ST -AMOUR
encore habité. On descend ensuite dans la vallée du Suran. — 28 kil. Uigny , qui eut uu prieuré important au xv e s., dont il reste l’église. — 35 kil. St-JuBen-sur-Sura» {hôt. du Midi ou Dauvergne), petit bourg, qui a eu un château fort, remplacé par un château moderne, sur une hauteur escarpée. Commerce de mulets. — La route va jusqu’à la stat. de Simandre (20 kil.; p. 277). D’autres mènent au N. -O. à St- Amour (18 kil. ; v. ci-dessous) et à l’E. à Arinthod (15 kil.; p. 273).
La ligne contourne plus loin le Montciel et laisse à dr. l'embranchement en construction de St-Jean-de-Losne (p. 223), puis celui de Chalon. — 96 kil. Gevingey, avec un château du xvn u s. — 100 kil. Ste-Agnès. — 105 kil. Beaufort, avec les ruines d’un château du xn e s. — 111 kil. Cousance.
115 kil. C'uiseaux, toute petite ville à l / t d’h. à g., dominée par des rochers pittoresques. Ce fut une place forte assez importante, à l’extrémité S.-E. de la Bourgogne, et elle a été souvent brûlée et saccagée dans les guerres des xv e -xvn e s. Son église a de curieuses stalles du xv e s. Plus loin, à dr., la ligne de Dijon à St-Amour.
124 kil. St-Amour (hôt. du Commerce), ville ancienne de 2109 hab. à 5 min. à g. Elle doit son nom à St Amator, martyr de la légion thébaine. C’est la patrie du célèbre docteur en Sorbonne Guillaume de St-Amour (m. 1272). Cette ville a été aussi plusieurs fois prise et saccagée aux xv e -xvn e s.
Ligne de Dijon , v. p. 223-222.
130 kil. Coligny (1669 hab.), vieille ville de la Bresse, à */< d’h. à g., patrie du célèbre amiral tué à la St -Barthélemy, le 24 août 1572. On y a découvert en 1898 un précieux calendrier gaulois. — 137 kil. Moulin- des -Ponts. — 142 kil. St -Etienne -du -Bois. On traverse ensuite la Reyssouze et rejoint à dr. les lignes de Mâcon et de Chalon-sur-Saône.
154 kil. Bourg (p. 273). Suito du trajet par Ambrrieu, v. p.277. De là à Lyon, p. 337.
B. Par Bourg et la Bombes.
213 kil. Cette ligne aboutissant à Lyon & la gare de la Croix-Rousse (p. 201), il n’y a que les trains directs qui aillent immédiatement à celle de Perruche. Trajet direct en 4 h. 56 et 5 h. 46. Prix : 23 fr. 95, 16 fr. 20, 10 fr. 60.
Jusqu’à Bourg (154 kil.), v. ci-dessus. La ligue de la Dombes laisse à g. celles d’Ambérieu et de Nantua-Bellegarde, pour prendre au S. -O. par le plateau marécageux de l’anc. principauté de Dombes, qui eut pour capitale Trévoux (p. 255).
La Dombes est un pays d’étangs et de marais, qui comptait encore cnv. 2000 étangs au milieu du xix e s., couvrant une superficie de plus de 19000 hectares. Elle a pour sol une couche de terre assez mince recouvrant un conglomérat de cailloux roulés, provenant des Alpes, sur lequel les eaux restent stagnantes. Cependant la plupart de ses étangs sont artificiels et datent du moyen âge. La population ayant beaucoup diminué, par suite des guerres féodales, et avec elle la culture du aol, les ruisseaux se sont obstrués. Les paysans prirent dès lors l’habitude d’inonder leurs terres pour un temps, au moyen de digues, et de les vider ensuite, pour en vendre le poisson et les remettre en culture. On a beaucoup travaillé de nos jours au dessèchement et à l’assainissement des étangs marécageux, spécialement sur le parcours du chemin de fer, oh il