II. K
NANCY
Musée.
Breenbergh , paysage; 256, A. r an Ostad e , nature morte; 225, Fr. Franck, Repos de la Ste Famille; 214, tan Dyck, Vierge avec l'Enfant, répétition de celle de Dresde; — 198, 199 (plus loin), Breydel , paysages; 289, Teniert le J., la Diseuse !de bonne aventure; 215, r an Dyck, portr. du peintre A. van Opstal; 224, Fr. Franck et J. de Afomper, le Christ dans le désert et servi par des anges; 262, Forbus le V., portr. d'homme; 292, van Thulden, le Christ après la flagellation; 275, Rubens, Jouas jeté à la mer; 201, F. Bril, paysage; 243, Lievens, le Christ expirant sur la croix; 274, Rubens, Jésus marchant sur les eaux; 255, O. van Os, portr. d’homme; 222, tan Everdingen, paysage-, 248, Matsys, les Compteurs d’argent, reproduction, avec variantes, d’un tableau qui est au Louvre, à Valenciennes, à Nantes, à Dresde, à Madrid, à Londres; 192, Brautcer, le Buveur désappointé; 237, Jordaens (V), deux têtes de femme, études; 258, J. Peeters, marine; 244, Jean Looten, les Grands chênes; 194, van Bredael, Intérieur de ferme; 189, tan Asch, le Moulin à veut; 281, J. van Ruisdael, les Deux chênes; *226, tan Goytn , paysage-, 290, Teniers le J., Coin de village; 196, Brueghel le J., Fête de village; 282, J. van Ruisdael, la Cabane: 200, Bril , Tour en ruine; 202, F. Bol (?), Cuisinière hollandaise (1688) ; 228, van der Hagen, Soleil couchant ; 220, Elzheimer, le Bon Samaritain, variante de celui du Louvre; 230, Heemskerk le V., les Crêpes; 261, tan Pool, l’Hiver; — 209, Dekker, le Pont de pierre; 240, 241, Lambrecht, Marchands de légumes; 260, C. Poelenburg, le Bain de Diane ; 293, van Thulden, Persée délivrant Andromède ; 246, N. Maas, portr. d’homme; 187, d'Arthois, Foire champêtre-, 229, C. de Ueem, nature morte (1664); 221, van Es, nature morte; 264, J. van Ravestein (?), portr. de femme; 188, d'Arthois, l’Entrée du bois; 231, Ifeemskerk le J , Marchande de crêpes; — 251, J. de Afomper, la Caravane; 197, Brueghel de Velours (?), le Vallon vert; 253, J. Afulier, la Ruine; 242, Sa/tleven, les Gardeurs de pourceaux; 225, François , portr. de l’abbé Grégoire; 306, (cote flam., Kermesse; 212, Durer, St Jérôme; 227, Querviller (AIL), le Calvaire; 288, 300, 287, école allem., le Christ au tombeau, Ronde d’enfants, Décollation de St Jean-Baptiste; 302, école flam.. Déposition de la croix; 298, école allem.. Enlèvement d’Hélène; 206, Cranach le J. (?), Naissance de la Vierge; 299, école allem., St Jérôme au désert-, 303, école flam., Adoration des bergers; 128, Velasquez, portr. de Philippe IV; 102, Ribera (?), Sorcière; 71, J. Labrador, nature morte; s. n°, Murillo, Joueur de flûte; — 216, tan Dyck (?), portr. du comte Jean de Nassau et de sa famille, réduction; 236, K. du Jardin, le Bocage, répétition ou copie.
IV e salle, à la suite, école française de la An du xvm e s. et du commencement du xix e : à g. et à dr., 458, 459, Afeunier, Intérieurs de palais; 390-393, J. Girardet, la Dormeuse, le Lever, Nymphes endormies. Nymphes surprises; ensuite, de dr. à g., 410, Eug. lsabey (de Nancy), portr. de Napoléon I er ; 320, Brascassat, la Masure; *355, Eug. Delacroix, Mort de Charles le Téméraire à la bataille de Nancy (p. 130); 385, Fr. Gérard, portr. de femme; 403, Gros, portr. du maréchal Durne; s. n°, Afonchablon, Campagne romaine; — s. n°, Français, la Source; 467, Afonvoisin, Gilbert, le poète, mourant à l’hôpital ; 455, de Afeixmoron, Coin de parc -, 454, Constance Mayer, portr. de Mme Voïard, achevé par Prud'lion; — 311, de Beaumont, la • Part du capitaine; 411, lsabey le Vue de Dieppe; 499, Rouillard, portr. du maréchal Oudinot; *492, Prud'hon, tête de Christ, étude; 420, Lafosse (1636-1716), Assomption; 370, Falconet, tête de jeune fille; 327, 328, Claudot, pa) sages avec ruines; s. n°, Petitjean, le Soir à Verdun.
V e salle, parallèle à la IV e , vieille école française: à dr. de la porte latérale, 462, Mignard, portr. de femme; 350, S’oél Coypel , Ste Famille; 517, C. Vanloo, Ivresse de Silène; au-dessous, 428, Largillière (?), un petit portrait; 421, Lafosse (?), le Déluge; 382, Galloche, St Martin; — 414, Jeaurat de Bertry , nature morte; 444, Lenain, Scène d’intérieur; 463, P. Alignard, portr. de dame avec les attributs de Ste Catherine; 512, Tocqué, portr. d’homme; 368, 369, Falconet, portraits de l’auteur et de sa femme; 473, Fattier, la Menace badine; 321, Bruandet, paysage ; 426, Largillière, portr. d’ecclésiastique; — 356, Desportes, Gibier et fruits; 440, Lemoine, la Continence de. Scipion; 466, Monnoyer, Fleurs et nature morte; 529, Vouet, Vénus et des Amours jouant avec les armes d’Enée; 383, Claude Lorrain (?)^
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Cathédrale .
NANCY
IJ. îî. 32. 125
paysage, entre deux Seènes galantes par Octavien (475, 476); 317, Boucher , l’Aurore et Cépliale; 461, P. Mignard , Vierge; 427, Laryillière , portr. d'homme; 528, V T ouet, l’Amour qui se venge; au-dessous, 4 petits portraits attr. à Clouet; 513, de Troy , le Repos de Diane; 518, 519, J.- B. Vanloo, deux portr. de Louis XV; s. n°, Lemoine , Hercule délivrant Hésione; s. n°, Loir, Triomphe de Flore; — 496, /{e/tout, portr. de l'archit. Boffrand (?) ; 425, Largillière , portr. d'Elisabeth-Charlotte de Bavière-, duchesse d'Orléans; 352, Ch. Coypel, Renaud et Armide; — 203, P. de Chainpaigne, Ecce liomo ; 488, N. Poussin, Entrée de Jésus à Jérusalem; 410, J. Jouvenet , son portrait; 312, Belle, portr. de femme; 204, P. de Champaigne, la Charité; s. n°, L. de Lahire, Bacchanale.
VI e salle, à la suite: à dr., 378, E. Priant (de Nancy), Idylle; 460, E.-F. Michel , Nuit d’été; 514, Vlmann , le Remords; 470, A. Morot (de Nancy), Jésus en croix; 503, Sellier (de Nancy), la Madeleine; 450, Marchai, la Foire aux servantes à Bouxviller (Alsace) ; — 522, II Vernet, portr. de Drouot; 493, Rafaëlli, portr. d’Edm. de Concourt; s. n°, Priant, la Douleur; 379, Priant, le sculpteur Bussière ; 507,508, Sellier, la Tricheuse, Intérieur de cuisine; 510, Stevens , l’Attente; 505, Sellier, le Lévite d’Ephraïm; — 358, Devilly, Mort du sergent Blandan (Algérie, 1842); 359, Biaz de la Peîia , la Clairière; '469, Morot, Episode de la bataille d’Eaux-Sextiennes (Aix en Provence, défaite des Ambrons par les Romains); 504, Sellier, Léandre mort; 822 Peyen- Perrin, la Barque de Caron; — 532, Zuber , Soir d’automue; 498, Rigolot, Après la moisson; 506, Sellier, Vitellius à Bédriac; 482, Petitjean, Rue de village lorrain; *376, Français, le Ravin du Puits- Noir ; — 380, Friant, son portrait.
VII e salle, de l'autre côté de la l re : œuvres du célèbre dessinateur caricaturiste Orandville (p. 127), quelques autres dessins, des gravures et encore quelques tableaux.
Rez-de-chaussée. — Sculpture. — On y descend par le petit escalier dans la III e salle des peintures. La l re salle contient des plâtres d apres 1 antique et quelques ouvrages modernes, divers bustes. — 2 e salle: bustes d’illustrations lorraines, entre autres, dans le fond à dr., 628, 627, San* Boula y 8e la Meurthe et de l’abbé Grégoire, par David d'Angers; “82, :? eica ’ 'On veille*, groupe en marbre; 622, Clère , Jongleur, bronze; o2l, Chartrousse, *Væ victia* ; 620, Chambard, Adam et Eve; Ligier Richier (xvi e s.; p. 77), Ecce Homo (moulage).
La cathédrale (pl. C4), à peu de distance derrière l’hôtel de ville, au delà de la préfecture, a été bâtie de 1703 à 1740 env,, par J. -H. Mansard, aidé de O. Boffrand , sur le plan de St-André-du-Val, à Rome, moins le dôme au transept. La façade présente les ordres corinthien et composite superposés, et elle est flanquée de belles tours de 78m. de haut, terminées en dômes, avec de hautes lanternes. Ces tours, trop écartées dans l’état actuel, ne l’auraient pas été avec un dôme central. Les statues, du xix e s., représententStMansuy, premier évêque de Toul (p. 108), etStSigisbert, roi d’Austrasie. A l’intérieur, on remarque d’abord le grand orgue, construit en 17:)7; il compte 3810 tuyaux et 65 registres. Ensuite, aux chapelles, des grilles en fer par J. Lamour (les deux premières par son élève It. Jeanmaire). Dans la 3 e chap. de g., un tableau par Jean de VVayembourg, la Vierge aux rosaires, avec le duc Charles 111 et sa famille. Au transept, une coupole peinte par Cl. Jacquart de Nancy, le Ciel ouvert. Dans le choeur, surtout une jolie statue de la Vierge, du xvni e s., d’après une statue italienne du xvi e s. Les chap. du transept ont quatre statues des docteurs de l’Eglise par Flor. Drouin (xvii e s.), provenant du tombeau du cardinal de Vau-
eo Dy vj
126 IL R. 3‘2. NANCY. Pépinière.
démont à l’église des Cordeliers (p. 128). Celle de g. a aussi une Vierge du xv e s., modifiée plus tard.
Le trésor de la cathédrale est riche; on peut le visiter tous les jours en s’adressant à la sacristie. 11 comprend surtout l’évangéliaire, les ornements, insignes et vases sacrés de St Oauzelin (m. 932), des ixe-x e s.; des objets du iv e s. ayant appartenu à St Mansuy; un fragment de diptyque de la tin du vm e s., un coffret-reliquaire du xn e s., d’autres reliquaires moins anciens, une croix émaillée du xni e s., une étole de St Charles Borromée.
La rue St-Georges, qui passe devant la cathédrale, aboutit près de là, à dr. en sortant, à la porte St- Georges , reste des anc. fortifications. de 1606. En prenant en deçà à g. la rue Bailly, on va à la place d' Alliance, que décore une fontaine érigée en mémoire de l’alliance conclue en 1756 entre Louis XV et l’impératrice Marie- Thérèse, avec figures allégoriques par Cyfflé. A côté, rue Girardet, 10, est l 'Ecole forestière (pl. 1) 4). Elle a un important musée forestier. Dans la cour, un monument érigé aux élèves de l’école morts en 1870-71. La rue d’Alliance ramène à g. de la place à l’hôtel de ville.
Dans le voisinage de la place d’Alliance se trouve aussi le jardin botanique (pl. D4), avec entrée par la rue Ste-Catherine. Ce jardin, ouvert toute la journée au public, renferme un monument (buste) érigé à l’explorateur Jules Crevaux (1847-1882).
La porte Royale (pl. €3), au N. de la place Stanislas, est le plus beau des arcs de triomphe de Nancy. Elle a été construite en 1751 sous Stanislas, par Héré, en l’honneur de Louis XV, dont on y voit le médaillon. Elle est d’ordre corinthien, à trois baies, décorée de statues de Cérès, Minerve, Mars et Hercule, et de bas -reliefs représentant Apollon. — A g. est une statue de Callot , le graveur, de Nancy (1592-1635), bronze par Eug. Laurent (1877), avec les bustes de deux autres dessinateurs et graveurs, Israël Sylvestre (m. 1691) et Perd, de St-Urbain (m. 1758). A dr., une statue d'Ile’ré \ l’architecte, de Nancy (1705-1763), bronze par Jacquot (1894).
Au delà de la porte s’étend la place de la Carrière, ainsi nommée parce qu’il s’y donnait jadis des tournois. Il y a au milieu une partie réservée servant de promenade, entourée d’un petit mur en pierro orné de groupes d’enfants et de vases.
A l’extrémité est le palais du Gouvernement (pl. C2), anc. résidence des intendants de la province, puis la préfecture et aujourd’hui le siège du commandement du xx e corps d’armée. Il est relié aux maisons voisines par des constructions en hémicycles à colonnes doriques et arcades aveugles ornées de bustes, au-dessus desquelles se prolongent ses balustrades. Dans ces constructions sont percées des portes, celle de g. ouvrant sur la placo St-Epvre (p. 127).
La Pépinière (pl. D 2-3), où l’on entre de la Carrière par la porte de dr. <-t qui a aussi une entrée sur la place Stanislas, à g. de la seconde fontaine, estune grande promenade plantée de beaux arbres. H s’y donne des concerts les mardi, jeudi et dim. , à 8 h. */* du soir en été et 2 h. '/* en hiver, près de l’entrée du côté du palais. Dans un partrere voisin, une statue de Claude Gelleë, dit le Lor-
Musée lorrain.
NANCY
rain (1600-1682), le célèbre paysagiste, bronze assez singulier par Ilodin (1892), sur un piédestal en pierre non moins étrange. — Un peu plus loin, à la sortie du parc, le monument de Grandville, dessinateur et caricaturiste originaire de Nancy, de son vrai nom Gérard (1808-1847), buste, avec figure allégorique et bas-reliefs au piédestal, en bronze, par E. Bussière (1893). — Le parc renferme aussi quelques animaux, dans des enceintes grillagées.
*St-Epvre (pl. C3), du côté opposé à la Pépinière, près de la place de la Carrière, est une très belle église du style gotli. secondaire, construite de 1864 à 1871 par M.-P. Morey (m. 1886), sur l'emplacement d’une anc. église de 1440. Elle a une tour de 87 m. de haut sur la façade et une flèche de 20 m. sur la croisée. Sur le parvis, les emblèmes des quatre évangélistes, en bronze doré. — Ascension de la tour, 50 c. (s'adresser en sem. à la vitrine au bas de l’église à dr. , le dint. à la sacristie). A l’intérieur, très richement décoré, on est d’abord frappé de la svelte élégance des piliers, d’où la voûte jaillit à 24 m. au-dessus du sol. Beau triforium. On remarque ensuite: le maître-autel, avec un grand retable polychrome, garni de statues; les peintures murales (inscriptions), par Art. Sublet. Dans le bras dr. du transept, le monument du fondateur de l’église, l’abbé Jos. Trouillet (1809-1887), par Bussière.
Devant l’église, une petite statue équestre de René //, duc de Lorraine (1473-1508) , le vainqueur de Charles le Téméraire, bronze moderne par Mathias Schiff.
L’anc. palais ducal (pl. C2) ou plutôt ce qu’il en reste depuis l’incendie survenu en 1871, se trouve dans la Grande-Rue, qui commence à la place St-Epvre, à g. du palais du Gouvernement. On y remarque surtout une belle porte, du commencement du xvi e s., avec un magnifique fronton, entre deux fenêtres à balcons. Il y a au-dessus de la porte une niche garnie d’une statue équestre moderne d 'Antoine de Lorraine, dit Antoine le Bon (m. 1544), par I. Viard (1850). Ce palais renferme le ‘’musée lorrain, public le dim. de 1 h. à 4 h., en été (avril-oct.) aussi le jeudi, et visible les autres jours (sonner fort). Vestiaire obligatoire; 10 c. par objet déposé. — Catalogue de 1895, 2 fr. 50 (abrégé, 75 c.). Conservateur, M. Lucien Wiener.
Au UBZ-DK-CHAUS8KE se trouvent deux galeries et une s^llc contenant des antiquités, des sculptures et d’autres objets du moyen iîge et de la Renaissance, les objets les plus remarquables à l’extrémité de la galerie intérieure, des bas-reliefs et des statuettes, et dans la salle : statues tombales, hauts reliefs. Dans la galerie extérieure, une collection de plaques de cheminées et des statues plus ou moins mutilées.
Au I er Étage, où l’on monte par un bel escalier, dans une petite salle à dr., qui a une cheminée de la Renaissance, le lit d’Ant. de Lorraine et les ‘tapisseries dites de Charles le Téméraire, parce qu’elles ornaient sa tente à la bataille de Nancy (v. p. 130): elles sont du xv e s., et l’une d’elles représente l’histoire d’Assuérus et d’Estlier, l’autre les inconvénients de la bonne chère. — Galerie voisine, dite galerie des Cerfs: d’abord un grand tableau de Feyen-Ferri n, le Corps de Charles le Téméraire trouvé après la bataille de Nancy (v. p. 130); au milieu, un beau poôle en
128 11. R. 32. NANCY. Cours Léopold.
faïence. A <ir., des tableaux; à g., des biscuits (petits groupes) de la faïencerie de Uellevue (p. 106). — Faïences de Niderviller. — A g. , une horloge astronomique; à dr., 579, Callot, Tentation de St Antoine (dessin à la gouache); puis, des planches gravées (cuivres) et des chartes. — Au milieu, reliures, manuscrits avec miniatures (Nancéïde ou guerre de Charles le Téméraire), orfèvrerie d’église. A dr., armes et armures. — Au milieu, portraits en miniature, médailles. A dr., souvenirs de Kapoléon I er . — Au milieu, modèle de la statue de Grégoire à Lunéville tp. 141); trophée d’une fontaine de la place Stanislas. — A dr., modèle du monument de Callot. Au milieu, encore des médailles; «Pompe funèbre de Charles III de Lorraine* (1608), suite de magnifiques gravures formant une longueur de 30 m., dont la série commence à dr. du côté de la rue. — Au fond, une belle cheminée de la Renaissance, provenant de Joinville (Haute-Marne), et, devant, un buste en bronze de Henri Lepage (1814-1887), par E. Bussière. — Cabinet du fond: antiquités trouvées dans un cimetière mérovingien ; médailles, jetons et poinçons, plans et vues de la ville, bannières et étendards.
L'église des Cordeliers (pl. C2), à la suite du palais ducal, dans la Grande-Rue, a été construite par René 11 en souvenir de sa victoire sur Charles le Téméraire (1477), et elle est restée la propriété des empereurs d’Autriche, descendants des ducs de Lorraine. Klle n’a de curieux que les monuments qu’elle renferme; sonner, pour la visiter, à g. du portail ou en face. Du côté g. sont ceux d’Artf. de Vaudémont (m. 1447) et de sa femme, Marie d’Harcourt (m. 1476); de Philippe de Oueldres (m. 1547), seconde femme de René II, avec une belle statue par Ligier Richier, représentant la défunte en costume de religieuse; de Jacques Callot, du duc Charles V, une statue, et du duc Léopold I er . Les deux premiers monuments à dr. n’ont rien de remarquable. Le troisième est le mausolée fort curieux de René II (m. 1508). Le magnifique encadrement polychrome est ancien; les statues du duc et de la Vierge ont été refaites en 1825. Ensuite le monument du cardinal de Vaudemont (m. 1587), Charles de Lorraine, avec sa statue par Fior. Drouin, de Nancy, que complétaient les statues des docteurs de l’Eglise maintenant à la cathédrale. A g. du chœur se trouve la chapelle ducale, dite chapelle Ronde, du xvii e s., renfermant sept sarcophages en marbre noir, érigés à la mémoire des ducs de Lorraine, et sous laquelle est un caveau contenant leurs dépouilles mortelles. Coupole remarquable par Sim. Drouin. A l’entrée de la chapelle Ronde, tombeau avec statue de Gérard d’Alsace (?), du xi e s.
La Grande-Iiue, qui traverse la vieille ville, aboutit plus loin à la porte de la Craffe (pl. C2), anc. porte de la citadelle, de 1336, mais restaurée aux xvi e et xix e s., avec deux tours rondes. Il y en a une seconde un peu plus loin, dite porte de la Citadelle, de la fin du xvi e s., avec des sculptures dégradées.
Le cours Léopold (pl. B2-3), où Ton monte de la première porte par la rue de la Craffe, est une belle place de 461 m. de long et 121 m. de large. On remarque à l'extrémité N. la porte Résilies, d’ordre ionique du côté de la ville et dorique à l’extérieur, construite en 1785, en mémoire de la naissance du Dauphin, fils de Louis XVI, et de l’alliance de la France et l’Amérique. Son nom
igle
St-Sébastien.
NANCY
actuel lui a été donné en souvenir d’un officier qui y fut tué en 1790, victime de son devoir, par des soldats révoltés.
Au milieu du cours Léopold, la *statue du general Drouot , une des illustrations de Nancy (1774-1847), bronze par David d’Angers.
Plus loin, la place Carnot (pl. BC3), où s’élève le monument Carnot, pyramide avec le buste de l’anc. président de la République et des statues de la Force et la Paix, bronzes par Prouvé, de Nancy (1895). Au milieu de la place, une fontaine et à dr. les bâtiments modernes de l 'Université', qui a 4 facultés: droit, médecine, sciences et lettres. La construction est due à Morey, architecte de St-Epvre. Il y a au 2 e étage, à dr., un musée d’histoire naturelle , public en été (avr.-sept.), les dim. et jeudi de 1 h. à 4 h. — Derrière la faculté de médecine, dans la rue de Serre, se voit le monument du poète Pierre Gringoire (1470-1538), .un buste par Bussière (1892), dans un massif de verdure.
A peu de distance, du côté opposé à l’Université, se trouve la petite place Lafayette (pl. C 3), que décore une statue équestre de Jeanne d’Arc, en bronze, par Frémiet (1890), variante de celle de Paris. — La rue à dr. en deçà ramène à la rue Stanislas.
La longue rue St-Dizier (pl. C 4-5; tramw.) traverse toute la moitié S.-E. de la ville, la plus peuplée. Elle laisse à dr., derrière les halles, V église St-Sébastien (pl. B 4), dont la façade est couverte de bas-reliefs par Meny et qui en a aussi à la voûte qui précède le chœur. On remarque encore à l’intérieur les piliers, avec leurs chapiteaux, la jolie tribune de l’orgue, en pierre, et, à g., près du chœur, le monument de Girardet (1709-1778), peintre lorrain, avec statue et médaillon. — Derrière l’église, au u° 32 de la rue Notre-Dame, se trouve la maison qu’habita J. Lamour (p. 122) et dont il forgea lui-même les grilles et balustrades.
Plus loin à g. de la rue St-Dizier, rue Charles III, Y église St- Nicolas (pl.C5), construite de 1875 à 1881, dans le style de la Renaissance , aussi sur les plans de Morey. La décoration en est inachevée, mais elle est belle à l’intérieur. On y remarque divers tableaux anciens d’artistes nancéens.
La rue St-Dizier se termine à la porte St-Nicolas (pl. C 6), qui est double. Elle est du xvn e s. , mais avec des modifications modernes et des additions récentes.
Ensuite vient la rue de Strasbourg, qui traverse le faub. St-Pierre. A g., l 'hôpital civil. Plus loin à dr., le séminaire , maison des jésuites sous Stanislas, et en face Y église St-Pierre (pl. C7), élégant édifice moderne, du style goth. du xiv e s. , sur les plans de Vautrin (1885). Elle n’a qu'une tour (sans flèche); l’autre est restée inachevée. Derrière, les instituts anatomique et sérothérapique.
Plus loin enfin est Yéglise de Bonsecours, à env. 2 kil. de la rue Stanislas, petite église du xvni e s. richement décorée, fréquentée
Bædeker. N.-E. de la France. 7 e édit. 9
no ii. h. mi.
ST-DIZIKR.
De Chatons
comme pèlerinage et qni renferme les mausolées remarquables du roi Stanislas de Pologne (ni. 176(5) et de la reine (m. 1747), par Y assé et Séb. Adam.
C'est dans le faubourg St-Jean, au S. -O. de la gare, que se trouve la modeste croix de Bourgogne (v. pl. A4), à l’endroit où fut retrouvé, dans un marais, le, corps de Charles le Téméraire, après la bataille de Nancy (1477). — Un peu plus an N., derrière la gare, la belle église St -Léon (pl. A4), dédiée à St Léon IX, évêque de Tool et pape, né à Dabo, en Lorraine. C’est un édifice moderne (lStiO-1877) du style goth. des xiii e -xiy e s., sur les plans de V’autrin.
Lignes partant de Nancy, v. p. 120. — A Metz: 68 kil.; 2 h.; 6 fr. 60, 1 fr. 65, 2 fr. 76. Itinéraire, v. p. 110 et 111.
De Nancy a Château -Salins (Vie; Sarreguemines) : 39 kil.; I h. 30 à 1 h. 50; 4 fr. 30, 2 fr. 90, 1 fr. 95. .On suit d'abord la ligne de Paris jusqu'à Champigneulles (5 kil. ; p. 110), puis on tourne à dr. et on traverse la Meurtiie.
- 28 kil. (7 e st.) Moncel (buffet), stat. frontière française. — 32 kil. Chambrey. Douane et heure allemande, en avance de 55 min. — 34 kil. liurthécouri , sur la Seille, d'où un embraneh. de 4 kil. conduit à Vie-sur - fteitle, petite ville avec les ruines remarquables d’un château fort et d'anc. salines.
— 39 kil. Chtileau - Salins (hôtel-café du Cygne), autre petite ville qui a aussi des salines abandonnées. — Le chemin île fer se prolonge sur Sarreguemines (v. les Bonis du Rhin, par Bœdeker).