LAGNY
Dame-des-Anyes (pèlerinage) et d'où l’on aperçoit à g. Vabbaye de l.itry (p. 32). — Montfermeil n'a guère de curieux que son anc. château, à dr. a l’entrée, l.a propriété est maintenant morcelée. On va aussi de là par les bois à Clicliy, 2 kil. au N. -O.
Derrière Villemomble, à dr., est le plateau d'Avron (115 m.), qui joua un certain rôle en 18Î0, durant le siège de Paris : les Français l’occupèrent pour favoriser leur sortie du côté de Champigny, le 30 nov., mais ils durent l’abandonner les 28 et 29 décembre. On y monte en 10 min. de Villemomble. Ce plateau a env. 2 kil. de long sur un de large. La vue y est belle surtout au S. et à l’E., du côté de la Marne. Il y a à l’E. une petite localité dite la Pelouse et un réservoir d’eau de la Marne. Plus bas au S. est Neuilly - Plaisance; à l’O., Rosny-sous-ltois et sa station (env. 1/4 d’h. ; p. 85).
15 kil. Gagny. 4057 hab. — 19 kil. Chelles-Gournay. Chelles (3952 hab.), à g., où il y eut sous les Mérovingiens une villa royale et où Frédégonde Ht assassiner, en 534, Chilpéric I er , fut célèbre aussi par son abbaye de bénédictines, fondée par Ste Clotilde et détruite depuis 1790. 11 y a derrière un fort. — 23 kil. Vaires-Torcy. Torcy est à env. 2 kil. Va au S-, au delà de la Marne, et à env. 1 kil. à l’O. de là se trouve Noisiel. avec la grande fabrique de chocolat Menier. Plus loin, on longe la Marne à droite.
28 kil. Lagny (hôt. du Pont-de-Fer, au bord de la Marne), ville commerçante de5442hab., sur la Marne. D’origine très ancienne, le Latiniaettm des Romains, elle eut une fameuse abbaye fondée au vn e s. par le moine irlandais St Fursy (m. à Péronne en 650). Ensuite place forte, elle fut brûlée par les Anglais en 1358, saccagée par Jacques de Lorges en 1544 et prise par Henri IV sur le duc de Parme en 1591. Son eglise St-Pierre, où l’on arrive directement après avoir traversé la rivière, mérite une visite, bien que de peu d’apparence à l’extérieur. C’est un édifice du xm e s., dans le style goth. primitif, à cinq nefs, formant en réalité le chœur d’une vaste égliso abbatiale qui n’a pas été continuée. Sur une place en deçà se voit une vieille fontaine assez curieuse de la même époque et près de là quelques restes de l’abbaye de St-Fursy.
Connus pond, à Lagny pour Fcrri'eres-en-Brie (10 kil. ; 75 c.; p. 85).
I)k Lagny a Mohtckhf: 19 kil., petite ligne d’intérêt local, destinée en principe au transport des produits des carrières de la région. Elle a sa propre gare à l’E., sur la rive g., à env. 1/4 d’h. de l'autre (corresp.), par la 2 e rue à g. après le pont. — 12 kil. (5 e stat.) Villeneuve - le - Comte , bourgade peu considérable, avec une église du xnr e s. Ensuite, la ligne traverse la forêt de Crécy, et se raccorde à Mortcerf (19 kil. ; 7 e stat.) avec l’embrancli. de Gretz à Vitry-le-François (p. 82).
Ensuite un pont sur la Marne et un petit tunnel. La rivière fait à g. un circuit de 17 kil., que la navigation évite par le canal de Chalifert, qui passe aussi dans un tunnel, à dr.
37 kil. Esbly, village à dr., sur le Grand- Morin. La place de la Mairie y est décorée d’un buste du commandant Berthaut (1845- 1892), mort au Tonkin, dont il a fait une carte estimée, ce buste par Emm. Fontaine.
D’Esbly a Crécy-en-Brie, embranch. de 10 kil. (21 min.; 1 fr. 10, 75 et 50 e.) par la vallée intéressante et pittoresque du Grand-Morin , dont les crues rapides et considérables produisent assez souvent des inondations aux environs de Paris. Stat. intermédiaires: Montry, Couilly et Villiers-
liædeker. H.-E. de la France. 7 e édit. 3
34 J. R. 5. MEAUX. De Parti
sur-Morin (hôt.-rest. Million), ce dernier village particulièrement un render.- Vous de peintres. — Crécy - en - Brie (hit. de l'Ours) est une toute petite ville paisible et pittoresque, qui a conservé des restes de fortifications du moyen âge, surtout trois tours, dont une exhaussée et transformée en beffroi, à l’hôtel de ville. — 1 kil. plus loin, à l’E., est la Chapelle-tur- Cricy , qui a une église remarquable dn xui® s., avee un beau clocher et une abside originale, de forme ronde et à trois étages de fenêtres, dont celles du milieu sont carrées. L’intérieur est maintenant trop bas, parce qu'on en a relevé le pavé de 3 m. pour éviter les infiltrations d’un ruisseau voisin.
Notre ligne retraverse ensuite la Marne et longe la rivière et les canaux de l’Ourcq et de Chalifert.
45 kil. Meaux ( buffet ; hôt. des Trois-Rois, rue St-Remy, près de la cathédrale; hôt. de la Sirène, rue St-Nicolas, au delà de la cathédrale ; poste et télégr., place St-Etienne,26), à dr., ville de 13 690 hab., chef-lieu d’arr. de Seine-et-Marne et siège d’un évêché fondé en 375, sur la Marne , faisant surtout un grand commerce de grains et de fromages de Brie.
Ancienne Iatinum, capitale des Meldi «les élégants» à l’époque gallo-romaine et de la Brie au moyen âge, elle fut brûlée par les Normands en 865, prise par les Anglais en 1422 et reprise par Richemont en 1439. Ce fut un des foyers de la Réforme en France.
On entre dans la ville en traversant la belle place Lafayette (au milieu, kiosque pour la musique), à laquelle se rattachent, à g., de beaux boulevards. A dr., s’étend un petit jardin public, puis une belle promenade, au bord de la Marne. Plus loin, sur une place, l'hôtel de ville, grande construction neuve ’du style classique, à laquelle attient la caisse d’épargne. Au 1 er étage de l’hôtel de ville se trouve une bibliothèque de 18000 vol. et un petit musée fondé en 1899, visible seulement le dimanche de 2 h. à 5 h. La rue Martimprey, à g., conduit de là à la cathédrale, en passant devant la sous-préfecture.
St- Etienne, la cathédrale de Meaux, est une belle église gothdes xn e -xvi e s. Sa façade, fort remarquable, mais très dégradée) est malheureusement gâtée par la toiture en ardoise de la tour du S. , restée inachevée. Celle du N., sans flèche, a 76 m. de hauteur (vue très étendue).
L’intérieur, dont le chœur a été récemment restauré, est beaucoup plus beau que l’extérieur. Le transept ofi're une grande richesse d’ornementation. La nef, dernière partie édifiée, appartient à la plus belle période de l’art gothique. A remarquer: dans le sanctuaire, près du trône de l’évêque, la pierre tombale de Bossuet, le célèbre orateur, qui fut évêque de Meaux de 1681 à 1704; on lui a érigé en 1822 une statue par Buxtiel, à dr. de la nef. Au bas côté g., une jolie porte du xv e s. et le monument de Philippe de Castille (m. 1627), avec statue à genoux. Buffet d’orgue de 1627.
La cathédrale de Meaux possédait 9 copies des cartons de Raphaël, qui ont été transportées aux Gobelins en 1898.
A g. de la façade de la cathédrale est le palais épiscopal, reconstruit au xvn e s., avec un jardin dessiné par Le Nôtre, et à g. du chevet, la maîtrise, du xin e s.
à Reims.