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ST-DIÉ

De Lunéville

plate-forme, et il y a de Grandfontaiue un omnibus pour la stat. de Schirmeck, 4 kil. Va plus loin (v. p. 153).

La vallée de la Meurthe est plus loin assez pittoresque. A g., l’embranch. de Senones. — 39 kil. Etival-Clairefontaine. Etival (2543 hab.) a une grande papeterie.

D’Etival a Senokes (St -Biaise et Strasbourg)-. 9 kil., ligne d’intérêt local, qui a sa gare en face de l’autre; 20 à 30 min.; 95, 70 et 55 c. — On remonte la vallée industrielle du Kabodeau , qui a des filatures et des tissages. Vue à g. — 6 kil. AfoyenmolHier (hôt. des Trois-Jumeaux), à g., localité industrielle de 4698 hab., où il y a eu une abbaye, fondée au vite s. par St ilydulphe et dont il reste l’église et quelques bâtiments, près de la station. L'église a une belle Cène par Dumont (tin du xvm e s.) et des stalles de la Renaissance. — 9 kil. Senones (hôt. Barthélemy ), sur la rive dr., près du pont), ville riante et bien bâtie de 4151 hab., dans un joli site. Elle s’est aussi formée autour d’une abbaye de bénédictins, fondée à la même époque par St Gondebert, évêque de Sens, et dont les bâtiments, près de la gare, sont auj. occupés par une filature et un tissage. L'église, située au delà de ces bâtiments, est du style roman, mais il n'en reste plus que la nef et le transept avec sa tour, où est maintenant l’entrée. Dans la l re chap. de g. (transept) se voit le beau monument de dom Calmet, abbé de Senones (1672-1757), avec une statue par Falguière (1873), des médaillons de deux autres moines et un petit monument de la famille de Salm-Salm, branche collatérale de la ligne aînée de la maison de Salm, dont Senones fut la résidence. Le château des princes (xvm e s.) est en grande partie détruit; il en reste surtout l'hôtel de ville actuel, sur la place au delà de l'église en venant de l'anc. abbaye. Un passage voûté dans ce bâtiment mène à une autre place où il y a un obélisque , érigé au centenaire de la réunion de la principauté à la France (1793). — Senones est à 16 kil. de la stat. de St -Biaise, sur la ligne de Saules à Strasbourg (p. 153), où l’on va par une route qui remonte la vallée du Rabodeau jusqu’à la Petite-Raon (2 kil.), puis jirend à dr. par Belral (4 kil. i/ 2 ; aub.) et le col du liants (3kil. l/j; env. 625 m.), d’où l’on redescend par des forêts dans la vallée de la Bruche.

Puis on retraverse la Meurthe, pour eu suivre la rive g. — 44 kil. St- Michel-sur- Meurthe. A 3 kil. à dr. , Nompatelize, où eut lieu, le 6 oct. 1870, un combat important entre les Français et les Allemands. Près de St-Dié, à dr., la côte St-Martin (p. 147).

51 kil. St-Dié. — Hôtels : de la Poste , rue Thiers, 32; du Commerce , place Jules -Ferry, 5; Continental, à la gare, pas cher. — Poste et téléokaphe, rue Stanislas, 16.

St-Die' (344 m.) est une ville de 21 481 hab., chef-lieu d’arr. des Vosges et siège d’un évêché, dans un beau site, sur la rive g. de la Meurthe, entourée de montagnes. Son nom dérive de celui de St Déodat ou Dieudonné, qui y fonda au vi e s. un monastère, plus tard une puissante collégiale. La partie O. de la ville a été reconstruite sur un plan régulier en 1757, après un grand incendie, par Stanislas Leczinski, alors duc de Lorraine. L’autre partie est mal percée et mal bâtie. St-Dié est une ville industrielle, qui a de nombreux tissages, des manufactures de bonneterie, et il s’y fait un grand commerce de bois.

On arrive de la gare dans le centre de la ville par les rues Gambetta et Thiers. Entre les deux et en deçà de la Meurthe, à g., l’église St-Martin , détruite par le feu en 1895 et qu’on reconstruit dans le style roman sur les plans de Heubès. Au delà du pont, à

à Epinal. ST-DIÉ. II. R. 36. 147

g., le quai du Parc, avec un beau jardin public. Plus loin, dans la rue Thiers, à g., l 'hôtel de ville, construction à arcades. Il renferme, au 2 e étage, l’importante bibliothèque de la ville et un petit musée, comprenant surtout des collections d’histoire naturelle et des antiquités, public le 2 e dim. de chaque mois, de 2 h. à 4 h., mais visible les autres jours. — Là commence la rue Stanislas, principale artère du quartier neuf, où se voit, sur une place devant le palais de justice, un obélisque de granit rouge avec fontaine, élevé en 1827 en reconnaissance des services rendus par Stanislas à la ville. Plus loin, la sous-préfecture et le collège.

Sur la place au bout de la rue Thiers, le monument de Jules Ferry (1832-1893), l’ancien ministre, né au n° 60 de la rue Thiers: sa statue, une statue de la France, sous les traits de Mme Ferry, et un jeune Annamite embrassant un jeune Français, bronzes par Mercié (1895).

La cathédrale , un peu plus loin, avec l’évêché à dr. (xvn e s.), est un édifice en grès rouge de différentes époques, à façade dans le style classique, nef romane, transept et chœur gothiques. Beau buffet d’orgue. Au N. se trouve un très beau *cloitre goth. du xv e s., où l’on entre par une porte derrière la chaire ou du dehors. On y remarque une chaire extérieure en pierre. Ce cloître relie la cathédrale à la Petite- Eglise, Notre-Dame, charmante construction romane, peut-être du ix e s., nouvellement restaurée. Elle a un bel autel du style byzantin. — En face de la cathédrale se voit l’anc. maison des Chanoines, de 1557, avec quatre têtes de sages de l'antiquité et des inscriptions.

En dehors de la ville , à env. 3 f é d’h. à l’E. de la cathédrale , la promenade du Gratin, d’où l’on a une belle vue. On s’y rend par la rue St-Charles, à dr. de la cathédrale, en passant devant Y hôpital (devant, fontaine de la Meurthe), puis par la rue Thuriu.

Du même côté, la montagne d'Ormont, dont le point culminant, le Sapin-Sec (890 in.), offre une très belle vue (table d’orientation). L’ascension s’en fait en 2 h. 50 par le versant S. (écriteaux), et l’on en revient en 1 h. 50 par la crête et l’extrémité O.

A l’O. de St-Dié, au delà du chemin de fer, la côte St-Martin (730 ni.), qui se termine par des rochers ruiniformes. L’ascension s’eu fait en 3/4 d’h. env., par un chemin ombragé, et l’on y a une vue très étendue.

Excursions de St-Dié, v. R. 38.

Le chemin de fer suit encore au delà de St-Dié la vallée de la Meurthe, en longeant les hauteurs de la rive g. Jolie contrée. — 57 kil. Saulcy.

59 kil. St-Léonard. Embranch. de Fraize et de là en Alsace par le col du Bonhomme, v. p. 155.

La ligne principale tourne à l’O. après St-Léonard, en quittant la vallée de la Meurthe, et passe dans deux petits tunnels. Belle vue à dr. — 66 kil. Corcieux-Vanémont. — 68 kil. La IJoussière. — 72 kil. Biffontaine. — 74 kil. La Chapelle.

77 kil. 1 javeline (buvette). Embranch. de Gérardmer, v. p. 157. — Suite de la ligne d’ Epinal, p. 157.

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