‹ Le nord-est de la France (volume 2)Chapitre 213 sur 226 · MOULINS · texte numérisé non relu

MOULINS

De Nevers

bert. — 46 kil. Villeneuve -sur- Allier. Le lit de l'Ailier est fort large est presque à sec en été, comme celui de la Loire.

59 kil. Moulins (buffet). — Hôtels: de Parti, rue de Paris leh. t. c. 2 fr. 50 à 3.50, rep. 30 c. à i fr., 2.50 et 3, p, 7.50, om. 50 c.); du Dauphin, place de l’Ailier, nouvellement reconstruit’; de l'Ailier, même place (eh. t. c. 2 à 5 fr., dé. i et 3, di. 3, om. 30 et 50 c.).

Mmilins est une ville de 26665 hab. et le chef-lieu du départ, de V Allier. Elle est d’origine peu ancienne et elle n’a joué un certain rôle, comme capitale du Bourbonnais , que de 1368 à 1527, année où le duché fut confisqué par François I er , par suite de la trahison du connétable de Bourbon, passé au service de Charles-Quint.

Une belle avenue de platanes, en face de la gare, conduit vers le centre de la ville. A g., le théâtre] à dr., le boul. du Théâtre, auquel font suite le boul. Croisy et le boul. de la Préfecture, qui tourne à g. pour aboutir à la rue de Paris (v. ci-dessous). Nous passons à g. du théâtre pour arriver à la rue de la Flèche, où nous tournons à dr. Là se voit la tour de V Horloge, beffroi carré du xv e s., dont la partie supérieure, une belle galerie surmontée d’une lanterne, a été refaite au xvii e s. Eu face est Yhôtel de ville, qui renferme une bibliothèque de 25000 vol., parmi lesquels ou remarque surtout la Bible de Souviguy, magnifique manuscrit portant la date de 1115 et contenant 122 miniatures. La bibliothèque est ouverte les jours non fériés de midi à 4 h., excepté duraut les vacances.

La cathédrale , un peu plus loin à g. , a sa façade à l’opposé, place du Château. La nef est une construction moderne du style goth. primitif, sur les plans de Viollet-le-Duc, et la façade a deux belles tours avec flèches en pierre. L'architecte y a fait, à l’imitatiou de bien des églises de l'Auvergne, un heureux mélange de pierre noire (lave) et de pierre blanche. Le chœur, plus élevé que la nef à l’intérieur, est surtout de la seconde moitié du xv e s. C’est l'anc. chapelle du château. Il a été restauré depuis 1885. On y remarque des vitraux des xv e et xvi e s., un baldaquin moderne en bois doré au maître autel ; uii St-Sépulcre du xvi e s., dans la crypte derrière cet autel; une jolie tourelle d’escalier, à dr. du chœur; un petit monument funèbre, représentant un cadavre dévoré par les vers, dans la chapelle en deçà de cette tourelle. Mais la principale curiosité artistique de cette église est un ^triptyque du Ohirlandajo, dans la sacristie, à g. à l'entrée du chœur (demander le sacristain). Ce grand et magnifique triptyque, restauré de nos jours, représente à l’extérieur l’annonciation (grisaille) et à l’intérieur la Vierge et l’enfant Jésus entourés d’anges, avec les donateurs, Pierre II de Bourbon (m. 1503) et Anne de France ou de Beaujeu , sa femme (m. 1522), présentés par leurs patrons.

Le château des ducs de Bourbon était en face de la cathédrale; il en reste peu de chose, en dehors de l’anc. chapelle (chœur de la cathédrale); une tour carrée du xiv e s., servant de prison, et les bâtiments moins anciens de la gendarmerie, à dr.

Page 1