Orléans, Paris
Comme il est facile de le voir ci-dessus et sur la carte des chemins de fer, ces itinéraires se rattachent les uns aux autres. On peut naturellement aussi les suivre en sens inverse, mais il est toujours bon de s’assurer d’avance si les trains correspondent et s'il n’y a pas trop à attendre aux embranchements.
Bagage. — Le bagage est l’ennemi du voyageur, surtout du touriste. Non seulement un excédent augmente vite, dans un long voyage, les frais de transport, mais le bagage cause toujours de l’embarras, met en contact avec des gens plus ou moins agréables et entrave partout la liberté. L’idéal est de pouvoir sortir immédiatement d’une gare les mains libres, sans avoir rien à attendre, rien à
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réclamer, rien à chercher, tout entier au plaisir de se dégourdir les membres et de jouir aussitôt des curiosités pour lesquelles on est venu. Et l’agrément n’est pas moindre au retour, quand on peut partir à sa guise et terminer sa promenade à la gare , sans repasser par l’hôtel, pour prendre l’omnibus, qui peut-être est déjà parti ou ne va pas au train (v. p. xx).
Si l’on ne peut se passer de bagage, il importe du moins d'en prendre aussi peu que possible. Un touriste, qui voyage pour son agrément et n’a pas tant besoin d’une toilette élégante et variée que d’une bourse bien garnie, peut se suffire, même pour un long voyage, avec le contenu d’une valise et d’un sac. La valise est pour la réserve et le sac pour les besoins du jour, les articles jde toilette et autres menus objets. La valise même doit pouvoir se porter à la main. On la met aux bagages, et on la laisse en gare le plus souvent possible. Le sac, que l’on garde avec soi, est de son côté mis à la consigne toutes les fois qu’on peut s’en passer, par ex. aux endroits où Ton s’arrête entre deux trains.
Les dames qui voyagent en touristes, c’est-à-dire plus pour voir que pour être vues, peuvent aussi réduire leur bagage dans les mêmes proportions.
Costume. — Un pardessus et un costume de rechange sont souvent plus que suffisants , comme vêtements, avec ceux qu’on porte, même pour un long voyage. C’est surtout de linge qu’on a le plus besoin ; mais il est facile d’en faire blanchir durant son séjour dans une ville et encore plus simple de le remplacer, au moins en partie, par de la flanelle de couleur. Si ce n’est dans les grandes chaleurs, rien de plus pratique et de plus agréable qu’une chemise de flanelle. On est maintenant habitué, dans les centres d’excursions, à voir des touristes qui en portent, et elle peut se dissimuler avec un col blanc, un plastron et un gilet montant. Il faut toujours donner la préférence aux vêtements de drap. La toile n’est point pratique et peut occasionner des refroidissements. Si Ton transpire et que cela soit possible, ôter durant la marche un vêtement qu’on remettra en arrivant. Les chaussettes de laine douce sont aussi préférables, surtout pour les excursions à pied. La chaussure mérite une attention particulière. Il faut qu’elle soit forte, large et déjà faite au pied , et il importe d’en avoir une paire de rechange. Les pieds s’endurcissent quand on les frotte avec du suif. Quand on a des ampoules, on les perce en y passant un fil de soie, qu’on y laisse. La coiffure doit être également pratique, c.-à-d. en feutre de couleur foncée, légère et souple, avec pne bride. Un en-tout-cas de coton léger ou un parapluie de soie, avec une poignée commode, est enfin nécessaire durant les chaleurs, comme par un temps variable.
Agences de voyages. — Pour les personnes qui aiment mieux voyager avec d'autres et avec un itine'raire tout tracé que se guider seules a leur gré, il y a des agences de voyages, qui organisent des excursions à forfait, c’est-à-dire pour des prix détermine's, comprenant les frais de transport, d’hoteis, de conducteur, etc. Elles annoncent leurs voyages dans les
journaux et par des prospectus détaillés, et elles renseignent aussi par correspondance. Ces agences délivrent encore des coupons d’hôtels, des billets de chemins de fer, etc. Elles ont, en France, leurs sièges à Paris et quelques succursales en provinee. La plus ancienne à Paris est l 'agence Cooi, place de l’Opéra, 1 , plutôt une agence anglaise, organisant d’ordinaire de longs voyages dans le goût de sa clientèle spéciale. Il en est de même de l 'agence Qaze , rue Scribe, 3. Sont plus particulièrement françaises : Y agence des Voyages économiques , rue du Faubourg-Montmartre, 17, et rue Auber, 10, et Y agence Lubin , boul. Haussmann, 36.
II. Chemina de fer, voitures publiques et de louage, passeport, douane et octroi.
Chemins de fer. — Le touriste qui visite les principales curiosités de la France n’y voyage plus guère qu’en chemin de fer, du moins dans le Nord. Six grandes compagnies, l’Etat et quelques petites compagnies se partagent le réseau. La région de la France qui nous occupe dans ce volume est desservie, en tout ou en partie, par les compagnies du Nord, de l'Est, d'Orléans et de Paris- Lyon- Méditerranée.
L’organisation des chemins de fer est à peu près la même partout. On notera que les trains vont toujours à gauche, que par conséquent on monte et on descend à g. , et que lorsqu’une gare a un côté du départ et un côté de l’arrivée, le premier est à g. pour celui qui part, comme le second pour celui qui arrive.
Les prix des places sont calculés, sur les réseaux des grandes compagnies, à raison de 11 c. 20 par kil. pour la l re classe (Etat, 10 c. 192), 7 c. 56 pour la 2 e et 4 c. 928 pour la 3 e cL, avec un minimum de 65 (Etat, 60), 45 et 30 c., pour 6 kil. , ou seulement 35, 25 et 15 c., pour 3 kil., sur le réseau du Nord. Les prix diffèrent un peu sur les lignes des petites compagnies, qui toutefois sont peu nombreuses. Il y a un impôt de 10 c. sur les billets au-dessus de
10 fr. ; il est compté dans les prix perçus pour ces billets et dans ceux que nous donnons, mais non dans les tableaux de l’Indicateur des chemins de fer (p. xv).
Il importe d’ajouter que les prix des places sont le plus souvent majorés aux stat. intermédiaires ou au delà du point initial, qui est ordinairement Paris, même pour des embranchements très éloignés. Les compagnies ont en effet soin de placer leurs stations ailleurs qu'aux poteaux kilométriques et comptent ainsi deux fois les kilom. où se trouvent ees stations, quand on s’y arrête et quand un en repart. Il y a aussi toutefois des cas où des détours, faits pour la commodité du service, ne sont pas comptés, le tarif étant établi d’après la ligne la plus directe; d’autres où certaines concurrences forcent les compagnies à des réductions , etc.
11 reste donc plus ou moins d’imprévu, pour le public, dans les prix des chemins die fer, et l’on ne devra pas s’étonner si nos chiffres ne sont pas toujours absolument exacts.
Les trains rapides et le6 express n’ont pas de tarifs plus élevés que les trains omnibus, mais les premiers n’ont d’ordinaire qu’une classe et les seconds n’en ont assez souvent que deux. De plus ces trains ne prennent pas toujours les voyageurs qui n’ont qu’un petit parcours à effectuer. Les coupés de l re cl. sont confortables, ceux du 2 cl. souvent assez médiocres. Il y a 8 places dans les premiers
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et 10 dans les autres. Le matériel a été toutefois notablement amélioré depuis quelque temps. L’Est a dans certains trains de V. C., c.-à-d. des voitures à couloir de l re cl. avec water-closet et lavabo (v. l'Indicateur). Pour les wagons-lit» et les wagons-restaurants , v. ci-dessous. L’hiver, les trois classes sont chauffées. Il y a des compartiments pour les dames et d’autres pour les fumeurs. On fume bien aussi ailleurs, mais ce n’est que toléré, et il faut que les autres voyageurs y consentent. — Si l’on n’aime pas à être en nombreuse compagnie, fermer la portière et s’y montrer, car la plupart des voyageurs cherchent des compartiments libres et les retardataires se précipitent dans ceux qu’ils trouvent ouverts.
Pour les bagages, on a droit par toute la France au transport gratuit de 30 kilogr., mais on paie 10 c. pour l’enregistrement. Les excédents se paient 40 c. pour 1 à 5 kilogr. jusqu’à 170 kilom. exclusivement, pour 5 à 10 kilogr. jusqu’à 85 kilom., pour 10 à 20 kilogr. jusqu’à 43 kilom., pour 20 à 30 kilogr. jusqu'à 29 kilom. et pour 30 à 40 kilogr. jusqu’à 14 kilom., puis 5 c. par 20, 10, 5, 4, 3 et 2kilom., selon l’excédent, comme ci-dessus. Apartirde40kilogr., 4 c. 15 par 10 kilogr. et par kilom., avec minimum de 6 kilomètres. — Aucune franchise sur les lignes de l’Etat belge, d’Alsace- Lorraine et de Suisse. — Chiens : 30 c. par tête jusqu’à 20 küom. exclusivement, puis 5 c. par 3 kilom., et 10 c. d’« enregistrement».
La vitesse des trains est de 60 à 76 et même 80 kil. à l’heure pour les rapides, 40 à 50 pour les directs et 35 à 45 s’ils sont mixtes.
Il n’y a de buffets qu’aux stations principales, et l’on n’a pas toujours le temps de s’y restaurer ou de s’y rafraîchir tranquillement. Pour cette raison et parce qu’ils sont souvent chers et médiocres, on fera bien de se munir de provisions ou du moins de s’arranger de façon à ne pas être obligé d’y prendre ses principaux repas. En tout cas, il n’est pas inutile de s'assurer, avant un long trajet, si le train s’arrêtera suffisamment pour permettre de déjeuner ou de diner en route. Les buffets ont du reste des tarifs affichés dans leurs salles , et ils servent des repas à plusieurs prix , de 1 fr. 50 (boisson insuffisante) à 4 fr., ce qu’il est bon de noter, si l’on ne peut ou ne veut pas prendre part à la table d’Jiôte. Certains buffets tiennent prêts, pour le passage des trains, des paniers contenant un repas complet froid, à prix fixe (3 fr., 3 fr. 50 et 4 fr.). Les employés du chemin de fer reprennent les paniers vides à n’importe quelle gare.
Il y a des wagoni-lits sur presque toutes la grandes lignes. La Comp. Internat, des Wagons-Lits a une agence à Paris, plaee de l’Opéra, 3. Cette compagnie a aussi des uagoni -rettaur. sur les lignes de Paris à Maubeuge (Bruxelles), à Nancy, à Reims et Méziéres-Charleville, à Dijon, à Orléans, etc. : déj., 3 fr. 50 et 4 fr. ; dîn., 4, 5 et 6 fr., selon la ligne et vin non compris. Va bouteille de vin ordinaire, i fr.; bouteille, 1 fr. 50 et 3 fr.
Oreitleri et couverture/ à louer, dans les grandes gares, 1 fr.
On trouvera à peu près tous les renseignements dont on aura besoin dans V Indicateur des chemins de fer, qui paraît tous les samedis et se vend partout 75 c. Il est assez encombrant, mais meilleur et relativement moins cher que les Livrets Chaix, 5 livrets spé-
riaux qui ne paraissent que tous les mois et se vendent séparément 40 c. On détachera de l’Indicateur les feuilles dont on aura besoin, et on laissera le reste dans sa valise ou sa malle. On devra toujours le consulter d’avance relativement à la durée du trajet et à la coïncidence des trains, qui varient assez souvent. Les numéros sur les cartes sont le moyen le plus expéditif pour trouver une ligne dans l’Indicateur, ces numéros renvoyant à la page à consulter.
Toutes les gares sont à Yheure de Paris, qui est l’heure légale pour toute la France, mais les horloges retardent de 5 min. à l’intérieur, pour la commodité du service. A la frontière belge, l'heure légale est en avance de 9 min. et l’heure intérieure de 4 min. sur l’heure dite de l’Europe occidentale ou heure anglaise (Greenwich), adoptée par la Belgique, et aux frontières d’Alsace et de Suisse les mêmes heures ont 50 et 55 min. de retard sur l’heure de ces pays, dite de l’Europe centrale.
Il y a souvent dans les gares un bureau de consigne, ou les voyageuTs peuvent déposer leurs bagages. Ils reçoivent un bulletin spécial et paient 5 c. par jour pour chaque colis, sans toutefois que la somme due puisse être inférieure à 10 c. Là où il n’y a pas de consigne, les employés gardent les effets moyennant un pourboire. On peut aussi les laisser en gare à l’arrivée; dans ce cas, on conserve le bulletin qu’on a reçu au départ, et l’on paie comme pour la consigne.
Des billets d'aller et retour se délivrent maintenant partout, avec une réduction de 20, 25% ou davantage. La validité de ces billets varie selon les compagnies: Nord, 1, 2 et 3 jours, jusqu’à 100, 200 et au delà de 200 kilom.; Est, 2, 3, 4 et 5 jours, jusqu’à 200, 300, 400 et au delà de 400 kilom. ; Paris-Lyon-Méditerranée, 2 et 3 jours, jusqu’à 250 et au delà de 250 kilom., etc. Les coupons de retour des billets délivrés le samedi et la veille d’une fête légale , ou ces jours-là, sont valables jusqu’au lundi ou jusqu’au lendemain de la fête et jusqu’au mardi si le lundi est un jour fête. Il y a même d’ordinaire, aux grandes fêtes, des billets d’aller et retour dont la validité est beaucoup plus considérable.
Les fêtes légales sont: le 1 er janvier, le lundi de Pâques, l’Ascension, le lundi de la Pentecôte, le 14 juillet (fête nationale), l’Assomption (15 août), la Toussaint (1 er nov.) et Noël.
Il sera néanmoins toujours bon de se renseigner. Les tarifs des billets d’aller et retour no se trouvent pas dans l’Indicateur des chemins de fer, mais ils sont dans les Livrets Chaix.
Nous ne saurions recommander les trains de plaisir, parce qu’il y a toujours de l’encombrement, que la société qui en profite est en général fort turbulente et que surtout le trajet se fait de nuit, tant à l’aller qu’au retour. En outre, il n’est pas rare d’avoir de la peine à se loger en arrivant et de payer pour cela des prix exorbitants, qui absorbent plus ou moins les économies du trajet.
Les voyages circulaires sont au contraire jusqu’àun certain point recommandables. Ils offrent l’avantage d'une réduction de prix,
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mais ils lient le voyageur. Il y en a à itinéraires fixes, avec billets de I 1 * et de 2 e classe, et à itinéraires facultatifs, pour les 3 classes. On trouvera tous les renseignements à ce sujet et des cartes des itinéraires fixes dans l’Indicateur des chemins de fer. Le Nord n’en a pas à itinéraires fixes pour la France seule, l’Est en a plusieurs pour les Vosges.
Les billets à itinéraires facultatifs se délivrent pour des parcours de 300 kil. et au-dessus. En principe, ils doivent être combinés de manière à former un circuit complet, mais il y a des «solutions de continuité» autorisées (v. ci-dessous). Leur validité est de 30 jours pour les parcours inférieurs à 1500 kil., de 45 pour ceux de 1500 à et de 60 au-dessus de 3000, mais on peut la faire prolonger 2 fois de moitié , moyennant un supplément de 10%. La réduction de prix est en principe de 20 à 35%, mais elle atteint 50 et 60% si l’on prend des billets collectifs ou de famille. LTn voyageur seul paie 27, 19 et 13 fr. pour 300 kil., 43, 32 et 21 fr. pour 500, 81, 62 et 45 pour 1000, etc., plus 1 fr. pour la confection du billet. Voir aussi l’Indicateur et les formules de demande qui se délivrent aux gares. Ces billets doivent être demandés au moins 5 jours d’avance aux compagnies, en versant 10 fr. d’acompte, mais les agences de voyages (p. xiii) les délivrent d’ordinaire dans les 24 heures.
Nota. — Cm billets vont toutefois peut-être perdre une partie de leurs avantages, en vertu desquels on pouvait s’arrêter où il plaisait, on n’élait pas tenu de se présenter toujours aux guichets et on pouvait envoyer ses bagages en avant, car il est question d'obliger le voyageur à déterminer d’avance ses points d'arrêt, limités en principe à 2 par 100 kil., à moins qu'il ne consente à payer 50 c. de supplément par arrêt en plus, et à prendre un billet comme à l’ordinaire, en échange d’un coupon à détaeher du carnet du voyage circulaire. En tout cas, il importe dès maintenant, en établissant le tracé d’un voyage circulaire de ce genre, de ne pas perdre de vue une clause d’après laquelle on en peut perdre aux moins en partie l’avantage au point de vue de la réduction. Il y est dit, en effet, que le prix ne peut être inférieur au double du prix d’un billet ordinaire entre la gare de départ et la gare la plus éloignée dans l’itinéraire. Par exemple , sans cette clause , un voyage circulaire de Paris à Lyon par Dijon, avec retour par Tarare et Roanne ou vice versa (921 kil.), coûterait 78 , 58 et 43 fr., tandis qu’elle le met à 114 fr. 70, 77 fr. 45 et 50 fr. 60, comme le double de Paris a Lyon, sans bénéfice pour le retour. Il n’est donc pas inutile de bien se renseigner d’avance. On fait bien aussi de voir si le billet est conforme au tracé donné et de vérifier le compte.
Solutions de continuité autorisées pour les billets circulaires ci-dessus, sur le réseau de l’Est , entre deux quelconques des gares suivantes : Audun-je-Roman , Batilly, Pagny-sur-Moselle, Moncel , Igney - Avricourt, Badonvilier, Fraize, Gérardmer, Cornimont, Bussang, Plombières-les-Bains, le Val-d’Ajol, Giromagny et Petit-Croix.
Voitures publiques. — Les touristes iront plus guère de longs parcours à faire en voiture publique que pour traverser les Vosges et le Jura, où les services sont assez bien faits. Les autres voitures sont généralement médiocres et assez malpropres. L’impéfiale ou le siège est préférable, quand il fait beau, pour ceux qui veulent jouir de la vue. Il est bon de retenir sa place d’avance; dans tous les cas, ceux qui se sont fait inscrire passent avant les autres, et les places
Bscdeker. N.-E. de la France. 5 e édit. b
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sont données d’après l’ordre d’inscription. Les prix sont fixés par un tarif.
Il importe toujours de se renseigner d’avance sur les services des voitures publiques, dont les heures varient souvent et qui même peuvent être suprimées d’un jour à l’autre. L'Indicateur ne mentionne malheureusement que les correspondances reconnues par les comp. de chemins de fer, mais il existe bien d’autres voitures publiques utiles aux touristes.
Il est bon aussi de s’assurer des prix. Quand ces voitures sont des correspondances de chemin de fer , on en trouve les tarifs à peu près exacts à l’Indicateur, mais là où elles ne dépendent pas du chemin de fer, on est exposé à l’arbitraire et on peut être plus ou moins rançonné, si l’on ne prend ses précautions.
Quant aux omnibus des hôtels et des chemins de fer, nous en parlerons p. xx.
Voitures de louage. — On trouve à peu près dans tous les endroits fréquentés comme séjours ou comme centres d’excursions des voitures et des montures à louer. Une voiture coûte d’ordinaire, à 1 chev., 12 à 20 fr. ; à 2 chev., 25 à 30 fr. par jour, plus 1 ou 2 fr. de pourboire. Il est nécessaire de débattre les prix et de bien s’entendre d’avance. Les voitures de louage font d’habitude env. 50 kil. par jour, en s’arrêtant 2 ou 3 h. vers midi.
Passeport. — On n’en demande plus aujourd’hui en France, même aux frontières, mais l’autorité allemande en exigeait encore naguère aux frontières de l’est de tout voyageur français voulant passer en Alsace- Lorraine, et elle en demande toujours à certaines catégories de militaires français, ainsi qu’aux hommes âgés de moins de 45 ans qui n’ont pas satisfait à l’obligation du service militaire en Allemagne. Il est toujours bon d’ailleurs d’avoir une pièce de légitimation, de préférence même un passeport, par ex. dans des excursions aux frontières. Il n’est pas nécessaire dans ce cas de le faire viser. — Les amateurs de photographie éviteront d’en faire aux environs des places fortes, les artistes d’y peindre ou d’y dessiner et les touristes d’y prendre des notes;
Nota. — L’étranger qui s'établit en France pour y exercer une profession , un commerce ou une industrie doit en faire la déclaration aux autorités dans les huit jours de son établissement.
Douane et octroi. — La visite douanière des bagages a lieu en principe aux frontières, et l’on doit y assister. Ceux qui sont enregistrés pour Paris n’y sont toutefois soumis qu’à l’arrivée dans cette ville. Aux trains de luxe, elle a lieu en cours de route, à Paris ou à d’autres endroits mentionnés dans l’Indicateur. Cette visite est assez rigoureuse, mais les employés sont polis. Leur attention porte particulièrement sur le tabac. Les droits sont de 36 fr. par kilogr. sur les cigares et les cigarettes, 25 fr. sur les tabacs du Levant et 15 fr. sur les autres. En général, n’emporter que le nécessaire en vêtements et en linge.
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La visite de l'octroi, à l’entrée d’une ville, a surtout pour but de faire payer les taxes sur les denrées alimentaires , mais les employés ont le droit de s’informer si tel objet, imposable en douane, a acquitté les droits.
Il est bon de déclarer d’avance tous les objets passibles de droits, la visite est alors rapidement terminée.