GÉRARDMER
Les Vosges.
aussi une belle vue. Du côté dr. (plus long), on passe par les Gouttridos (900 m.), point encore plus renommé pour sa vue et à s/ 4 d’h. de la ville.
De Oérardmer à la Bresse: 13 kil. par la route; 2 h. 1/2 P ar le chemin des piétons. Voit, partie., 15 et 25 fr., 18 et 30 par Retournemer (v. ci-dessous). — La route, qui est peu intéressante, est le prolongement de la grande rue au S. -O., tournant au S. en deçà de la vallée de Ramberchamp (p. 159). A 4 kil., elle laisse à dr. une autre route menant à Rochesson (12 kil.) et Vagney (18 kil.; p. 169). Ensuite elle remonte le ration de ta Creuse-Goutte, arrosé par le Bouchot (cascade, à dr. ; 1 h. 1/4 de Oérardmer), passe le col de la Grosse - Pierre (8 kil. 1 / 2 ) et redescend au S.-O. par le versant de la rive dr. de la Jloselotte, jusqu'à (a Bresse (p. 169). — Le chemin des piétons monte directement de la place du Tilleul par un vallon dans le haut duquel se trouve la Vierge de la Creuse (l/jh,)j un rocher sur lequel est peinte grossièrement une Vierge. Ensuite il rejoint la route, qu’il quitte bientôt après, tout en remontant aussi le vallon de la Creuse-Goutte et passant au col de la Grosse-Pierre (v. ci-dessus ; poteaux).
La route de la Schlucht et de Munster, qu’on ne saurait conseiller de monter à pied (voit., v. p. 157 et 158), se dirige d’abord au N.-E., par la grande rue, vers la vallée de la Vologne. — 3 kil. 5. Pont de Vologne (café-rest. du Saut-des-Cuves). En amont du pont, le *snut des Cuves, où la voiture s’arrête à la montée. C’est une triple cascade, ou plutôt une suite de rapides très pittoresques, formés par la Vologne. Vallée de Granges, v. p. 158. La route qui monte d’ici au N. est celle de St-Dié, par le col de Martinpre’ (2 kil. V* ; 792 m. d’alt.) , Gerbe'pal (7 kil.) et Anould (13 kil.; p. 155).
Du pont, on tourne à dr. dans la vallée. Au bout de */ 4 d’h., à g., une route montant au Valtin (13 kil. de Gérardmer; Rudlin, lac Blanc; v. p. 155), et */ 4 d’h. après, à dr.
6 kil. 1. Route des lacs de Longemer et de Retournemer, bifurcation (café-rest.; douane française) près du premier de ces lacs et à 4 kil. du second.
Les lacs de Longemer et de Retournemer occupent de ce côté le fond de la vallée, entre des hauteurs boisées. On n'y va plus guère de Gérardmer (7 et 11 kil.) que par le tramway, et quand le tramway projeté (p. 157) sera achevé, c’est surtout de ce côté qu’on montera de Gérardmer à la Schluelit. On voit déjà assez bien ces lacs de la route à la montée. Le lac de Longemer (746 m.), ainsi nommé à cause de sa forme allongée, a env. 2 kil. de longueur sur 350 à 500 m. de largeur et 28 m. de profondeur. Il y a a l’extrémité inférieure une maison dont le propriétaire interdit de ce côté le passage d’une rive à l’autre. — Le lao de Retournemer (778 m.), à env. 2 kil. du précédent, n’a que 300 m. sur 200 et 10 m. de profondeur, mais il est encore plus pittoresque. Son nom lui vient de ce que la vallée de la Vologne se termine au delà en un cirqüe où il semble qu'on soit obligé de retourner sur ses pas. La rivière forme une jolie cascade à son issue. Il y a sur le bord du lac, là où s’arrête le tramway, un petit hôtel et une maison forestière (rafraîch.). En deçà de cette dernière est le «chemin des Dames*, un sentier raide par lequel ou monte en V 4 d’h. à la route de la Bresse (p. 163), à 500 m. du Collet , situé sur celle de la Schlucht (à g.; v. p. 161) et au point de départ d’un autre sentier raide menant au Hohneck (2 kil. 150; autre préférable au Collet). — Il y a de Retournemer, au delà du lac, un chemin plus long, mais meilleur, par où passent les voitures.
La route monte ensuite par la forêt de la Brande, sur le versant de la montagne de ce nom (1127 m.), au N.-E. des lacs, qui se voient bien à dr. par différentes éclaircies. — 10 kil., un petit tunnel dans la roche du Diable, du sommet de laquelle on a une belle vue. La
LA SCHLUCHT.
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voiture s’y arrête un instant. Il y a un peu au delà un sentier par lequel on descendrait en ‘20 à 25 min. à Retournemer. Vue encore plus belle au delà du 12 e kil., où l’on se trouve en face de la vallée et de ses lacs.
13 kil. Le Collet (1110 m.), passage en deçà duquel sont, à dr., les chemins des lacs et de la Bresse (p. 163), avec la source de la Vologne, et le chemin direct du Hohneck (v. ci-dessous et p. 162). Plus loin, à dr., la source de la Meurthc.
15 kil. *La Schlucht (1139 m.; pron. franç. «schlouck»), col sur la frontière, entre les vallées de Gérardmer et de Munster. L'hôtel français de la Schlucht qui s’y trouve, à g., est à la limite du territoire français (ch. 3 à 8 fr. ; pet. dî. 2.50; table d’hôte à il h. V* et 1 h., 4 fr.; à 7 h., 3 fr. 50). A dr. au delà du poteau de la frontière, une buvette allemande. Hôtel de l’Altenberg, v. p. 164.
La *vallec de Munster a un autre caractère que celle de Gérardmer. C’est une gorge rocheuse et boisée, mais où manquent les lacs. Le contraste est même général dans les Vosges entre le versant français et le versant alsacien. Les hauts sommets sont plus nombreux de ce côté et les pentes plus abruptes. Même différence dans le climat et la végétation. Il pleut moins dans les vallées alsaciennes, exposées à des vents plus secs, et la vigne y prospère au S., tandis qu’elle ne réussit pas du côté de la France. La situation politique et les grandes voies de communication ont donné depuis longtemps aux villes du côté du Rhin une importance que ne pouvaient avoir celles du versant occidental, d'un accès plus où moins difficile, entre de longues ramifications de la chaîne de montagnes. Enfin à ces particularités qui rendent le versant alsacien plus intéressant s’ajoute encore l’attrait de nombreuses ruines de châteaux forts.
Les touristes qui renonceront aux belles excursions du côte' alsacien devront descendre sur la route au moins jusqu'au delà du tunnel ou à l’hôtel de l’Altenberg (v. p. 164), d’où la vallée se. présente sous un autre aspect, avec Munster dans le fond. — On recommande aussi particulièrement, à ceux qui ne vont pas au Hohneck (v. ci-dessous), ni au lac Blanc (p. 162), la vue de la roche de la Source (v. ci-dessous) et l'ascension du Krappenfels (1265 m.), hauteur où passe la frontière, à dr. de l'hôtel (20min.).
Route de Munster , v. p. 164. A Fraize , par le Valtin (env. 3 h. Va),
S . 155. A la Bresse, p. 163. A Gérardmer , par les lacs (v. ci-dessus et p. 163), h. i/a» au lac de Retournemer seulement, 1 h. à 1 b. l/a P- 160), 2 h. par la roche du Diable (p. 160).
Excursions de la Schlucht.
Au Hohneck: 1 h. à 1 h. V 4 d’ascension facile et recommandée. Il y a un sentier jalonné de poteaux indicateurs et tout entier sur le territoire français, où l’on n’a pas besoin de guide; le sentier allemand n’est qu’à quelques pas à l’E. On monte d’abord sous bois, en face de l’hôtel. A */< d’h. de distance, à g., la roche de la Source, d’où l’on a une *vue magnifique de la vallée de Munster (v. ci-dessus). On passe ensuite par des chaumes ou pâturages, et on aperçoit plusieurs des marcaireries ou fromageries de ces hautes régions. Bædeker. Ïf.-E. de la France. 7 e édit. Ü
162 II. B. 39. LAC BLANC. Les Vosges.
Le *Hohneck (1361 ni.; buvette eu été) est le sommet le plus élevé des Vosges après le ballon de Guebwiller (p. 185). On y a un ♦panorama immense et fort beau, par suite de la position centrale de cette montagne; il embrasse toute la chaîne des Vosges et s’étend, au N.-E., par-dessus la vallée du Rhin, jusqu’à la Forêt-Noire; au S., jusqu’au Jura et aux Alpes. Il y a une table d’orientation. Au premier plan, à l’O., la vallée de Gérardmer avec ses lacs; à l’E., celle de Munster.
Si l’on retourne à Gérardmer et qu’on n’ait pas de voiture à la Schlucht, il est inutile d'aller de nouveau jusque là à la descente du Hohneck; on rencontre à mi-chemin, à g., un sentier qui descend au Collet (p. 161), situé env. 200 m. plus bas, et l’on arrive par là en 1 h. 1/4 au lac de Retournemcr (p. 160).
On peut aussi redescendre du Holmeck vers Munster (env. 3 h. i/ s ), par un sentier oit il y a des poteaux indicateurs, de même qu’on peut y aller par Metzeral (3 h. ; p. 164), en passant au Fischbatdle , étang dans un site sauvage, dont le sentier s'embranche à dr. de celui de Munster.
Au lac Blanc (Bonhomme ; Orbey , etc.): 14kil., trajet facile et intéressant de 3 h. l / t , par les Hautes-Chaumes ou la crête des Vosges au N., généralement découverte («chaumes», montagnes chauves) et d’où l’on a de belles vues des deux côtés. Il n’y a de montée et de descente considérables qu’au départ et à l’arrivée. D’abord le même chemin que pour le Krappenfels (v. p. 161). On croise a.u bout de 1 h. env. un chemin allant du Valtin (p. 155) à Soultzeren (p. 164). — 1 h. 10. Iioche du Tanet (1293 m.), à la borne frontière 2800. Belle vue. A g., en bas, la ferme du même nom. On aperçoit bientôt après, à dr. , le lac de Daren (1044 m. d'alt.), dit aussi lac Vert- ou lac de Soultzeren (v. p. 164), un des petits lacs pittoresques du versant alsacien, endigué pour le service de divers établissements industriels situés en aval. — 2 h. 10 (b. 2782). Gazon de Faîte ou Ringbühlkopf (1301 m.). On y découvre, à dr., le lac Tout- Blanc (Forlenweiher), encore plus petit. — 2 h. 30 (b. 2779). Soultzcrer Eck (1302 m. d’alt.). Longer ensuite, à dr., une petite forêt qu’on traverse plus loin pour arriver à un point de vue d’où l’on domine le lac Noir (950 m. d’alt.), séparé du lac Blanc seulement par un contrefort escarpé à g., le Keisberg (1291 m.). Il n’est pas difficile de reconnaître qu’il y a eu ici jadis un glacier. En y descendant, on allongerait son chemin d’au moins 3 /i d’h., parce qu’il faut tourner ce contrefort. Revenu au sentier principal, on a encore à dr. un autre point de vue, le « château » du Lac- Noir (Seekanzel). d’où l’on domine les deux lacs, et l’on arrive enfin à la dernière descente, en vue du lac Blanc et de l’hôtel du Lac-Blanc (dî. 2 &H. 50). — Le ♦lac Blanc (1055 m. d’alt.), redevable de son nom au quartz dont se compose son lit, est le plus grand du versant alsacien , de 29 hect. de superficie. Il est situé un peu plus bas que l’hôtel, dans une espèce de cirque formé par des amoncellements de rochers granitiques, au N. du Reisberg (v. ci-dessus). Ce lac est également endigué pour les besoins de l’industrie. Sa décharge et celle du lac Noir forment la Weiss.
RHEINKOPF.
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On peut gagner le bas de la vallée par Orbey (p. 156) et de là Colmar (p. 186). Pour retourner à la Schlucht, il est intéressant de passer par le lac Noir (v. p. 162). Chemins du Rudlin et du Bonhomme, v. p. 155 et 156
A la Bresse. Il y a de la Schlucht plusieurs chemins intéressants.
A. Pau la route: 15 kil., 3 h. i / i à pied. On suit la route de Gérardmer jusqu’au Collet (2 kil. 2; p. 161) et y tourne à g., dans la direction de Uetournemer, qui est à 2 kil. par le sentier et 4 kil. 8 par la route de voitures. 1 h. Col des Feignes-sous- Voloyne (842 m.), hors'du bois, où il y a une bifurcation. Le chemin de dr. , plus long de 10 min., mène aussi à la Bresse, en passant près du petit lac de Lispach (906 m.; tourbeux), qui se visite encore de celui de Longemer; puis par la vallée de la Moselotte (v. p. 168). Le chemin de g. descend dans la vallée d’un affluent de la Moselotte qui porte le nom de Vologne, comme le torrent du. côté de Gérardmer. Cette vallée est également belle, sans caractère particulier. — 1 h. 50. Sentier du lac de Blanchemer (v. ci-dessous). 11 faut près de 1 h., aller et retour, pour le visiter de cet endroit. — 2 h. 35. Pont de la route du col de Bramont (v. ci-dessous). — 3 h. Sentier du lac des Corbeaux (v. ci-dessous). — 3 h. i / 2 . La Bresse (p. 169).
B. par le Hohneck: 4 h. */ 2 et 6 h. i / i , selon le chemin que l’on suit après être redescendu de la montagne, au S., à 1 h. */ 8 de la Schlucht. Le plus court prend à dr. de la frontière, passe au chalet de Schmargult (20 min.) , tourne là à g., puis encore à g. au bout de ’/ï h. et atteint 10 min. plus loin le lac de Blanchemer (1050 m.), petit lac pittoresque sur le versant O. du Rheinkopf (v. ci-dessous). Il n’y a plus ensuite qu’à descendre le long du ruisseau à la route mentionnée ci-dessus.
Le second chemin remonte, du pied du Hohneck , le long de la frontière, qu’il suit plus ou moins pendant près de 2 h. A 10 min., la fontaine de la Duchesse (1270 m.), ainsi nommée en l’honneur de Marie de Gonzague, femme de Henri II de Lorraine (1622). On contourne ensuite à dr. le Haut des Fe'es (1318 m.), jusqu’à la borne 2876 (35 min.), se dirige vers le Rheinkopf et le contourne aussi à dr. , pour jouir de la vue du lac de Blanchemer (v. ci-dessus). Puis on tourne à g. pour arriver au sommet de la montagne, à 35 min. de la borne ci-dessus. Le Rheinkopf (1298 m.) offre une belle vue, s’étendant du Donon au Ballon d’Alsace et à la Forêt- Noire. A peu de distance au S. est l’autre sommet appelé Rothenbacher Kopf (1316 m.). On redescend du premier le long de la frontière jusqu’à la borne 2896 (15 min.), s’en écarte à dr. , arrive au tout petit lac Marchet ou Machais (25 min.; 890 m.), laisse à dr. un sentier qui mènerait en 1 h. ! /i à la Bresse, rejoint la route de la Bresse à Wesserling (p. 169) et la remonte jusqu’au col de Bramont (40 min.; 890m.). A la Bresse par la route, v. p. 169. Une anc. voie de schlitte conduit de là à dr. au Haut de la Vierge (35 min. ; 1080 m.) , d’où l’on continue tout droit vers le lac des Corbeaux
164 II. R. 39. MUNSTER. Les Vosges.
(30 min.; 900 m.), lac très pittoresque, de 500 m. de long et 250 ni. de large, profondément encaissé entre des rochers et entouré de sapins. Enfin on descend à g. du ruisseau de ce lac à la Bresse (1 h.; p. 1 69).