DOLE
De Paris
ment les noms de rue Thiers, rue Grande et rue du Jura, traverse la ville dans toute sa longueur. La rue de l’Hôpital, à dr., conduit à l'hôpital, vaste construction du xvii® s., derrière lequel se trouve l’ancien château fort , de la Renaissance, transformé en caserne.
La rue Grande aboutit plus loin à g. à la rue de la Paix qui débouche sur la place d’Armes, où s’élève l 'église Notre-Dame , bel édifice goth. du xiv e s., avec un beau *porche du xvi e s., présentant 22 statues de prophètes dans des niches richement sculptées et flanqué de deux tours, dont celle de g. inachevée. Aux tympans du portail principal sous le porche, trois bas-reliefs, l'Annonciation, le Baptême et la Naissance du Christ. Il y a encore une flèche très élancée sur le transept , dont la base est d’une église romane antérieure. Aux contreforts extérieurs de la nef, 12 statues d’apôtres. L’intérieur offre la disposition du style bourguignon (v. p. 21B et 219): il y a un beau triforium surmonté de petites fenêtres. Au bras dr. du transept, une pierre tombale double de 1400.
Sur la place d’Armes s’élève une statue de Napole’on I er , avec bas-reliefs, en bronze, par Jouffroy (1856), rappelant que Bonaparte fut en garnison à Auxonne en 1788 et 1789. L'hôtel de ville, qu’elle précède, est une construction du style de la Renaissance, en briques et pierre, dont la façade a été restaurée au xix e 8.
Auxonne possède une bibliothèque, au-dessus du passage Xavier- Girault, rue Grande, 72, et un petit musée, ouvert seulement les jeudi et dim. de 1 à 3 h., dans le bâtiment de la salle d’asile, à dr. de la rue Thiers.
Il ne reste plus des anc. fortifications de la ville qu’un rempart assez pittoresque sur le bord de la Saône (à dr. du pont en venant), et deux portes, la porte Comté, au bout de la rue du Jura, et la porte Nationale, derrière les casernes, au bout de la rue Carnot, qui prend à g. de l'église. A côté de la porte Nationale, la vieille tour du Cygne, reste d’un autre château fort.
D’Auxonne à Cray (37 kil.), v. p. 139.
D’Auxonhe a Chalon - suk - Saône: 06 kil. ; 2 h. 10 à 2 h. 35; 7 fr. 40, 5 fr., 3 fr. 30. On suit d’abord la ligne de Dijon jusqu’au delà de Villersles-Pots (p. 223). — 14 kil. (4 e st.) Si-Jean-de-Losne (p. 223). Puis (22 kil.) l'agny et (28 kil.) Seurre (p, 223), encore sur la ligne de St-Amonr, et (48 kil.) Aller ey , sur celle de Dole à Chaguv (p. 226). — 50 kil. Cergy, sur la rive dr. de la Saône et relié à Verjux, sur l’autre rive, par un beau pont dû à la munificence de feu Mme Boucicaut (m. 1887), anc. propriétaire des magasins du Bon-Marché à Paris, originaire de cette commune. Ceux à qui elle a distribué son immense fortune lui ont érigé près de là un grand monument, par Boileau et Perrey, dans le genre de celui de Gambetta à Paris. — 66 kil. Chalon-sur-Saône (p. 249).
On traverse ensuite la Saône. — 358 kil. Champvans-lès-Dôle. — Tunnel dans le Mont-Roland (350 m. ; belle vue), ainsi nommé d’un anc. couvent dont la fondation est attribuée au paladin Roland. Plus loin, à dr., la ligne de Chagny (p. 226).
362 kil. Dble. — Petit buffet. — Hôtels: de Lyon, place Jules-Grévy (25 eh. de 2 à 5 fr., rep. 75 c. ou 1 fr., 2.50 et 3, p. dep. 8, om. 50 c.) ; de Genève, près de l’église (eh. 2 fr. 50, rep. I, 2.50 et 3, p. 8); de la Gare. — Poste et télégraphe, Grande-Rue, 41. — Banques : B. de France, avenue de
à Besancon. DOLE. III. II. 47. 225
la Gare, 7; Comptoir d' Escompte, rue du Collège, 10; Société Générale, rue Mont -Roland, 21.
Dole (217 m.), à dr. de la voie, est une vieille et curieuse ville industrielle de 14627 hab. et un cbef-lieu d’arr. du Jura, dans un joli site, sur le Doubs et le canal du Rhône au Rhin (p. 185).
Dole fut très attachée à la maison de Bourgogne , et elle opposa en 1479 une résistance désespérée aux troupes de Louis XI, qui l’avait annexée après la mort du dernier duc, Charles le Téméraire (1477). A l’Autriche, puis à l'Espagne, par suite du mariage de Marie de Bourgogne, fille de Charles, avec l’archiduc Maximilien, elle fut promise à Louis XIV, avec la Franche-Comté, comme dot de Marie - Thérèse , mais le roi dut la prendre de force en 1668 et 1674, et l'annexion ne fut définitive qu'au traité de Nimègue, en 1678. Dole perdit alors le titre de capitale de la Franche-Comté, qu’elle avait depuis 1274 et qui passa à Besançon, avec le parlement et l’université. Les Allemands durent la bombarder en 1871 pour s’en emparer, après en avoir été repoussés par les gardes nationaux.
Au sortir de la gare, on tourne à g. (plus loin, le long de la voie, le petit monument de la Défense du 21 janvier 1871), puis à dr. par la belle avenue de la Gare, au bout de laquelle on aperçoit la grosse tour carrée de Notre-Dame, vers laquelle on se dirige en laissant à dr. la rue du Collège (p. 226) et en traversant un peu en deçà de l'église la rue de Besançon , dont il sera question ci - après.
Notre-Dame, sur la place Nationale , est une église gotli. du xvi e s., à trois nefs, à court transept, sans déambulatoire et avec une grosse tour massive de 73 m. supportée par un large porche. Elle a quelques œuvres d’art: beaux vitraux modernes, grand buffet d’orgue avec boiseries sculptées, stalles et tableaux, la plupart des copies, une Vierge de l’école italienne près du portail latéral de droite. — Au dehors, du côté N., une vieille fontaine , où il y avait jadis une statue de Louis XVI, que remplace depuis 1883 une statue de la Paix, par Aizelin.
Sur la même place, Yhùtel de ville, anc. hôtel du Parlement, avec une tourelle octogone terminée par une échauguette carrée.
Revenu à la rue de Besançon, on la suivra à dr. jusqu’à la place Grévy, où est le monument de Grévy, par Falguière (1893), une statue de l’anc. président de la République (v. p. 227) et, sur le devant, une statue de la France, lui rendant hommage. Là commence l’ancien cours, décoré de 4 statues en pierre par Bouchardon, et qui forme une belle petite promenade d’où l’on a une jolie vue. Dans le bas se voient le canal, la promenade du Pasquier et, au delà, la ligne de Poligny (p. 227), avec un pont de fer à droite. Sur le cours s’élève le monument de Pasteur (1822-1890), inauguré en 1902, œuvre du sculpteur Cariés; il comprend une statue de l’illustre savant né à Dole, sur un socle cylindrique au pied duquel se trouvent les figures de la Gloire et de l’Humanité.
On reprendra la rue de Besançon jusqu’au carrefour, centre de la ville, où aboutit la rue des Arènes (v. p. 226) et où commence la Grande-Rue, que l’on descendra à g. jusqu’au canal et au grand pont sur le Doubs. De là, la ville a un aspect des plus pittoresques.
Bædeker. N.-E. de la Franee. 7 e édit. 15