‹ Le nord-est de la France (volume 2)Chapitre 82 sur 226 · LANGUES · texte numérisé non relu

LANGUES

De Troyes

Dans la rue de Bruxereuilles , la principale de Chaumont, qui fait face à l’hôtel de ville, le lyce’e, grande construction qui a remplacé un collège des jésuites, dont il reste la chapelle, richement décorée, où se voit aussi un retable doré, en pierre, par Bouehardon le père. Contre la partie de dr., une fontaine avec un buste d’Edme Bouehardon (1698-1762). — Plus loin, à g., la bibliothèque et le muse'e. La principale curiosité du musée est une magnifique tête de Christ par Durer. — Ensuite la préfecture et la promenade du Boulingrin , où il y a concert militaire les dim. et jeudi.

Promenade intéressante au viaduc (p. 99) et belle vue de la galerie du premier étage.

Ligne de lilesme (Calais-Amiens-Laon-Reims-Châlons) , v. p. 108-107.

Embranch. de 56 kil. sur Chdtilton-sur-Seine (p. 116), se reliant il eette ville avec ceux de Troyes-Bar-sur-Seine et Nuits- sous -Ravières. 11 se détache de la ligne de Paris à Bricon (12 kil. ^ p. 99).

On remonte ensuite la vallée de la Marne. — 103 kil. Luzy. — 107 kil. Foulain. Puis 2 tunnels. — 114 kil. Vesaignes. — 120 kil. Rolampont. Langres se voit de loin à dr.

130 kil. Langres- Marne (buffet), stat. à 1500 m. au N. de la ville.

Il y a une seconde stat., Lan grès- Ville , sur l'embranch. de Poinson- Beneuvre (p. 102), au S., du côté de la porte des Moulins (p. 102), mais elle en est encore à 1800 m. par la route (raccourcis).

Le chemin de fer à crémaillère, système du Righi (Suisse), monte au contraire directement à la ville, où il aboutit non loin de la cathédrale. 11 a 1480 m. de long et il s’élève de 133 m., avec des rampes atteignant 17 cm. Prix : montée, 60 et 35 c. ; descente, 35 et 20 c.

Langres (hôt. de l’Europe , rue Diderot, ch. t. c. 2 à 5 fr., rep. 75 c. à 1 fr., 2.50 à 3 et 3 à 3.50, p. 7.50 à 8.50, om. 30 et 60 c.), ville de 10719 hab. , place forte de l re cl., chef-lieu d’arr. de la Haute-Marne et siège d'un évêché, est située sur un plateau formant promontoire au N., à 473 m. d’altitude. C’est une des plus anciennes villes de France, déjà importante à la conquête des Romains, comme capitale des Lingons, et elle fut soumise après la défaite de leur fameux chef Sabinus. Ravagée plusieurs fois par les barbares, elle ne se releva que lentement et ne joua plus qu’un rôle secondaire dans l’histoire du pays. Elle fut occupée par les Autrichiens en 1814 et en 1815, mais elle ne l’a pas été par les Allemands en 1870-71. — Langres a pour spécialité la coutellerie.

De la stat. principale, une route contourne le promontoire à l’O. Il s'en détache à g. un chemin plus court, menant dans la direction de la cathédrale, et le chemin de fer à crémaillère monte encore plus à g. La petite chap. sur un mamelon à dr., avec une Vierge, a été érigée par les habitants en reconnaissance de ce que la ville fut épargnée par la dernière guerre. Le grand bâtiment avec un dôme, dans la ville, est V hôpital de la Charité, fondé en 1640. Il y a au dôme un observatoire météorologique.

La *cathédbale , St-Mammès , est un très bel édifice du style de transition (xn e s.), où le plein cintre et l'ogive sont heureusement combinés; mais le portail, avec ses tours, a été reconstruit au xvm e s. Elle avait d’abord 4 tours, qui ont été détruites en 1562,

LÀNGRES.

à Belfort.

par un incendie dû à la foudre. On remarque particulièrement à l’intérieur, outre l’harmonieux ensemble du monument, les colonnes monolithes du chœur, avec leurs beaux chapiteaux, et les chapiteaux des piliers; au maître autel, une reproduction du crucifix de l’église St-Martin (v. ci-dessous); dans le bras dr. du transept, un calvaire avec des statues remarquables, en marbre, de la Vierge, St Jean et la Madeleine; une belle Vierge du xiv e s., dite Notre-Dame la Blanche; une Vierge immaculée par J. Lescorné, deLangres (1843); dans le bras de g., le beau monument de Mgr Guérin (1793-1877), avec statue par Bonnassieux; une statue moderne de St Mammès, par H. Bertrand, de Langres; dans les chap. du transept, des tapisseries du xvi e s.; dans le pourtour du chœur, de petits monuments avec bas-reliefs et surtout, à dr., une porte richement décorée, surmontée d’un buste du cardinal de la Luzerne (1738-1821). C’est l’entrée de la salle du chapitre, qui a un beau reste de cloître du xm e s. et qui renferme divers tableaux. Il y en a aussi dans une chapelle voisine : une Madeleine de Rubens , un Christ du Corrège et un Ecce Homo de Ribalta. — A remarquer encore, au commencement du bas côté g., une chapelle de la renaissance, avec une belle voûte à caissons.

En prenant à dr., de l’autre côté de la place de la cathédrale, on arrive au musée, établi dans l’anc. église St -Didier. Il n’est pas public, mais on peut toujours le visiter en le demandant.

I.e hez-de-chausske est consacré à la sculpture ; il renferme, dans le vestibule et surtout dans l’abside de l’anc. église, autour du tombeau de St Didier, évêque de Langres au m e s. , quantité de monuments galloromains : statues, bas-reliefs, autels, monuments funéraires et inscriptions, trouvés dans la ville et aux environs, ainsi que des sculptures du moyen âge et de la renaissance. — Au 1 er étage se voient une galerie d’histoire naturelle, intéressante par les spécimens de la faune de la moyenne et de la basse Egypte, donnés par M. Perron, longtemps directeur de l’école de médecine au Caire; une petite collection ethnographique, etc. — Au 2 e étage, une petite paierie de peinture, dont le tableau le plus remarquable est un Christ a la colonne, de Jordaens (59; 2 e salle). On y remarque ensuite 1 Corot (16); 2 Ruminais (72,73), 1 Afantegna (82), 1 Po'elem burg (96, miniature), 10 Rich. Tassel (121-130; peintre de Langres), 9 Ziegler (147-155; aussi de Langres), etc. — Dans les mêmes salles, des vitrines renfermant de petites antiquités égyptiennes, celtiques, romaines et galloromaines, et encore des objets du moyen âge et de la renaissance.

En continuant tout droit au delà du musée, on passe devant une belle maison de la renaissance et à g. à l’extrémité de la rue Cardinal- Morlot, où il y en a une autre. Ensuite on arrive aux remparts, d’où l'on a une belle vue et d’où l’on peut déjà voir, en tournant à dr., la porte gallo-romaine. Cette porte, maintenant bouchée, se compose de deux arcades et présente surtout, comme ornements, 5 pilastres corinthiens.

Nous revenons sur nos pas jusqu’à la place de la cathédrale, pour suivre la grand’rue, qui traverse la ville du N. au S. Elle est interrompue non loin de l’église par une petite place où est la statue de Diderot (1713- 1784) , l’encyclopédiste, de Langres, bronze par Bartholdi. La rue Diderot passe au delà, à g., devant le collige, construction monumentale due aux jésuites.

102 1. R. 17. CHALINDREY. De Truyea

Plus loin à dr. se voit St-Martin, église basse à 5 nefs, dominée par un haut clocher. Elle date des xm e , xvi e et xvm e s. On la visite surtout à cause de son magnifique *erucifix en bois attribué à Gentil (xvi e s.), élève du Primatice, derrière le maître autel. Cet autel est moderne, en marbre et à bas-reliefs, par Ragot. St-Martin possède aussi un tableau remarquable de Tassel , le Martyre de St Simon. Au commencement de la nef, le modèle du monument de Mgr Morlot (de Langres), archevêque de Paris, et une statue de St Louis de Gonzague, œuvres de Lescorné.

La grand’ rue conduit enfin à la belle porte des Moulins , construite en 1647 par Camus, à l'extrémité de la ville, et à la promenade de Blanche- Fontaine , qui a de magnifiques arbres. La citadelle se trouve au delà, à gauche.

Embuanch. de 47 kil. sur Poinson-Beneuvre (p. 117), contournant la ville à l'O. et la desservant comme il est dit p. 100.

Embkakch. de 18 kil. allant rejoindre à Andilly les lignes de Naney- Dijon par Neufehâteau et Mirecourt (p. 118) et le chemin le plus direct pour se rendre à Martigny -les- Bains , Contrexéville et Vittel (p. 130 et 119).

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