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I. R. 20. BRIE-COMTE-ROBERT

65 kil. Grand-Puits. — 70 kil. Nangis, à dr., ville de 3179 hab., avec une église remarquable du xiv e s. et les ruines d’un château. Embranch. de 17 kil., par une ligne à voie étroite, sur Jouy-le-Chàtel (p. 82). — 80 kil. Maison-Rouge. Un petit tunnel de 105 m., avant lequel on voit à g. la belle église de St- Loup- de- N aud, des styles roman et goth., avec un riche portail, bien conservé. Puis un viaduc courbe de 486 m. de long et 20 m. de haut, sur la Voulzie.

89 kil. Longueville (buffet), dernière stat. des trains de la banlieue de Paris et la première où s’arrêtent les rapides. Suite de la ligne de Troyes, v. p. 89. Embranch. de Provins- Esternay, p. 87.

B. Par Vincennes et Brie-Comte-Robert.

Chemin de fer de l’Est, gare de Vincennes (pl., p. 1, F 25). Pas de trains directs, mais plusieurs en correspondance au raccordement, à V'erneuil- V Etang. Trajet de 2 h. 55 et 3 h. 25 jusqu’à Provins. Prix : jusqu’à Verneuil (54 kil.), 4 i'r. 10 et 2 fr. t>5 (pas de 3 e ; 5 fr. 95, 4 fr. et 2 fr. 60 par l’autre ligne); de là à Provins (42 kil.), 4 fr. 35, 2 fr. 95 et 1 fr. 95.

Détails sur Vincennes, son bois et les localités voisines, v. Paris et ses environs, par Bædeker. Premières stat., où n’arrêtent pas tous les trains: Paris-Reuiüy, Bel- Air (ligne de ceinture), St-Mande.

6 kil. Vincennes, ville de 31 405 hab., bien connue par son château historique et son bois, une des principales promenades de Paris, que la voie contourne ensuite quelque temps à dr. — 8 kil. Fontenay - sous - Bois. 9320 hab. — 9 kil. Nogent-sur-Marne (v. p. 85). Belle vue à g. sur la vallée de la Marne. — 11 kil. Joinville-le-Pont. 6016 hab. — 13 kil. St -Maur- Créteil, stat desservant St-Maur-des-Fossés (23035 hab.) et Créteil (4923 hab.). — 14 kil. Parc- de- St- Maur. — 16 kil. Champigny, village connu par les batailles des 30 nov. et 2 déc. 1870, à g., au delà de la Marne. Ligne de Grande-Ceinture raccordant la nôtre avec la précédente. — 17 kil. La Varenne- Chennevii res. On traverse la Marne. — 20 kil. Sucy-Bonneuil, où s'embranche un tronçon de la Grande-Ceinture. — 22 kil. Boissy- St -Léger. La voie fait une courbe pour gagner un petit plateau. — 24 kil. Limeil. Bois de la Grange. — 28 kil. Villecresne. — 31 kil. Mandres. — 33 kil. Santeny-Servon.

36 kil. Brie-Comte-Robert (hôt. de la Grâce- de- Dieu , rue de Paris), petite ville de 2718 hab., fort ancienne, mais déchue. La rue de la Gare, puis la rue de Paris à g. et la rue Gambetta à dr. conduisent à la place du Marché, d’où l’on monte à g. à V église, bel édifice des xii e -xvi e s., avec de jolis ornements fort dégradés. L’intérieur mérite aussi d’être vu. Dans la rue des Halles, qui aboutit à celle de l’église, se trouve une curieuse /uf ode goth. du xm e s., d'un ancien hôpital. Plus loin, quelques restes d’un château du xn e s.

41 kil. Grisy-Suisties. — 44 kil. Coubert-Soignolles. On traverse ensuite l'Yères. — 51 kil. Yèbles-Guignes.

54 kil. Verneuil -V Etang, où l’on rejoint la ligne précédente, 36 kil. en deçà de Longueville (v. ci-dessus).

PROVINS

L’embranchement de Longueville a Provins remonte la vallée de la Voulzie. Belle vue à g., à l'arrivée, sur la ville, avec son donjon et l’église St-Quiriace.

6 kil. Provins. — Hôtels: //. de la Boule- (T Or, rue de la Cordonnerie, 29; H. de la Fontaine, rue Victor-Arnoul, 10. — Café de la Comédie, rue Hugues-le-Grand, 5. — Poste et tél., place du Val, devant l'hôtel de ville. — Société Générale, place St-Ayoul, 21.

Provins (93 ni.) est une vieille ville fort curieuse de 8794 hab. et un chef-lieu d’arr. de Seine-et-Marne, sur la Voulzie et en partie sur une colline escarpée.

Cette ville fut très importante au moyen âge, où elle a compté, dit-on, plus de 80000 liab., parmi lesquels 80000 ouvriers. Elle appartenait alors aux comtes de Champagne, et elle ne fut définitivement réunie au domaine royal qu’en 1433. Sa décadence était déjà alors & peu près consommée, surtout par suite des guerres avec les Anglais; elle le fut définitivement dans les guerres de religion, quand Henri IV dut l’assiéger pour la soumettre, en 1589.

De la gare, située dans la ville basse, la partie moins ancienne, on prend à dr. pour franchir un canal de décharge et suivre la rue des Bordes, au bout de laquelle on tourne à g. par les rues Victor- Arnoul et des Faisceaux qui conduisent directement à St-Ayoul. C’est une église goth. avec des parties romanes, des xn e -xvi e s., dont le transept, le chœur et l’abside sont convertis en greniers à fourrage. Le portail présente de belles statues du xn e s. , malheureusement mutilées. On remarque à l’intérieur de belles sculptures sur bois par Blasset (1612-1663, enterré dans l’église en haut à g.), notamment au maître-autel un grand et beau contre- # retable, avec un tableau de Stella, Jésus parmi les docteurs, et dans la cbap. de la Vierge. A voir aussi, dans celle des fonts, à g. de l’entrée, deux statues de Ste Cécile, du xvi e s. — A dr. de St-Ayoul est la gendarmerie , un anc. couvent de bénédictins, et à g. de la place la belle tour de Notre- Dame- du- Val, de 1544, qui dépendait d’une autre église, démolie en 1793.

En retraversant la place St-Ayoul et suivant tout droit la rue de la Cordonnerie, on arrive à la place du Val, où se trouvent l 'hôtel de ville et la poste; à g. de la place, la rue Victor-Garnier conduit au palais de justice en passant devant le théâtre et la caisse d'épargne. Devant l’hôtel de ville commence la rue du Val, à dr. de laquelle s’ouvre la rue des Oignons, qui conduit à Ste- Croix, église des xm”, xv e et xvi e s., qui a des œuvres d’art intéressantes : vitraux du xvi e s. (grisailles), fonts à hauts reliefs mutilés de la même époque, curieux bénitier à la porte S.; St Bruno, tableau attribué à Lesueur, à dr. On remarquera que le sol de l’église a été considérablement exhaussé pour éviter les infiltrations de l’eau. La nef du côté N. et le portail correspondant, à g. du portail principal, sont un joli ouvrage du xvi e s. — En prenant la rue Toussaint- Rose, un peu au delà de la façade à dr.. on irait à la villa Garnier (p. 89) ; il vaut mieux descendre la rue Ste-Croix pour revenir à la rue du Val.

La rue St-Thibaut, à la suite de la rue du Val, mène à la ville

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haute. Dans le bas, à g., Y Hôtel-Dieu, qui a des parties duxm e s. On pourra voir, en prenant, à g. avant cet édifice, les rue-* Christophe- Opoix, puis des Capucins, une maison du xiu e s., l'hôtel de Vauluisant. La rue à g. au delà de l’Hôtel-Dieu monte à St-Quiriace, en longeant d’anciens remparts et en passant devant le collège, qui a remplacé le palais des comtes de Champagne et de Brie, dont il subsiste encore des restes, du xu e s.

St-Quiriace attire de loin l’attention, à cause de sa situation e par le dôme moderne qui le défigure. C’est un très curieux édifice remontant à 1160, qui occupait jadis toute l’esplanade plantée d’arbres et a été fortement diminué, si bien que la nef est à peu près de la même longueur que le chœur.

I.a partie la plus intéressante à l’intérieur est le chœur, surmonté d’une belle galerie, du style de transition. On remarquera aux voûtes de l’église la disposition des arcs d’ogive, dont il est fait une véritable profusion. — On peut visiter le dôme et la galerie en s'adressant à la Grosse Tour (v. ci-dessous).

La ‘"Grosse Tour ou tour César, un peu plus loin que l’église et qui lui sert de clocher, est, avec les remparts (v. ci-dessous), une des principales curiosités de Provins (gardien dans l’enceinte). C’est un ancien donjon du xn e s., auquel les Anglais ont ajouté en 1432 l’enceinte circulaire où il se trouve. La base est carrée, avec des tourelles rondes aux angles , et la partie supérieure octogone. Le couronnement et la toiture ne datent que du xvn e s. Il y a encore à l’intérieur deux salles voûtées, celle du haut avec plusieurs cellules, qui ont renfermé des prisonniers (écriteaux). Il y avait auparavant quatre étages. On a une belle vue du chemin de ronde qui fait le tour de l’octogone.

Au pied du donjon, en descendant le long du rempart, se voient encore la tour du Luxembourg, la maison du bourreau, puis plus haut, le Pinacle, ancienne habitation des comtes de Champagne.

Plus loin, la place du Châtel, où l’on remarque une vieille croix et un vieux puits et à l’entrée de laquelle se trouve un vestige de l 'église St-Thibault, du xn e s. Au bout de la place, la rue de Jouy conduit à la porte de ce nom (v. ci-dessous). A g. de cette rue, à quelques pas de la place, la rue St-Jean, avec une anc. grange des Dîmes, du xm e s., qu’on peut visiter, en s’adressant en face (beaux chapiteaux). Elle contient un petit musée lapidaire et a un sous-sol en communication avec de vastes souterrains.

En continuant de suivre la rue St-Jean, on arrive à la porte St-Jean, à moitié en ruine, et aux ‘‘remparts , dans leur partie la mieux conservée. Ce sont encore les remparts du moyen âge, avec tours rondes et carrées et précédés d’un fossé. En les longeant à g. en dehors, on voit la tour aux Pourceaux. En les longeant à dr. par un joli chemin ombragé, on arrive à la tour aux Engins, au delà de laquelle ils tournent à angle droit vers la brèche aux Anglais , faite en 1432, et la porte de Jouy. On descendra plus loin par un sentier dans le fossé pour passer devant la porte Faneron

PROVINS

et gagner le Trou au Chat, une poterne dans une tour, par laquelle on rentrera à l’intérieur des murs. Il y a là deux murs d’enceinte, l’un fermant la ville haute, l’autre descendant jusqu’au Durteint, affluent de la Voulzie, à env. 200 m. de là.

La ville basse avait des remparts moins considérables, en partie détruits. Ils étaient bordés d’un fossé plein d’eau encore existant, que longe une belle promenade de 1 kil., les remparts d’Aligre. Sur un coteau à g., Y hôpital general, qui a remplacé un couvent du xnx e s. (cloître).

Plus loin, du même côté, au bord de la promenade, un joli petit établissement hydrominéral , aux eaux ferrugineuses acidulés froides, peu minéralisées et malheureusement fort pauvres en acide carbonique. Il est ouvert du 14 mars au 1 er nov., de 6 h. à 11 h. */ a et de 1 h. à 7 h. On y traite particulièrement la chlorose et l’anémie : boisson, 25 c. par litre ou par jour; bain, 1 fr.

La villa Garnier, léguée à la ville par un habitant, avec son charmant jardin, est en face, de l’autre côté de la promenade, non loin de Ste-Croix (p. 87). La villa contient un petit musée, public les jeudi et dim. de midi à 4 h. , surtout des antiquités et des curiosités locales, dons de l’égyptologue Lelorgne de Savigny, de l’académicien Lebrun et de l’historien Bourquelot. A signaler le portrait de Grasset de St- Sauveur, par A. de Pujol, une Femme au perroquet, par Miéris et un intérieur hollandais, attribué à van Ostade. Là aussi est la bibliothèque de la ville , riche de 32000 vol. et ouverte les dim., mardi, jeudi et vendr. aux mêmes heures. Dans le jardin, un monument aux victimes de la guerre de 1870-71, avec un beau groupe en bronze par Longepied (1887). En sortant du côté de la ville, par la rue de la Bibliothèque (à g., la sous-préfecture) , on retourne dans la rue du Val; de la place du Val, on prendra les rues de la Friperie et Hugues-le-Grand qui ramènent à la rue Victor-Arnoul, d’où l’on regagnera la gare.

La ligne continue de Provins jusqu’à Esternay (33 kil., p. 83), par (16 kil.) Villiers-St-Georges (1081 hab.), qui a un château du xv e s.

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