‹ Le Nord-Est de la FranceChapitre 70 sur 270 · VI TR Y-LE- FR · texte numérisé non relu

VI TR Y-LE- FR

lieu d’arr. de la Marne et anc. place forte, sur la rive dr. de la Marne, en amont et en aval de plusieurs de ses affluents et à la jonction du canal latéral, du canal de la Marne au Rhin (v. ci-dessous) et du canal de la Haute-Marne (p. 101). Elle a été fondée en 1545 par François I er , sur un plan régulier, pour remplacer Vitry-en-Perthois ou Vitry-le-Brûlé, à 4 kil. au N.-E., détruit l'année précédente par Charles-Quint.

L’avenue Carnot, créée depuis 1895 sur l’emplacement des anc. fortifications, mène de la gare à un petit jardin public où s’élève le monument de la Revue de Vitry, en 1891, une pyramide avec un médaillon du président Carnot, un bas-relief et un soldat en sentinelle, par Dagonet. Derrière est V hôtel de ville, anc. couvent du xvn e s., qui renferme un petit musée, comprenant des collections d’histoire naturelle et d’antiquités, ainsi que la collection de tableaux (en partie dans les salles), d’objets d’art et de curiosités orientales de feu le vice-amiral Page. La rue Dominé- de -Verzet, en face, aboutit à la place d’ Armes, décorée d’une fontaine, centre de la ville, où convergent trois autres rues principales, formant avec elle la croix: la rue du Pont, son prolongement; la rue de Frignicourt, à g., et la rue de Vaux, à dr.

'L'église Notre-Dame, à g. sur la place et qu’on aperçoit déjà de la gare, est un vaste et bel édifice du xvn e s., précédé d’un grand portail dont les colonnes présentent les ordres dorique et corinthien superposés; l’abside n’a été terminée qu’en 1897. On remarque à l’intérieur, qui est très élevé, une frise sculptée à la base de la voûte, des monuments de la fin du xvm e s., dans la 3 e chap. de dr. et aux piliers du transept, une pierre tombale de 1590 dans le bras dr. du transept, enfin deux jolies portes modernes dans le déambulatoire. — Une petite place à dr. de l’église est décorée d’une statue de P. -P. Royer-Collard, philosophe et homme politique originaire des environs (1763-1845), bronze par Marochetti (1846).

La rue du Pont, qui passe à dr. près d’une vieille halle en bois, se termine à une porte monumentale de l’anc. enceinte, au bord de la Marne.

De la place Royer-Collard partent la rue Ste-Croix, qui ramène au jardin de l’hôtel de ville et la rue de la Petite-Sainte, aboutissant à un grand boulevard d’où l’on gagne aisément la gare en prenant à g., puis à dr.

De Vitry-le-François à Paris par Coulommiers, R. 18.

De Vitry-le-François à Jessains (Troyes; Chaumont); 53 kil.; lli.30n 1 h. 40; 5 fr. 90, 4 fr., 2 fr. 60. Cette ligne suit un instant celle de Châlons, puis celle de Coulommiers, après avoir traversé la Marne, et ensuite ell • prend vers le S. — 34 kil. (7 e st.) Valentigny. Ligne de Montier- en - De. . etc. (p. 102). — 40 kil. Brienne-le-Château (p. 101). — La ligne de Jessaiio remonte ensuite la vallée de l'Aube. - 46 kil. (10 e st.) Dienville. On traver. e l'Aube et rejoint la ligne de Troyes à Chaumont. — 54 kil. (12 e st.) Jessains (p. 96).

Le chemin de fer traverse la Marne pour la dernière fois apr s Vitry, puis le canal de la Haute- Marne (p. 101) et une partie de lu

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Basse-Champagne qui est uu anc. lac. Plus loiu, il suit et côtoie le canal de la Marne au Rhin, qui commence à Vitry et débouche dans l’ill près de Strasbourg (315 kil.). Ce canal a 180 écluses, 5 souterrains, mesurant ensemble plus de 9 kil. de longueur, quantité de ponts -aqueducs et de tranchées. — La contrée est ensuite monotone, au moins jusqu’à ce qu’on atteigne la vallée de l’Ornain, hors de la Champagne et à l’entrée en Lorraine, après Pargny (v. ci-dessous).

45 kil. Blesme - Haussigne'mont (petit buffet). Ligne de Chaumont et Epinal, v. R. 33 A. On passe sous cette ligne. — 53 kil. Pargny.

58 kil. Sermaize (hôt. : de la Cloche, dans la ville; de la Source, à l’établissement), à dr., petite ville industrielle de 2553 hab., sur la Saulx, et qui a un établissement d'eaux minérales, à env. 20 min. à l’E. Ces eaux, dites de la source des Sarrazins, froides (11°), sulfatées -magnésiques et ferrugineuses, s’emploient en boisson (abonn., 15fr.), bains et douches (1 à2fr.). L'établissement, dans un vallon relié à la ville par une route ombragée, a un casino et uu parc.

La voie traverse ensuite la Saulx, ainsi que le canal de la Marne au Rhin et YOrnain. On passe à Revigny sous la ligne de St-Dizier et on rejoint à g. celle de Ste-Menehould.

60 kil. Revigny-swr-/.’Ornain, à g., petite ville de 1744 hab. qui fait le commerce des phosphates et engrais et fabrique des ressorts d’horlogerie. Bel hôtel de ville moderne, avec parc. Château.

Ligne <1 ' Amagpe-Lucguy par Ste-Menehould , v. p. 53. — Embrancii. de 28 kil. sur St-Dizier (p. 130). — Lignes d’intérêt local desservant des bourgades industrieuses: au S.-E., dans la vallée de la Saulx, jusqu'à Itaironville (27 kil.); au N.-E. jusqu'à Triaueourt (35 kil.), avec embranch. de 4 kil., à Lisle-en-Barrois (26 kil.), sur Rembercourt-aux-Pots (p. 78).

72 kil. Mitssey. — 77 kil. Fains. On retraverse le canal et l’Ornain. — 81 kil. (254 de Paris) Bar-le-Duc. , à dr. (buffet).

Bar-Ie-Duc. — Hôtels: de Metz tk du Commerce (pl. b, B 2), rue de la Rochelle, n° 17; de la Oare (pl. a, C2), avec café, en face de la gare. — Garés : des Oiseaux , au théâtre (p. 76); Lambert , à l’hôtel de Metz; de la Rochelle , au coin des rues de la Gare et de la Rochelle; de la Gare.

Voitures de place: course, 1 fr. dans la ville basse, 1.50 pour la ville haute; heure, 2 fr. pour 2 pers. et 50c. par pers. en sus.

Poste et télégraphe (pl. 16, B2), rue Voltaire, près de la place Reggio.

Banques: Crédit Lyonnais, rue de la Rochelle, 34; Banque de France (pl. A2), rue de la Banque.

Bains, rue Jean-Errard, 5, près la place Reggio.

Temple protestant (pl. 19, B 2), rue du Gué. — Synagogue (pl. 18, C2), quai Carnot. ,

Bar-le - Duc est une ville pittoresque de 17 693 hab., l’anc. capitale du duché de Bar et le chef- lieu du départ, de la Meuse, sur l’Ornain et les hauteurs de sa rive g. Elle est la patrie du duc François de Guise (1519-1563) et des maréchaux Oudinot (1767-

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1847) et Exelmans (1775-1852). C’est, une ville industrielle, qui a des filatures et des tissages de coton, des fabriques de bonneterie, des teintureries et des tanneries, des brasseries, des hauts fourneaux, etc. Elle fait aussi des confitures célèbres et de bon vin gris.

On distingue dans Bar-le-Duc la ville basse (186 m.) ou partie moderne, la plus importante et la plus animée, où se trouve la gare, et la ville haute (225 m.) ou vieille ville, la plus curieuse.

Devant la gare, s’élève depuis 1900 un monument des enfants de la Meuse morts en 1870-1871 (pl. 12, C 1-2). Il se compose d’une pyramide surmontée d’un coq et d’une couronne ; devant, une femme embrasse un soldat mort.

La rue de la Gare, en face de la sortie , traverse l’Ornain et aboutit à la rue de la Rochelle, la principale de la ville basse. A l’extrémité de g. est St- Jean (p. 78) par où l’on reviendra. Suivre à dr. la rue de la Rochelle jusqu’à la rue des Minimes, qui aboutit au pont de la Liberté, que l’on traversera. Au delà du pont s’étend la place l'hiers, sur laquelle s’élève la statue d’Exelmans (pl. 13, B 2), bronze par Roussel (1898). Par le fond de la place, on gagne V église Notre-Dame (pl. B 1), du xv e s., qui touche à un hospice et a en face une tour moins ancienne avec un bas-relief, l’Assomption.

La partie la plus remarquable à l’intérieur est le chœur, du style ogival, précédé d’un transept de même style. Il n’y a pas de pourtour, mais de doubles arcades collatérales avec des chapelles. L’église renferme plusieurs tableaux, un bas-relief du xvieg. à dr. de l’autel du collatéral dr. et des vitraux modernes dans les deux collatéraux.

La rue Bar-la-Ville amène au pont Notre-Dame sur lequel il y a une petite chapelle. Plus loin, on prendra la rue Entre-deux-Ponts, qui commence à un carrefour où l’on a érigé en 1894 le monument des Michaux (pl. 11, B 2), carrossiers qui ont les premiers adapté la pédale au vélocipède. Il occupe, contre des maisons, l’emplacement d’une anc. fontaine, et le sujet principal est un génie avec une bicyclette, en bronze, par Houssin.

Dans la rue Entre -deux -Ponts à dr, est le théâtre (pl. 20, B2), qui a une riche façade de la Renaissance et où se trouve, sur le derrière, le café des Oiseaux. Ce café est une des curiosités de la ville; il a une jolie salle entourée de vitrines qui en font un musée d'histoire naturelle, surtout riche en oiseaux.

Quelques pas plus loin, à dr., la place Reggio{p\. B2), décorée de la statue d’Oudinot, duc de Reggio, bronze par J. Debay. Au fond se trouvent la préfecture (pl. 17) et le palais de justice (pl. 22) et derrière passe la rue du Bourg, qui a du côté g. plusieurs vieilles maisons assez curieuses, les n os 47, 49 et 51.

La rue Rousseau , à la suite , aboutit au delà de la place Reggio à un bras canalisé de l’Ornain. L 'église St- Antoine (pl. 6 , B2), du xiv e s., à g., est construite en partie sur ce cours d’eau.

La ville haute est dominée par une tour peu curieuse, avec une horloge. On arrive directement de St-Antoiue dans le haut en prenant à g. au pont, par les rues de l’Horloge, de l’Armurier et Chavée.

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Cette dernière aboutit à la place de la Halle, où se voient de vieilles maisons, notamment le n° 3, qui contient un petit musée industriel, commercial et géographique (entrée par derrière).

L'église St-Etienne ou St-Pierre (pl. 7, C3), au fond de la place de ce nom qui a aussi quelques maisons curieuses, est le principal édifice de Bar-le-Duc. C’est une anc. collégiale, du xiv e s., sauf le portail, flanqué d’une tour, qui est des styles goth. et de la Renaissance. Quand le portail est fermé, on entre par le côté droit.

On remarque à l’intérieur la l re chnp. de dr., avec sa clôture en pierre, ses trois enfeus et ses sculptures , un Christ en croix et les larrons aux piliers en face de la chaire, une vieille peinture murale du côté g. et surtout, dans le bras dr. du transept, une *statue fort curieuse par Ligier Riehier, sculpteur lorrain de St-îlihiel (p. 116), qui étudia sous Michel-Ange. Cette statue, qui provient du tombeau de René de Châlous, prince d'Orange, tué en 1544 au siège de St-Dizier, représente debout un mort dont le corps est à moitié décomposé. Elle est en pierre de St-Mihiel, passée par l’artiste dans un bain de cire et d’huile pour lui donner la dureté et le poli du marbre.

La plus belle maison de la place, n° 21, du commencement de la Renaissance, renferme un petit musée, public le dim. de 1 h. à 4 h. et visible les autres jours. Il occupe 4 salles, renfermant une collection d’histoire naturelle, des peintures et des sculptures. Il n’y a pas de catalogue. Conservateur, M. Jacob.

Rez-de-chaussée. Au bout du couloir, dans une petite salle à dr., une collection céramique et des meubles, dont un buflét de la Renaissance. On descend de là dans la galerie de sculpture qui contient en deux salles des moulages divers, des reproductions de l’antique, deux beaux retables du xiv e s., plusieurs ouvrages de la - Renaissance, en particulier un beau bas-relief (Jupiter et Léda), des statuettes de l’école des Riehier, des basreliefs et inscriptions funéraires, une belle cheminée.

I er étage, 4 salles, dont celle de dr. consacrée à l’archéologie égyptienne, gallo-romaine, franque. Grande salle, de dr. à g., surtout : 7, Billotte, Jeanne d’Arc écoutant ses voix; 41, Cictri , les Bords du Loing; s. n°, A. Morot, Médée; 72, Brongniart, le Chemin d’Argenteuil ; s. n°, Mêlingue , les Enrôlements volontaires en 1792. — Salle à la suite, 38, Watleau(V), paysage; s. n°, L. Loir , Avant l’embarquement; des portraits, en particulier d’Hubert Robert, par Robinot (82), d’Elisabeth-Charlotte d’Orléans, par Mignard (? ; 8), de Claude de Lorraine, par Clouet (?; 6), de Piron, par Largillière (?; 74); puis 60, H. Robert, Ruines des thermes de Rîmes; I. Lacroix , le Bois de Meudon; 4, Lucatelli, Coucher de soleil. Au milieu, maquette du monument d’Antoine de Lorraine (p. 127), par Viard (1850); Bara, marbre par Oaudran ; buste d’Etienne, par Villain. — Salle du fond, des portraits, surtout de généraux, des armures.

Dans la cour, on voit des débris de sculptures du moyen âge et de la Renaissance , quelques monuments de l’époque gallo-romaine, le tout trouvé dans la région.

La rue des Ducs-de-Bar, près de là, la principale de la ville haute, a encore de vieilles maisons intéressantes, particulièrement len°4i. A l’extrémité supérieure est le Pâquis, promenade qui a de très beaux tilleuls, le plus gros de 6 m. de circonférence. L’avenue du Château, à l’autre extrémité, passe près du château (pl. 2, B3), détruit au xvn e s. , mais dont il reste une porte goth. et des bâtiments du xvi® s. Il y a à côté une esplanade d’où l’on a une belle vue. L’avenue qui contourne le plateau se continue dans le

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