I. De Chauny à St-Quentin
30 kil. Trajet en 31 min. à 1 b. 21. Prix: 3 fr. 35, 2 fr. 30, 1 fr. 50. — De Parie: 154 kil., 1 h. 39 à 4 h. 50 ; 17 fr. 35, 11 fr. 75, 7 fr. 60.
Chauny, v. p. 13. — 127 kil. (de Paris). Viry- Noureuil. On aperçoit à g. avant Tergnier les immenses serres de Quessy (2 kil. de la stat.), des «forceries» produisant des primeurs de toute sorte. A dr., une autre ligne menant à Laon.
131 kil. Tergnier (buffet; hôt. du Chemin-de-Fer , modeste), stat. à laquelle des ateliers du chemin de fer et des entrepôts donnent une certaine importance. 4084 hab.
Ligne d’.dmt>ns à Laon et à Reims , v. R. 6 et le Nord-Ouest de la France , par Beedeker.
La ligne principale quitte les bords de l’Oise et longe quelque temps, à dr., le canal Crozat, qui joint l’Oise à la Somme. — 136 kil. Mennessis, également sur la ligne d’Amiens, qu’on laisse à g. On traverse le canal. — 141 kil. Montescourt. — 146 kil. Essiyny-le- Orand. — A St-Quentin, à g., l’embranch. de Roisel. Vue du même côté sur la ville. — 154 kil. St-Quentin (buffet-hôtel).
St - Quentin. — Hôtels : du Cygne (pl. a, B 3), rue St-Martin, 4, à g. de l’hôtel de ville (48 cl», de 2 fr. 50à 6, rep. 1, 3 et 3.50, v. c. , om,. 1); de France ti d'Angletei-re (pl. b, B 3), rue St-Martin, 28: du Commerce (pl. e, B 2), rue du Palais-de-Justice, 27 (eh. et s. 3 fr., dî. 3.50); de la (lare (pl. d, B 5), à dr. à la sortie. — Cafés: Orand-Café , C. de Paris, place de l’Hôtelde- Ville.
Voitures i>e place (demander le tarif): course de jour, de 6 h. à 11 h., 2 pers., 80c.; 3 p., 1 fr. 20; 4 p., 1.60; heure, 1.50, 2 et 2.50; course de nuit, 2 p., 1.50; 3 et 4 p., 2; heure, 2.50 et 3.
Poste et télégraphe (pl. B 3), rue Delatour.
16 I. R. 3. ST QUENTIN. De Chauny
Tramways Électriques , 3 lignes, partant toutes de la gare et se bifurquant à l’hôtel du ville : 1, à Rocourt; 2, à la place de Mulhouse; 3, à la rue du Cateau. Prix, 10 et 15 c. jusqu’à l’hôtel de ville, 20 et 30 c. au delà.
St-Quentin est une ville de 50278 hab. et un chef-lieu d’arr. de l’Aisne, sur une colline de la rive dr. de la Somme et à la jonction du canal de St-Quentin et du canal Crozat. C’est une ville très industrielle, qui a surtout d’importantes manufactures de tissus de coton (mousseline) et de laine et plus de 20 ateliers de broderie.
St-Quentin est d’origine antique; c'est l'*Augusta Veromanduorum» des Romains, qui prit le nom du saint qui l’évangélisa (v. p. 17) et devint la capitale du comté de Vermandois. Deux batailles perdues par des armées françaises sont les principaux événements de son histoire. Les Espagnols l'assiégeaient en 1557, lorsque l’armée envoyée à son secours par Henri II y fut battue par celle de Philippe II, qui fit ensuite bâtir, en souvenir de sa victoire, l’église, le couvent et le palais de l’Escurlal. La ville fut alors prise après un siège de 17 jours, mais sa résistance permit à l’armée française de se reconstituer et sauva le reste du pays de l'invasion. La seconde bataille est celle du 19 janv. 1871, où l’armée du Nord, commandée par le général Faidherbe, fut défaite par le général de Gœben.
La gare (pl. B 5) est dans le faub. d’Isle, près de la Somme et du canal de St-Quentin, qu’on traverse pour monter dans la ville, en laissant à dr. un étang formé par la rivière. Plus loin est la place du 8 Octobre (pl. B 4), ainsi nommée en mémoire de la résistance victorieuse des habitants à une première attaque des Allemands, le 8 oct. 1870. Elle est décorée d’un beau * monument de la Défense de 1870, bronze par L.-E. Barrias.
De là on monte par la rue d’Isle et la rue de la Sellerie, un peu à g., à la place de V Hôtel-de-Ville , située au centre.
L’^hôtel de ville (pl. B 3), au N., est un monument très remarquable des xiv e -xv e s., dont la façade se compose d'une galerie à sept arcades en ogive, de neuf belles fenêtres flamboyantes, flanquées de niches à dais pyramidaux, auj. privées de leurs statues; d’une élégante balustrade et de trois pignons à rosaces. 11 y a au centre un campanile, élevé au xvm e s. mais restauré au xix e , renfermant un carillon. On remarque surtout à l’intérieur la salle du Conseil, avec sa double voûte en bois et sa cheminée monumentale, des styles goth. et de la Renaissance.
Sur la place, le * monument du Siège de 7557, composé d’un fort crénelé que couronnent des statues de St Quentin et de la France et qu'entourent les défenseurs de la ville, sous les ordres de Gasp. de Coligny, ces sculptures par Corn. Theunisseu (1896).
La tour qu’on aperçoit près de la place au S., en face de l’hôtel de ville, est celle de l’anc. église St-Jacques, du xvn e s., qui sert maintenant de Bourse et donne à l’autre bout sur la rue de la Sellerie.
L'*égliae St-Quentin (pl.BC3), non loin de l’hôtel de ville, à l’E., par la rue St-André, est une anc. collégiale fort curieuse, mais malheureusement engagée dans des maisons. Elle est du style goth., des xn e -xv e s., en forme de croix archiépiscopale ou à deux transepts, le second vers le milieu du choeur. La nef a 113 m. de long et 40 m. de haut sous voûte; les collatéraux se prolongent jusqu’à
à Namur. ST-QÜENTIN. I. R. 3. 17
l’abside. Le grand portail, dans la tour de la façade, est une des parties les plus anciennes. Il est simple et de plus maintenant privé de ses statues.
La grande nef, le principal transept et le chœur ont de magnifiques fenêtres et un joli triforium. Dos chapelles y ont été ajoutées au xiv® et au xv^s, et la plupart sont, comme le chœur, décorées de peintures polychromes. Il y a aussi de beaux et riches autels modernes. En face des fonts, à dr., un arbre de Jessé en pierre, du xv e s., et dans la l re chapelle un petit retable du xvi e s. Dans la 2 e , une fresque restaurée du xv e s. La 3 e , restaurée en 1875, a une sorte de niche fort riche, à baldaquin, qui a pu renfermer un tombeau. La l re et la 4 e chap. à g. ont des statuettes des xvi® et xv e s. On remarque particulièrement la * clôture du chœur, avec ses bas-reliefs, qui ont été refaits au xix e s., dans le style du xiv e s. Ils représentent l’histoire de St Quentin, l'apôtre du pays, fils d'un sénateur romain, né vers 284, et de ses compagnons Victoric et Oentien. Leurs tombeaux, dans une crypte carolingienne sous le chœur, sont le but d’un pèlerinage encoro très fréquenté le 31 octobre. Du côté dr., un tombeau duxiv e s. Les cinq grandes chapelles de l’abside ont à l’entrée trois arcades soutenues par deux légères eolonnettes. Derrière le maître-autel, un grand édicule moderne destiné aux reliques. De l'autre côté de la clôture, un tombeau de prêtre également moderne. 11 y a de ce eôté des vitraux anciens.
Sur la petite place voisine, la statue de Quentin Delatour, le célèbre pastelliste, de St-Quentin (1704-1788; v. ci-dessous), bronze par Lenglet. Les Champs-Elysées (p. 18) sont à peu de distance de ce côté.
Revenu à l’hôtel de ville, on continue dans la même direction jusqu’à la première rue transversale à dr. Là s’ élève le palais Fervaques (pl. B 2), ainsi nommé d’un ancien couvent dont il occupe l’emplacement. Construit sur les plans de Malgras, et non encore terminé, il se compose d’un vaste corps de bâtiment en façade sur la rue du Palais-de-Justice, flanqué de deux ailes en saillie. L’étage supérieur, qui écrase un peu la galerie du 1 er étage, a de hautes fenêtres séparées par des colonnes doriques accouplées et deux pignons à rosaces décorés de sculptures. Le palais Fervaques doit contenir le palais de justice, la bibliothèque, une salle des fêtes, un musée et les bureaux municipaux.
A l’extrémité de la rue est le lycée (pl. B2), bel édifice moderne précédé de la statue de Henri Martin , l’historien (1810-1888), originaire de St-Quentin, bronze par M. de Vasselot.
Dans la partie de dr.de la rue qui passe sur le devant, la rue Ant - Lécuyer, au n° 22, est le musée Léeuyer (pl. B2), dans un joli hô.el moderne donné à la ville. Il comprend surtout la collection Lesérurier, une riche collection d’objets d’art, et les *pasfe(s de Delatour (p. 18). Il est public les dim. et jeudi, de 2 h. à 5 h. en été et de 1 à 4 en hiver, et visible les autres jours. Conservateur, M. Eck.
Kez-he-chaussee. — Vestibule : sculptures, surtout des plâtres, bustes et statues: Lenglet, Pileuse (marbre); Hiolin, le Lieur de blé; Printemps, Adraste mourant sur le. tombeau de son ami Atvs ; L. Moreau, le De'ti. — I re salle, à dr. : petits bromes modernes, ivoires, curiosités diverses, gravures, quelques tableaux. — II e salle: miniatures, surtout dans la vitrine du milieu, collection fort remarquable, en partie avec des étiquettes; médaillons en verre coulé, bijoux, médailles; porcelaines du Japon,
ltiedeker. N.-E. de la France. 7 e édit. 2