TONNERRE
De Paria
St-Florentin ( hôt . de la Portc-Dilo, rue de Dilo), ville de 2661 hab., à env. */ 4 d’h. à g., par une route qui traverse à l’entrée l’Armançon et le canal de Bourgogne, près d’un beau pont de la ligne de Troyes (v. ci-dessous). On arrive bientôt de là à la Grande-Rue et, à dr., à V église, des styles goth. et de la Renaissance, qui possède des œuvres d’art fort remarquables, aussi de la Renaissance, des vitraux (1528), un jubé, des clôtures, des retables, des statues et surtout un St-Sépulcre de 5 m. de long sur 3 m. de haut, entouré de jolis bas-reliefs, derrière le maître-autel.
Ligne de Troyes (56 kll.), v. p. 96-95. Cette ligne a une station spéciale ^>rès de la ville, au N.-E. ou à dr. au delà de l’église.
184 kil. Flogny, sur une colline à gauche.
197 kil. Tonnerre (buffet; hôt. du Lion-d’Or, à l’entrée de la rue de Rougemont, près la place du Centre; poste et tel., rue de Rougemont), le «Castrum Ternodorense» des Romains, ville de 4685 hab. et chef-lieu d’arr. de l’Yonne, à dr. sur le versant d’une colline que couronne une église isolée. Elle fait un important commerce des vins des environs, les meilleurs de la Basse-Bourgogne.
En tournant à g. au sortir de la gare, on traverse une grande place, puis prend la rue de la Gare, qui aboutit à la rue du Port qu’on suivra à dr. Après avoir franchi l’Armançon, on voit à g. Yhôpital, fondé en 1293 par Marguerite de Bourgogne (m. 1308), femme de Charles d’Anjou, frère de St Louis. On y entre par une ruelle à dr. La chapelle, de la fin du xm e s. , avec une vaste nef voûtée en bois, renferme le tombeau de la fondatrice, refait en 1826 par Bridan; celui de Louvois (m. 1691), ministre de Louis XIV, qui acheta le comté de Tonnerre, par Girardon et Desjardins (xvn e s.), et, dans une petite crypte au fond à dr. , un St-Sépulcre du xv e s.
Dans la rue Fontenilles, un peu plus haut à g., la caisse d'épargne, dans l’ancien hôtel d’Uzès, de la Renaissance (1533).
La rue de l’hôpital conduit à la place du Centre, où aboutit également à dr. la rue de l’Hôtel-de-Ville, venant de la Fosse Dionne (v. ci-dessous). L 'église Notre-Dame, à g., du style goth. primitif, avec un portail renaissance fort dégradé , est remarquable à l’intérieur, où elle est nouvellement restaurée.
La rue St-Pierre, un peu en deçà, puis la rue des Forges, à g., gravissent la colline, au sommet de laquelle est l 'église St-Pierre, curieux édifice de la Un de la période goth., mais surtout de la Renaissance, aussi bien restauré à l’intérieur. On y remarque de vieilles peintures sur bois dans les bras du transept, quelques vitraux et un beau monument moderne, style renaissance, en mémoire des «saints comtes de Tonnerre». — Un sentier à g. derrière le chœur de cette église descend directement à la Fosse Dionne.
La Fosse Dionne («divona», divine, comme jadis la source de Cahors) est une curiosité de cette ville. C’est une source très abondante au pied de la colline, sortant d’une paroi de rocher à pic et formant aussitôt une petite rivière qui va se jeter dans l’Armançon.
à Dijon. MONTBARD. III. li. 45. 209
Elle est comprise dans une enceinte circulaire en pierre entourée d’un lavoir. — En quittant la Fosse Dionne on prendra à dr. la rue de l’Hôtel -de -Ville, qui mène à la place de la République, d’où l’on gagnera rapidement la gare.
205 kil. Tanlay, petit bourg à env. ‘/««Th. à g. et au delà duquel se trouve le *château de ce nom, grande et magnifique résidence seigneuriale rebâtie dans la seconde moitié du xvi e s., en partie par François de Coligny, frère de l’amiral. 11 se compose de deux parties séparées par un fossé de 24 m. de largeur. 11 faut, pour le visiter, une autorisation écrite de l’intendant.
Ensuite un tunnel de 532 m. — 211 kil. Lézinnes. Ponts sur l’Armançon et le canal. Puis encore un tunnel, de 1 kil., et un pont sur le canal et la rivière.
219 kil. Ancy-le- Franc (1189 hab.) qui a, à g. avant la station, un magnifique * château des xvi e et xvn* s. , commencé en 1546 par le Primatice, propriété des Clermont - Tonnerre , mais qui appartint de 1683 à 1844 à la famille de Louvois. Beaucoup de salles y sont décorées de peintures par Nie. dell’ Abbate et d’autres élèves du Primatice: galerie de Pharsale, cabinet des Fleurs, chambre du Cardinal, galerie de Jason, galerie de Médée, cabinet du Pastor Fido.
225 kil. Nuits-sous-Ravières ou sur-Armançon (hôt. de la Gare), qui a des restes de fortifications et un château du xvi e s.
A 7 kil. à l’B., les curieuses ruines du château de Rochefort , sur un rocher.
Embrahch. de 36 kil. sur Châtillon - sur - Seine (p. 103), par un pays peu intéressant, où la stat. principale est Laignes (30 kil.).
Embrakch. de 44 kil. sur At>aJion(p.309),parCA<îfei-<?ér<»r<i(16kil.), Thizy- Montrtal (25 kil. \ château du xm e s. à Thizy), l'Isle-sur-Scrain et l'Isle-Angily (30 et 31 kil.), desservis aussi par une ligne de Laroche (p. 207).
On passe ensuite sous la ligne d’Avallon. — 233 kil. Aisy. Puis la voie quitte, avec le canal de Bourgogne, la vallée de l’Armançon, pour celle de son affluent la Brenne.
243 kil. Montbard (hôt. : de l'Ecu, de l’autre côté de la ville; de la Oare , bon) , à g. , petite ville de 3632 hab. dans un site pittoresque, en partie sur une colline entre le canal et la Brenne, où sont les restes de son anc. château fort, dont l'enceinte est transformée en un beau parc public. On y monte directement de la gare en traversant le canal, puis une place, et en tournant plus loin à g. de la rue de la Liberté, dans la rue de Paris. En dehors du parc est V église, l’anc. chapelle du château, commencée en 1050, mais souvent remaniée et restaurée de nos jours, et devant, la statue de Buffon (1707-1788), le naturaliste, originaire de Montbard, bronze par Dumont (1865). Il reste surtout de l’anc. château un donjon du xiv e s., de 40 m. de haut, qu’habita Buffon; une autre construction carrée et d’énormes soubassements ou murs d’enceinte, dans lesquels se trouvent des escaliers et des issues dans diverses directions. — On verra encore, de l’autre côté de la colline, une belle chapelle moderne du style roman fleuri , qui dépend d’un couvent.
Bædeker. N.-E. de la Franee. 7 e édit. 14