‹ Le nord-est de la France (volume 2)Chapitre 33 sur 226 · LAGNY · texte numérisé non relu

LAGNY

De Parie

Du Rancy a Montfebmeil : 4 kil., tr&mw. à vap. partant de la gare, trajet en l/a h., pour 45 et 35 c. On monte d'abord dans le Raincy jusqu’au rond-point de la Mairie (1 kil.), non loin de la halte de Raincy-Pavillons (p. 29); puis on tourne à dr. Il y a encore un arrêt vers l'extrémité du Raincy à la porte de Montfermeil (20 et 15 c. de la gare), où l'on descendra si l’on veut seulement faire une promenade dans les bois vers Clichy-sous- Boit , village à peu près sans intérêt, à env. 1500 m. au N., audelà du vallon où se trouve, à dr. de la route, la chapelle insignifiante de Notre- Dame-des- Ange* (pèlerinage) et d'où l’on aperçoit à g. Vabbaye-de-Livry (v. ci-dessus). — Montfermeil n’a guère de curieux que son château, à dr. à l’entrée. On va aussi de là par les bois à Clichy, 2 kil. au N.-O.

Derrière Villemomble, à dr., est le plateau d'Avron (115 m.), qui joua un certain rôle en 1870, durant le siège de Paris: les Français l’occupèrent pour favoriser leur sortie du côté de Champigny, le. 30 nov., mais ils durent l’abandonner les 28 et 29 décembre. On y monte en 10 min. de Villemomble. Ce plateau a env. 2 kil. de long sur un de large. I.a ■vue y est belle surtout au S. et à l’E., du eôté de la Marne. Il y a à l’E. une petite localité dite la Pelouse. Plus bas au S. est Neuillp - Plaisance ; à l’O., Rosny-sous-Bois et sa station (env. Vt d’h. ; p. 87).

15 kil. Gagny. — 19 kil. Chelles, à g., jadis célèbre par son abbaye, détruite depuis 1790. Il y a derrière un fort. Plus loin, on longe la Marne à droite.

28 kil. Lagny (hôt. : du Pont-dc-Fcr, au bord de la Marne; de la Renaissance ), ville commerçante de 4998 hab., sur la Marne. Son église St-Pierre, où l’on arrive directement après avoir traversé la rivière, mérite une visite, bien que de peu d’apparence à l’extérieur. C’est un édifice du style goth. primitif, à cinq nefs, en réalité le chœur d’une vaste église abbatiale qui n’a pas été continuée. Sur une place en deçà se voit une vieille fontaine assez curieuse et près de là quelques restes de l’abbaye.

Dr Lagny a Villeneuve-le-Comtk: 12 kil., petite ligne d’intérêt local, ayant sa propre gare à l’E., sur la rive g., à env. 1/4 d’h. de l’autre (corresp.), par la 2® rue à g. après le pont. Villeneuve - le - Comte est une bourgade peu considérable, avec une église du xm e s. Cette ligne doit se raccorder avec l’embranch. de Gretz à Vitry-le-François (p. 37).

Ensuite un pont sur la Marne et un petit tunnel. La rivière fait à g. un circuit de 17 kil., que la navigation évite par le canal de Chalifert, qui passe aussi dans un tunnel, à dr.

37 kil. Esbly, village à dr., sur le Grand- Morin. La place de la Mairie y est décorée d’un buste du commandant Berthaut (1845- 1892), mort au Tonkin, dont il a fait une carte estimée, ce buste par Emm. Fontaine.

Embranch. de 10 à 12 kil. en construction d’Esbly à Créey-en-Brie, par la vallée intéressante et pittoresque du Qrand-Morin , dont les crues rapides et considérables produisent assez souvent des inondations aux environs de Paris. Stat. intermédiaires: Montry , Couilly et Villiers-sur- Morin (hôt.-rest. Million), ce dernier village particulièrement un rendezvous de peintres. — Créoy - en - Brie (hot. de l'Ours) est une toute petite ville paisible et pittoresque, qui a conservé des restes de fortifications du moyen âge, surtout trois tours, dont une exhaussée et transformée eu betfroi, à l’hôtel de ville. — 1 kil. plus loin est la Chapelle-sur-Créey, qui 'a une église remarquable du xm e s., avec un beau clocher et une abside originale , de forme ronde et à trois étages de fenêtres , dont celles du milieu sont carrées. L’intérieur est maintenant trop bas, parce que le voisinage d’un ruisseau en a fait relever le pavé de 3 m.

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à Reims. MEAUX. I. R. 3. 31

Notre ligne retraverse ensuite la Marne et longe la rivière et les canaux de l’Ourcy et de Chalifert.

45 kil. Meaux (buffet; hôt. des Trois-Rois, rue St-Remy, près de la cathédrale), à dr., ville de 12833 hab., chef-lieu d’arr. de Seine-et- Marne et siège d’un évêché, sur la Marne, faisant surtout un grand commerce de grains.

On entre dans la ville en traversant la place Lafayette , à laquelle se rattachent, à g., de beaux boulevards. Les vieux bâtiments de l’autre côté sont des restes d’un château des comtes de Champagne (xin e s.). Ensuite l'hôtel de ville , d’où la rue Martimprey conduit à g. à la cathédrale, en passant devant la sous-préfecture.

La cathédrale de Meaux est une belle église goth. des xn e xvi e s. Sa façade, fort remarquable, est malheureusement défigurée par la toiture en ardoise de la tour du S. , restée inachevée. Celle du N., sans flèche, a 76 m. de hauteur (vue très étendue). Bossuet, qui a illustré Meaux, en fut évêque de 1681 à 1704. Il est inhumé dans cette église, et ou lui a érigé de nos jours une statue par Ruxtiel , maintenant à dr. du chœur. Du côté g. se voient une jolie porte du xv e s. et le monument de Philippe de Castille (m. 1627), avec statue à genoux.

La cathédrale de Meaux possède 9 copies des cartons de Raphaël, faites auxvxi* s. pour les Gobelins et données par Louis XV à l’un de ses évêques. On y peut voir par conséquent des reproductions de deux des trois cartons qui sont perdus: le Martyre de St Etienne et la Conversion de St Paul. 11 y a encore 2 copies de fresques de Rome par le Guide et le Dominiquin (sous les tours), une Adoration des mages d’après de Champaigne et une Annonciation d’après Stella.

A g. de la façade de la cathédrale est le palais épiscopal, du xvn e s. , et à g. du chevet, la Maîtrise, du xm e s.

La rue qui passe devant la cathédrale mène, à dr. en arrivant, vers la place Henri IV, où s’élève la statue du général Raoult (1810-1870), qui fut blessé mortellement à Frœschwiller, cette statue par Aubé. — Le boulev. Raoult, un de ceux qui contournent la vieille ville, descend de là vers la Marne, dans le lit de laquelle il y a des moulins assez curieux, à dr. derrière l’hôtel de ville.

En repartant, on passe, à dr., assez près de la cathédrale. On traverse encore deux fois le canal de l’Ourcq et une fois la Marne.

51 kil. Trilport, où la ligne de Reims par la Ferté-Milon s’embranche à g. de celle de Châlons (R. 6). — 57 kil. lsles-Armentières. On franchit une dernière fois la Marne pour remonter la vallée de l'Ourcq, qui est très accidentée et en partie couverte de prairies et de bois. — 60 kil. Lizy-sur-Ourcq. On traverse encore l’Ourcq et son canal. — 69 kil. Crouy-sur-Ourcq, où l’on voit à dr., à la station, les restes d’un château transformés en ferme, surtout un donjon. Enfin un dernier pont sur le canal, qui commence à la station suivante. — 74 kil. Mareuil-sur-Ourcq. Ligne d’Ormoy, v. p. 21. Ensuite un petit tunnel.

80 kil. La Ferté-Milon (hôt. du Sauvage, à la Chaussée), à dr.,

32 T. R. 3. LA FERTÉ-MILON. De Paris

ville do 1592 hab., sur l’Ourcq, connue comme patrie du poète Racine (1639-1699) et par sou château eu ruine. Elle est précédée d’un assez long faubourg, la Chaussée, dont V église St- Nicolas, près du chemin de fer, des styles goth. et de la renaissance, a de magnifiques vitraux , 8 grandes verrières de la seconde moitié du xvi e s. On y remarque aussi, au banc d’œuvre, une belle peinture sur bois de l’école française, et dans le chœur un lutrin en fer, avec deux anciens bâtons de chantres.

La ville même est au delà d’un pont sur l’Ourcq, d’où l’on voit déjà les ruines. Là se trouve, à g., contre une mairie vulgaire, la statue de Racine, marbre à l’antique par David d’Angers. On tournera à dr. dans la grand’ rue et on ira monter, assez loin à g., par la rue des Ruines, pour voir de face les ruines du château, qui de fait se composent presque uniquement d’une façade et de quelques restes d’enceinte fortifiée. 11 y a quatre grosses tours , une carrée (donjon), dominant la ville, et trois rondes, dont deux flanquant l’anc. entrée, qui est surmontée d’un grand-bas relief mutilé. A dr. de cette façade est une porte de l’enceinte, par où l’on passe pour voir l’autre côté. Ce château est de fondation très ancienne, mais les parties qui subsistent, datent de la reconstruction , à la fin du xiv e s., par Louis I er d’Orléans, le même qui bâtit le château de Pierrefonds (p. 10). Les pierres d’attente montrent qu’elle a dû se borner à cette partie; le reste aura été détruit quand Henri IV lit démanteler la place, en 1594, mais il y a encore des sous-sols.

Un peu plus loin, à g., est V église Notre-Dame , des xn e et xvi e s. (renaiss.), qui a une assez belle tour et surtout de beaux vitraux (3), du xvi e s. Quand le portail n’est pas ouvert, ou y entre par une petite porte et un escalier dans le bas à côté du chœur. — En continuant de descendre, on se retrouve dans la grand’ rue.

De la Ferté-Milon à Villers-CottereU, v. p. 23; à Château- Thierry, p. 34. Cette dernière ligne est la même que celle de Reims jusqu'à Oulchy- Breny, mais avec des arrêts que n'a pas l'autre.

On continue de remonter la vallée de l’Ourcq, qui va tourner à l’E. A g., la ligue de Villers-Cotterets et un raccordement. — 92 kil. Neuilly-St-Front,

99 kil. Oulchy- Breny, deux localités, Oulchy- le- Château, à 2 kil. */* au N. La ligne de Château-Thierry (p. 34) s’embranche plus loin à dr. Petit château du même côté. Haut remblai et viaduc. A dr. avant sa petite forêt, Fère-en-Tardenois.

110 kil. Fêr e- en-Tardenois (hÔt. du Pot-d’Etain), ville de 2265 hab. Son église, dont on a déjà pu remarquer de la voie la tour du xv e s., possède des œuvres d’art intéressantes , sculptures et peintures. Son château, maintenant en ruine, est à 3 kil. au N., par la route de Braisne, sur une hauteur, où on l’aperçoit de loin à dr. Il est propriété particulière, mais la visite en est permise. C’est un château fort du XIII e s., modifié au xvi e s. par le connétable Anne de Montmorency, qui fit en particulier construire, sans doute par son architecte J. Huilant, le beau pont en pierre, de 61 in. de

à Reims. LA FERTÉ-S.- JOU ARRE. I. R. 3. 33

long, qui en a remplacé l’anc. pont-levis, sur une tranchée de 20 m. de profondeur, isolant le château du reste de la colline. On remarque ensuite l’entrée de ce pont, celle du château même et ses huit tours en ruine.

On quitte après Fère la vallée de l’Ourcq par une longue et profonde tranchée. A dr., un hameau avec des grottes dépendant des maisons. — 116 kil. Loupeigne, dans un joli site. — 122 kil. Mont- Notre-Dame. On traverse plus loin la Vesle et on rejoint à g. la ligne de Soissons. — 125 kil. Bazoches. A g., les restes d’un château du xm e s.

130 kil. Fismes (hôt.-café de la Gare), à dr., petite ville, le «Fines Suessionum» des Romains. — 136 kil. Breuil-Romain. — 140 kil. Joncher y-sur- Vesle. — 148 kil. Muizon. Puis la halte de St-Bricc- Courcelles et, à dr., la ligne d’Epernay.

156 kil. Reims (bon buffet). Description, v. p. 36.

B. Par Soissons.

160 kil. Chemin de fer du Nord (gare, plan de Paris, p. 1, B C 23-24). Trajet en 2 h. 25 à 4 h. 50. Prix comme par l'autre ligne. — Voir aussi la carte, p. 4.

Jusqu’à Soissons (105 kil.), v. p. 21-23. On laisse ensuite à g. la ligne de Laon et remonte la vallée de l’Aisne. — 116 kil. Ciry-Sermoise. Puis on gagne la vallée de la Vesle, affluent de l’Aisne, qu’on remonte jusqu’à Reims.

122 kil. Braisne, gros village à 1 kil. au N.-O., avec une très belle *église du style goth. primitif (xii® s.), anc. abbatiale dans le genre des églises Notre-Dame de Laon et de Trêves. Elle n'est * malheureusement plus entière, son portail (tympan , v. p. 25) et une partie de la nef ayant été détruits.

129 kil. Bazoches, où l’on rejoint la ligne précédente (v. cidessus), à 31 kil. de Reims (p. 36).

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