BELFORT
à g., la citadelle de Belfort, avec son lion, et encore plus à g. 1a tour de la Miotte (p. 106). Près de la ville, à dr. , les ateliers de la Société alsacienne de constructions mécaniques, la filature Kœchlin et la fabrique de fil Dollfus-Mieg; à g., une cité ouvrière et le quartier neuf de Belfort.
146 kil. Belfort — hôtels: de l'Ancienne-Poste, faubourg de France, en face du pont, bon, mais assez cher; du Tonneau-d' Or , place d 'Armes; de France, à la gare. — Cafés : de l'Ancienne-Poste, du Tonneau-d' Or (hôtels). — Brasserie Lute, avec jardin, près de la gare. — Bon buffet à la gare.
Voitures de place : Va d’h., le jour, 1 ou 2 pers., 50 c. ; 3 ou 4 pers., 80 c. ; la nuit, 80 c. et 1 fr. ; i/a h., 90 c. ou 1 fr. 30 et 1.30 ou 1.70; 8/4 d’h., 1.30 ou 1.70 et 1 70 ou 2; 1 h., 1.50 ou 2 et 2 ou 2.50; puis 30 à 50 c. par l/^d’h. — Voit, paktic. pour le ballon d'Alsace (p. 149), chez Mich. VVandres, faub. des Ancêtres, 7, près du 1 er hôtel: à 1 chev., 20 fr. pour 2 pers., 25 pour 3 ou 4: à 2 chev., 35 fr. pour 6 à 8 pers., etc.
Poste & télégraphe: faub. de France, non loin du pont.
Baies: Stiegler, faub. des Ancêtres, 32; bain simple, 1 fir.
Temple protestant, faub. des Ancêtres. — Synagogue, dans la rue à g. du même faubourg, en face du pont.
Belfort ou Béfort est une ville de 25 445 hab., sur la Savoureuse, et une place forte très importante pour la France, par sa situation au passage entre les Vosges et le Jura, connu sous le nom de trouée de Belfort. Son origine ne remonte guère qu’au xi e s. ; elle passa par mariage, au xiv e s., de la maison de Bourgogne à celle de Ferrette, puis à celle d’Autriche, fut prise par les Suédois en 1632 et 1634, par les Français en 1636, et réunie à la France en 1648. Assiégée par les Alliés en 1814 et en 1815, elle ne se rendit qu’à la fin des hostilités, et il en fut de même en 1871. Le dernier siège dura du 3 nov. 1870 au 16 février 1871 ; le bombardement commença le 3 déc., et les Allemands n’avaient pris à la fin que les forts détachés des Hautes et Basses -Perches , au S.-E. (v. p. 151). La défense était dirigée par le lieutenant-colonel Denfert-Rochereau et l'attaque par le général de Treskow.
Belfort, auparavant une petite ville dont la population était quatre fois moins forte, offre peu de curiosités au touriste. On y distingue deux parties principales : sur la rive dr. de la Savoureuse, un beau quartier neuf, nommé encore faubourg de France, mais qui est compris dans la nouvelle enceinte; sur la rive g., la vieille ville , où l’on arrive de la gare en prenant à g. et traversant le faubourg. Elle est dominée par son imposant château fort, œuvre de Vauban, sur un rocher de 67 m. de haut, devant lequel se voit le gigantesque *lion de Belfort, symbole de la défense, en grès rouge, par Bartholdi: il a 22 m. de long et 11 m. de haut sans le piédestal (visite, v. ci-dessous).
On entre maintenant dans la vieille ville par une large rue qui a remplacé en 1892 la vieille porte de France, et l’on arrive bientôt sur la place d’ Armes. L 'église paroissiale , en face, est un édifice du xvm e s. et dans le style lourd de l’époque. On remarque particulièrement les grilles en fer et les frises de l’intérieur. — A dr. sur la place, devant l’hôtel de ville, un autre symbole de la résis-