‹ Le nord-est de la France (volume 2)Chapitre 20 sur 226 · PIERREFONDS · texte numérisé non relu

PIERREFONDS

Dé Paris

complet, 2 fr. 15; douche, 3 fr. 35, 50 c. de moins sans le linge; douche ascendante, 85 c.: séance de respiration, 1 fr. 60; douche pharyngienne, 1 fr. 10; buvette, 10 c. le verre, 5 fr. pour un mois, 3 fr. pour 15 jours, etc.

Pirreefonds est un bourg pittoresque, dans un site charmant, au bord d’un petit lac, et célèbre par son magnifique château. Il possède de plus une source d’eau minérale, sulfurée calcique froide, dans le genre de celle d’Enghien.

Le **chateau, sur une éminence escarpée à l’O. , au-dessus du bourg, est un édifice imposant, avec ses huit tours rendes à mâchicoulis , de 35 m. de haut et dont les murs ont jusqu’à 5 et 6 m. d’épaisseur. 11 a été bâti à partir de 1390, par Louis 1 er d’Orléans, le frère très ambitieux et fastueux du roi Charles VI ot l’aïeul de Louis XII et de François I er . C’était un des plus forts et des plus remarquables de cette époque, un modèle de forteresse de la fin du régime féodal, dont l’artillerie devait seule avoir raison. 11 fut assiégé quatre fois par les troupes royales et démantelé en 1617. Vendu sous la Révolution, il a été acheté pour l’Etat par Napoléon 1 er et parfaitement restauré par Viollet-le-Duc, mais ses boulevards et ses ouvrages extérieurs n’ont pas été tous rétablis. Il est visible tous les jours, de 10 b. à 5 h. eu été et de midi à 4 h. en hiver. L’entrée est au S. On monte pour y arriver la rue à g. de l’hôtel de ville, près des bains. Si l’on est pressé, monter à dr. jusqu’à la 2 e porte. Par la première, où est l’écriteau, on voit mieux l’extérieur du château, mais on fait un assez long détour: on reviendrait alors de ce côté. Il y a deux ponts fixes et un pont-levis à traverser, à g. des deux plus grosses tours, que précèdent une petite esplanade, dite «les grandes lices®, et le châtelet.

En arrivant dans la cour (gardien à g.), où l’on peut se promener librement, on a à dr. le donjon, la partie principale et la demeure du châtelain, pourvue de ses propres défenses et qui pouvait s’isoler du reste. Il comprend à l’extérieur les deux tours principales, flanquées de leurs guettes, d’où l’on surveillait toute la contrée, et à l’intérieur une tour carrée qui en protège l’entrée. Le rez-de-chaussée du long bâtiment de g., qu’on vous fait visiter en dernier lieu, était la salle des gardes ; on n’y entrait que par la porte à côté du corps de garde, où demeure le gardien, et il était isolé des défenses, où les hommes d’armes, des mercenaires appelés accidentellement à la dé- * fense, ne devaient aller que sous la conduite de leurs chefs. Ils en occupaient encore le sous-sol, qui forme deux étages ayant vue du côté du bourg. Au-dessus du rez-de-chaussée est la grand’ salle, où le châtelain rendait la justice, donnait des fêtes, tenait des assemblées et réuuissait au besoin les capitaines de la garnison. Elle communique pour cette raison avec le donjon par des galeries aboutissant à chaque extrémité et avec les défenses par des escaliers dans les tours voisines , etc. On remarquera les sculptures de la galerie extérieure de la salle des gardes.

Devant le perron du bâtiment du fond, où logeaient les offl-

à Namur.

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