‹ Le nord-est de la France (volume 2)Chapitre 71 sur 226 · I. lt · texte numérisé non relu

I. lt

domi&nt la communion à des pestiférés ; — Ribera , le Baptême du Christ; — Dietrich , Un philosophe; — le Pordenone , les Adieux de St Pierre et de St Paul; — Fourbus le J., l'Annonciation; — d'apr. Rembrandt , le Bon Samaritain; — A. del Sarto, Tobie et l'ange: — Fieravius , dit le Maltais, Armure et harnais ; — A. Sacchi, Sixte-Quint a la procession du «Corpus Domini*. — Au milieu, Chaligny, statue équestre du duc Charles III, en bronze. Dans un angle, un beau vase de Sèvres.

II e sallb, la l re à g. par rapport à l'entrée (salle de dr., v. VII e , p. 82). De dr. à g.: Suardi, Ste Catherine; — école de Verocchio , Vierge; — école du Ohirlandajo , id.; — Oiordano (?), Loth et ses tilles; — Feti, la Mélancolie , répétition de celle qui est au Louvre ; — Léon, de Vinci (?),le Sauveur du monde; — Sasso/errato , la Vierge et l’enfant; — le Caravage, le Christ descendu de la croix; — Alberti, portr. d'homme ; — Bronzino, portr. d’homme; — le Basson, Jésus devant Pilate; — Cerquozzi , Fruits; — Feti, Un archange; — Mola, Fuite en Egypte; — le Basson, le Déluge; — Cardi (da Cigoli), le Christ au tombeau; — école italienne , la Vestale Tucia, qui a puisé de l’eau dans un crible pour prouver son innocence; — Michel- Ange (vieille copie), Enlèvement de Ganymède; — Cignani, la Vierge et l'Enfant; — Roos, dit Rosa de Tivoli, Troupeau et pâtre; — Stradanus, Portement de croix; — Jouvenet, Résurrection de Lazare; — Bakhuysen, marine; — Jot. Vernet, Arc des Quadri, Monuments de Rome; — Cardi (da Oigoli), St François en prière; — Guardi, la Place St-Marc de Venise (incendie); — école bolonaise , Marchand de poissons; — Cerquozzi, Fruits; — Ricci, Didon sacrifiant aux mânes de son époux; — Cignani, Moïse sauvé des eaux; — Schedone , Jésus et la Vierge; ensuite un certain nombre de tableaux d'Italiens inconnus; — le Tintoret, Diane à la chasse; — le Basson , Jésus chez les saintes femmes; — le Uominiquin, Vision de St François d’ Assise; — le Tintoret, Descente du St-Esprit; — Cerquozzi, Fruits; — le Guaspre , paysage avec figures; — école florentine, Ste Cécile; — école espagnole , Mariage mystique de Ste Catherine; — Sacchi, la Ste Trinité; — J. Ghisolft, St Jean dans le désert; — école d'A. del Sarto, Ensevelissement du Christ; — le Pordenone, portr. d'homme; — Fr. Furini, Proserpine surprise par Pluton ; — Granacci, la Ste Trinité; — Suardi (?), Ste Lucie.

III e salle, à côté de la précédente, celle où il y a un escalier descendant aux sculptures (v. ci-dessous): à dr., par rapport à la i re salle, Breenbergh , paysage; — A. r an Ostade, nature morte; — Fr. Franck, Repos de la Ste Famille; — tan Dyck, Vierge avec l'Enfant, répétition de celle de Dresde; — Breydel, paysage; — Josse de Momper et Teniers le V., la Diseuse de bonne aventure ; — Breydel, paysage ; — Wouwerman , portr. d’homme ; — Fr. Franck et J. de Momper, le Christ dans le désert et servi par des anges; — Pourbus le V., portr. d'homme; — »oa Thulden, le Christ après la flagellation; — P. Bril, paysage; — Rubens, Jonas jeté à la mer, Jésus marchant sur les eaux (plus loin); — Lievens, le Christ expirant sur la croix; — d'apr. van Dyck, le Sauveur du monde; — J. Peeters, marine;

— G. tan Os, portr. d’homme; — van Everdingen, paysage; — Matsys, les Compteurs d’argent, reproduction, avec variantes, d’un tableau qui se trouve au Louvre, à Valenciennes, à Nantes, à Dresde, à Madrid; — Jordaens, deux têtes de femme, études; — Jean I.ooten , paysage; — Rubens, les Quatre philosophes, copie ou répétition d'un original qui est à Florence (autre copie a Bruxelles); — van Braedael, Basse cour; — P. -J. ran Asch, J. van Ruisdael , J. van Goyen, paysages; — P. Brueghel le J. et J. de Momper, Kermesse; — Teniers le J., Intérieur d’un village; J. van Ruisdael, paysage; — Wouters, Andromède attachée au rocher; — F. B., Cuisinière hollandaise; — van der Hagen, Soleil couchant; — P. Bril , J. de Momper le V., Fr. van Pool, C. Decker, paysages; — C. Poelenburg, le Bain de Diane ;

— Haas, portr. d'homme; — Lambrecht, Marchands de légumes; — r an Thulden , Versée délivrant Andromède; — vos Es, C. de Heem , natures mortes; — Raveztein, portr. de femme; — J. de Momper, la Caravane; — Brueghel de Velours, paysage; — J. Muller , la Ruine, paysage-, — Brueghel le F., Kermesse; — Guervilter (AIL), le Christ entre les deux larrons; — Cranach le V'., le Christ descendu de la croix; — école allemande. Décollation de. St Jean-Baptiste, le Christ mort, Adoration des bergers, Enlèvement

Bsdeker. N.-E. de la France. 5 e édit. ^

NANCY

Cathédrale.

d'Hélène; — François-, portr. de l’abbé Grégoire; — Ribera, Tête de vieille;

— Velasquez, portr. d’homme; — J. Labrador , nature morte; — van DycJc (?), portr. du comte Jean de Nassau et de sa famille; — Dietrich, paysage; — d’apr. K. du Jardin , le Bocage.

IV e salle, à la suite, école française de la lin du xviu e s. et du commene. du xix e : à g. et à dr., Meunier, Intérieurs de palais; ensuite, de dr. à g., C. Langlois, Combat de Naeffels (1798); — Brascassat, paysage;

— Eug. Delacroix , Bataille de Nancy, mort de Charles le Téméraire (p. 86) ;

— U. Vemet, portr. de Drouot; — Fr. Qirard, portr. de femme; — Gros, portr. du maréchal Duroc; — d’apr. Gérard, portr. de Napoléou I er ; — Monvoisin , Gilbert , le poète , mourant à l'hôpital ; — Marchai , la Foire aux servantes; — de Meixmoron, Coin de parc; — Constance Mayer, portr. de Mme Voïard, achevé par Prud'hon ; — de Beaumont, la Part du capitaine ;

— d’apr. LJ. Vernet, Bataille de Hanau; — Rouillard, portr. du maréchal Oudinot; — Prud'hon, tête de Christ, étude ; — Lctfosse , Assomption; — van der Meulen, l’Armée de Louis XIV devant Tournai; — Girardet , portr. de Stanislas et de Charles -Alex, de Lorraine (m. 1780), le second d’apr. J. van Schupptn.

V e salle, parallèle à la IV e , vieille école française: à dr. de la porte latérale, J. Blanchard, Bacchanale; — Ch. Coypel, Ste Famille; — C. Vanloo , Ivresse de Silène; au-dessous, Largilliire, un petit portrait; — Lafosse (?), le Déluge ; — Claude Charles, Ste Famille ; — Jeaurat de Bertry, nature morte; — Lenain, Scène d’intérieur; — P. Mignard , portr. de femme de la cour de Louis XIV, avec les attributs du martyre de Ste Catherine;

— Largilliire, portr. d’ecclésiastique; — Desportes , Gibier et fruits ; — Lemoine, la Continence de Scipion; — Monnoyer, Fleurs et nature morte; — Vouet, Vénus et des Amours jouant avec les armes d’Enée ; — Claude Lorrain (t), paysage, entre deux Scènes galantes par Octavien; — Boucher, l’Aurore et Céphale; — P. Mignard, Vierge; — Largilliire, portr. d'homme;

— Vouet, Nymphe luttant contre l’Amour; au-dessous, 4 petits portraits par Clouet; — de Trou, Diane au bain; — J. -B. Vanloo, deux portr. de Louis XV; — Largilliire , portr. d’Elisabeth -Charlotte de Bavière, duchesse d’Orléans; — inconnu, portr. d’un artiste; — d'apr. Cl. Lorrain, paysage ; — If. Coypel, Renaud et Armide; — Ph. de Champaigne , Ecce Homo ;

— Jouvenet, portr. de sa femme et son portrait; — Valayer-Coster , Vase de fleurs; — Baugin, Vierge et Enfant; — Poussin , Entrée de J.-C. à Jérusalem ; — P. Mignard, portr. de femme ; — Ph- de Champaigne, la Charité.

VI e salle, à la suite: à dr. , E. Friant (de Nancy), Idylle; — Morot (de Nancy), Jésus en eroix; — Sellier (de Nancy), la Madeleine; — Friant, le 8culpteur; — E. van Marche, Fontaine de St-Jean-du-Doigt (Finistère);

— Rafaëlli, portr. de M. de Concourt; — Rigolot, Après la moisson; — Ziegler, St Georges terrassant le dragon; — Eug. Feyen, marine; — Benouville, paysage; — Jeanniot, le Lac d’Annecy ; — Sellier, le Lévite d’Ephraïm;

— Deviily , Mort du sergent Blandan (Algérie, 1843); au-dessous, Diaz de la Peha , paysage-, — Royer, Nymphe; — A. Morot, Episode de la bataille, d’Eaux-Sextiennes (Aix en Provence , défaite des Ambrons par les Romains); — LL. llenner, Religieuse; — Sellier, Léandre mort; — d’apr. Donnât, portr. de Thiers; — Feyen- Perrin, la Barque de Caron; — J. Larcher (conserv. du musée), Daphnis et Chloè; — Zuber, Soir d’automne; — Eug. Isabey, vue de Dieppe; — Petitjean, Rue de village lorrain; — Fronçait, le Ravin du Puits-Noir; etc.

VII e salle, de l’autre côté de la I re : œuvres du célèbre dessinateur caricaturiste Qrandville (1803-1847), originaire de Nancy (v. aussi p. 84), quelques autres dessins, des gravures et encore quelques tableaux.

Rez - de - chaussée, — Sculpture. — On y descend par le petit escalier dans la 111 e salle des peintures. La l re salle contient des plâtres d'après l’antique et quelques ouvrages modernes: Jacquot (de Nancy), Jeanne d’Arc; Aubé, la Liberté, modèle ; Pech, Guy d’Arezzo, marbre; Bailly, St Sébastien; divers bustes, etc. — 2 e salle: bustes d’illustrations lorraines, eutre autres de Boulay de la Meurthe et de l'abbé Grégoire, par David d'Angers ; Desca, On veille, groupe en marbre ; Clb'e, Jongleur, bronze ;

Pépinière. NANCY. I. R. 14. 83

OKartrouue, «Vee victis*; Chambord , Adam et Eve; Lorta, Baigneuse; Dumont, Femme à sa toilette , ete.

La cathédrale (pl. C4), à peu de distance derrière l'hotel de ville, au delà de la préfecture, a été bâtie au xviu e s., sur le plan de St-André-du-Val, à Rome. La façade présente les ordres corinthien et composite superposés, et elle est flanquée de belles tours terminées en dômes, avec de hautes lanternes. 11 y a à l’intérieur une coupole peinte par Jacquart, des tableaux et des statues d’une valeur secondaire, de belles grilles, etc. Le trésor est assez riche.

La rue St-Georges, qui passe devant la cathédrale, aboutit près de là, à df. en sortant, à la porte St-Georges , qui est de 1606. En prenant en deçà à g. la rue Bailly, on va à la place d’ Alliance, que décore une fontaine érigée en mémoire de l’alliance conclue en 1756 entre Louis XY et l’impératrice Marie-Thérèse. La rue d’Alliance ramène de là à g. à la place Stanislas.

Dans le voisinage de la place d’Alliance se trouvent l 'Ecole forestière (pl. D 4) et le jardin botanique , avec entre'e par la rue Ste-Catberlne. Çe jardin, ouvert toute la journée au publie, est remarquable et renferme un monument (buste) érigé à l’explorateur Crevaux (1847-1883).

La porte Royale (pl. C 3), au N. de la place Stanislas, est le plus beau des arcs de triomphe de Nancy. Elle a été construite en 1751 par Stanislas, en l’honneur de Louis XV, dont on y voit le médaillon. O’est une porte d’ordre corinthien, à trois baies, décorée de statues de Cérès, Minerve, Mercure et Mars, et de bas-reliefs représentant Apollon. — A g. est une statue de Callot , le graveur, de Nancy (1593-11*35) , bronze par Eug. Laurent (1877), avec les bustes de deux autres dessinateurs et graveurs, Isaac Sylvestre (m. 1691) et Ferd. de St- Urbain (m. 1758).

Au delà de la porte s'étend la place de la Carrière, ainsi nommée parce qu’il s’y donnait jadis des tournois. Il y a au milieu une partie réservée servant de promenade, entourée d’un petit mur en pierre orné de groupes d’enfants et de vases,

A l’extrémité est le palais du Gouvernement (pl. C2), anc. résidence des intendants de la province , puis la préfecture et aujourd’hui le siège de la 2 e division du vt e corps d’armée. Il est relié aux maisons voisines par des constructions en hémicycles à colonnes et arcades aveugles ornées de bustes, au-dessus desquelles se prolongent ses balustrades. Dans ces constructions sont percées des portes , celle de dr. donnant entrée dans la Pépinière et celle g. ouvrant sur la place St-Epvre (p. 84).

La Pépinière (pl. D2-3), qui a aussi une entrée sur la place Stanislas, à g. de la seconde fontaine, est uuo grande promenade plantée de beaux arbres. 11 s’y donne des concerts les mardi, jeudi et dim., à 8 h. */* du soir en été et 2 h. */g en hiver, près de l’entrée du côté du palais. Dans un parterre voisin se trouve une statue de Claude Gellée, dit le Lorrain (1600-1682), le célèbre paysagiste, bronze assez singulier par Rodin (1892), sur un piédestal on pierre non moins étrange. — Un peu plus loin, à la sortie du parc, le mois*

NANCY

Palais ducal.

nument de Grandvillc, dessinateur et caricaturiste originaire de Nancy, de son vrai nom Gérard (1803-1847), buste, avec figure allégorique et bas-reliefs au piédestal, en bronze, par E.Bussière (1893).

Du côté opposé à la Pépinière, près de la place de la Carrière, est *St-Epvre (pl. C 3), très belle église modernp du style goth. secondaire, construite par M.-P. Morey, avec une tour de 87 m. de haut sur la façade et une flèche de 20 m. sur la croisée. L’intérieur se distingue par ses proportions harmonieuses et la richesse de sa décoration. On en remarque particulièrement les vitraux, les boiseries, le maître autel, avec un grand retable polychrome, garni de statues; les peintures murales (inscriptions), par Art. Sublet; le chemin de croix, etc. Dans le bras dr. du transept, le monument du fondateur de l’église, l’abbé Jos. Trouillet (1808-1887).

Devant l’église, une petite statue équestre de René II, duc de Lorraine (1473-1508) , le vainqueur de Charles le Téméraire. C’est une reproduction ; l’original, par Lépy, de Nancy (1828), a été transféré dans la cour-jardin du musée Lorrain (v. ci-dessous).

Le palais ducal (pl. C2) se trouve dans la Grande-Rue, qui commence à la place St-Epvre, à g. du palais du Gouvernement. On y remarque surtout une belle porte , du commencement du xvi e s., avec un grand et magnifique fronton, entre deux fenêtres à balcons. Il y a au-dessus une niche garnie d’une statue équestre moderne d’Ant. de Lorraine, dit Antoine le Bon (m. 1544), par G. Viard (1850). Ce palais renferme le musée lorrain, en partie détruit par un incendie en 1871, mais qui mérite encore une visite. Il est public les dim. et jeudi, de 1 h. à 4 h., et visible aussi les autres jours pour les étrangers (sonner fort)

Au rez-dk-chaussbb se trouvent deux galeries et une salle contenant des antiquités, des sculptures et d’autres objets du moyen âge et de la renaissance , les objets les plus remarquables à l’extrémité de la galerie intérieure, des bas-reliefs et des statuettes, et dans la salle : statues tombaies, hauts-reliefs, etc. Dans la galerie extérieure, une collection de plaques de cheminées et des statues mutilées. Il y a aussi des sculptures dans le jardin, en particulier la statue de René il mentionnée ci-dessus.

Au I er étage, ou l’on monte par un bel escalier, dans une petite salle à dr., qui a une cheminée de la renaissance, le lit d’Ant. de Lorraine et les tapisseries dites de Charles le Téméraire, parce qu'elles ornaient sa tente a la bataille de Nancy (v. ci-dessous): elles sont du xv e s., et l’une représente l’histoire d’Assuérus et d’Esther, l’autre les inconvénients de la bonne chère. Dans la galerie voisine , des tableaux, surtout un de Feyen-Perrin , le Corps de Charles le Téméraire trouvé après la bataille de Nancy ; des portraits et des vues, en partie avec des inscriptions. Ensuite des objets de toute sorte, tels que faïences, planches gravées, décorations, sceaux, armes et armures, médailles, etc. Au fond, une belle cheminée de la renaissance et, devant, un buste en bronze de Henri Lepage (1814-1887), par E. Bussière. Suite, du côté de la cour: meubles, souvenirs de Napoléon I er ^ porcelaines (biscuits), verres et terres cuites. 402 et 456, après la 4 e fenetre, portrait et Tentation de Callot; gravures du même, horloge astronomique. Au milieu, en recommençant: beau poêle en faïence, portrait en cire de Callot, faïences (vases de Niderviller), chartes, estampes, manuscrits avec miniatures (Nancéide ou guerre de Charles le Téméraire), livres, reliures, orfèvrerie d’église, bijoux, médailles, médaillons, portraits en miniature, bois sculptés, sceptre en ivoire; modèle de la statue de Grégoire à Lunéville (p. 121) et souvenirs

Cours Léopold. NANCY. I. R. 14. 85

de lui ; ouvrages de serrurerie, trophée d’une fontaine de la place Stanislas; modèle du monument de Callot (v. ei- dessous); pompe funèbre de Charles 111 de Lorraine (1608), suite de belles gravures formant une longueur de 20 m.

L’église des Cordeliers (pl. C2), à 1& suite du palais ducal, dans la Grande-Rue, a été construite par René II en souvenir de sa victoire sur Charles le Téméraire (1477) , et elle est restée la propriété des empereurs d’Autriche, descendants des ducs de Lorraine. Elle n’a de curieux que les monuments qu’elle renferme ; sonner, pour la visiter, à g. du portail. Du côté g. sont ceux d 'Ant. de Vaudémont (m. 1447) et de sa femme, Marie d’ Harcourt (m. 1476) ; de Philippe de Oueldres (m. 1547), seconde femme de René II, avec une belle statue par Ligier Richier, représentant la défunte en costume de religieuse; de Jacques Callot, du duc Charles V, une statue, et du duc Léopold I er . Les deux premiers monuments à dr. n’ont rien de remarquable. Le troisième est le mausolée fort curieux de René II (m. 1508). Le magnifique encadrement polychrome est ancien; les statues du duc et de la Vierge ont été refaites de nos jours. Ensuite le monument du cardinal de Vaudémont (m. 1587), Charles de Lorraine , avec sa statue par Drouin , artiste de Nancy. A g. du chœur se trouve la chapelle ducale, dite Chapelle Ronde, du xvii e s., renfermant sept sarcophages en marbre noir, érigés à la mémoire des ducs de Lorraine, et sous laquelle est un caveau contenant leurs dépouilles mortelles.

La Grande-Rue, qui traverse la vieille ville , aboutit plus loin à la porte de la Craffe (pl. C2), ane. porte de la citadelle, des xiv e -xvi e s., avec deux tours rondes. Il y en a une seconde un peu plus loin, dite porte de la Citadelle, de la fin du xvi e s. , avec des sculptures dégradées.

La rue de la Craffe monte de la première porte au cours Léopold (pl. B 2-3), belle place de 461 m. de long et 121 de large. On remarque à l’extrémité N. la porte Désilles, d’ordre ionique du côté de la ville et dorique à l’extérieur, construite en 1785, en mémoire de la naissance du Dauphin, fils de Louis XVI, et de l’alliance de la France et l’Amérique. Son nom actuel lui a été donné en souvenir d’un officier qui y fut tué en 1790, victime de son devoir, par des soldats révoltés. — Non loin de là, au N., V église St-Vincent-et- St- Fiacre (pl. Bl), bel édifice moderne du style goth., qui a des autels, un chaire et des stalles remarquables.

Au milieu du cours Léopold, la *statue du mare'chal Drouot, une des illustrations de Nancy (1774-1847), bronze par David d’Angers.

Plus loin, la place Carnot (pl. B3), avec une fontaine et les bâtiments modernes de V Académie, qui a 4 facultés: droit, médecine, sciences et lettres. La construction est due à Morey, architecte de St-Epvre. Il y a au 2 e étage, à dr., un beau musée d’histoire naturelle, public en été (avr.-sept.), les dim. et jeudi de 1 h à 4 h.

A peu de distance, du côté opposé à l’Académie, se trouve la petite place Lafayette (pl. C 3), que décore une statue équestre de

NANCY

St-Nicolas.

Jeanne d’ Arc par Frémiet, variante de celle de Paris. — La rue à dr. en deçà ramène à la rue Stanislas.

La longue rue St-Dizier (pl. C 4-5; tramw.) traverse toute la moitié S.-E. de la ville, la plus peuplée. Elle laisse à dr. vers le milieu V église St-Sébastien (pl. B 4), du commencement du xvn e s., mais encore intéressante. A l’intérieur, à g., près du choeur, est le monument de Girardet (1709-1778), le peintre, avec statue et médaillon.

Plus loin à g. de la rue St-I)izier, rue Charles III, V église St-Nicold8 (pl. C5), construction moderne du style de la renaissance, sur les plans de Morey, architecte de St-Epvre. La décoration en est inachevée, mais elle est belle à l’intérieur. On y remarque divers tableaux anciens d’artistes nancéefis, autour du chœur et dans les chapelles latérales, entre autres une Adoration des bergers, par Jean Leclerc (m. 1633), dans la 2 e chap. de dr. ; une Ste Famille et un St François Xavier prêchant, par Claude Charles (m. 1747), dans la 2 e à gauche.

La rue St-Dizier se termine à la porte St- Nicolas (pl. C 6), qui est double. Elle est du xvn e s. , mais avec des modifications modernes et des additions récentes.

Ensuite vient la rue de Strasbourg, qui traverse le faub. .St-Pierre. A g., le Nouvel Hôpital ; plus loin à dr., le séminaire, maison des jésuites sous Stanislas, et en face Vtglise St-Pierre (pl. C 7), autre édifice moderne, du style goth. du xiv® s., sur les plans de Vautrin, moins riche, mais plus hardi et plus imposant que St-Epvre.

Plus loin enfin est Vtglise de Bonsecours, à env. 2 kil. de la rue Stanislas, église du xvm e s. , fréquentée comme pèlerinage et qui renferme les mausolées remarquables du roi Stanislas de Pologne et de la reine, par Vassé et Séb. Adam.

C’est dans le faubourg St-Jean, à l’0., sur la gauche de la gare, que se trouve la modeste croix de Bourgogne , à l’endroit où fut retrouvé , dans un marais , le corps de Charles de Téméraire, après la bataillo de Nancy (1477). — Un peu plus au N., derrière la gare, la belle église St -Léon (pl. A3), dédiée à St Léon IX, évêque de Toul et pape, né à Dabo, en Lorraine. C’est un édifice moderne du style goth. des xm e -xiv e s., sur les plans de Vautrin.

De Nancy à Metz, v. p. 63 et 64, R. 10 et 11; à Dijon, R. 20; à Bpinal , R. 18 E; à Strasbourg, R. 21.

De Nancy a Château -Salins (Vie; Sarreguemines) -. 39 kil.; 1 h. 30 à 1 h. 50; 4fr. 30, 2 fr. 90, 1 fr. 95. On suit d’abord la ligne de Paris jusqu'à ChampigneuHes (5 kil. ; p. 63), puis on tourne à dr. et on traverse la Meurthe.

— 28 kil. (7 e st.) Moncel (buffet), stat. frontière française. — 32 kil. Chambrey. Douane et heure allemande, en avance de 55 min. — 34 kil. Burthtcourt, sur la Sellle, d'où un einbranch. de 4 kil. conduit à Vic-sur - Seiltt, petite ville avec les ruines remarquables d'un château fort et d’anc. salines.

— 39 kil. Château- Salins, autre petite ville qui a aussi des salines abandonnées. — Le chemin de fer se prolonge sur Dieute (p. 125) et Sarreguemines (v. les Bords du Rhin, par Bædeker).

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