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MACON

à Lyon.

leine, du style de transition. Tournus a conservé de nombreuses vieilles maisons.

Une ligne à voie étroite doit relier Tournus à Louhans (p. 223).

103 kil. Uchizy-Chardonnay. — 108 kil. Pont- de- Vaux- Fleurville. Punt-de-Vaux (p. 273) se trouve à 5 kil. à l’E. (tramw. à vap. 9 à 10 fois par jour). — 115 kil. Se'nozan.

125 kil. Mâcon. — Hôtels : de l'Europe é d' Angleterre , quai du Nord ; det Champs- Elysées, place de la Barre (ch. t. c. 2 fr. 60 à 10, rep. 1.50, 3 et 4, oui. 60c.); du Sauvage , au pont; de France <t des Etrangers , avec restaur. , à la sorlie de la gare. — Buffet à la gare. — Cafés , quai du Midi. — Poste et télégraphe, derrière l’église St-Pierre, près du lycée.

— Basques: B. de France , rue Victor-Hugo, 6; Crédit Lyonnais , rue de la Barre, au coin de la rue Guichenon; Société Générale , rue Lamartine, 17.

— Bains du Centre, rue Guichenon, 3, entre la poste et la rue de la Barre.

Mâcon est une ville de 18928 hab., le chef-lieu du dép. de Saôneet-Loire , sur la rive dr. de la Saône.

Ville importante desEduens(Matisco), elle déchut sous l’empire romain, fut ravagée par tous les peuples barbares et assiégée aussi maintes fois plus tard, jusqu'au xm e s. Elle passa alors au roi de France, Charles V, fut encore séparée à diverses reprises du domaine royal et définitivement annexée par Louis XL Elle eut aussi à souffrir, de 1559 à 1567, des luttes entre les catholiques et les protestants, qui en furent maîtres tour à tour. Aujourd’hui, c’est une ville industrielle et commerçante, mais assez pauvre en curiosités.

En sortant de la cour de la gare, on a à g. la me Victor-Hugo, qui mène à la place de la Barre, d’où la rue du même nom descend à dr. vers le pont, et en face la rue Gambetta, qui conduit directement au quai du Sud, transformé en promenade. Ce quai est décoré d’une statue de Lamartine, né à Mâcon en 1790, bronze par Falguière (1878). La Saône est traversée plus loin, au bas de la rue de la Barre, par un vieux pont à 12 arches, qui conduit au faubourg St-Laurent. Près de la statue est un assez beau corps de bâtiment, en partie du xvm e s., comprenant l'hôtel de ville, avec le lhe'âtre, la bibliothèque et le muse'e.

Dans la cour de l’hôtel de ville, Timon le Misanthrope, statue en bronze par Captier.

La bibliothèque, ouverte tous les soirs de 7 h. à 10 h. sauf les jeudi et dim. et pendant les vacances, compte env. 22000 vol. et 150 manuscrits.

Le muse'e est public le dim. de 2 h. à 4 h. et visible les autres jours. Il n’y a pas de catalogue. Conservateur, M. Pillard.

Il y a 8 salles, une au rez-de-chaussée, contenant des sculptures, des plâtres et des antiquités, et 7 au premier, dont 3 consacrées à l’histoire naturelle, les autres aux dessins, gravures et peintures. Tout d'abord, à g. du palier, se trouvent les 2 salles de la collection Ronot , contenant des tableaux, surtout la Bohémienne par A. Coypel et deux portr. d’évêques par Greuze et de Troy ; belles faïences. — A g. des collections d’histoire naturelle, salle contenant des dessins et gravures et quelques tableaux: van Helmont , un Marché; N. Afaas, Apparition de l’ange aux bergers; Jeaurat, Scène champêtre (1762); Ch. Lebrun, Muclus Scévola: G. de Lairesse. Danse d’enfants; au milieu: des antiquités diverses; la Vocation, bronze par Roubaud ; Hébé, plâtre par Captier, et un buste de Lamartine, par *Brian. — A l’extrémité opposée, grande salle de peinture, de dr. à g.: "Èernard , vue d’Italie; Courtat, Odalisque; — Chambellan , les Saltim-

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banques ; Guillou, Ve'zelay ; Appian , les Marais de Russillon; St-Cyr-Uiriez, Solitude; Chinireuil, les Ruines; Desporte s, fruits; Decaisne, Lamartine; Jtallemagne , Soleil couchant; -Chambellan , Récolte des foins; P. Dupuis, l'Orage; — à dr., la galerie locale, avec des gravures; — Duez, le Soir; — Tirpenne, le Château de St-Point (v. p. 336)-; Bussitre, Hélène; Larouze, le Soir; A. Durai, l'Annonciation; Larouze, le Calme; A. Scheffer, Charles IX et Catherine de Médicis; Courbet, Bords d'une rivière; Baudouin, les Oies du Capitole.

V église St-Pierre, derrière l'hôtel de ville, est un grand édifice du style roman bourguignon, construit en 1866, à trois nefs, avec transept, déambulatoire, chapelles latérales et tribunes au-dessus des bas côtés et du pourtour. L’ensemble est un peu massif. La nef a des piliers ronds trapus, avec de beaux chapiteaux, d’où partent des colonnettes soutenant les retombées de la voûte. Les chapelles sont décorées de peintures. Dans le bras dr. du transept se voit une épitaphe dans un encadrement, de 1649.

La rue Carnot, à dr. de la place St-Pierre, puis la rue Dombey amènent à la place de l’Herberie, où se voit, au coin de g., une curieuse maison en bois. Près de là, au n° 21 de la rue Sigorgne, le bel hôtel de Sénteé, auj. siège de l’académie de Mâcon. En continuant par la rue Dombey et en prenant un peu plus haut dans la rue Philibert-Laguiche la rueSt-Vincent, on voit, derrière les halles, les restes de l’ancienne cathédrale St- Vincent, la façade, avec le narthex et les tours, des xm e -xv e s. L’une de ces tours a encore une partie de sa flèche et de belles sculptures. Le narthex sert de chapelle. L’entrée est du côté des halles, où il y a une clôture formée avec de belles colonnettes de l’église, et où sont réunis quelques débris de sculptures. On ne peut visiter que le dimanche. On remarquera dans la chapelle, en se retournant, le tympan de l’ancien portail. — On montera à dr. de la place St- Vincent par la rue Dinet, puis on prendra la rue de la Préfecture, qui contourne à dr. les bâtiments de la préfecture, reconstruits en 1866, et les Archives. Vers le haut, à g., la rue des Ursulines, où se voit au n° 19 la maison natale de Lamartine et presque en face le portail de l’anc. chapelle du couvent des Ursulines (auj* magasin). La rue de la Préfecture laisse à dr. le palais de justice et aboutit à la place d’Armes, où se trouve la nouvelle église St- Vincent, du style classique, avec des vitraux modernes. En face, les vastes bâtiments do V Hôtel-Dieu. — La rue Mathieu conduit de là à la place de la Barre, d’où la rue Victor-Hugo ramène à la gare.

C’est à env. 4 kil. en amont de Mâcon, à Vile de la Palme, que les Helvètes furent défaits, l'an 61 av. J.-C., par Jules César, lorsqu’ils traversaient la Saône, au nombre de 368000, pour s’établir dans la Gaule.

Tramw. à vai\ de Mâcon à Fleurville (36 kil.; p. 253), en 2 h. env., pour 3 fr. 70 et 2 fr. 20. Départ de la gare de P.-L.-M., et arrêt à la place de la Barre.

Bateaux «parisiens» sur la Saône (v. p. 251); départ pour Chalon les lundi, mercr. et vendr. à 1 h. 30 du soir, pour Lyon les mardi, jeudi et sam. à 11 h. 30 du matin. Prix: dans les deux directions 3 fr. et 2 fr. (5 fr. et 3 fr. aller et retour).

De Mâcon à Genève, v. R. 55; à Cluny (24 kil.) et Moulins, R. 60; à Lyon en bat. à vap., v. ei-dessus.

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