‹ Le nord-est de la France (volume 2)Chapitre 93 sur 226 · MIRECOURT · texte numérisé non relu

MIRECOURT

raine eurent Un château. Elle a une belle nef, avec transept du côté du portail, et une crypte sous le chœur. On y remarque également de beaux vitraux modernes, par Dupont, de Neufchâteau, deux retables en pierre et les restes d’un St-Sépulcre.

Excursion intéressante au château de Bourlémont, à env. 8 kll. à l’O. (p. 109 et 110).

Lignes de Bar-le-Duc et de Pagny-sur- Meuse (Domrémy) , v. p. 109 et 110. Ligne de Nancy à Dijon, R. 20 A.

La ligne de Mirecourt- Epinal contourne la ville à l’E. Belle vue à dr. sur la ville haute, avec l’église St-Nicolas. On traverse deux fois le Mouzon, qui est peu important. Beau pays; hauteurs en partie boisées; vignes et pâturages. — 333 kil. Certilleux-Villars.

— 336 kil. Landaville. — 341 kil. Aulnois-Bulgnéville. Le bourg de Bulgnéville(p. 120) est à 8 kil. au S.-E. (correspond.) et seulement à 6 au N. -O. de Contrexéville (p. 119). Il a été question de construire un embranch. d’Aulnois à Vittel (p. 119), évitant le détour par Mirecourt, qui allonge de ce côté le trajet de plus de 40 kil. — 347 kil. Châtenois. — 354 kil. Oironcourt-Houecourt. — Totainville-Dombasle, — 364 kil. Rouvres -Baudricourt. Puis, à g., les lignes de Toul et de Nancy (p. 110 et 119).

371 kil. Mirecourt (hôt. de la Qare, hôt. 4' café" des Halles), ville bien bâtie de 5141 hab., chef-lieu d’arr. des Vosges, sur le Madon, fabriquant beaucoup de dentelles, de broderies et d’instruments de musique. Elle offre peu de curiosités. A dr. de la place Neuve, où l’on arrive à peu près directement, se trouvent des halles remarquables, bien que massives, des xvi e -xvii* s. Près de là, ïe’glise, du style goth. primitif, avec un clocher de transition. Plus loin , dans la même rue, V hôtel de ville, qui a une belle porte de la renaissance.

De Mirecourt à Nancy, v. p. 119-118; à Vittel, Contrexéville, Martigny, Chalindrey, Langres, etc., p. 119-120; à Toul, p. 110.

375 kil. Hymont - Mattaincourt , où s’embranche la ligne de Chalindrey (v. ci-dessus). Mattaincourt, 1 kil. en deçà à g. , a une belle église moderne du style du xiv e s., but d’un pèlerinage, au tombeau de l’un des anciens curés du village, le bienheureux Pierte Fourrier (1565-1640). — 379 kil. Racécourt. — 384 kil. Dompaire.

— 388 kil. Hennecourt.

396 kil. Darnieulles, où aboutit la ligne de Jussey (v. ci-dessous).

La station est située dans la vallée de l'Artère, où il y avait, au hameau de Bouiey, 3 kil. au 8., un réservoir dont l’eau a rompu sa digue en avril 1895, détruisant en grande partie plusieurs localités sur son passage, jusqu'à l'embouchure du ruisseau dans la Moselle, à 15 kil. au N., et faisant plus de 100 victimes. Ce réservoir, construit seulement depuis 1879-1889, était formé par une digue transversale d’env. 500 m. de long et 22 m. de haut, sur 20 m. d'épaisseur à la base et 4 m. au sommet. Il avait près de 130 bect. de superficie et il pouvait contenir plus de 7 millions de mètres cubes d’eau , destinés à l'alimentation du canal de VEtt, qui relie la Moselle a la Saône.

On traverse ensuite le canal et l’on rejoint à g. la ligne de Lunéville par St-Dié (R. 22). — 404 kil. Epinal (p. 113).

EPINAL

G. Par Jussey et Darnieulles.

426 kil. ^Trajet en 9 h. 10 à 14 h. 45. Prix : 49 fr. 95, 33 fr. 75, 22 fr. 05.

Jusqu’à Jussey (347 kil.), v. H. 15 et 17. Ou laisse là à dr. la ligne de Belfort et remonte quelque temps à l’E. la vallée de la Saône. — 355 kil. Aisey, qui a un château en ruine. Puis on traverse la rivière. — 359 kil. Richecourt - Ormoy . — 361 kil. Carre, près du confluent de la Saône et du Coney, qui établit, avec le canal de l’Est (p. 112), la communication entre la première rivière et la Moselle. La Saône fait un circuit à l’O. , mais on la retrouve plus loin. — 365 kil. Demangevelle- Vauvillers. — 371 kil. Passavant. 1475 hab. — 380 kil. Monthureux-sur-Saône (1514 hab.), dans une des presqu’îles formées par le cours sinueux de la rivière.

387 kil. Damey, petite ville ancienne de 1497 hab., bien située sur la Saône et dans un pays boisé. Elle a surtout pour industrie la fabrication des couverts de fer. La Saône a sa source à env. 2 h. à l’E. ; on la traverse une dernière fois et l’on gagne au N., dans les petits monts Faucilles, le faîte du partage des eaux entre cette rivière et le Madon , affluent de la Moselle , et par conséquent entre la Méditerranée et la mer du Nord (v. p. xxxiv). — Belrupt. — 398 kil. Lcrrain. — 403 kil. Pierrcfitte-Ville-sur-lllon. — 408 kil. Harol. — 414 kil. Girancourt.

420 kil. Darnieulles, où l’on rejoint, à g., la ligne de Mirecourt (v. ci-dessus). — 426 kil. Epinal.

Spinal.

Hôtels : de la Poste (pl.a, C3), quai des Bons-Enfanta, 40, le premier quai à dr. en venant de la gare; du Louvre (pl.b,B3), même quai, 2, au coin en y arrivant, un peu moins cher; du Commerce (pi. e,C2), rue d’Arches, 12, dans la Grande-Ville; des Vosges , à la gare.

Cafés: Thomas , quai des Bons -Enfants, 20; place de Vosges, etc. — Bon buffet à la gare.

Voitures de place: course, 1 fr. le jour, 1.50 la nuit; heure, 2 et 2.50; bagages, 25 e. par colis.

Poste et télégraphe, rue Thiers, 4 (pi. C 2), et rue de la Faïencerie, à g., près du pont des Quatre-Nations.

Temple protestant (pl. DE 2), rue de la Préfecture. — Synagogue (pl. C2), rue de l'Ancien-Hospice, près du musée.

Epinal (326 m.) est une ville commerçante est industrielle, de 23223 hab., et le chef-lieu du départ, des Vosges, sur la Moselle, qui s’y divise en deux bras, de sorte qu’on y distingue trois parties principales: le faub. d’Alsace, du côté de la gare, la Petite-Ville et la Grande-Ville. L’origine d’Epinal ne remonte pas au delà du x e s., et elle appartint à la Lorraine jusqu’à la réunion du duché à la France. 11 reste peu de chose de ses anciens remparts , mais les hauteurs voisines sont couvertes de nouveaux forts, qui en font maintenant une place très importante. Comme établissements industriels, Epinal à surtout des féculeries et des filatures et tissages de coton. A mentionner aussi l’imagerie pour les enfants.

De la gare (pl. B3), la rue à dr., qui tourne et descend bientôt

Btedeker N.-E. de la France. 5 e édit. 3

EPINAL

à g., nous conduit au bras de la Moselle dit canal des Grands- Moulins, que nous traversons à g. sur le pont des Quatre-Nations. Continuant de là tout droit par la Petite -Ville, nous arrivons à la Grande -Ville en passant sur le pont de Pierre. Dans un square à g. de ce pont se voit un monument commémoratif (pl. 7, B 2) érigé aux victimes de la guerre de 1870-71. La rue à la suite du pont aboutit à la place des Vosges (pl. C2), le centre de la ville. Elle est entourée de maisons à arcades, parai lesquelles on remarque surtout le n° 20, de la renaissance.

L’église St-Goëry ou St- Maurice (pl. 5, C2), qu’on aperçoit près de la place, est des styles roman et gothique. C’est une anc. collégiale, jadis dépendant d’un chapitre de dames nobles. Elle n’a de remarquable à l’extérieur que sa tour , du style de transition , deux tourelles et le portail latéral du S. La nef est belle à l’intérieur, mais sombre. Près du chœur, à dr., un St-Sépulcre.

Derrière l’église, à g., le palais de justice (pl. 10. C 1-2), qui est moderne. Plus loin est la parc (v. p. 115).

La rue d’ Arches, presque en face de l’église, conduit à la rue Sadi- Carnot, qui descend vers le pont du Cours. A g. s’étend le Caurs, promenade avec de beaux arbres, sur la rive dr. de la Moselle. En deçà, un grand quartier neuf, avec la préfecture, etc.

A côté du pont se trouve d’abord la bibliothèque (pl. 1, C3), qui compte 34000 vol. et possède, parmi ses 500 manuscrits, un Evangile selon St Marc écrit en lettres d’or sur vélin , une charte de l’empereur Henri II (m. 1024), etc.

Le musée départemental (pl.C3), à côté, est public les dim. et jeudi, de 1 h. à 5 h. en été et 4 h. en hiver, et toujours visible pour les étrangers. C’est une des principales curiosités d’Epinal.

Rez-de-chaussée, antiquités. — Vestibule: antiquités romaines, surtout de Grand (p. 109), sculptures et inscriptions. — Cour: stèles, autels , sculptures diverses. Au milieu, David s’apprêtant à lancer la pierre à Goliath , bronze par Watrinel (1868). A dr. de la porte du fond, dans le haut, le bas-relief du Donon (p. 128), un lion et un sanglier très frustes, avec l’inscription «Bellicus Surbur». Audessous, de grandes sculptures provenant aussi du Donon. — Salle du fond: plâtres de sculptures antiques et modernes, petites antiquités. La Douleur, marbre moderne par Janson. — Le jardin contient encore quelques antiquités. — Salle voisine de la précédente: collection Em. Lagarde, armes et objets divers, riche collection donnée dans les derniers temps. Il y a des étiquettes. — Dernière salle: antiquités vosgiennes, beaux meubles et quelques tableaux.

37, Oossaert (Mabuse), Ste Famille. 56, O. van Hooch , les Thermes de Titus à Rome. 170, inconnu (C. H. 1601), Intérieur d’église. 34, Franck le Vieux, Jésus en croix. 16, Brueghel de Velours, Choc de troupes. 2, Amberger. Adoration des bergers.

1 er étage. — A dr. , le cabinet d’histoire naturelle, qui se continue au 2 e étage. — A g., des meubles de la renaissance, des armes franques et des vitraux de 1543, puis la galerie de peinture.

EPINAL

Principaux tableaux, de dr. à g. : 46, Fr. Hais, Jeune garçon égratigné par un chat-, 130, J.-R. de Vries , paysage; 12 et, plus loin, 13, Bouts et Boudeurins, paysages; 98, Je Bassan, Adoration des bergers; 7, le Qiorgion , le Martyre de St Sébastien; 116, J. van Ruisdael , Intérieur de forêt; 20, P. Brill, paysage; 27, Courtois (le Bourguignon), Bataille; 91 et, plus loin, 90, Panini , Pyramide de Cestius et Arc de triomphe de Titus, à Rome; 70, Lingelbach , Un marché; — 33, Français, Un soir au bord de la Seine; 3, Antigna, les Filles d'Eve; 97, le Poitevin , le Festival au château; 118, J. t-on Schuppen, portr. de Charles-Alexandre de Lorraine, prince des Pays-Bas autrichiens; 28, Oonz. Coques, portraits; 26, école de Clouet, Jeune femme tenant un chien et un œillet; 127, Vouet, le Christ porté au tombeau; 58 et, plus loin, 57, Jouvenet, Jésus guérissant un malade; Latone avec ses enfants, Apollon et Diane, invoquant Jupiter contre les paysans; 128, Vouet, l’Histoire; 63, Largillière, 81, P. Mignard, portr. d’hommes; 101, Rembrandt, Vieille femme à mi-corps (1661); 117, d'après Raphaël, copie d’une fresque du Vatican; 54 et, plus loin, 53, Holbein le Jeune, portr. de Calvin et de Luther; 122, Je Titien, Vénus sortant de l’onde; 88, J. van Ifeet, portr. de femme; 8, Bonvicino (le Moretino), la Madeleine en prière; 59, A. Kessel, portraits; 145, inconnu du xrm* s., portr. de dame; 10, Boucher, buste de jeune fille; 126, Cl. Vignon, Pèlerin implorant St Jérome; 108 et, plus loin, 107, Seb. Ricci, Cénobites tourmentés par des démons; 36, 112, Cl. Lorrain (Gellée), Salv. Rosa, paysages; 102, Rembrandt, Jésus montant au calvaire, esquisse; 25, Ph. de Champ aig ne , portr. d’homme; 80, P. Mignard, portr. de Charles IV de Lorraine; 132, école espagnole. Femme visitant un prisonnier; 106, Ribera, St Jérôme éveillé par un ange; 123, Velasquez, portr. d’enfant; 113, Salv. Rosa, paysage; 320, Monchablon , portr. de Victor Hugo; 1, Bourgeois, Enfant tué par un obus, marbre; 204, Jeannin, Fleurs, aquarelle.

Il y a encore dans cette salle de petites antiquités, des objets d'art du moyen âge et de la renaissance , des émaux (St Thomas d’Aquin par Laudin), une riche collection de médailles et des bijoux.

La rue Aubert, presque en face du musée, en deçà du pont, puis la rue Rualménil nous ramènent dans la Tille du côté par où nous sommes arrivés. A un carrefour se trouve la fontaine du Pinau (pl. C2), avec une colonne sur laquelle est un Arracheur d’épine en bronze, armoiries parlantes de la ville, dont on fait dériver le nom du latin «spina», épine.

Le parc du Château ou jardin Dmiblat (350 m. ; pl.BCl et le cartouche), au N.-E. de la ville, ou à l’opposé de la gare, entre les faub. d’Ambrail et St-Michel, est une grande et magnifique promenade qui a été léguée à la ville. L’entrée principale est au 19 de la rue d’Ambrail, qui commence à dr. derrière St-Goëry. Il occupe, sur une éminence dominant la ville et la vallée , l’emplacement de l’anc. château fort d’Epinal, dont il subsiste des ruines. La destruction de ce château date de la prise de la ville par le maréchal de Créqui, sous Louis XIV, en 1670. Il fut plus tard vendu et c’est l’un de ses derniers propriétaires, Doublât, qui a créé ce parc, de 23 hect. de superficie et clos de 4 kil. de murs, s'étendant, sur une faible largeur, jusqu’à env. */ t d’h. de distance. Il y a un étang et des constructions d’agrément de diverses sortes.

A mentionner aussi particulièrement, comme promenade, le bois de St -Antoine (pl. E3), sur la rive g. de. la Moselle, où il y a eucore d’autres bois.

D’Epinal à Dijon, v. R. 20 C; à St-Dii et à Lunéville, R. 22; à Plombières, R. 23; à Belfort, R. 24; dans les Vosges , R. 26.

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