‹ Le Nord-Est de la FranceChapitre 85 sur 270 · Troyes · texte numérisé non relu

Troyes

Hôtela: des Courriers (pl. a, B 2), rue de l'Hôlel-de-Ville, 53, bon (30 ch. de 2 fr. 50 à 5, rep. 1.50, 3 et 3.50, p. 8.50, on. 50 c.)-, du Mulet (pl. ee. A3), place de 1a Bonneterie; du Commerce (pl. b, B3), rue Notre-Dame, 35 (50 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 3 et 3.50); II. St- Laurent (pl. c, C3), rue Notre-Dame, recommandé ; II. de France , rue Thicrs, 2.

Cafés: de Paris, du Nord, place de la Bonneterie; de la V'ille, en face de l’hôtel de ville-, de la Paix, rue Notre-Dame, 72; du Point-Central, rue de la République, en face du marché St-Remi. — Bon buffet à la gare.

Toitures de place: course, à 2 pl., 1 fr. 50; à 4 pl., 2; heure, 2 et 2.50.

Tramways électriques: 3 lignes ayant un bureau central commun place de l’Ilôtel-de-Ville (pl. B 2) : l, du Pont Hubert (pl. E 2) à .Ste-Sari'ae (pl. A 2) ; 2, du faubourg Croncels (pl. B4) au faubourg de Preize (pl. Cl); 3, de Vhôtel de Hile (pl. B2) au cimetière, par la rue de Paris (pl. Al).

Poste et télégraphe (pl. 7, B 2), rue Charbonnet, 1, et rue Kléber (pl.7,D2).

, Troyes est une ville très ancienne de 53 146 hab., jadis capitale de la Champagne, auj. chef- lieu du départ, de l’Aube et siège d’un évêché, sur la Seine, qui s’y divise en plusieurs bras, dont l'un est canalisé. C’est une des villes les plus curieuses de l’est de la France, par ses monuments et par l’aspect original que lui donnent

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St-Pantaleon.

TROYES

ses vieilles rues étroites et tortueuses, aux maisons de bois. ïïoyes a pour spécialité la bonneterie, pour laquelle elle a une école spéciale depuis 1890 (pl. A 1), et sa charcuterie est renommée.

Cette ville était la capitale des Tricasses à l'arrivée des Romains, qui la nommèrent Augustobona , puis Trecœ. St Loup, un de ses premiers évêques, détourna d’elle Attila au v e s. ; le pape Jean VIII vint y couronner Louis II le Bègue en 877 ; mais elle fut saecagée par les Normands en S90 et 905. Elle eut plus tard des comtes, dont le plus connu est Thibaut IV, le Chansonnier (1301-1253). Puis elle fut réunie a la couronne par alliance; mais elle tomba au pouvoir des Bourguignons et des Anglais durant la démence de Charles VI, et c'est alors que fut signé, à Troyes même, en 1420, le honteux traité qui reconnaissait Henri V d'Angleterre régent de France et déclarait bâtard le dauphin, plus tard Charles VII. Le protestantisme y eut vite de nombreux partisans et la révocation de l'édit de Nantes fit beaucoup de tort à son industrie. Placée au milieu des opérations stratégiques en 1814, Troyes eut fort à souffrir de la guerre. Elle est la patrie du trouvère Chrestien, du pape Urbain IV, de P. Pithou et J. Passerat, auteurs de la Satyre Ménippée, des peintres Nie. et Pierre Mignard, des sculpteurs Girardon et Sirnart (v. aussi p. 94, et ci-dessous).

Le monument des Enfants de l’Anbe (pl. A 2) attire d'abord l’attention quand on vient de la gare. Il est situé sur les boulevards qui entourent une partie de la vieille ville et se compose d’un groupe en marbre en mémoire des victimes de la guerre de 1870-71, «Vaincre ou mourir», par A. Boucher, de Bouy-s.-Orvin près Nogent-s. -Seine, sur un piédestal de 7 m. 50 de hauteur, en forme de tour, avec hauts reliefs en bronze par D. Briden, de Troyes.

En tournant à dr. sur le boulevard, on rencontre à quelque distance, à g., St-Nicolas (pl. 3, A3), église goth. qui date seulement du xvi e s., avec porche du xvn e s.

L’intérieur présente d’abord, comme curiosité, une belle ehap. audessus du porche de la façade, dite chapelle du Calvaire , avec des peintures murales par Nie. Cordouanier et un Ecce Homo par Gentil, deux artistes de Troyes du xvi e s. A g. de la nef est un St-Sépulcre fermé, surmonté d’un Christ du xvi e s. Devant ce St-Sépulcre, sous le porche, une belle sculpture de la Renaissance, l’Adoration des bergers, et, comme pendant, de l’autre côté, une Présentation au temple. Les bas eôtés ont des vitraux remarquables du xvi e s. Quelques vieilles peintures, en particulier une sur bois, à g. du chœur.

Derrière cette église se trouvent la halle et la place de la Bonneterie, où s’élève (pl. 6, A 3) le monument érigé par la ville de Troyes à ses bienfaiteurs, œuvre du sculpteur D. Briden (1900). Il se compose d’un haut socle, sur lequel une Renommée tenant une couronne déploie ses ailes; au pied, un jeune homme portant des branches de chêne. — Plus loin commence la rue Notre-Dame, qui est la principale de la ville.

St-Pantaléon (pl.4, AB3), à quelques pas à dr., est aussi une église goth. des xvi e -xvu e s., avec façade dans le style du xvni e s.

A dr. de la nef, un grand calvaire fort curieux par Gentil, avec scènes accessoires, même deux personnages à un balcon, et où l’on remarque surtout le groupe des 8tcs Femmes. Dans la chap. voisine, St Crépiu et St Crépinien , groupe intéressant du même artiste. Les fenêtres du bas côté dr. sont garnies de belles grisailles du xvi e s. Les piliers de la nef ont chacun deux statues superposées, abritées de dais, qu'on attribue à Gentil et à son nssoeié Dom. Rinucci ou le Florentin. La voûte, en

TROYES

St- Urbain.

bois, avec un beau pendentif dans le chœur, a 22 m. 70 de hauteur. Dans les arcades sont placés 8 grands tableaux, 6 de Carré, élève deiLebrun, représentant la vie de St l’antaléon, et 2 d’Herluison, représentant la Nativité et le Christ au tombeau.

En face de cette église se trouve V hôtel de Vauluisant (pl.5, A 3), édifice de 1564 maintenant assez dégradé, où est installé le cercle du commerce. 11 a une belle cheminée de l'époque. — Il y a encore non loin d’ici une maison remarquable du xvi e s. , l 'hôtel de Chapelaines, rue Turenne, 55, et une autre de la même époque, l 'hôtel de Mauroy, au n° 7 de la rue de la Trinité, la première au delà de la rue Turenne (pl. 5, B 3).

Revenu à la rue Notre-Dame, on la suivra jusqu’à la 6 e rue à g., où il faut tourner pour visiter St-Jean (pl. 2, B 3), église des xiv e et xvi e s., englobée dans des maisons et de peu d’apparence à l’extérieur, sauf sur la rue de l’Hôtel-de-Ville, mais qui possède aussi des œuvres d'art remarquables.

Le ehœur est légèrement incliné à g. Une partie des fenêtres des bas côtés ont de riches vitraux du xvi e s. Au maître-autel, dans uu grand contre-retable de Girardon, du style corinthien, deux tableaux de P. Mignard, le Baptême de J.-C. et le Père Eternel, masqués par des rideaux : s'adresser au sacristain, dont la sonnette est à dr. à l'entrée du chœur. Dans la chapelle derrière le chœur, un *retable avec des hauts reliefs et des bas-reliefs magnifiques en marbre, par Jacques Juliot (? 1530) et complétés par Girardon; ils représentent des scènes de la Passion (moulages au musée; p. 94). Dans une chap. à dr. du chœur, la Visitation, groupe du xvi e s. Dans une autre du côté g., près de la sacristie, à l'autel, une Mise au tombeau du xvi e s.

A peu de distance à g. au delà de St-Jean, au n° 26 de la rue Champeaux, se trouve l'hôtel des Ursins, de 1526 (pl. 5, B2). Plus loin, à dr., on arrive à Yhôtel de ville (pl. B 2), construction peu remarquable et en mauvais état, de 1624-1670. Il y a dans la façade une niche qui contenait primitivement une statue de Louis XIV et où se voit aujourd’hui une statue de femme , une Liberté datant de 1793 et dont la Restauration a voulu faire une Minerve. La grande salle du premier étage renferme une des œuvres principales de Girardon, un médaillon en marbre représentant Louis XIV.

*St - Urbain (pl. C2), où conduit un peu plus loin, à l’E., la rue de l’Hôtel -de -Ville , est le monument le plus remarquable de Troyes pour la pureté du style. C’est une petite église du xm e s., aujourd’hui en restauration, un chef-d’œuvre de l’architecture ogivale, dans le genre de la Ste-Chapelle de Paris. Elle a été fondée en 1263 par le pape Urbain IV, né à Troyes et fils d’un cordonnier; mais elle est restée inachevée , la nef n’ayant que trois travées. Il y a de jolis portails latéraux précédés de porches. La nef a 26 m. de hauteur sous voûte. Les fenêtres sont admirables de légèreté et en partie précédées d’arcades à colonnettes très fines. Elles ont des vitraux des xm e et xiv e s. Belle Vierge dans la chap. à dr. du chœur. Fonts du xv e s.

Plus loin à dr. , sur une grande place, la préfecture , un anc. couvent du xvm e s. A côté, le canal de la Haute-Seine, que l’on

Cathédrale.

TROYES

traverse pour visiter la cite'. Au delà du pont, à dr., l 'Hôtel-Dieu (pl. C2), aussi du xvm e s., avec une belle grille de l’époque.

La *cathédrale, St-Pierre (pl. D2), à dr. de la même rue, est un monument imposant et fort remarquable, malgré le manque d’unité dans le style , sa construction ayant duré du commencement du xm e s. jusqu'au xvi e s. Elle a été souvent restaurée et complètement de nos jours. La partie la plus ancienne et la plus belle est le choeur, construit de 1208 à 1324, puis le transept, de 1314 à 1400; la plus récente est le grand portail, dû à Martin Chambiges (xvi e s.), qui travailla aussi à Sens (p. 203) et à Beauvais. Ce portail offre toute la richesse de décoration caractéristique de l’art voisin de la Renaissance, avec une rose magnifique. Il est flanqué de deux tours, dont celle du N. a été seule achevée, dans le style du xvn e s. : elle a 74 m. de haut ; on y monte par un escalier en spirale (belle vue du sommet). Il y avait autrefois sur la croisée une flèche qui atteignait 60 m.

L’intérieur de l’église, à 5 nefs jusqu'au transept, se distingue par ses belles proportions: la longueur totale est de 117 m., la largeur de 51 ut. au transept, et la hauteur de 33 m. On remarque surtout les superbes ’vitraux du chœur, du xm e s., et le riche triforium de la nef, surmonté de verrières du xv e s. La rose du croisillon N. est de la même époque, celle du crois. S. date seulement de 1844. Dans la l re chap. à dr. de la nef se trouve un groupe polychrome duxvi e s., le Baptême de St Augustin par St Ambroise, atlr. a Gentil; dans celle de la Vierge, une Vierge avec l'enfant Jésus, de Sirnart; dans la 4 e chap. du bas côté g. se voit le célèbre vitrail du Pressoir, par Linard Gonthier, de Troyes.

Le trésor de la cathédrale, à dr. du chœur, possède beaucoup d’émaux anciens, dont la châsse de St Loup, du xvi e s., par Léon. Limousin. Il y a aussi un coffret byzantin en ivoire du x c s., des manuscrits des xi e et xit e s., de l’orfèvrerie des xn e (châsse des SS. Bernard et Malachie), xtii 8 et xvm e s.

En continuant de suivre la rue de la Cité, on arrive bientôt à St-Nizier (pl. 1)2), église goth. de 1535-1573, qui a un portail latéral de la Renaissance, au N., et surtout des vitraux du xvi e s., malheureusement détériorés par un attentat anarchiste en août 1901.

Le musée-bibliothèque (pl. 1,1)2), presque au coin de la rue de ce nom et de la place où est la cathédrale, est l’anc. abbaye de St- Loup, mais modifiée et avec de nouvelles salles construites depuis peu. On y entre par la rue St-Loup.

Le musée est public les dim. et jours de fête, de 1 h. à 5 h. en été et de midi à 4 h. en hiver, et visible aussi les autres jours. Il comprend surtout des collections de sculpture, de peinture, d’archéologie et d’histoire naturelle. — Conserv. pour la peinture, M.FL Pron.

Rez-de-chaussée. — La collection archéologique (catal. d’archéologie monumentale, 1897, 75c.; catal. spécial des carrelage» et mosaïques, 2 fr. 50) est répartie dans la cour, sous la galerie en face de l’entrée, le long du bâtiment principal et en partie dans les salles de ce bâtiment. Elle comprend des monuments mégalithiques, des antiquités mérovingiennes, des monuments du moyen âge et de la Renaissance. Il y a dans la galerie de curieux morceaux de sculpture. Dans les salles, une graude piscine gallo-romaine en mosaïque et une belle cheminée du xvi e s. — La col lection d'histoire naturelle occupe là trois salles. Elle est importante pour l’ornithologie et l’entomologie.

TROYES

Musée.

C'est à g. de la cour que se trouvent l'entrée de la salle des sculptures et l'escalier de la galerie de peinture.

Sculptures. — La collection est surtout intéressante parce qu’elle comprend de nombreux modèles ou moulages et quelques originaux d’artistes dupavs: Simart ( 1806- 1857 ; 9lnum.), Qiraraon (1628-1715), J'aul Dubois (v. p. 90), Valtat (1838-1871), Janson (1823-1881), Alfred Doucher , etc. — I re salle. l r ® travée: en face, 13, Beylard , Méléagre, bronze-, 247, Hiolle, Kve, marbre; à dr. à la porte, 71, /tanins, David combattant Goliath; 87, Simart , Mort de Caton. — 2 e travée, à g. : 85, 100, 92, 150, 166, Simart, Coronis mourante, Oreste réfugié à l’autel de Minerve, Joueur de disque, M inerve, l’Art demandant ses inspirations à la Poésie; 172, Valtat , Création d’Eve. Tout autour de cette travée et de celle de g., les bas-reliefs de Simart pour le tombeau de Napoléon 1 er aux Invalides, etc. — 3 e travée, à dr. par rapport à l’entrée: s. n°, Laoust, Danton; 256, Suchetet , Byblis changée en source: 218, Janson, Salomé; s. n°, Br.iden , A la Patrie; Soyer , En vedette, Poursuite ; 173, Valtat, Faune et dryade ; 75, Hochet, Napoléon I er à lirienne; 59 , Janson, Diogène. — 4 e travée: 46, 47, 45, Oirardon , Marie- Thérèse d'Autriche et Louis XIV; bustes de l'école française; marbres de l’école troyenne du xvi e s.; moulages.

II e salle. l re travée: 175, Vassé, buste de Girardon; 76, Romagnesi, buste de l’érudit P. -J. Grosley; 174, Vassé , buste de Mignard; 225, Boucher , les Coureurs; à dr., du même, Laènnec découvrant l’auscultation, A la terre, la Piété filiale. — 2 e travée: 34, 242 243, 36, P. Dubois , Chanteur florentin du xv® s., statue équestre du connétable Anne de Montmorency, St Jean, Narcisse au bain; 43, Pranceschi , la Religion. — 3 e travée: 3&, Dubois, monument de I.amoricière à Nantes; bustes divers.

I er étage. — Peintures. — I re salle, tableaux anciens: à dr., 318, Jules Romain , Vierge; inconnus , la Cène, avec vieux cadre orné de peintures; Adoration des mages; 154, R. Tassel (de I.angres, 1580- 1G60), l’arbre de Jessé; — 216, inconnu, Assomption de la Vierge; 172, Vasari, la Cène ; 42, Cima da Conegliano, la Vierge et l’Enfant, adoré par St Jean-Baptiste et St Dominique; — 68, Oreuze, portr. d’enfant; 140. Hubert Robert , Ruines d’un pont romain; 24, Boullongne le J. (Bon B.), le Jugement de Salomon; 75, Hudson , portr. de femme; 20, Fr. Boucher, les Génies des Beaux-Arts; 179, 180, Watteau, l’Enchanteur, l’Aventurière; ensuite 15 tableaux de tiatoire (108-122), des sujets mythologiques ou allégoriques et des seènes de la vie de Clovis; 163, Tiepolo, St Thomas d'Aquin; 269, école holl., paysage et animaux; — 38, de Champaigne , portr. d’un offteial et grandchantre de Notre-Dame de Paris; — 153, Tassel , le Juste d’Horace; s. n°*, beaux portr. de femmes, par un inconnu et par P. Mignard-, 73, Hesse, portr. du sculpteur Girardon; 103, P. Mignard, la Marquise de Montespan ; 59, van Dyck, portr. de Fr. Suyders ; 39, de Champaigne, Louis XIII recevant Henri II de Longueville chevalier du St -Esprit; 47, Daverdoingt , portr. de P. Mignard; 89, L. Ltnain , portr. d'homme; 162, Teniers le K. (?), Paysans; et encore plusieurs portraits remarquables.

Au milieu, entre des vitrines, des bronzes (cat.il., 7 fr.), dont un Apollon antique, découvert en Champagne en 1813. — Vitrines derrière cette statue: émaux; bijoux, présumés ceux de Théodoric I er , roi de» Visigoths, tué à Cliàlons en 451, également trouvés eu Champagne (Pouan), en 1842; objets divers, antiquités, broderies, tisbus. Il y a des étiquettes. — Vitrines devant l'Apollon: ouvrages en métal; autres émaux, triptyques byzantins, croix byzantines et goth.; faïences, sceaux (catal., 75 c.), médailles, monnaies gauloises (ratai., 1 fr.), céramique.

II e salle, salle J. Audifl'red : à dr., 107, Monginot, la Dîme-, 81, Bougée, Kust. Lesueur chez les chartreux; 15, Biennoury, le Mauvais riche; 40, Chintreuil, Après l’orage: 142, Ronot, les Aumônes de Ste Elisabeth de Hongrie; — 148, Schitz, le Jubé de la Madeleine (v. p. 95); 101, Merson, Martyre de St Edmond, apôtre de la Grande-Bretagne; vitrine avec de petits bronzes antiques; 149, Schitz, Vallée de Grésivaudan (Isère); — 16, 17, Biennoury, Apelles peignant le jugement de Midas, Esope et son maître Xauthus; 150, Hébron, Ruines de Baalhec; 49, /*. Deluroche , Joas trouvé

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La Madeleine.

TROYES

par Josabetk; — s. n", Beauté, Napoléon I er au ponl d'Arcis-sur-Aube ; a. n°, Oleyre, porlr. de femme. — Dans des vitrines, armes, émaux, bijoux antiques ; sur un chevalet, ïan Dargent , paysage breton.

A dr. de la cour, dans une aile neuve, se trouvent le musée des arts décoratifs , fondé en 1894 par M. Piat, et la bibliothèque. Le musée, ouvert comme l’autre, comprend des meubles, pendules, vases, glaces, objets divers, et de belles tapisseries anciennes. La bibliothèque est ouverte dans la semaine de 10 h. à 8 h., excepté le merer. , les jours de fête et le temps de vacances, du 20 août au 1 er oct.; le dim. de 1 h. à 5 h. en été et de midi à 4 h. en hiver. Elle compte plus de 110000 vol. et plus de 2700 manuscrits, et elle possède des vitraux remarquables de Linard Gonthier, représentant des épisodes de la vie de Henri IV.

On regagne le centre de la ville par la rue Hennequin, à g., au delà du musée, et on retraverse le canal.

St-Remi (pl. C2), près de là à dr., et dont la haute (lèche se voit de loin, est une église des xiv u -xvi e s. On y remarque surtout un Christ en bronze par Girardon, au maître-autel; des peintures sur bois très curieuses du xvi e s., dans les deux bras du transept et dans une chapelle à côté du bras gauche; do beaux vitraux modernes, par Larcher, et des tableaux, dont une Madeleine de l’école italienne, au bas de l’église, à dr.

La Madeleine (pl. B2), plus loin dans la même direction, mérite aussi une visite. C’est une église du style de transition du xn e s., agrandie au xvi e s. Ce qu’elle a de plus curieux est un *jubé magnifique de 1508-1517, dû à Jean Gualdo. Il a 6 m. 45 de haut et est comme suspendu entre deux piliers; les ornements en sont d’une richesse et d’une délicatesse extraordinaires. Cette église a aussi, surtout au chevet, de beaux vitraux du xvi c s., l’un d’eux, dans la chapelle du fond, représentant la création du monde d’une façon très naïve. On remarquera encore de nombreuses pierres tombales et quelques tableaux, notamment de Jean Nicot (de Troyes), rolatifs à la vie de la Madeleine.

A dr. du grand portail de cette église se voit une porte du xvi e s., reste d’un cloître qui en dépendait. Près de là auS., au coin des rues du Palais-de-Justice et des Quinze -Vitigts , l’hôtel de Marisy , de 1531, avec une jolie tourelle et de curieuses grilles à deux fenêtres (pl. 5, B 2). — A peu de distance au N. est le boulevard Gambetta (pl. A-C2), le plus beau de la ville, avec le théâtre , le lycée et un cirque. Il aboutit à l’O. près de la gare.

De Troyes à Pari », v. R. 21 et 20; & Châlons-sur-Marne et à Sens , R. 19; à Chaumont, Langres et Belfort , R. 23 et 41 ; à Spinal, R. 37 ; à Dijon, R. 25.

De Troyes a St-Florkktik : 56 kil., par une contrée peu intéressante. — 13 kil. (3 e st.) Bouilly, dont l'église a un beau retable de la Renaissance. Ensuite à dr. la grande forêt iTOthe. — 32 kil. (7 e st.) Auxon , bourg sur l’emplacement d’une ville romaine, peut-être Rlenum. — 37 kil. Srry, vieux bourg de 1400 hab. — 47 kil. (10 e st.) Neury-Sautour , bourg sur une

BAR-SÜR-AUBE.

colline, avec une belle église de la Renaissance. — 52 kil. St - Florentin, stat. desservant la ville (à dr.). — 58 kil. St ■ florentin ■ Vergigny , sur la ligne de Dijon (p. 207).

23 De Troyes à Chaumont et à Langres,

(Paris-Belfort.)

95 kil. jusqu’à Chaumont , en 1 h. 20 à 2 h. 35, pour 10 fr. 75, 7 fr. 15 et 4 fr. 85. — 130 kil. jusqu’à la gare de Langres-Marne , d'où il y a un ch. de fer à crémaillère pour monter à la ville (v. p. 99); trajet de 2 h. à 4 h. 40, pour 14 fr. 6o, 9 fr. 80 et 6 fr. 35.

Troyes, v. p. 90. On laisse à g. la ligne de Brienne et Pagnysur-Meuse (R. 24), traverse la Seine pour la dernière fois et en quitte la vallée. — 8 kil. Rouilly-St-Loup. — 15 kil. Lusigny. — 22 kil. Montie’rnmey, où il y a des restes d’une abbaye de bénédictins et dont l’église a des vitraux du xvi e s. — 193 kil. La Villeneuve-au-Chène. Puis un long viaduc sur la Barse.

32 kil. Vendeuvre (hôt. André), à dr. , bourg de 2068 hab., qui a un château des xn e , xvi® et xvii® s. et une église de la Renaissance, avec un beau portail et des œuvres d’art remarquables.

43 kil. Jessains , où l’on arrive dans la vallée de l’An&e. Belle vue de la gare. — Ligne de Vitry et Brienne, v. p. 74.

La voie remonte maintenant la vallée de l’Aube, qui présente un aspect assez pittoresque, et traverse plusieurs fois la rivière. — 49 kil. Arsonval-Jaucourt.

54 kil. Bar-sur-Aube (hôt.: du Commerce, rue Nationale, 38; St- André', St- Nicolas), à dr., ville de 4587 hab., d’origine antique, et chef-lieu d’arr. de l’Aube. Elle occupe un joli site et est dominée sur la rive g. par des collines plantées de vignes et de bois. Combat acharné en 1814 entre les troupes de Mortier et de Schwarzenberg. — La rue à dr., un peu au delà de la gare, passe à g., après un boulevard, à l'extrémité de la rue Nationale, qui traverse toute la vieille ville, en longeant la place de l’Hôtel - de -Ville et laissant près de là à g. St-Pierre et à dr. St-Maclou. — St-Pierre est une curieuse église des xii® et xm®s. , avec galeries en bois du xvi e s., sur le devant et à dr. de la nef. On en remarque les deux porches ; à l’intérieur, un buffet d’orgue ancien et un autel moderne dans le croisillon de gauche. — St - Maclou, des xn®, xiv® et xvtii® s., est moins curieux. Un peu au delà, au bord de l’Aube, une charmante promenade, sous un berceau de tilleuls. Près de là en aval, un pont avec une petite chapelle commémorative du xv® s. Plus loin encore, une promenade fraîche au bord de la rivière. — Belle vue de la colline de la rive g., où il y a une chapelle (299 m.) dédiée à Ste Germaine, originaire de cette ville.

62 kil. Bayel. La vallée est de plus en plus belle.

67 kil. Clairvaux (hôt. St-Bernard). Le village, où St Bernard fonda en 1115 la célèbre abbaye de ce nom, est à 2 kil. à dr. dans

CHAUMONT. T. Jî. 23. 97

la vallée. Le monastère, reconstruit au xviii e s. et qui n 'offre plus guère d’intérêt, est transformé en maison centrale de détention.

On quitte ensuite la vallée de l'Aube. — 73kil. Maranville. — 83 kil. Dricon , où s'embranche la ligne de Ghâtillon-sur-Seine et Nuits- sous -Kavières (v. p. 98). — 90 kil. Villiers-le-Sec. Plus loin à g., les lignes de Blesme et Neufchâteau (R. 33 A), et ensuite le grand *viaduc de Chaumont, sur la vallée de la Suize. 11 a 654 m. de long, 2 et 3 étages d’arcades, avec galeries sous la voie ferrée, et jusqu’à 53 m. de hauteur. Belle vue à g. sur la ville.

95 kil. Chaumont. — Hôtels: Gr.-H. de France , derrière l’hôtel de ville; U. de l' Feu et du Commerce, place de 1’Hôtel-de-VilIe ; H. du Centre, 6 fr. 50 par jour; II. de la Gare. — Bon buffet à la gare. — Poste et tél., rue de Bruxereuilles, entre la place de l’Hôtel - de -Ville et le lycée. — Banque de France, place Philippe -Lebon.

Chaumont est une ville de 14 622 hab., auc. chef-lieu du Bassigny et auj. chef-lieu du départ, de la Haute- Marne, sur une hauteur aride («Calvus mons»), entre la Suize et la Marne. Les souverains alliés y conclurent en 1814 un traité d’union pour réduire la France à ses limites de 1789. — Chaumont est un centre important pour la ganterie.

Devant la gare, sur la place Philippe -Lebon, s’élève le. monument aux enfants de la Haute- Marne morts pour Ja patrie, dû au sculpteur Tony Noël et à l’architecte A. Dupuy (1898). Au fond de la place, dans un petit square, se voit la statue de Philippe Lebon (1767-1804), inventeur méconnu de l’éclairage au gaz, natif du département, bronze par Péchiné (1887). Les deux rues à dr. de la place mènent vers l’hôtel de ville. Prendre, la seconde, qui longe, d’abord la place (vue à g.), et tourner dans la première à gauche.

L 'église St-Jean, un peu plus loin, date des xin e , xv u et xvi e s. Elle a un magnifique portail latéral au S., avec une double porte du style goth. fleuri. Le portail principal, du xni e s., est d’un style simple et sévère, avec deux tours surmontées de flèches.

Les parties les plus curieuses à l’intérieur sont le transept et le choeur, «lu xvi ft s., qui ont de magnifiques triforium à arcades trilobées et à réseaux flamboyants. Celui du transept a des corniches d’une grande richesse, faisant le tour des piliers sur des balcons en encorbellement et aboutissant à g. à une tourelle d’escalier, le tout également très riche et très varié d’ornementation. Belle voûte à pendentifs au transept; belles grilles en fer au chœur. Dans le bras dr. du transept, un St Alexis attribué à A. del Sarto, une Hérodiade avec la tète de St Jean-Baptiste de l’école flamande, et une peinture murale de 1549. Chaire et banc d’œuvre par Bouchardnn, le père du sculpteur, qui était de Chaumont. La chap. de la Vierge a des peintures murales du xv e s. et un retable doré en bois, aussi par Boucliardon le père. Dans la chap. à g. de la précédente, un arbre de Jessé sculpté dans le mur. Une chap. fermée, à g. de la nef, renferme un St-Sépulcre remarquable, de 1460.

La rue du Palais, un peu en deçà de l’église, à dr. en sortant, aboutit au palais de justice, sur l’escarpement au-dessus de la vallée de la Suize, à l’endroit où était le château des comtes de Champagne, à Chaumont, dont il reste surtout le donjon, dit la tour Hante-

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