VESOUL
embranch. sur Plombières, etc. (p. 181). — Plus loin, à dr., le confluent de la Saône et de la Lanterne; jolie vue. — 73 kil. Portsur-Saône. 1903 hab. On quitte la vallée de la Saône et passe dans un tunnel de 385 m. — 76 kil. Orattery. — 80 kil. Vaivre — Ligne de Gray, Dole et Dijon, v. R. 34 C. A Yesoul, à g., la colline de la Motte, avec son monument (v. ci-dessous).
84 kil. Vesoul ( buffet ; hôt. : de l’Europe, à la gare, bon; de la Madeleine , rue Carnot; poste et tél., rue du Moulin-des-Prés, donnant dans la rue du Breuil), ville peu intéressante de 9704 hab. et chef-lieu du départ, de la Haute-Saône, sur le Durgeon, affluent de la Saône. Patrie du peintre Gérôme (né en 1874). Vesoul eut à subir plusieurs sièges importants et n’est à la France que depuis le traité de Nimègue (1678).
La grande rue de la Gare, à dr. à la sortie, puis la rue Carnot mènent au centre de la ville. Au delà de la rivière, à g., Vhôpital, au coin duquel se trouve un buste du Dr Gerrey, en bronze. La rue Alsace-Lorraine conduit de là à Ytglise St-Georges, qui est du xvm e s. Elle a, dans la première chapelle à dr. , un St-Sépulcre avec statues en pierre , et ses voûtes sont remarquables par leur légèreté. Dans la rue du Collège, à g. de la place, se voit une maison goth. du xvi e s. La rue de l’Ecole-Normale, qui fait suite à la rue Alsace-Lorraine, aboutit plus haut à la rue des Annonciades, où se trouve dans l’anc. église des Annonciades, un petit musée de peinture: Jeanmougin, l’Enfer du Dante, les Foins; Vanloo, portr. du duc de Berry; Tassaert, portr. de femme; Jeanniot, le Moineau de Lesbie; Gérôme, Nominor leo, Cave canem; plusieurs moulages d’oeuvres de Gérôme et son buste par Carpeaux. On revient à la place de l’église, d’où la rue Gevrey conduit an palais de justice, aussi du xvm e s. En prenant en deçà, à g., la rue de la Mairie et continuant par un sentier en lacets hors de la ville, on monte en 20 min. sur la colline de la Motte (452 m.), que couronne une Vierge érigée en 1854-57, sous une pyramide gothique. Vue étendue, mais assez uniforme. — A g. du palais de justice, on arrive en 2 min. à la place Neuve, au milieu de laquelle est le monument des mobiles, obélisque à la mémoire des mobiles du département morts sous les murs de Belfort en 1870-71. Dans le fond, le Breuil, promenade plantée de beaux platanes et un joli jardin anglais le long de la rivière. La rue du Breuil, du côté opposé, ramène à la rue Carnot.
De Vesoul à Gray, à Dijon, à Besançon, v. R. 34 C et 47 D.
92 kil. Colombier. — 98 kil. Creveney-Saulx. Puis un tunnel de 615 ro. — 106 kil. Genevreuille.
114 kil. Lure (hôt. : de V Europe, à la gare; de France, etc.), ville de 6062 hab. et chef-lieu d’arr. de la Haute-Saône. Elle eut jadis une abbaye, dont il reste des bâtiments du xvm e s., occupés par la sous-préfecture et précédés d’un petit lac, à g. de la grand’rue.
Ligne d 'Epinal (Plombières), v. R, 40. — De Lere a Montbozon, suite <le cette ligne vers Besançon: 40 kil., par la vallée de l'Ognon. Ce tronçon
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BELFORT
dessert VilUnexel (18 kil.) , où eut lieu, les 9 et 10 janv. 1871, entre les troupes des généraux Werder et Bourbaki, une bataille dans laquelle les Français restèrent vainement maîtres des positions. 11 y a un beau ebàteau du xvn e s. Dans la partie haute, sur la place Neuve, un monument commémoratif (pyramide de granit), et il y on a un autre sur le champ de bataille, aussi couvert de tombes. — 12 kil. plus loin, Rougemont, village de 1170 hab., avec un château. — Montbozon , v. p. 228.
Lignes en construction de Lure: à lléricourt (p. 228); au Haut-du- Them, vers le N., avec prolongement projeté jusqu’à Remiremont (p. 166).
Les Vosges, qu’on voit depuis quelque temps à g., se montrent maintenant de plus en plus distinctement, surtout les Ballons de Servance et d’Alsace (p. 171). On aperçoit aussi un peu à l’horizon, à dr., le Jura. La voie remonte quelque temps la vallée du Rahin. — 125 kil. Ronvhamp. 3571 hab.
Tramway a vapeur d’ici à Plancher-les-Mines (16 kil.; hôt. Moderne, ch. 1 fr. 60, dé. ou dî. 2.60, bon), centre industriel considérable pour la quincaillerie (clefs de montre), sur le Rabin et au S. du Ballon de Servance (13 kil.; p. 171). 2685 hab. On passe par Champagneÿ (v. ci-dessous) et par Plancher- Bas (2174 hab.), qui a une papeterie et un tissage de eoton.
131 kil. Champagneÿ, à dr., bourg de 4090 hab., au S. du Ballon de Servance. Ensuite un tunnel de 1250 m. A g., l 'étang du Malsaussy.
139 kil. Bas-Evette. Embranch. de Giromagny (p. 172). C’est peut-être à tort qu’on y a cherché Magetobrie, où Arioviste, roi des Suèves, délit les Eduens vers l’an 70 av. J.-C. On a aussi placé cet endroit du côté de Luxeuil (p. 172) et du côté de Gray (p. 138).
A dr., la montagne du Salbert (647 m.), qui est fortifiée; plus loin, à g., la citadelle de Belfort,- avec son lion, et encore plus à g. la tour de la Miotte (p. 177). Près de la ville, à dr., des établissements industriels, et à g. une cité ouvrière et le quartier neuf de Belfort.^
146 kil. Belfort — Hôtels: de l' Ancienne- Poste (pl. a, B3), faubourg de France, en face du pont, bon, mais un peu cher; du Tonneautl' Or (pl. b, C3), place d’Armes, bon, avec une annexe (pl. e, B 3), faub. de France, 16. — Cafés: de l' Ancienne- Poste (hôtel); Danjean , près de la poste (pl. 6, B3); de la Bourse, faub. de France, 3; du Tonneau-d' Or (hôtel) et de son annexe (v. ci-dessus). — Taverne Gauloise, avec jardin, près de la gare; ca/i-brass. Terminus, en face de la gare (dé. ou dî. 2 fr. 50), etc. — Restaurants: Danjean (v. ci-dessus; dé. ou dî. 3 fr.); bon buffet à la gare. — Casino (variétés), rue dos Capucins.
Voitures de place: à 1 chev., course, 1 fr. 26 le jour et 1.75 la nuit, heure, 2 et 2.50; à 2 cbev. , course, 2 et 2.50, heure, 2 et 3. — Voir. partic. pour le Ballon d'Alsace ( p. 171), chez Wandrès, faub. des Ancêtres, 7, et chez Dard, faub. de France, 13: à 1 chev., 20 fr. pour 2 pers., 25 pour 3 ou 4; à 2 chev., 35 fr. pour 6 à 8 pers., etc.
Tramways: de la gare (pl. A 4-6) à la place d’Armes (pl. C3 ; 10e.);de la gare au Valdoie (v. pl. A 1 ; 26 c.).
Poste & télégraphe: vis-à-vis du théâtre (pl.5, B 3) et dans la Grande- Rue (pl. 5, C 3).
Bains: Stiegler, faub. des Ancêtres, 30 (bain simple, 1 fr.), et à l’A<5(. de V Ancienne- Poste (v. ci-dessus).
Librairie: J. -B. Schmitt, faub. de France, 26 (souvenirs de Belfort et des Vosges, renseignements gratuits aux touristes).
Bafoues: Banque de France (pl. B 4), rue de la Banque; Comptoir National d' Escompte, avenue du Lycée, 4: Crédit Lyonnais, faub. de France, 1 ; Société Générale, faub. de Montbéliard, 10.
Temple protestant (pl. B 3), faubourg des Ancêtres. — Synagogue (pl. B 3), rue des Barres.
176 IL R. il. BELFORT.
Belfort ou Béfort (359 m.) est une ville prospère de 32567 hab. (8400 en 1870), sur la Savoureuse, et une place forte très importante pour la France, par sa situation au passage entre les Vosges et le Jura, connu sous le nom de trouée de Belfort et fréquenté de tous temps par les armées d’invasion entre les bassins du Rhône et du Rhin. Son origine ne remonte guère qu'au xi e s. ; elle passa par mariage, au xiv e s., de la maison de Bourgogne à celle de Ferrette, puis à celle d’Autriche, fut prise par les Suédois en 1632 et 1634, par les Français en 1636, et réunie à la France en 1648. Assiégée par les Alliés en 1814 ot en 1815, elle ne se rendit alors qu’à la tin des hostilités, de même qu’en 1871, à l’armistice et avec les honneurs de la guerre. Le dernier siège dura du 3 nov. 1870 au 16 février 1871 ; le bombardement commença le 3 déc., et les Allemands n'avaient pris à la fin que les forts détachés des Hautes et Basses -Perches, au S.-E. (v. pl. C5, et p. 185). La défense était dirigée par le lieutenant-colonel Denfert-Rochereau et l’attaque par le général de Treskow. Les fortifications de Belfort, dues à Vauban, sont auj. presque entièrement démantelées, mais des forts détachés entourent la ville sur une circonférence de 48 kil. (v. p. 177).
Belfort offre peu de curiosités au touriste. On y distingue deux parties principales: sur la rive dr. de la Savoureuse, un beau quartier neuf, le faubourg de France, compris dans la nouvelle enceinte ; sur la rive g., la vieille ville, où l’on arrive de la gare en prenant à g. et traversant le faubourg. Elle est dominée par son imposant château fort, œuvre de Vauban, sur un rocher de 67 m. de haut, devant lequel se voit le gigantesque *lion de Belfort (pl. C3), symbole de la défense, en grès rouge des Vosges, par Bartholdi (1880): il a 22 m. de long et 11 m. de haut sans le piédestal (visite, v. p. 177).
On entre dans la vieille ville par le beau boulevard Carnot (pl. B 3). Depuis 1899, les fortifications et les casernes datant de Vauban ont été démolies et remplacées par un nouveau quartier entre la Savoureuse et l’ancienne porte de France (déra. en 1892). Sur la nouvelle place de la République (pl.BC3), où aboutit l’avenue Carnot, se trouvent, à dr. la préfecture (1902) et à g. ou au N., le palais de justice (1902). Là aussi sera élevé le monument des trois sièges (v. ci-dessus), œuvre de Bartholdi. De cette place, on va à l’E. à la place d’ Armes. L 'église St-Christophe (pl. C3), en face, est un édifice de 1727-1750, en grès rouge, dans le style lourd de l’époque. On remarque particulièrement les grilles en fer et les frises de l’intérieur. — A dr. sur la place, devant l’hôtel de ville, comme symbole de la résistance, le Quand- Même (pl.8, C3), groupe eu bronze parMercié (1884), érigé à la mémoire de Thiers et de Denfert-Rochereau.
L'hôtel de ville (pl. C3) date de 1724.
La salle d’honkeuk , au 1 er étage, est déeore'e de grandes peintures modernes: Renaud de Bourgogne accordant des lettres d’affranchissement à la ville en 1?07, par A. tfaignan; Prise de la ville et sa réunion à la France en 1654, par L. M élingue ; Visite de Louvois et de Vaubau à Belfort en 1079, par Robert- Fleury ; Défense de Belfort en 1815 par Lecourbe, de Détaillé; et la Défense de 1870-71, d’d. de Neuville.
BELFORT
Au N.-E. «le la place d'Armes, dans la Grande-Rue, se trouve un petit mutée de beaux-arts, d'archéologie et d’histoire naturelle (pl. C3), ouvert les dim. de 2 h. à 4 h. et visible aussi les autres jours. Il renferme aussi la bibliothèque , qui compte env. 10000 volumes et qui est ouverte le dira, de 10 h. à midi et le jeudi de 2 h. à 4 h.
La rue à dr. de l'hôtel de ville mène hors de l'enceinte par la porte Neuve (pl. 4, €3), d’où l’on voit assez bien le lion (p. 176), qui toutefois ne se détache pas suffisamment. On peut aussi le voir de près, mais alors on n’a pas assez de recul.
I.a visite se fait sous la conduite d'un gardien, qui demeure rue de la Grande-Fontaine, n° 20 (v. ci-dessous), tous les jours eu été (mai-oct.), et seulement les dim. et jeudi en hiver, de 1 h. a 4 h. Entrée: 1 pers., 50 c. ; 2 ou 3 pers., 1 fr., puis 25 c. par pers., 10 c. uniformément par pers. les dim. et fêtes. On a en outre de là une belle vue.
La rue de la Grande-Fontaine, à dr. de l’église, près de l'hôtel de ville, conduit veTS la porte de Brisach (pl. 3, C3), de 1687, un des plus beaux spécimens de l’architecture militaire du xvn e s., d’où l’on arrive dans le Vallon (pl. C 1-2), qui sert de camp retranché et que traverse la route de Strasbourg. À dr., la route de Bâle, qui passe entre les rochers de la citadelle et du fort de la Justice. On laisse plus loin à dr. le cimetière des mobiles, où reposent plus d’un millier de soldats français (monument commémoratif, 1873). A l’extrémité du vallon ( 3 / 4 d’h.), le fort de la Miotte (v. pl. 02), avec une tour considérée en quelque sorte comme le palladium de Belfort; elle a été reconstruite depuis 1873, mais elle est de fondation très ancienne. Les fortifications ont été considérablement augmentées depuis la dernière guerre, surtout par la construction de forts détachés sur les hauteurs voisines et jusqu’à une distance de 24 kil., au Ballon de Servance (p. 171). — On peut monter jusqu’à l’entrée du château; la vue y est encore plus belle que du lion.
A 3 kil. au N. -O. de la ville, par le faub. des Ancêtres et en passant aux établissements industriels de l’autre côté du chemin de fer (p. 175), se trouve le village de Craranche , où l’on a découvert en 1876 des grottes it stalactites. Nombreux objets et ossements de la période néolithique. S’adresser au gardien; i fr. pour 1 à 3 pers., puis 25 c. par pers.
I>e Belfort à Epinal , v. R. 40; au Ballon d'Alsace , à Bussang , etc., p. 172-171; à Mulhouse , etc., R. 43; à Bâle , R. 44; à Besançon , R. 48.
Cohkesponi). (courrier) 2 fois le jour, en 3 h., pour 2 fr. 50, de Belfort à Rougemont (16 kil.; aul>.), bourg manufacturier de 2338 hab. à 5 kil. de la frontière et 7 de Massevaux (p. 168).