STE-MENEHOULD
Ilionne. 3 kil. plus loin, on aperçoit à dr. de la voie, sur la hauteur en face de Valmy, la statue de Kellermann (v. ci-dessous).
52 kil. Valmy (petit hôtel près de l’église), stat. pour le village de ce nom, qui est à 1 kil. en deçà. Ce village est connu par la victoire décisive remportée le 20 sept. 1792 par l'armée française de Dumouriez et Kellermann sur l’armée allemande coalisée, qui avait envahi la France sous les ordres du duc de Brunswick.
Cette armée, qui avait pénétré eu France à l’instigation des émigrés, après la chute de la royauté (10 août 1792), avait déjà réussi à forcer les passages de l’Argonne, et elle entrait ici en Champagne, où il semblait que rien ne dût plus l’arrêter sur la route de Paris , quand les troupes de Kellerman et de Dumouriez, arrivant du S. et du N., l’attaquèrent de flanc et par derrière, et lui infligèrent une défaite qui l’obligea à battre en retraite. I.a canonnade de Valmy fut en elle-même une petite bataille, mais les conséquences en furent considérables : "De ce lieu et de ce jour, dit Goethe, dans la relation qu’il a faite de la campagne, date une nouvelle époque dans l’histoire du monde». — Le centre des positions françaises fut sur une hauteur au-dessus d’un petit bois au S. du village, dont elle est maintenant séparée par le chemin de fer. On y avait déjà érigé en 1821 un petit monument , une pyramide renfermant le coeur de Kellermann, due de Valmy (1747-1820); on y a ajouté en 1892 une statue de Kellermann, en bronze, par Barrau, mais rien qui rappelle Dumouriez, parce qu’il trahit plus tard la France en passant a l’ennemi. Pour aller jusque là de la station, d’où on aperçoit la statue, on a plus court de prendre à g. le long de la voie que d’aller tourner par le village qui n’a rien de bien eurieux.
Le pays change ensuite d’aspect et devient plus fertile; on descend dans la vallée de V Aisne. A dr. à Ste-Menehould, une ligne de raccordement ; à g., celle de Vouziers (p. 53).
62 kil. Ste-Menehould (hôt.: de Metz, St - Nicolas, rue Chanzy, 33 et 38), à g., ville de 4990 hab. et chef- lieu d’arr. de la Marne, sur l’Aisne, renommée pour sa charcuterie. Elle occupe en partie une colline (172 m.) où étaient le château et la vieille ville, dont il reste quelques pans de mur sans importance et Y église, des xm e et xiv e s. On va de la gare dans la ville basse à g., par l’avenue Victor- Hugo, à dr. de laquelle est la gendarmerie (n°8), l’anc. poste où Louis XVI fut reconnu dans sa fuite en 1791. Plus loin , sur une place, Yhôtel de ville, qui date de 1730. Puis vient, à g., la rue Chanzy, la principale de la ville, qui traverse toute la partie basse, jusqu’à une autre place au bord de l’Aisne. De l’autre côté se voit la station de Ste- Menehould- Guise (p. 53). Dans une rue parallèle, un peu en deçà de la place, est une belle église neuve du style de la Renaissance, inachevée. — On peut monter au «Château» de l’extrémité de la rue Chanzy, par la rue de la Côte.
Ligue Hirson-Amagne à Retiyny-Bar-le-Duc , v. p. 53.
La contrée est ensuite boisée et pittoresque. On traverse la forêt de P Argonne, bien connue par la campagne de 1792. Tunnel de 785 m. — 70 kil. Les lslettes (1488 hab.), dans un site très pittoresque, et qui donne son nom à un «défilé» de l’Argonne.
75 kil. Clermont -en- Argonne (hôt. de la Pomme-d’Or), petite ville de 1145 hab., à dr., contre une hauteur qui est la principale