Dijon
Gare*: gare de Paris (pl. A 3), à l’O., la principale (bon buffet, rep. 1.50, 3 fr. et 4 fr.); gare Porte- Heure (pl. G3), à l’E. , pour 1a ligne de Chalindrey, Langres, etc., mais reliée a la précédente par un tronçon de raccordement; gares du tramicay de Fontaine-Française (pl. A 3 et G 2), boul. Se'vigné et rue de Mulhouse.
Hôtels: •Or. -H. de la Cloche (pl. a, B 2; nouveau propr.), place Darcy (ch. t. c. 3 à 8 fr., rep. 1.50, 3.50 et 4, om. 75 c.); du Jura (pl. b, A 2), près de la gare (ch. t. c. 2 fr. 50 à 4 fr. 50, rep. 1.50^ 3.50 et 4, om. 50 et 75 c.); — de Bourgogne (pl. c, B 3), place Darcy, plus près du centre de la ville, bon (ch. 3 fr. 50, rep. 1.50 et 3, om. 1); du Ford (pl. e, B 3), à la porte Guillaume, avec rest&ur., bon (p. 8.50); de la Galère de des négociants (pl. f, C3; voyageurs de commerce), rue de la Liberté , 45 (7 fr. 50 par jour) ; Uorot (pl. d, A 3), en face de la gare, bon (60 eh. de 2 fr. 50 à 3, rep. 1, 2.50 et 3, p. dep. 8).
Cafés: de la Rotonde , place Darcy; du Lion-de- Belfort (brasserie), même place: de la Concorde, à la porte Guillaume; C.-Rest. Boston, place d’Armes; C. de Paris, place St-Etienne, au théâtre; C. Georges , au coin des rues de la Liberté et Bossuet. — Brasserie Loos ou Alsacienne (casino), en face de la gare de Pari*.
Voitures de place: prises aux stations ou sur la voie publique, course, 1 fr. le jour, 1.50 la nuit; heure, 1.60 et 2; au remisage, 1.50, 2 et 2.50.
DIJON
Histoire.
Tramways électriques, de la r/are de l’avis (pl. A3): 1, à la gare Porte- Neuve (pl. (J 3); 2, à la place St-Pierre (pl. DE5), et de là au Nouveau Cimetière et au parc; 3, à la place de la République (pl. E 1) et à la caserne des dragons; 4, au port du Canal (pl. A5) et à l’arsenal. Prix: 10 e., 15 avec correspondance.
Poste (pl. D3), bureau central rue des Forges, à g. derrière l’hôtel de ville. Bureaux auxiliaires («P. & T. » sur le pl.): boulev. Thiers, 6 (pl. E2); rue du Faubourg-Raines (pl.A4); boul. Sévigné, 3 (pl. B3). — Télégraphe (pl. D3), à l’hôtel de ville, à dr.
Banques: Banque de France (ni. D2), place de la Banque-, Crédit Lyonnais , rue de la Liberté, 6; Comptoir d' Escompte, rue de la Liberté, 89, près de l’hôtel de ville; Société Générale , place St-Etienne.
Bains: bains du Parc , près de la place St-Pierre (pl. 1)5).
Libraires Rey, ruo de la Liherté, 26; Venot, place d’Armes, 1.
Consulat de Suisse, rue Chabot-Charny, 71.
Théâtre, v. p. 218. — Casino (brasserie Loos), rue de la Gare. — Cirque d' Eté, boul. Tivoli. — Alcazar (pl. C3), rue des Godrans.
Temple protestant (pl. C2), boul. de Brosses; culte le dimanche, à 10 h. et à 2 h. — Synagogue, boulevard Carnot (pl. E 5).
Principales curiosités: St -Bénigne (p. 213), l’AéteJ de ville , avec le musée et la salle des Gardes (p. 214), St-Afichel (p. 218), Notre-Dame (p. 219), le parc (p. 220), le monument du 30 octobre (p. 221) et l'asile des aliénés
Dijon est une ville commerçante de 71326 hab. et le cheflieu du départ, de la Côte-d’Or, avec un évêché, une cour d’appel, une école nationale des Beaux-Arts, un conservatoire de musique et une université. On en a aussi fait depuis 1870 une place de guerre défendue par huit forts détachés. Elle est bâtie au N.-E. du confluent de VOuche avec le Suzon et du canal de Bourgogne (p. 207), au pied des collines de la Côte-d’Or (p. 246), que domine le mont Afrique (p. 211). Les ducs de Bourgogne y ont résidé pendant trois siècles (1179-1477), jusqu’à la mort de Charles le Téméraire, et les monuments qu’elle a conservés de cette époque lui donnent un intérêt particulier. — Dijon fait un grand commerce de vins et de blé; sa moutarde, son pain d’épices et sa liqueur de cassis ont une réputation presque universelle.
Dijon , Dibio ou Divio, n’a pris une certaine importance qu’au xi e s., en devenant la capitale du duché de Bourgogne, sous Henri, fils aîné du roi Robert le Pieux, mais c’est seulement a partir de 1363 qu’elle est devenue célèbre, avec les ducs Philippe le Hardi (fils du roi Jean le Bon), Jean sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire. Louis XI reprit la Bourgogne après la mort de ce dernier, en 1477. 30000 Suisses, Allemands et Francs-Comtois l'assiégèrent en 1513 et en furent éloignés à prix d'argent. François I er , prisonnier à Madrid, l’abandonna bien à Charles- Quint, mais les Etats ne ratifièrent pas la cession. Dijon fut du parti catholique et de la Ligue dans les guerres de religion et ne se soumit à Henri IV qu’en 1595, après la victoire de Fontaine-Française (v. p. 222). La province de Bourgogne a été gouvernée par les princes de Condé de 1631 à la Révolution, et Dijon fut très prospère au xvm e 8. La ville résista énergiquement aux alliés en 1814 et aux Allemands en 1870 (y. p. 221). Elle fut occupée du 31 oct. au 27 déc. 1870 par le corps d’arme'e allemand du général Werder. Evacuée alors à l’approche du corps français de Crémer, elle fut couverte et défendue par Garibaldi, qui eut à repousser, du 21 au 23 janv., une attaque faite en vue de permettre à Manteuffel de rejeter Bourbaki sur la frontière suisse. En récompense de sa belle conduite, la ville reçut le droit de porter dans ses armes la croix de la légion d’honneur. — Outre ses ducs Jean sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire , il faut surtout citer, parmi les hommes
St-Benigne. DIJON. III. R. 46. 213
célèbres de Dijon: Bossuet, Crébillon, Rameau, Piron, le chimiste Guyton de Morveau, l'amiral Roussin, le maréchal Vaillant et les statuaires Claude Ramey, Rude et Jouffroy.
La rue de la Gare mène à la place Darcy (pl. B 2), ainsi nommée de l’ingénieur qui a créé les deux réservoirs et les fontaines publiques de la ville. On y voit la statue de ltude (1784-1855), le sculpteur, bronze par Jos. Tournois (1886). Sur cette place s’étend la jolie promenade du Château -d’Eau, avec l’un des réservoirs. Plus loin, dans la première direction, est la porte Guillaume (pl. B 3), de 1784, à l’entrée de la ville proprement dite. La rue de la Liberté va directement de là à la place d’Armes (v. p. 214) ; il vaut mieux tourner immédiatement à dr. par la rue Docteur-Maret pour visiter d'abord
St-Bénigne (pl. B3), la cathédrale, dépendant jadis d’une abbaye, qu’ont remplacée l’évêché et le séminaire. C’est un assez bel édifice goth., dont la fondation est très ancienne, mais qui a été presque entièrement reconstruit au xm e s. et plus tard. La façade présente une sorte de vestibule ou narthex, avec un Martyre de St Etienne par Bouchardon, remplaçant des sculptures détruites à la Révolution, surmonté d’une galerie à arcades. Il y a deux belles tours sur les côtés, mais pas de portails latéraux. Le plan de cette cathédrale goth. tient encore de celui des dernières églises romano-byzantines: elle a trois nefs, un transept très court, un chœur sans déambulatoire ni chapelles et, à l’extrémité, trois absides en hémicycle. Sur la croisée, un svelte clocher en bâtière avec une belle flèche de 93 m. 50 de haut entourée de statues en cuivre repoussé, reconstruite en 1894-95, sur le modèle de celle du xvi e s.
A l’intérieur, on remarque d’abord sous le beau buffet d’orgue, du xvm e s., les tombeaux intéressants du président I.egoux de la Berchère et de sa femme, avec leurs statues ageuouillées (xvn e s.). Au bas des collatéraux, inscriptions indiquant l’emplacement des tombeaux de Philippe le Hardi, de Jean sans Peur et d’Anne de Bourgogne, Bile de ce dernier. Plus haut, dans le collatéral de dr., tombeau de Jean de Berbisey tl720), et pierre tombale de Wladislas le Blanc, roi de Pologne (m. 1388). Aux piliers de la nef et du transept, statues par Bouchardon, Jean Dubois et Attiret. Au chœur, restauré de 1886 a 18Ô2, stalles du xvm e s. Dans le collatéral de g., beau tombeau de l’évêque Rivet (xix e s.).
Au-dessous du chœur, se trouve une crypte , du xi e 8., retrouvée et restaurée au xix e s. (entrée par la sacristie), qui comprend une curieuse chapelle ronde à coupole et double rangée de colonnes. Derrière se voit le tombeau de 8t Bénigne, apôtre de la Bourgogne (m. vers 179).
A quelques pas à dr. de la cathédrale se \ oit St- Philibert (pl. B 3), anc. église du xn e s., avec une flèche goth. en pierre de 1513, et un portail latéral à dr. de la même époque. Cette église est auj. transformée en magasin. La petite rue des Novices à dr. mène à St-Jean (pl. C 4), église rebâtie de 1447 à 1455. St Urbain, St Grégoire et St Tétricus, qui furent évêques de Langres, y sont inhumés.
Derrière l’église s’étend la place St-Jean, de forme irrégulière (au n° 10, maison où est né Bossuet; au n° 23, maison du xvi e s; pl. 1, C< 4), à l’extrémité dr. de laquelle commence la rue Monge (au n° 1, hôtel Boucha, de 1643, occupé auj. par le Conservatoire de musique; pl. 2, C 4). Prendre, à l’autre extrémité, la rue Bossuet
DIJON
Ilôtel de ville.
qui débouche, au «coin du Miroir», sur la rue de la Liberté, une des principales de la ville, que l’on suivra à dr. Près de là, la rue des Forges a une vieille maison aux n os 52-56 et une autre, plus curieuse encore, la maison Milsnnd, au n° 38 (pl. 10, 8; D 3; entrer dans le couloir); la rue du Bourg a une façade de style Henri II au n° 8 (pl. 9, D 3). La rue de la Liberté aboutit à la place d' Armes, place semi-circulaire au N. de laquelle s'élève
L’hôtel de ville, l'anc. palau des ducs de Bourgogne (pl. D3). Ce vaste édifice, reconstruit en grande partie de 168l à 1725 et au xix e s., est en lui-même peu remarquable, mais présente cependant partout des détails curieux. 11 n’est guère resté de l’ancien palais, des xiv e et xv B s., où sont nés Jean sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire, que la haute tour de la Terrasse qui le domine (46 m.) et une autre plus basse sur le derrière, la tour de Bar, ainsi que quelques salles voûtées du rez-de-chaussée, les cuisines (v. ci-dessous) et le grand puits qui les précède, à dr. de la cour principale. Mais ce qu’il y a de plus intéressant ici c’est le musée.
Le "musée occupe 27 salles, dont 22 au 1 er étage de la partie E. ou partie dr. de l’hôtel do ville. C'est un des plus riches de province pour la peinture, et il renferme les splendides tombeaux de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur. Il est public les dim. et fêtes et jeudis de midi */ a à 4 h. en hiver et 5 h. en été, mais on peut toujours le visiter, moyennant un pourboire, de 9 h. à 11 h. et de midi */î à 4 ou 5 h., le lundi seulement à partir de midi */»• L’entrée est du côté dr., sur la place Rameau (v. p. 2l8). Il y a partout des étiquettes et il existe un bon catalogue de 1883, 3 fr. Conserv., M. A. Joliet.
Rez-de-chaussée. — 5 salles du bas, à g. de l’entrée, contiennent une partie des sculptures. Dans la l re , une statue de Lazare Carnot par Tttrcan , un Hercule Farnèse du inusée Campana, un Faune vidant une outre par II. Rutchiel et un Apollon Citharède antique. Dans la 2 e , des œuvres de Rude (p. 213) : l’Amour dominateur du monde, diverses reproductions et un buste de l’artiste par Cabet. Dans la 3 e : Dampl, Diane ; Cabet , l’Année terrible; Schrœder, Œdipe et Antigone ; Larché, la Prairie et le ruisseau ; A. Boucher, la Terre; M. Moreau, la Fileuse; Rude, Retour de chasse; Cabet, Réveil du printemps, et des moulages ou des modèles. Dans la 4 e : Oampt, Mignon; Jloudon , buste de Napoléon (terre cuite); Masseau, étude; Moreau, le Printemps (terre cuite); Harpe, Jaguar et lièvre. Dans la 5 e , reconstitution du puits de Moïse (p. 221) et moulage des différentes parties ; trois retables en pierre sculptée. — C’est dans la 5 e salle que donuent les cuisines du palais ducal, de 1445, dont on remarque les six cheminées, la cheminée ventilateur du milieu et la voûte en dôme; on y a placé quelques fragments de sculpture et un beau coffre en chêne du xin 1 ' s.
Esc a unit: sculptures, entre autres une République par Coutan ; Victorieuse par Boutellier; bustes, dont un de Prud’hon, par Oarbois.
1 er étage. — I re sallr. : gravures; statuette par B. Biaise, Un berger. — II e sali.K: Collection de Mme Veuve Dècle, une vitrine contenant des objets en porcelaine et bon nombre de petits tableaux, à g.: Beschep , Flore; Ben ave, l’Orage; de Marne, Départ pour le marché; Beschep, Pomone ; Ommeganck , paysage avec animaux; — Cl. Gillot (maître de VVatteau), la Danse : Trinquesse, Offrande à Vénus, Serment à l’Amour ; Malbranche, Canal en Hollande; J. Grimou , portr. de jeune lille; — de Marne, le Coup de vent; Rottenhammer, Danse d’enfants ; Boudewyns, Ville au bord du Rhin;
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T. Uichaud, Deux ports de mer; C. de Baellieur , la Galerie de tableaux; Wildent, la Madeleine; — à dr., tc.fr. du xmt e J., Berger et bergère. Beau meuble en bois sculpté.
III e -VI e salles, * collection Trimolet, léguée à la ville en 1878 et comprenant surtout de magnifiques meubles anciens, des tableaux et dessins de maîtres, des miniatures, des émaux, des bas-reliefs en ivoire, en argent, en bronze et en bois, des bijoux, des vases, des faïences, des œuvres d'art chinoises, etc. — Salle III: dessins, estampes, antiquités, porcelaines, faïences et beaux meubles. — Salle IV : magnifique collection de tableaux, meubles, ivoires, émaux, faïenees et armes. Tableaux: à g., 77, Verelst, portr. de femme; 37, école romaine (?), Vierge; 52, Holbein le J. (?), portr. de femme; 3, Bonifacio , Vierge; 63, Neitcher (V), portr. d’un bourgmestre; 27, A. del Verroechio (?), Vierge; 31, école ombrienne , Ste Famille; 18. C. da Sesto (?), Vierge; 57 (entre 2 fenêtres), école de Memling , Vierge; 32, école romaine (?. Lotto), Ste Famille; 49, B. van der liehl (?), portr. d’homme; 29, école italienne , le Christ aux liens; 71, Rubens, portr. d’Isab. Brant, sa première femme; 11, éc. ital. du xri°s., Ste F’ainille; 74, J. van Schuppen, portr. de femme; 14, le Francia (Raibolini), la Vierge et l'Enfant; 6, Gaudeneio Ferrari, l’Assomption de la Vierge; 7, le Ghirlandajo. Couronnement de la Vierge. — Bustes des donateurs, par F. Dameron. — Dans les vitrines, on remarquera particulièrement les objets de celle du milieu du côté g. : émaux translucides, plaque d'or au repoussé et émaillée, agrafes de chapes, bijoux. Les n°‘ *1409, *1410 et 1411, en or ciselé, repoussé et émaillé, sont des enseignes ou ornements de chapeaux, ouvrages italiens du xvi e s., les deux premiers attribués à Reuv. Cellini ou k Ambr. Foppa, dit Caradosso. Dans la grande vitrine au mur de dr., 1088, une magnifique aiguière d'après Briot, émaillée par Bern . Palissy; 328, 337, statuettes en ivoire, des xm e et xiv e s.; plus loin, 1375-1378, quatre plaques en argent ciselé et repoussé, travail flamand du xvn e s. ; des émaux de Limoges (surtout 1304 et as., et 1286); 1603, une tapisserie des Flandres, du xvi e s. — Salle V, suite des meubles, bijouterie et verrerie fine. Tableaux: 26, le Garofalo, la Vierge et l’Enfant; 95, Greuze, tète d'expression; 57, éc. de II. Memling , la Vierge et l'Enfant; 103, Vanloo, portr. d'homme; 89, Ctouet (?), Elisabeth d’Autriche, femme de Charles IX; 25, Solimena, l’Assomption; 39, Asselyn, paysage d’Italie; 13, le Bassan, Adoration des bergers; 80, Phil. Wouwerman, Retour de la chasse; 24, Solimena, Mort de 8t Joseph; — 65, J. van Oost, Jeune homme; 113, II. Rigand, portr. d’homme; 54, J. Kobell, paysage; 59, Moreelse , Dame flamande; 62, C. Dolei, Pietà; 28, école de Léon, de Vinci, la Vierge et l’Enfant; 60, A. Mytens, portr. de jeune homme; 58, A. de Moor, portr. d’homme; 12, J. Romain (?), Jeune femme; — • 85, Navaretto, Ste Famille; 1, Fra Barlolomeo (?), id. ; 19, Solario, id. ; 50, van der Heyden (?), vue prise à Rotterdam; 9, ifazzolini, le Christ au roseau; 2, Btllini (?), la Vierge et l’Enfant. — Salle VI, suite des meubles. Tableaux: 53, t>an Huchtenburgh, Bataille; 40, Btrchein (?), paysage et animaux; 55, Koekkoek, Efiet d’hiver; 93, G. Dughel, paysage; 76, Teniers le J., Vision de St Jérôme; 101, Lancret, Scène dans un parc; — 75, Teniers le V., Effet de neige; 87, F. Boucher, sujet allégorique; 41, J. Both, paysage d'Italie; 15, le Guide (Reni) , Triomphe de Vénus; 108, Nonnotte, portr. de femme; — 128, Vestier, portr. de Voltaire; 79, Ph. Woutcerman , Départ pour la chasse; 42, Cuyp, paysage; 66, G. de Foorter, Jugement d’une sorcière; 98, Guérin, Anacréon. Dans les vitrines, des médaillons, le 314, près de l’entrée, un portrait de Pascal à 17 ans (1654); ivoires, eotl'rets, statuettes.
VII e salle, plutôt un passage: estampes, photographies de tapisseries.
Les salles VIII et IX doivent être réunies pour former une grande galerie de 25 m. de long, éclairée par en haut.
VIII e salle, collection Detosge: tableaux et dessins de Fr. Devosge (p. 139), fondateur de l’école des Beaux-Arts et du musée de Dijon, en 1783; à dr. : 715, Rubens, Ganymède enlevé par l'aigle; 693, Lucatelli, paysage; 695, Af.-J. van Mierevelt (?) , portr. de femme; 701, Prud'hon, portr. de Devosge; dessins de Prud’hon.
IX e salle: à g. et à dr., 10-12, P. de Coidone ( Berrettini), l’Enlèvement des Babines, la Réconciliation de Laban et de Jacob, Laban cherchant
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Musée.
ses idoles, copies; 168 (l re fen. à dr.), d’apr. Ifetseher, Vertumne et Pomone ou la Curiosité nuisible: 75, à la fen. du côté de l’entrée, le Dominiquin , Judith, et encore quantité de copies Derrière, à g., 465, Butée, Mort de Coligny (même sujet de cet artiste au Louvre). Au milieu, des objets d'art et des curiosités: 1370, pendule de Boule, avec la Nuit et le Jour d’après Michel-Ange; 1466, l’Ancien et le Nouveau Testament, bas-relief d’argent rehaussé d’or. Bronzes, plâtres et terres cuites.
X e salle: sculptures, la plupart d’après l’antique; *1075, 1076, Rude, Hébé jouant avec l’aigle de Jupiter, buste de Devosge; à dr., 1029, 1027, Jouffroy, la Rêverie, la Désillusion ; 1022 , Girard, le Vendangeur (bronze); 1056, M. Moreau, la Fée. des fleurs (bronze). Plafond par l’rud'hon, la Bourgogne dominant la Mort et le Temps et entourée des Vertus et des Beaux-Arts, d’après le tableau de P. de Cortone, au palais Barberinl, à Rome.
XI e salle: dessins de maîtres anciens, donnés par His de la Salle.
XII e salle: tableaux secondaires de l’école française: Gervex , l re Communion à la Trinité; s. n°, Manet, copie du portr. du Tintoret par lui-même; 271, Debay , Faune et panthère; 214, Allegrain, paysage; s. n“,ine., portr. du président Jeannin (p. 319). Au milieu, des sculptures : le Réveil de la source, par P. Gasq ; Cléopâtre se donnant la mort, par B. Biaise.
XIII e salle ou palier en haut de l’escalier par où l’on entrait autrefois, quelques sculptures, entre autres un moulage de la tête de Vercingétorix par Millet (p. 210); s. n°, Mottez , Phryné devant l’Aréopage; 396, B. Maston, Bataille de Trasimène; 1433, tombe du xv e s.; Travaux, David vainqueur (plâtre).
XIV e salle: dessins modernes, surtout de Puvis de Chavannes ■ estampes; pastels, dont deux de Rotalba Carrier a (19, 20) et quatre de Quentin de La Tour: 360, portr. d’un chanoine; 361, homme en bonnet de nuit; 362, son portrait; 363, portr. d’Horace Vernet; retable en pierre du xvi e s. et des tableaux de primitifs, surtout flamands.
XV e salle, l’anc. ‘salle des Gardes du palais des ducs de Bourgogne, avec une *eheminée de 1503. On y admire surtout les **tombeaux de Philippe le Hardi et de Jean sam Peur, érigés d’abord dans l’oratoire des ducs à la chartreuse de Champmol (p. 221), en partie détruits à la Révolution et habilement restaurés depuis. Celui de Philippe le Hardi, le second, fut exéeuté depuis 1404, par Claut Bluter et son neveu Cl. de Werve. Il est en marbre noir, rehaussé de peintures et de dorures. Sur le sarcophage est couchée la statue du duc, dont les pieds reposent sur un lion et la tête sur un coussin entre deux anges aux ailes déployées, soutenant son casque. Tout autour du monument règne une sorte de cloître en marbre blanc aux arcades ogivales, garnies de 40 statuettes de personnages de la cour de Bourgogne et de religieux, dont on a toujours admiré l’expression et les draperies. — Le tombeau de Jean sans Peur ressemble beaucoup à celui de son père, dont il diffère surtout en ce qu’il y a dessus une seconde statue, celle de la duchesse Marguerite de Bavière. Ce tombeau, étant moins ancien d’env. un demi-siècle, est encore plus richement ouvragé que l’autre. Il est l’oeuvre de Jehan de la Huerta dit d'Arroca et A'Ant. le Moiturier. — Parmi les autres ouvrages d’art très remarquables de celte salle, il faut citer, de g. à dr., à partir de la porte: 442, Hic. Quentin (in. 1636), Adoration des bergers; *1420, deux retables goth. en bois doré, dits chapelles portatives des ducs de Bourgogne, sculptés par Jac. de Baerze et peints par Melch. Broderlam, en 1391, par ordre de Philippe le Hardi, pour l’oratoire de la chartreuse de Champmol ; une porte, sculptée par U. Bambin; 1434, un haut relief colorié du xm e s., de l’anc. chapelle du palais; *1421, retable de l’abbaye de Clairvaux, cinq tableaux; 1454, fragments de retable du xv e s. Dans une vitrine entre les deux tombeaux : 1467, couronne donnée comme provenant du tombeau de Marguerite de Bavière ; coupe de St Bernard, du xn e s. ; boites en ivoire des xui e et xv e s.; crosse de St Robert, du xi e s. ; armes. A la suite, 1445, tapisserie du xvi e s., Dijon assiégé par les Suisses en 1513; statue d’A. de Fontette (xvi e s.); 1438, statue de St Genêt (xvi e s.) ; éc. vénit., la Vierge et les saints (xvi e s.) ; 482, de Trop, Jésus devant Pilate. Devant la cheminée, 1439, le Baptême de Jésus et la Prédication de St Jean, reliefs en ronde bosse, de 1520. Kn
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Musée.
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revenant, 206, é c . ail., triptyque; 506, 506, portr. de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, dues de Bourgogne; 1(145, Lemoyne , modèle d’un mausolée de Cre'billon qui n’a pas e'té exécuté; 81, te. ital. du x tir* s., tableau à cinq compartiments; 503, 507, 508, portr. d’Isabelle de Portugal, femme de Philippe le Bon et mère de Charles le Téméraire. — 965, Bridan, statue de Bossuet. Bustes divers.
XVI e sallk, galerie de peinture. A dr. : petits tableaux hollandais; 113, C. Engtlbrechl (copie d’après le tableau d’Etienne Lochner à la cathédrale de Cologne), l'Annonciation; 413, l Vattier , portr. de Marie Leczinska; 263, Ant. Coypel , Sacrifice de Jepbté; 267, Noël Coypel, Apollon couronné par la Victoire; 347 et 348 (plus loin), Lallemand (de Dijon), paysages; 247, Chardin , portr. de Hameau; 421, Parroeel, Une bataille; 135, J. tan Iloeck , Martyre de Ste Marie de Cordoue; s. n°, Rigaud , portr. de Poutcbartrain ; 94, F. Bol , les Cinq sens; 133, F. liais , Enfant riant; 250, J. Clouet , portr. de femme; 433, Prud'hon , portrait; 252, Colson (de Dijon), Jeune lille endormie; 541, inconnu , portr. de Charles le Téméraire; s, n°, Largillière, portr. de Bouhier (v. p. 220); *74, le Dotniniquin , St Jérôme, un des plus beaux tableaux du musée; s. n°, Lethière, d’apr. Kibera, Déposition de croix; *18, Ann. Carrache, la Chananéenne; *38, *40, le Bassan , Noé fait entrer les animaux dans l’arche, les Disciples d'EmmaUs; 136, M. d' Monde koeter (?), Eperviers, coqs et poules; 151, van der Meulen (?), le Siège de Besançon en 1674; s. n", Revel, portr. de l'abbé Palliot; 49, le Tintoret , l'Assomption; 91, D. van Bergen , paysage et animaux; lo9, 7Vni«ri le J ., Intérieur de tabagie; 163, école de Rubens , la Vierge présente l'enfant Jésus à St François d’Assise; 152, van der Meulen (7), le Siège de Lille en 1667; 215, Allegrain, paysage ; — 104, Phil. de Champaigne, la Présentation. — Autre côté, en retournant vers l’entrée: s.n ü , Lenain, Vieillard se chauffant ; 420, Oudry , Poissons et canards ; 134, Heine , Femme endormie ; 30, Bern. Luini, l’Enfant Jésus debout sur les genoux de sa mère; 432, Prud'hon , portr. d'homme; 407, Mignard , portr. d’un peintre; 452, Rigaud , portr. du sculpteur Girardon ; 71, école du Pérugin , la Vierge et l’Enfant; 91, van Bergen , paysage et animaux; 89, van Balen, l’Annonciation (sur cuiv.); 14, école de P. Véronise , la Vierge entourée de la gloire céleste; *13, P. Véronlse , Moïse sauvé des eaux; 108, G. de Crayer , les Apprêts de la sépulture; 120, Franck, Thomyris ou Hérodiade; 431, Prud'hon, portr. d’homme; 1, l'Albane, Ste Famille; 107, O. de Crayer , l’Assomption; 165, école de Rubens, Entrée de Jésus à Jérusalem; 296, Gagneraux (de Dijon; m. 1795), Bataille de Senef; 180, Phil. Wouwerman, Départ pour la chasse; 187, 188 (petits; en bas), P. Wouaerman, Halte de voyageurs. Halte de chasse; *42, le Guide, Adam et Eve; 65, Stroezi, Ste Cécile; 238, L. de Boultongne, Baptême de St Augustin; *150, II. Memling ou plutôt le tnailre de Flémalle, Adoration des bergers; 29, Lan/ranchi, St Pierre repentant; 297, Gagneraux, Passage du Khin sous les ordres de Condé; 181. Ph. Wouverman , un Campement; 384, Carie Vanloo, Condamnation de St Denis; 439, N. Quentin (de Dijon, xvn e s.), la Circoncision; s. n°, Tocqué , portr. d'homme; 455, H. Rigaud, portr. du président Berbisey ; — 456, 457, H. Robert, Temple antique, Ecurie sous une voûte; 39, le Bassan, la Flagellation; 370, Ch. Lebrun, Christ en croix; 38G, C. Vanloo , portr. de Louis XV; 103, Brueghel de Velours, Vierge dans une forêt. — Au milieu, Schoenewerk, le Prisonnier dangereux (imrbre); reproduction de la statue couchée d’Anne de Bourgogne (1404-1432), fille de Jean sans Peur.
XVII e sallk: 380, Lenoir, portr. du sculpteur Attirct ; 88, J.d'Arthois, paysage; 9, Battoni, Cléopâtre fait voir à Auguste le buste de César; s. n°, Recel, portraits; 426, N. Poussin, portr. de P. Corneille; s. n°, Lallemand , l’Abreuvoir; 265 (plus loin), Coypel, l’Adoration des bergers.
XVIII e salle: tableaux de valeur secondaire; 331, Jourdy (de Dijon), Thésée reconnu par son père; 352, 351, Lallemand, paysages; 280, Devosge (de Gray; v. p. 139 et 215), Dévouement de Ciumn; 266, Coypel, la Colère d’Achille; — II. Michaud , nature morte; — Trutat, portr. d'homme; — au milieu, antiquités, vases étrusques, et deux marbres, Krigone par Jouffroy et Ariuue par Lesrorné.
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St- Michel.
XIX e salle: 260, J. Courtois, Choe de cavalerie; 402, L. Mélingue , la Levée du siège de Metz en 1553; 101, B. Breemberg, paysage; 5T9, te. angl. du XVIII e s., portr. de vieillard; — 322, Jacquand, le Pérugin chez les moines de Pérouse; 394, Massenot (de Dijon), la Mort emportant un cadavre; vitrine contenant des vases de Sèvres; 305, Glaise, Ksope chez Xanthus; — 458, Ronot, les Ouvriers de la dernière heure; 315, Renner, Byblis changée en source; 379, A. Legros (de Dijon), l’Ex-voto. — Bronzes : la Résistance, par Cabet; la Vigneronne, par if. Moreau.
XX e salle: 313, Ouillaumet, les Femmes du douar; 287, J.-P. Flandrin, vue de Provence; s. n°, Parrot, l’Aurore; — s. n", A. Quillon, Vézelay ; 235, Boulanger, Vive la joie!; 408, Oust. Moreau, le Cantique des cantiques ; 232, W. Bouguereau, le Retour de Tobie ; — 497, Ziegler , les Pasteurs de la bible; 417, A. de Neuville , Au bivouac devant le Bourget; s. n°. Glaise, le Réveil. — Rude, Mercure, le Pécheur napolitain (bronzes); dans des vitrines, petits bronzes, antiquités égyptiennes, ivoires et émaux.
XXI e salle : s. n°, Français , la Source, Son portrait; 226, Bertin, vue de Phoeide; s. n°, Coignard , le Repos du matin; Geoffroy , la Prière des humbles; Panini , Ruines; Boulanger, portr. d’homme; Billotte , vue de Paris; — vitrine contenant des objets en porcelaine de Sèvres (1901).
XXII e salle : s. n°, Lallemand, paysage avec ruines ^ 176-179, M . de Ko.*, Visitation, Circoncision, Adoration des mages, Présentation au temple; 470, R. Tassel, la Présentation; s. n°, Raoux , portr. de Piron; — 371, C'A. Lebrun, Jésus foudroyant les anges rebelles; s. n°, Smebach, Escarmouche dans un bois; 156, P. van Mol, tète de jeune homme; 490, H. Vernet, portr. du maréchal Vaillant; 411, C, Nanteuil, la Lecture de Don Quichotte. — Deux bronzes, 1050, Dalila, par Mercié ; 1058, Ismaèl, par M. Moreau. — Au milieu, vase de Sèvres avec peintures d’après Fragonard.
L’hôtel de ville renferme encore un musée archéologique , indépendant du précédent, qui occupe du même côté trois salles du rez- de -chaussée. Il est public le dim. de 1 h. à 3 h. et visible Les autres jours, en s’adressant au concierge sous l’escalier de la tour voisine. Ce musée renferme une des plus riches collections de monuments romains en pierre du nord-est de la France. Il y a un grand catalogue illustré de 1894 (20 fr.). Conservateur, M. le Dr L. Marchant.
Sur la place Rameau entre l’hôtel de ville et le théâtre se trouve une statue de Rameau (1683-1764), bronze par Guillaume (1876). — Le théâtre est dans le style classique, avec une colonnade sur la place St -Etienne, au S. — A l’E. de cette place, l’anc. église St-Etienne, rebâtie au xvm e s. et transformée en 1897 en Bourse du Commerce (pl. E3). La façade est décorée de deux statues par P. Gasq, l’Agriculture et l’Industrie (1898). Dans le fond, à dr., la caisse d’épargne (1890). La rue Chabot-Charny (n° 18, maison du xvi e s.; pl. 5, 1)4) qui commence à g. mènerait à la place St- Pierre (p. 220). En suivant au contraire la rue des Bons-Enfants à dr. et tournant dans la rue Philippe -Pot, à g., on irait au palais de justice (p. 219). — Un peu au delà de St-Etienne se trouve
St-Michel (pl. E3), église consacrée en 1529, mais dont le plan général, qui rappelle beaucoup St - Bénigne (p. 213) , est du style gothique. La *façade, du style de la Renaissance, passe, probablement à tort, pour avoir été reconstruite à partir de 1529, par Hugues Sambin, de Dijon, élève de Michel -Ange, et pour avoir servi de modèle à l’église St-Eustache de Paris (1532-1637). Elle a trois
Notre-Dame.
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portails avec tympans et voussures en plein cintre à caissons richement sculptés; les deux tours, où figurent quatre ordres de colonnes superposés, se terminent par des balustrades et des lanternes octogones à dôme. Le tympan du portail principal, représentant le Jugement dernier, et quelques autres détails sont sans doute de Sambin. Il y a au transept de petits portails du style flamboyant. L’intérieur de l’église est simple. On y remarque une statue de St Yves, par J. Dubois, dans la l re cliap. de dr.; une fresque attribuée à Fréminet, dans la 3 e de g.; un retable dans le crois, droit, l’Adoration des mages, avec un bel encadrement de la Renaissance.
De la place St-Michel on prendra la rue Vannerie, puis à g. la rue Jeannin. Ce quartier a encore de vieilles maisons curieuses (rue Vannerie, 66, jolie tourelle ; rue Chaudronnerie, 28, maison des Cariatides, pl. 6, E3); la rue Jeannin se continue par la rue Notre-Dame, où l’on voit au n° 8 l'hôtel Vogué {pl. 7, D3), de la Renaissance, avec une jolie façade donnant sur le jardin; au rez-dechaussée on peut visiter une grande salie qui a un riche plafond et une magnifique cheminée de 1616.
■“Notre-Dame (pl. D3) est une église fort originale du xm e s. dans le style ogival bourguignon. La façade, restaurée dernièrement, en est la partie la plus curieuse. Elle présente, au-dessus d’un triple porche fort élégant, deux étages d’arcatures formant galerie et rappelle les églises de Pise et de Lucques. Les intervalles en sont remplis par des frises richement sculptées. Il y a à chaque étage 17 ^statuette s fort curieuses, posées en gargouilles, aux figures et aux attitudes les plus variées. Dans le haut, à dr., une horloge prise à Courtrai et donnée par Phil. le Hardi, en 1383, mais qui ne fonctionne plus. Elle est attribuée au mécanicien flamand Jacques Marc, d’où le nom de «jaquemart» donné au personnage qui sonne les heures aux horloges de ce genre, ici avec femme et enfant. Sur la croisée, une tour moderne surmontée d’une flèche de 80 m. et flanquée de quatre tourelles rondes. Deux tourelles du même genre s’élèvent aux extrémités du transept.
I.'intérieur est à trois nefs, sans déambulatoire, comme à St-Bénigne. Sauf au transept, il y a des colonnes au lieu de piliers, les chapiteaux portant des colonnettes qui soutiennent les retombées des voûtes de la grande nef. La même nef a un beau triforium et au-dessus règne une galerie, devant les fenêtres, qui sont assez petites. Le choeur présente trois étages de fenêtres, le deuxième, au triforium, composé de fenêtres rondes, et de belles arcatures à colonnettes. Le transept n’a pas de portails, mais cinq fenêtres au-dessous de la rosace. La croisée forme lanterne avec une galerie intérieure à colonnettes. 11 y a un beau reste de fresque dans le croisillon de gauche et un autre, moins bien conservé, au bas du collatéral du même coté.
On retourne maintenant à la place d’Armes et on la traverse pour prendre, à g., la rue du Palais, qui mène près de là au palais de justice (pl. D4), jadis le siège du parlement de Bourgogne. Il est du xvi e s., de l’architecte H. Sambin et a une petite façade renaissance, avec porche.
220 III. II. 4fi. DIJON. Bibliothèque.
A l'intérieur (entrée au n°8 à <lr.) ou visite: la grande et belle salle des pas-perdus, qui se termine par une petite chapelle; la cour d’assises, qui a un plafond en bois sculpté de l’époque Louis XIV ; la «Chambre dorée», ancienne salle du parlement, maintenant la Chambre civile, ornée d’un beau Christ aux donateurs, avec un plafond en bois sculpté de l’époque Louis XII et des vitraux en grisaille du xvi e s. ; le salon des avocats, qui a un plafond Louis XII et une cheminée Henri II; la bibliothèque, dont le plafond est décoré d’une peinture du xvn e s.; enfin le cabinet du premier président où se voit une très belle tète de Christ du xv u s. , peut-être de Jean de Bruges ou de van Ëyck.
Près de là se voient, au n° 12 de la rue Vauban, Y hôtel du président Bouhier (pl. 3, 1) 4) et surtout, au coin des rues Liégeard et de l’amiral Koussiu, Yhôtel I.eguux de Gerland ou Liégeard, récemment restauré, avec 4 tourelles attribuées à H. Sambin (pl. 4, 1)4).
Derrière le palais de justice se trouvent lYcoZe de droit , avec la bibliothèque de la ville, et une e’role primaire supérieure , cette dernière dans un anc. collège des jésuites, qui a une belle porte et une tour carrée.
De l’école de droit, on peut visiter la salle des thèses qui renferme quelques tableaux: Revel, l’Apparition de Samuel (1694), l’Annonciation (1695); Tussel, le Martyre de St Etienne; Corneille, le Serpent d’airain. — Dans la cour, buste du jurisconsulte Proudhon
I.a bibliothèque de la ville est ouverte tous les jours de 11 h. à 4 b. et, en hiver, sauf le ditn., de 7 h. à 9 h. du soir. Vacances à Pâques et de la ml-aoùt au 20 septembre. Elle compte env. 100000 vol. et 1100 manuscrits, ei elle a un riche cabinet d’estampes et de dessins, etc. Principaux manuscrits: Bible de St-Bénigne, du xi e s.; Bible de St-Ktienne, de 1109; Virgile du xv e s., avec miniatures; St-Oraal du xv e s., avec quantité de miniatures. Parmi les incunables, formant 203 vol., on cite surtout l’Ordonnance de Bourgogne, de 1490, et un recueil des privilèges de l’ordre de Citeaux, de 1491, le premier ouvrage imprimé à Dijon. La collection Marion (72 vol.) et les almanachs royaux sont particulièrement remarquables par leurs reliures.
La rue Chabot-Charny (au n° 71, hôtel de Vergy, occupé par le consulat de Suisse), qui part de la place St-Etienne (p. 218) et passe à g. de l’école, mène à la grande place St-Pierre (pl. DE 5), où il y a un jardin avec un bassin et un beau jet d’eau. De là partent le boulevard Carnot (v. ci-dessous) et le cours du Parc.
Le parc, à 1500 m. de cette place, est une promenade superbe de plus de 33 hect., plantée par Le Nôtre pour les princes de Coudé, gouverneurs de Bourgogne. 11 est bien ombragé et n’a rien d’artificiel. 11 s'étend au S. jusqu’à l’Ouche et au delà se trouve l’ancien château, peu remarquable et propriété particulière. En deçà de la rivière, à l’extrémité de l’avenue principale, un cadran solaire comme à l’église de Brou (p. 276). — Cafés-restaur. à l'entrée.
Le boul. Carnot, long d’env. 800 m., relie la place St-Pierre (v. ci-dessus) à celle du 30 Octobre. Au commencement, à g., une synagogue du style moresque. Sur la seconde place, le beau