MÉZIÈRES
Charîeville, qui compte 17390 hab., est pour ainsi dire la partie industrielle et commerçante de Mézières, qui reste à peu près une petite ville morte, dans les limites restreintes de sa presqu’île. Elle a été fondée en 1606 par Charles de Gonzague, duc de Nevers et de Mantoue, gouverneur de la Champagne. Charîeville a pour spécialités la ferronnerie, la fonte moulée et la serrurerie.
Il y a un quartier moderne en face de la gare, entre l’avenue de Charîeville , à dr. , et l’avenue de Mézières , à g. , et que traverse de l’autre côté le cours d’Orléans, qui relie les deux villes. On arrive de l’extrémité de l’avenue de Charîeville, à dr., dans la partie ancienne, dont les rues se coupent à angle droit et qui a pour centre la place Ducale, place à arcades dans le genre de celle des Vosges de Paris. — A g., l 'hôtel de ville, qui est moderne, et plus loin la place de Nevers. A l’extrémité de la rue du Moulin, qui fait suite, de l’autre côté de la place Ducale, à la rue par laquelle on y est arrivé, se voit un vieux moulin abandonné, au bord de la Meuse. La rue des Petits-Bois, à l’opposé de l’hôtel de ville, passe à g. près de V église, grand et bel édifice moderne de style roman, à trois nefs, avec transept terminé par des chapelles et triforium à la nef majeure. Un peu au delà, au bord de la Meuse, la place du Sépulcre, avec des constructions du xvn e s., occupées par la bibliothèque et l’écoie normale. Plus en amont, le lycée.
La Meuse forme de ce côté une presqu’île où se trouve le Mont- Olympe (303 ni.), colline jadis fortifiée et maintenant propriété particulière.
Du côté de Mézières, à l’extrémité du cours d’Orléans, le monu * ment des Ardennais, un groupe de soldats mourants, par A. Croisy, érigé en mémoire des victimes de la guerre de 1870-71.
Mézières (hôt. du Palais- Royal , rue des Pêcheurs, à g. de la grand’rue), est une ville de 6700 hab. , le chef-lieu du départ, des Ardennes et une anc. place forte, la partie principale dans la presqu’île de la Meuse qu’on traverse en arrivant du S. en chemin de fer et qu’on a à dr. en venant par la ligne d’Hirson.
Les principaux événements de son histoire sont le siège que Bayard y soutint victorieusement en 1521, pendant 28 jours, avec 2COO hommes contre 35000 Impériaux , et un siège de 42 jours en 1815, contre 20000 Allemands, celui-ci suivi d'une capitulation honorable, après la pacification générale. La plaee fut encore investie trois fois en 1870 et bombardée du 30 déc. au 2janv. 1871, où elle dut capituler.
En venant de Charîeville, on traverse à niveau la ligue d’Hirson, puis on passe par un long pont sur des bas-fonds que la Meuse inonde quelquefois, et l'on est dans le faubourg d’ Arches, d’abord dans une belle partie neuve, qui en a remplacé les anc. fortifications. Ensuite on traverse la Meuse elle-même, et l’on a à dr. le quartier également en partie transformé que domine l’église, à g. celui de la citadelle. Nous continuons tout droit jusqu’à la grand’rue, qui va de l’un à l’autre. En face, la petite tour de l'Horloge. Sur la place d’Armes, devant la citadelle, qui est conservée, se trouvent des constructions peu remarquables du xvm e s. : la préfecture (à g.), Y hôtel de ville et Yhôtel du commandant, ainsi qu’un réservoir (pyramide).
AYESNES.
L’église paroissiale, dont on aperçoit de loin la tour à flèche de la renaissance, est une belle église goth. des xv e -xvi e s., restaurée depuis le dernier siège. On en remarque surtout le portail latéral du S., d’une grande richesse d’ornementation. C’est dans cette église que fut célébré, en 1570, le mariage du roi Charles IX avec Elisabeth d’Autriche.
De l’autre côte de la presqu’île dont le centre de la ville occupe la partie la plus étroite, se trouve l’important faubourg de Pierre, qui n’a rien de curieux.
En prenant à la place de l’église du côte de Charleville, on arrive dans une autre partie de la ville nouvellement transformée, où il y a un jardin public avec une statue de Bayard (1475-1524), défenseur de la ville contre les Impériaux en 1521 (v. ci-dessus) , bronze par Croisy (1893). Le jardin particulier qui est à côté, sur un ancien bastion, est celui du «mess des officiers».
Ligne de Givet-Namur et vallée de la Meuse, v. R. 9; lignes de Valenciennes (Calais- Mie) par Aulnoye et Ilirson, R. 8; de Met, r, R. 12 B ; de Nancy , R. 13.
8. De Valenciennes (Galais-Lille) à Mézières-Charleville, par Aulnoye et Hirson.
( Londres- Nancy-Strasbourg.) ‘
132 kil. Trajet en 3 h. 30 à 5 b. 15. Prix : env. 15 fr., 10 fr. 15, 6 fr. 60. — A Nancy: 335 kil. ; train direct en 11 h. ; env. 37 fr. 50, 25 fr. 35 et 16 fr. 50. — De Londres à Nancy par cette voie, 22 h. 30, 93 fr. 20, 65 fr. 95; par Amiens et Laon, 14 h. 35, 101 fr. 70 , 77 fr. 70. Billets valables pendant 5 jours.
Nota. 11 y a deux autres lignes de Valenciennes à Hirson, par le Coteau et par Maubeuge (p. 20); elles allongent le trajet de 12 et 16 kil., 28 même s’il faut aller du Cateau à Wassigny (p. 18) par Busigny, et il dure encore proportionnellement davantage. 11 faudrait de 5 à 7 h. pour aller par ces lignes de Valenciennes à Mézières-Charleville.
Valenciennes et détails jusqu’à Aulnoye, v. le Nord-Ouest de la France, par Bædeker. Principale station intermédiaire (19 kil.), le Quesnoy, ville de 3844 hab. et place forte, à peu près dénuée d’intérêt pour le touriste. Plus loin, la forêt de Mormal.
35 kil. Aulnoye (p. 19), stat. de la ligne de Paris à Namur avant laquelle on traverse la Sambre. On retourne de là en arrière et l’on prend à g. pour continuer vers l’E., par un pays accidenté, où il y a des pâturages et des bois. — 37 kil. Levai. — 39 kil. Monceau- St- Waast. — 42 kil. Dompierre. — 45 kil. St-Hilaire.
47 kil. Avesnes (hÔt. : du Nord, rue Victor-Hugo; Cholet, avec café, à la gare), à dr., assez belle ville de 6495 hab. et chef-lieu d'arr. du Nord, sur l 'Helpe. Ce fut une place forte assez importante, plusieurs fois détruite dans les guerres des xv e et xvi e s., mais qui ne put résister aux alliés en 1815 et dont les ouvrages sont démolis.
On tourne à g. au sortir de la gare et bientôt à dr. dans une rue qui traverse la rivière, puis encore à dr., d’où l’on monte à g. dans la Grande -Hue et la rue Victor -Hugo. Dans le haut est la place