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BELLEGARDE

De Tejîay a Hautbville: 14 kil., route desservie par une voit. publ. (2 fr.). Cette route remonte la vallée supérieure de l'Albarine, qui forme de magnifiques gorges, où il y a, lors des hautes eaux, une cascade de 150 m. de haut, à env. 10 kil. de Tenay. — Hauteville (Mt. Roland , etc.) est un village dans un site très pittoresque, fréquenté comme station d’été. De là à Nantua, v. p. 278.

La voie quitte ensuite la vallée de l’Albarine, et s’engage dans une gorge déserte. On longe des étangs. A dr., le Molard de Don (1219 m.). — 84 kil. Rossillon. Puis un tunnel de 572 m. et, à dr., le lac de Puginet.

90 kil. Virieu-le-Grand. 1207 hab. Une ligne d’intérêt local qui dessert aussi Artemare (v. ci-dessous), relie Virieu-le-Grand à Ruffieu (23 kil.). Embranch. de Pressins (47 kil.), v. le Sud-Est de la France.

94 kil. Artemare (hôt. Béraud). On longe ensuite à g. le mont Colombier (1534 m.), dont l’ascension se fait surtout de Culoz, en 4 h. i / t , et qui offre une très belle vue. Puis on arrive dans la vallée du Rhône, et l’on a une belle vue sur les Alpes.

102 kil. Culoz ( buffet ; hôt. Folliet, près de la gare), à g., au pied du Grand-Colombiei; et sur la rive dr. du Rhône. 1567 hab. Ligne d’Aix-les-Bains, v. le Sud-Est de la France.

La ligne de Genève remonte au N. la vallée du Rhône, sur la rive dr. — 117 kil. Seyssel, deux localités du même nom, reliées par un pont suspendu, celle de la rive g. faisant partie de la Savoie (vallée du Fier, v. le Sud-Est). Il y a des mines de bitume à Seyssel et à la stat. suivante. — 124 kil. Pyrimont. Petit tunnel. En face, le Crédo (v. p. 339 et 264). Viaduc de 37 m. de haut, sur la Ve'seronce, et un cirque d’érosion à g. La vallée devient pittoresque; on traverse encore 3 tunnels, de 450, 840 et 1025 m.

135 kil. Bellegarde ( buffet ; hôt.: des Touristes, près de la gare; de la Poste, un peu plus bas), stat. frontière et bourg de 3183 hab., près du confluent du Rhône et de la Valserine. Visite de la douane à l’entrée en France.

Une curiosité à visiter ici autrefois était la perte du Rhône. gouffre dans lequel le fleuve disparaissait lors des basses eaux, de nov. à févr., sur un espace d’une centaine de pas. Cependant on ne regrettera pas de s’être arrêté à Bellegarde pour visiter cette partie très pittoresque de la vallée. La rue à g. des hôtels descend à une place et un pont sur le lit très profond de la Valserine, à 400m. à dr. duquel est un autre pont sur le Rhône, à l’endroit même où le fleuve s’engouffrait sous des rochers qu’on a fait sauter. Plus haut, à g., l’entrée d’un canal de dérivation de 750 m. de long, dont 650 m. sous terre, à l’autre extrémité duquel se trouvent, en aval du pont , 3 turbines , qui font marcher deux établissements industriels. Il faut s’adresser au premier établissement pour visiter ces turbines : on n’en voit rien de l’autre rive. — On pourra auçsi visiter, près de la gare, le viaduc de la Valserine (5 min.) mentionné p. 339 et la gorge où la rivière s’est creusé, dans la roche calcaire,

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