AUTUN
En continuant tout droit par la rue à g. de St-Nicolas et la rue de la Croix-Blanche, on arrive à la porte St-André (pi. Bl), restaurée en 1847 par Viollet-le-Duc. C’est, comme la suivante, une porte antique d’un fort bon style, qui était comprise dans l'enceinte de la ville, dont il reste une tour à g. Elle a 20 m. de hauteur sur 14 de largeur, et elle est percée de 4 arcades, deux grandes pour les voitures et deux petites pour les piétons. Au-dessus règne une galerie à 10 arcades soutenues par des pilastres ioniques, qui mettait en communication les remparts des deux côtés.
Les murs romains existent encore en partie, mais presque partout cachés par la verdure et des constructions, dépouille's de leur revêtement et dégarnis de leurs tours, qui étaient au nombre de 62.
La rue à g. en deçà de la porte ramène dans la ville à la rue de Paris, suite de la Grande-Rue Marchaux, à l’endroit où elle traverse le chemin de fer. C’est au delà, près de la rivière, que se trouve la porte d’Arroux (pl. A 2), encore plus remarquable que la précédente et non restaurée. Ellealîm. de hautetlddelarge. Elle est également percée de 4 arcades et au-dessus règne aussi une galerie qui comptait 10 arcades, mais qui n’en a plus que 7 et d’un seul côté. Les pilastres sont ici d’ordre corinthien.
Quand les eaux sont basses, on a plus court de passer le pont voisin et de tourner à g., où il faut traverser un bras de rivière à gué, pour aller voir le prétendu temple de Janus (pl. A3); sinon il faut retourner jusqu’au chemin de fer et y prendre une rue qui longe la voie à g., pour descendre à dr. à un autre pont. Ces ruines, peu curieuses, se composent de deux murs de 24 m. de haut et 17 de large, avec des arcades, des niches et des fenêtres.
Il faut encore mentionner comme antiquité à Autun la pierre de Couhard, à 1 kil. au N.-E., où l’on va directement en passant à dr. de l’école de cavalerie et devant le cimetière (pl.D 1), qui a quelques tombeaux remarquables, entre autres celui du général Changarnier (1793-1877). — La pierre de Couhard (pl.El) est une pyramide qui a encore près de 27 m. de haut et qui a dû en avoir 30. C’est un monument dans le genre de la pyramide de Cestius à Rome: aussi la donne-t-on comme un tombeau, celui de Divitiac (p. 255), dont les cendres auraient été dans une urne au sommet. Elle est faite de petites pyramides creuses placées les unes sur les autres.
Excursion Intéressante au château de Montjeu à 6 kil. au 8., par la route qui passe dans le faub. St-Blaise, à dr. derrière la cathédrale, ou par un chemin plus raide traversant Couhard et passant à la •maison des Chèvres*. Il a un grand parc qu’on rencontre à mi-chemin et oh l’on passe entre deux étangs, qui alimentaient le principal aqueduc romain d’Autun. Le château existait déjà au xm e s., mais il a été plusieurs fois reconstruit. Au S. du parc, le signal de Montjeu (<mons Jovis*; 643m.), d'où l'ou a une très belle vue. La atat. de Broyé est à env. 1 h. au S. (v. p. 252).
U' Autun à Auxerre , v. p. 247-244.
D'Actuh au Bbuvbay : 22 kil. de route et 1 h. à 1 h. l/s de chemin. — On passe l’Arroux (pl. A3) et prend à g. la route de Luxy-Moulins, que l’on quitte 4 kil. plus loin pour tourner à dr. — 6 kil. Monthelon. On aperçoit de temps à autre, en face, le Beuvrav (v. ci-dessous). — 18 kil. St- Léger- sous- Heu vrai/ , localité de 1868 hab. La route se rapproche du
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