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II. Se Reims à Verdun

130 kil. Trajet en 3 h. 6 à 3 h. 31. Prix: 14 fr. 70, 9 fr. 80, 6 fr. 35.

Reims, v. p. 44. La ligne de Verdun suit de là un instant celles de Laon et de Mézières-Charleville, puis tourne k dr. et fait un grand circuit autour de la ville, pour regagner la vallée de la Vesle, qu'elle remonte jusqu’à St-Hilaire. Elle traverse les plaines monotones de la Haute-Champagne. — 14 kil. Sillery, renommé pour son vin. Adr., un château moderne. — 17 kil. Prunay. — 21 kil. Wez-Thuisy. — 25 kil. Sept - Saulx.

30 kil. Mourmelon (6991 hab.), stat. à g. de laquelle s’étend le vaste camp de Châlons (12000 hect.), créé par Napoléon III en 1857 et très important avant 1870, mais qui ne sert plus maintenant que temporairement, pour des exercices. — 36 kil. Bouy.

40 kil. St- Hüaire-au-Tcmple, où l’on rejoint la ligne précédente. Suite du trajet jusqu’à Verdun, v. p. 78.

Verdun. — Hôtbls: des Trois - Maures , rue de l’Hôtel-de-Ville, 7 (30 ch., rep. 1, 2.50 et 3, p. 9.50, om. 50 c.); du Coq-Hardi , du Petit- St-Martin, rue du St-Esprit, 3 et 2; de la Cloche-d' Or, place St-Paul. — Cafés: place Ste-Croix, rue de l’Hôtel-de-Ville et rue St-Paul. — Buffet à la gare. — Tramway-omnibus: de la gare à la place St-Victor par les rues Mazel, de l’Hôtel-de-Ville et St-Sauveur, 20 c. — Voitures de place: course, 1 ou 2 pers., 60 e.; 3 pers., 1 fr. 20; 4 pers., 1.60; heure, 1.50, 2 et 2.50; prix doubles après minuit. — Poste et télégraphe, rue St-Paul, 5. — Bains: à la Samaritaine, quai de la République. — Temple, rue de la Rivière.

Verdun est une ville très ancienne, de 21 360 hab., un chef-lieu d’arr. de la Meuse et une place forte de l re cl. , dans un vallon au bord de la Meuse, qui s’y divise en plusieurs bras, et entourée de hauteurs maintenant fortifiées. La partie haute avec ses rues étroites et tortueuses est particulièrement pittoresque.

C’est le Verodunum des Romains. Verdun a donné son nom au traité de 843, par lequel l’empire de Charlemagne fut partagé entre ses trois petits-fils, Lothaire , Louis le Germanique et Charles le Chauve. Ce fut ensuite un des trois évêchés (Metz, Toul et Verdun) dont il fut souvent question au commencement des temps modernes et auxquels l’Autriche renonça en faveur de la France au traité de Westphalie, en 1648: ils avaient été conquis dès 1552 par Henri II. Bombardée par les coalisés en 1792 , la ville se rendit au bout de quelques heures. Les habitants firent alors si bon accueil aux vainqueurs que des jeunes filles leur oll'rirent des dragées (spécialité de Verdun), ce dont les autorités révolutionnaires les punirent, après la victoire de Valmy (p. 79), en envoyant trois des principales à l'échafaud. Beaurepaire, commandant de la place, s’était tué auparavant plutôt que de la rendre. En 1870, la résistance fut héroïque, malgré plusieurs bombardements, et la place ne capitula qu'avec les honneurs de la guerre.

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