COSNE
sur la vallée. On remarque maintenant dans les pâturages un bétail blanc fort estimé, propre au Nivernais. — 191 kil. Myennes.
196 kil. Cosne (148 m.; hôt. : du Grand-Cerf, me St-Jacques, 43; de l’ Etoile, rue St-Père, 52; poste et tel., rue du 14 Juillet, 5), ville ancienne, mais peu intéressante, de 8582 hab., chef-lieu d’arr. de la Nièvre, sur la rive dr. de la Loire, qu’y traverse un double pont suspendu. La rue du 14 Juillet, qui part de la gare, aboutit à la place de la République, d’où la rue St-Père, à dr., puis la rue St-Jacques, la i re à g., conduisent à l'église de ce nom, surtout du x\ e s., qui a une tour massive très basse et des vitraux modernes, par Lobin. Près de là, par la rue Duguet, en face de l’église (vieille maison à dr. au n° 2 de la rue des Chapelains), puis par la rue Louis-Paris, à g., on arrive au monument d’Alphonse Baudin et des victimes du 2 décembre (v. p. 277), une pyramide avec médaillon (1901). La me A.-Baudin, qui contourne la prison, amène de là à l’ hôtel de ville, sur une grande place. A dr., dans le quartier au delà d’un bras de rivière, l'église St- Aignan, de style roman, qui a une abside intéressante, flanquée de deux absidioles et une vieille porte sous le porche N., qui sert d’entrée principale. De la place de l’Hôtel-de-Yille ou revient rapidement à l’église St-Jacques.
De Cosne à Bourges, par Sancerre; 68 kil. ; 1 h. 50 à 2 h. 40; î fr. 60, 5 fr. 15, 3 fr. 35. On passe sous la ligne de Nevers, puis traverse la Loire et le canal latéral. — 6 kil. Bannay. — - 12 kil. St-Satur, village au N.-E. de la colline de Sancerre, avec une belle église canoniale inachevée du xv e s. On y peut descendre de la ville en 1/4 d’h., par un chemin de traverse. Le chemin de fer passe sur un haut viaduc, puis sur le ilane de la colline du côté E. — 14 kil. Sanoerre (hôt. du Point-du-Jour ). vieille ville mal bâtie, de 2998 hab. et chef-lieu d’arr. du Cher, dans un très beau site, sur une colline escarpée de 306 m. d'altit. et au milieu d’un pays accidenté, qui produit des vins rouges et blancs assez estimés. Par suite de sa position, Sancerre, qui avait embrassé la Réforme, fut un des boulevards du calvinisme et subit plusieurs sièges, dont le plus fameux fut celui de 1573, qui dura huit mois et fut accompagné d’une horrible famine. Sancerre a vu naître le maréchal Macdonald, duc de Tarente (1765-1840). La belle construction qu’on y voit de loin nu bord de la colline est un château moderne du style de la Renaissance. On peut obtenir de le visiter, en sonnant à la petite porte près de la promenade qui domine la vallée de la Loire et d’où l’on a une belle vue. Dans son petit parc se trouve un reste des anciens remparts, la tour des Fiefs , du xiv e s. Non loin du château est V église, du style roman et bien restaurée à l’intérieur. Correspond. pour Tracy-Sancerre, v. p. 286. — Ensuite encore deux viaducs, et la voie tourne au S. -O., par un pays moins intéressant. 7 stat., dont la principale est la 5 e , les Aix-d' Angiilon. On rejoint à la fin la ligne de Saincaize à Bourges (p. 304).
De Cosne à Clamecy: 63 kil.; 2 h. à 2 h. 40; 7 fr. 06, 4 fr. 75, 3 fr. 10. Cette ligne est établie en majeure partie dans la vallée du Nohain , qu’elle remonte à l’E. et au N.-E., et vers la limite du Morvan (p. 304) au N. -O. — 21 kil. (4 e st.) Donzy (hôt. du Grand-Monarque , etc.), ville très ancienne («Domitiacus») de*2877 hab. , qui fut au moyen âge la capitale d’une baronnie et donna son nom au pays, le Donziois. Dominée par le donjon de son anc. château, elle occupe un site pittoresque, près de la forêt de Donzy. L’église est des xii e et xiv e s. Dans le voisinage de la ville, les ruines des prieurés de Notre-Dame-du-Pré et de l'Espau. — La voie continue de longer à dr. des coteaux boisés. — 37 kil. ( 6 e st.) Entrains , petite ville de 2167 hab., d’origine antique (■Intaranum>), où l’on a trouvé des ruines
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