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AVALLON

principales, divisées en plusieurs salles remplies de stalactites. On y a découvert beaucoup d’ossements d’animaux préhistoriques et d’autres, des objets en silex, etc. La montagne, que contourne la rivière, est traversée par ces grottes, dont l’issue est seulement obstruée par des éboulements.

Le chemin de fer franchit ensuite deux fois le cours sinueux de la Cure, passe dans un petit tunnel , après lequel on aperçoit les grottes, à dr., et encore deux fois sur la Cure. — 37 kil. Voutenay. — 41 kil. Sermizelles, au pied d’une colline où s’élève une tour moderne, avec une statue de la Vierge. Correspondance pour Vézelay (10 kil.; 1 fr. 50; v. ci-dessous). — Puis on quitte la vallée de la Çure. — 46 kil. Vault-de-Lugny. — 52 kil. Vassy, dont la célèbre fabrique de ciment est à env. 1 kil. i / t à g.

56 kil. Avallon (hôt. : de la Poste, place Vauban; du Chapeau- Rouge, rue de Lyon, près de là), VAballo des Romains, jolie ville de 6076 hab. et chef-lieu d’arr. de l’Yonne, sur la rive dr. du Cousin, dont la vallée a des parties fort pittoresques (v. ci-dessous).

L’avenue de la Gare conduit d’abord à la promenade des Capucins , à l’extrémité de laquelle est Y église St-Martin , qui n’a de remarquable que sa vieille chaire, en bois sculpté. A quelques pas de là, à dr., se trouvent la place Vauban et le Grand-Cours, où l’on a érigé en 1873 la statue de Vauban, l’ingénieur militaire (1633-1707), bronze par Bartholdi.

La Grande-Rue, à g. de la place, passe sous la tour de V Horloge, une anc. porte de la ville, de 1456-1460, dont la flèche élancée domine toute la ville (49 m.). Il y a au second étage un petit musée, qui comprend des antiquités , une collection géologique et un médailler comptant plus de 3000 pièces. — Ensuite vient, à g. dans la même rue, Y église St-Lazare, du xii e s., restaurée de 1863 à 1866. Elle a deux beaux portails romans à la façade , avec des colonnes très élégantes, une voussure richement garnie de sculptures, des guirlandes de feuillage et de fruits, etc. L’intérieur, du style goth. du xn e s., à voûtes d’arête, est plus bas que la Tue et mal éclairé. On y remarque un beau buffet d’orgue. — La Grand-Rue aboutit au Petit-Terreau, promenade d’où l’on a une belle vue sur la vallée du Cousin. Il y a encore là des restes de fortifications.

D’Avallon à Nuits-sous-Ravières, v. p. 163; aux Laumts (Dijon), p. 163.

S’Avallon à Véxelay: 15 kil.; voit., env. 10 fr. 11 y a dans la vallée du Cousin, jusqu'à Pontaubert (3 kil. l/«j), un chemin très intéressant pour les piétons. Si l’on ne veut pas faire a pied le reste de la route, on peut y envoyer sa voiture ou bien revenir a Avallon et aller prendre a la stat. de Sermizelles (v. ci-dessus) la voiture de correspond, pour Vézelay. — Pontaubert occupe un site agréable sur les bords du Cousin. Il a une église remarquable du xn e s. — Plus loin après le pont du Cousin, il y a à dr. un raccourci agréable pour les piétons, qnand il fait beau. La route monte pour redescendre, après Fontette (9 kil.), dans la vallée de la Cure, oit le pays reprend un aspect riant. — 13 kil. St- Père -sous -Vézelay , où se trouvait d’abord le monastère de Vézelay. Son église est un monument remarquable du xin® s. , avec un riche portail précédé d’un porche modifié plus tard, et surtout un beau clucher tout en pierre, de la même époque, mais restauré.

SAÜLIEU.

Le Morvan.

15 kil. Vézelay (Mt. de la Patte), petite ville de 937hab., sur une colline à 310 m. d’alt. et 156 m. au-dessus de la Cure. Elle fut fondée au ix e s., avec un monastère destiné à remplacer celui que les Normands avaient détruit à St-Pierre. C’est ici que 8t Bernard prêcha la seconde erolsade, en 1146. Philippe- Auguste et Richard Cœur-de-Lion y prirent aussi la croix en 1187. Vézelay est la patrie de Théodore de Bèze, né en 1519. — Dans le haut de la ville se trouve * SU- Madeleine, l'ancienne église abbatiale, édifice curieux restauré par Viollet-le-Duc. Elle est précédée d’un narthex qui forme une sorte de nef de 22 m. de long, avec une riche façade, deux tours, trois nefs et des tribunes. Cette partie est une addition faite vers 1130, et le style ogival y apparaît à côté du style roman. La nef a pareillement trois portes, avec tympans richement sculptés. Elle est romane, de la fin du xi e s. , les chapiteaux des colonnes présentant des sujets très variés, les voûtes de forme bombée. Le transept et surtout le choeur sont cependant encore plus remarquables que les deux autres parties; ils ont été construits de 1190 à 1220, dans le style ogival primaire. On en remarque aussi particulièrement les chapiteaux historiés. Il y a sous le chœur une crypte à trois nefs, remaniée au xn® ou au xm e s., et sous la tour du transept une chapelle basse. Il y avait deux tours au croisillon, il n'en reste plus qu’une au S. Belle vue du sommet. — Les autres édifices de Vézelay sont relativement peu intéressants.

Cokrbspovoakces à Âvallon pour Chastellux (voit, de Lormes) et Quarré-les-Tombes. Chastellux est un village à 12 kil. au S., sur une colline de la rive g. de la Cure. Il est dominé par un château bien conservé du moyen âge^ datant surtout du xm e s. et restauré de nos jours. Il a six tours à mâchicoulis. Lormes (p. 249) est 15 kil. plus loin. — Quarré-les- Tombes (hôt. Morlet) est un bourg de 2104 hab., à 16 kil. à l’E.- S.-E., aussi sur une colline, entre les vallées de la Cure et du Cousin. Il a dû son surnom à une quantité de tombes en pierre non utilisées, dont quelques-unes se voient près de l'église. On a supposé qu'il y en avait là un entrepôt au moyen âge. Elles étaient encore nombreuses au siècle dernier. — A 1 h. env. au S.-E., dans un site sauvage de la vallée du Cousin, le couvent bénédictin de Ste-Marie-de-la-Pierre-qui-Vire , fondé en 1849. Le chemin de traverse est difficile à trouver sans guide, mais on y arrive facilement seul en faisant un détour à l’E. (I h.), par St- Léger- Vauban, patrie de Vauban (1633-1707). On prend alors, env. I kil. plus loin, un bon chemin sous bois. Les hommes sont seuls admis au couvent. On y remarque une Vierge colossale, sur la roche druidique qui a donné son nom à la localité, et un chemin de eroix monumental, sur les bords du Trinclin.

La ligne d’Autuu quitte à Avallon la vallée du Cousin. — 64 kil. Maison-Dieu, où on laisse à g. l’embranch. des I.aumes (p. 247). — 69 kil. St-Andre'-en-Terre- Plaine. — 77 kil. Sincey-lès-Rouvray. Mines d'anthracite et carrières de granit. Belles vues. — 84 kil. La Roche-en-Brenil, bourg avec le vieux château qu’habita le comte de Montalembert. On traverse une forêt et monte beaucoup pour passer du bassin de la Seine dans celui de la Loire. — 89 kil. Molphey. — 93 kil. St- Didier-Côte-d’Or.

98 kil. Saulieu (hôt. de la Poste, sur la route), ville ancienne de 3681 hab., sur une petite hauteur à dr. Elle était traversée par une voie romaine venant d’Autun, la voie d’Agrippa, et il y avait une station militaire. L ’e'glise St-Andoche , qui la domine, est une ancienne abbatiale du commencement du xn e s., moins le chœur, reconstruit au xvm e s., ainsi que la tour de g. Elle a un beau portail roman. On remarque à l’intérieur les chapiteaux des piliers, un tombeau dit de St Andoche, en marbre blanc, du v e s., mais refait de nos jours, derrière l’autel, et la tribune de l’orgue, du xv e s.

Le Morvan. SEMUR. TT. R. 40 . 247

Des train w. à van. relient Saulieu à Semur' ( 29 kil. ; p. 231), et à Arnayle-Duc (26 kil.; p. 164).

De Saulieu a Mostsauche (valle'e de la Cure; Corbignv; Chàteau- Chinon): 25 kil., correspondance (3 fr. 25), par Eschamps (8 kil") et Gouloux (18 kil.). Xontaauche (h6t. du Vied-à-Terre) est une localité de 1537 hah., dans une eontre'e aride, sur la rive g. de la Cure. A4 kil. env. au S.-E., dans la vallée de la Cure , est le curieux réservoir des Settona, dans un fort beau site, au pied de croupes boisées. Ce réservoir a été formé de 1848 à 1858, au moyen d'un barrage de 267 m. de long, 20 de haut et il à 4 d’épaisseur, afin de grossir la Cure et l’Yonne pour le flottage (p. 244) et la navigation. Il a 400 bect. de superficie et il peut contenir 23 millions de m. cubes d'eau. 11 est très poissonneux (on y trouve la fera) et peuplé en hiver d’oiseaux de passage. — La vallée de la Cure a des parties très pittoresques, surtout au N., jusqu'à Dvn les- Places (env. 10 kil.), où passe une route allant de Saulieu à Corbignv par Lormes (v. p. 249). Dun-les-Places a une grande et belle église moderne du style roman. — La grande route se bifurque à Montsauche, à dr., vers l'O., dans la direction de Corbigny (37 kil. ; p. 249); à g., vers le 8., dans la direction de Château- Chinois (26 kil. ; p. 249), par les plateaux arides et les forêts du centre du Morvan.

107 kil. Liemais. La vue s’embellit et s'étend au loin. La voie redescend rapidement vers la vallée de l’Arroux, en faisant de. grands circuits. — 112 kil. Brazey- en- Morvan. — 119 kil. Manlay. — 130 kil. Cordesse-Igornay.

135 kil. Dracy-St- Loup , où l’on rejoint la ligne de Chaguy à Autun (p. 253). Il y a des mines de schistes bitumineux. On tourne ensuite dans la vallée de l’Arroux et découvre Autun à g., dominé par sa cathédrale. A dr., le prétendu temple de Janus (p. 256).

143 kil. Autun (p. 253).

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