à Ste-Croix, en passant à g. devant le lycée et à dr. à une petite place où s’élève une statue de la liépublique, en bronze, par L. Roguet. Pour le musée, près de là, v. ci-dessous.

*Ste-Croix, la cathédrale (pl. E3), est un édifice de la décadence de l’art goth. , malgré le caractère imposant de sa façade. En effet, ayant été détruite en 1567 par les calvinistes, elle a été presque complètement reconstruite de 1601 à 1829, la plus grande partie avec assez de succès dans le style ogival tertiaire, la façade, due à Gabriel, l’architecte de Louis XV, dans un style bâtard qui ne manque pas cependant de noblesse. Cette façade, d’une riche ornementation, est flanquée de deux tours de 87 m. de haut, sans flèches, et présente d’abord trois portails, ceux des côtés à doubles baies un peu étroites, puis trois rosaces et une galerie à claire-voie, au-dessus de laquelle les tours ont encore trois étages, le premier avec des escaliers en spirale aux quatre angles et des statues, les deux autres avec de légères arcades et terminés par une galerie en forme de couronne. Entre ces deux tours se voit la jolie flèche du transept , reconstruiteen 1859. Tout l’édifice a 148 m. de longueur. — L’intérieur a également un aspect grandiose ; il est à 5 nefs et mesure 33 m. de hauteur. Le style en est supérieur à celui de la façade. Les onze chapelles de l’abside sont les chapelles primitives, épargnées par l’incendie de 1567. Les œuvres d’art y sont peu nombreuses et presque toutes de ces derniers temps : un grand chemin de croix sculpté dans des arcades sous les fenêtres, par Clov. Monceau; de grands autels goth. en bois aux extrémités du transept, de beaux vitraux, par Lobin, Ottin, etc. 11 doit y avoir d’autres vitraux, retraçant les diverses phases de la vie de Jeanne d’Arc, par Gibelin, d’après Galand. Dans le l re chap. à dr. du chœur, le beau monument de Mgr Dupant oup (1802-1878), par Chapu, avec la statue couchée du défunt, un ange qui déploie sur sa tête l’étendard de Jeanne d’Arc e t des statues du Patriotisme et de l’Eloquence, debout de chaque ,.ôté, le tout en marbre.

A côté de la cathédrale, au N., se voit la statue de liob. Pothier (pl. E3), jurisconsulte originaire d’Orléans (1699-1772); elle est en bronze, par Vital Dubray (1859). Un peu plus loin, a g.,

L’hôtel de ville ou la mairie (pl. D 3), joli édifice en briques et en pierre, élevé en 1530, restauré et agrandi en 1850-1854. C’était jadis la résidence royale à Orléans, et François 11 y mourut eu 1560.

I)e Paris

ORLÉANS

Il se compose d'un bâtiment principal et de deux ailes en retour, avec des niches renfermant des statues d'Orléanais célèbres. Au perrou de la cour est une statue de Jeanne d'Arc, en bronze, d’après le marbre de la princesse Marie d’Orléans, qui est à Versailles. Les cariatides aux portes du haut sont attribuées à Jean Goujon. On visite le premier étage, qui a des pièces remarquables, décorées dans le style du xvi^s. (s’adresser au concierge). La salle des Mariages a une belle cheminée, la salle du Conseil un beau plafond. Le grand salon renferme une statuette équestre de Jeanne d’Arc, avec un Anglais blessé à mort sous les pieds de son cheval, aussi par Marie d’Orléans.

Nous revenons maintenant sur nos pas par la rue Jeanne* d’Arc, jusqu’à la place de la République (v. ci-dessus). Là est V ancien hôtel de ville, édifice dégradé du xv e s., avec une tour goth., et qui a une seconde entrée de l’autre côté, rue S te- Catherine.

Le musée de peinture et de sculpture (pl.D 3) et le musée d’histoire naturelle % n occupent la plus grande partie. Ils sont publics les dirn. et jeudi de midi à 4 h., excepté aux grandes fêtes et durant les vacances, du 1 er sept, au 1 er nov., mais toujours visibles pour les étrangers.

Nota. Vu l'encombrement des salles du premier musée, dont la plus grande partie est au rez-de-chaussée, et à cause des remaniments résultant du transfert du musée Jeanne. d ( Arc dans la rue du Tabour (p. 331), on n’a pu donner iei qu’une liste alphabétique des principales oeuvres d’art. Elles ne sont pas toutes numérotées, mais il y a des étiquettes.

Tableaux. — 4 et s. num., Antigna (d’Orléans), Jeune Breton, Femme affaissée dans la neige, l’Ineendie. — 20, Berchire , Enfants gardant les moissons , en Nubie. ^ 30, Blin , Souvenir du cap Fréhel (Bretagne) , etd'autres paysages. 36, Bol , beau portr. de femme. — 60, Combiaso, le Serpent d'airain. Carrache , Adoration des bergers. 65, Champaigne (Ph. de), St Charles Borromée. 71, Corneille (Afich.), Esaü cédant à Jacob son droit d’aînesse. 937, Couder, Retour des champs. — 79, Decker, beau paysage. Demont (A.), paysage, à Douarnenez. 84-87, Deruet (1088-1660), la Terre , l’Air, le Feu et l’Eau, tableaux importants d’un artiste dont les œuvres sont fort rares. 93, Deshays, St Benoît. 105, 106, Drouais, portr. de la marquise de Pompadour et d’un jeune homme. 107, Dubtt/e, Naissance du duc de Bordeaux (Henri V). 113, Dupuis (d’Orléans), Zénobie

soignée par des pâtres. — 125, Plandrin (P.), paysage. 141-118, Préminet (1567-1619), les Evangélistes et les Pères de l’Eglise. — 155, Gérard, Jésus descendu sur la terre et dissipant les ténèbres. 156, Giordano, la Charité romaine. — 166. Hallé, la Fuite en Egypte. 175, Holfeld , d'apr. ifuriilo, la- Ste Famille. 18i, 182, Huet (P.), Arques, près de Dieppe-, le Bois dé la Haye. — 210, Concret', le Déjeuner au jambon. 914, Ch. Lefebvre , Jacob et Jbsepli. Lerolle , paysage. 239, 3J0, Loo (Ch. van) , portr. de Louis XV et du Régent (?). 333, LucatelU , Cabaret italien, 341, 243, ifaratta, Admission et Noces de Psyché dans l’Olympe. — Meynier, le Jugement de Paris et la Vérité. 249, Mieris le Vieux (Pr. van ) , son portrait. 253, Mierevelt (M.-J. v an), portr, d’Anna van Hussen. Afonvel (B, de; d'Orléans), le Bon Samaritain. 264, ifuriilo , Un apôtre. — 267, Negrone, la Vierge aveo des saints. 273, Norhlin, Mort d'Ugolin et de ses enfants. — 278, Oudry, Oiseaux. — 393, Pignerolle , Pèlerinage à- Notre - Dame- de-Lorette. 30S, Preti, le Calabrète, St Paul et St Antoine, ermites. 307, Protais , Une mare. Prud'hon, 2 portraits. — 329, Restout , la Salutation angélique. Richemont (A. de), le Lendemain de RoeruV (Condé trouvant’ le corps de Fuentès), Ste Céoile dans les cataeombes. Riesener, port*, du maréchal Bessière» et autres portraits. 349, Rottenhamer, Ste Famille. 352, Rubens (?), le Génie de la gloire et des arts. 353 , 354, d'aprts Rubens, la Kermesse,

à Nevers.

ORLÉANS

Une fête à Vénus. — 3G2, Sacchi, Résurrection de Lazare. Schérei •, Jeanne d’Arc à Orléans. 375, Seghers , Ste Famille dans une guirlande de fleurs.

— 398, Troy (Fr. de), portr. de la duchesse du Maine. — 402, Vaines (if. de). Derniers moments d'Eust. Lesueur. 411, 952, Vernet (Jos.), paysages. 413, Vetter, Une présentation, d'après les «Précieuses Ridicules* de Moliere.

— 432, Weber, le Réveil de Psyché. — 437, d'après Zampieri (le Dominiquin), Ste Cécile.

Bcalptuxes. — 566, Blanchard , le Jeune équilibriste. 673, Captier, Faune dansant. 585-587, David d'Angers bas-reliefs en terre cuite. 591, Duret, Mercure inventant la lyre, plâtre dont l’original est détruit. Feugère des Forts, Ste Madeleine. I.amon , Jason. 601, Molknecht, Vénus sortant du bain. 630, Pradier, Vénus surprise au bain. 646, Tournois, le Joueur de palet. 648, Villain, Hébé.

La collection de dessins compte env. 250 numéros et 11 y a env. 10000 estampes.

Nous sortons par la rue Ste- Catherine, que nous remontons un instant, et nous tournons à g., dans la petite rue des Albanais, où nous voyons une belle petite construction du xvi e s., l'hotel de Farville ou Cabut, souvent nommé à tort «hôtel de Diane de Poitiers». Dans la cour a été reconstruite une façade de maison en bois de la même époque.

Le *musée historique (pl. D3), installé dans cet hôtel, est visible comme les autres musées de la ville (v. ci-dessus). Il est fort intéressant et bien organisé. Il y a des étiquettes et un catalogue (1 fï. 50).

Au bez-db-chavssée, 2 salles contenant des sculptures antiques, entre autres un Hercule; des sculptures du moyen âge et de la renaissance; une mosaïque antique , des débris d’architecture , des pierres tombales, une belle cheminée de la renaissance, etc.

I er étage. — l re salle: petites antiquités, entre antres, dans la l r, ‘ vitrine, des bijoux de' Chypre, de Rhodes, romains, mérovingiens, etc.; de petits bronzes , des vases antiques , des antiquités égyptiennes (momies et sarcophages), des silex, etc.; dans la vitrine du milieu, de grands bronzes trouvés dans le Loiret, un cheval, des sangliers et des statuettes. — 2 e salle : suite des antiquités, petits bronzes et terres cuites (statuettes), etc.; objets divers ihoins anciens; reliures. — 3 e salle: suite des objets divers, jusqu’au xvm e s.

II e btaok. — l re salle: meubles, surtout des bahuts à personnages (xv e et xvi e s.); bénitier en fonte du xm e s., bas-reliefs en albâtre, belle cheminée du xvi e s. ; ivoires; panneaux et bas-reliefs en bois. — 2 e salle: collection ethnographique; armes diverses. — 3 e salle: suite des objets' divers moins anciens, surtout de l’Orléanais.

Salle nouvelle dans la cour-, faïences de Rouen, de Delft et de Nevers; très belle cheminée du xvi e s., avec bas-reliefs peints (légende de St Jean- Baptiste); porcelaines, petits objets d'ari, montres, ivoires, bonbonnières, émaux, boucles et parures; statuettes, etc. ; calvaire en ambre fort curieux, à g. près de la porte ; panneaux en bois sculpté.

La rue des Albanais nous ramène plus loin à la rue Royale, la plus remarquable d’Orléans, qui descend jusqu’à la Loire.

la rue du Tabour (pl. C 3) , la première à dr., renferme les plus intéressantes des vieilles maisons d*0'rléans, après l’hôtel où est le musée historique, surtout la maison de Jeanne d’Arc, au n° 37, où logea la Pucelle, et la prétendue maison d’Agnès Sorel, n° 13-15, plus près de la rue Royale, belle construction restaurée des xv e et xvi e s.

Le musée Jeanne d’Arc (pl. C3), auparavant à l’anc. hôtel de ville (p. 230), est maintenant dans cette maison.

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