FAIHOCRGS DE SAINT-OMER. || [R
1" Faubourgs du Haut-Pont et de Lyzel; les watergands {promenade Ifi'x recomiiiaiidéc). — En sortant de 8aiiit-()nier, l'Aa canalisé coulo entre deux liirnos de maisonnettes peintes, d'un earaetère flamand très accusé. (|ui forment le faubourg du Haut-Pont [cijlUc de l'Immaculée-Conceplion, moderne^ style du xiii' s., beaux vitraux de Lusson). I,a longue rue de la Poissonnerie relie à l'E. lo Haut-Pont au favljourfj de Lyzel, qui comiuonce derrière la gare et se dirige au X.-E. vers Clairmarais. Les habitants de ces faubourgs (Hautponnais et Lyzelunls) ont conservé la langue flamande; ils se distinguent surtout par leur propreté, leur probité et leur esprit industrieux. C'est par leur travail qu'ils ont conquis la terre qu'ils cultivent. Ils ont desséché les marais environnants en creusant de nombreux canaux, et ont rendu le sol très propre à la culture du jardinage. La majeure partie des terres ou lét/res qu'ils exploitent ne communiquent entre elles que par eau; aussi ont-ils tous un bateau pour s'y transporter avec leurs instruments de travail et pour en rapporter les produits. Les canaux, ou u'alerr/ands, constamment sillonnés de barques, ont chacun leur nom particulier. Ils varient presque tous de largeur et de profondeur. En général, plus ils se rapprochent de Saint-Omer. plus ils se rétrécissent. Ils ont tous un courant; le bras inférieur de l'Aa, nommé la Basie-Meldick, entraîne leurs eaux du côté de Saint-Momelin. Çk et là. en les parcourant, on voit s'ouvrir, dans les plus larges, de vastes étangs dont la pèche est réservée. Le plus large et le plus profond de ces canaux est appelé la Grande-Mer; mais le plus pittoresque est le Ronielard. ICnlin, leurs bords sont généralement plantés de saules. Les plus grands seulement sont dépouillés d'arbres sur l'une de leurs rives, le long de laquelle est pratiqué un petit sentier. Il est très intéressant de louer une barque pour faire une promenade sur les watergands.
En général, on prolonge cotte promenade jusqu'aux ruines de Clairmarais.
2° Clairniapaisi(^, 4 k. N.-E., promenade à faire de pi'iiférence en barque :
1 h. lr> env.; on trouve des bateaux soit au Haut-Pont, soit dans Lyzel :
2 fr. un bateau pour une ou "2 pers. ; 4 fr. un bateau pour S ou 10 pers.). Clairmarais. v. situé au milieu de clairs (prairies marécageuses, tourbières et flaques d'eau), doit sa célébrité à une abhai/e de Cisterciens fondée en 1140, par Thierry d'Alsace, comte de Flandre, et son épouse Sibylle, à l'instigation de St Bernard. Il ne reste de ce monastère, dans lequel se réfugia St Thomas Becket, en 1165, que quelques débris, la ferme rebâtie en 1676. des arcades, les murs de l'enceinte couverts de lierre et le puits ' I de St Bernard, creusé en 117'2. Derrière s'étend la foi'i'^t de Clairmarais.
l'entrée de cette forêt, on jouit d'une vue étendue. — Au ham. de Scou- • ucq, une chapelle indique l'emplacement d'un ermitage où se retira quelijucfois St Bernard.
3" Saint-Mornelin (@, 4 k. ."> N., par le Haut-Pont et la route qui suit la ■'■ g. de r.\a canalisé), sur la rive dr. de r.4a. doit son nom àNl'un des . miers moines de Sithiu, dont elle conserve (belle éi/lise de 1878) le chef ■IIS une châsse en argent du xvi" s., garnie de pierreries, but d'un pèlerinage pour les enfants tardifs ;'i, parler; dans la même église, tableaux sur bois du XVI" s.
4" Ascenseup des Fontinettes (@, 4 k. S.-E. ; ou ^ jusqu'à la station
vrques). — Suivant la route d'Ari/ues, on peut, après avoir traversé le b.,
178 hall, i château de 1661; cf/lise de 1776, avec flèche en pierre), aller
visiter (.'3 k. .^^.-E.) Vcclnse carrée ou à quatre faces, construite en 1772 au
point de rencontre du canal de Neulfossé et de la Basse-Meldick ; puis, à
1 k. plus loin, l'ascenseur.
L'ascenseur des Fontinettes, construit par les anciens établissements Cail, son a l'aire franchir aux liateaux une ditférence de niveau de 13 m. dans le canal de Neulfossé. C'est une sorte do balance hydrostatique, formée de
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deux sas montés sur les pistons de deux prandes presses hydrauliques. Les sas, i|ui peuvent recevoir des ba!cau,\ de :J00 ton., ont 38 m. fjO de louf,'.. 5 m. de larg. et l m. 80 de tirant d'eau. Chacun des sas est en équilibre à l'extrémité d'une presse h^'drauliijue, les deux ])resses communiquant entre elles par un tuyau muni d'une vanne. L'ouverture de cette vanne fait monter le sas intérieur et descendre le sas supérieur, préalablement surcliargé d'un poids d'eau égal à celui r|ue contient une presse. 8ous l'ascenseur passe le chemin de fer de Saint-Omcr à Boulogne et à Berguette.
5° Saint-Martin et Salperwick. — Une avenue de platiines conduit à (-2 k. N.-O.) Sainl-Marlin-aii-Laért ou le-iS'avd (dans l'éf/Use offivale. moderne, haut-relief en fa'ience d'Andréa dclla Rolibia. représentant VAiiiioiiciation et provenant du tomlieau de GuilL Pillastre, abbé de 8aint-Bertin, dans la seconde moitié du xV s.; ancien château Je Scademboury : château plus moderne dit la Touv-Blancke). A I extrémité du v.. prés de la route de Calais, àg., dans un cliamp, une colonne de grès, haute de 3 à 4 m., nommée la Croix- Pèlerine, fut érigée en mémoire d'un tournoi donné, en \A\1, en cet endroit et en présence du duc Philippe de Bourgogne, par .Jean de Luxembourg, sire de Haubourdin, qui y avait amené une noble pèlerine, dont il s'était fait le prolecteur. — A 2 k. N.-O. de Saint-Martin se trouve fîalperwick ou Saubruit, dont la fête patronale est. pour la population do iSaint-Omer, l'occasion d'une promenade et d'un pèlerinage à N.-l). de Bonne- Fin (dans l'église), pendant la dernière quinzaine du mois d'août. Salperwick n'offre d'intéressant que la censé ou ferme de l'abbaye de Saint- Bertin (dite villa Napoléone), dans laquelle logèrent Henri VIII, en 1513, et Bonaparte, en 1804.
6° Les Bruyères; ancien camp d'Helfaut. — Les Uruyth-e.i. vaste plateau stérile, s'étendent au S. et à 3 le. de Saint-Omer, sur le territoire de Loiif/uenesse; pour s'y rendre, on suit, la route d'Hçsdin. Les Bruyères (belle vue) servent de champ de manœuvres aux troupes de la garnison.
De l'autre côté de la vallée do l'Aa, sur une colline de 95 m. qui dttmine la rive dr. de l'Aa (pour s'y rendre, des Bruyères, prendre, à g. de la route d'Hesdin, un chemin qui se détache sur le revers S. du plateau), s'étend le plateau de l'ancien c(nnp d' Helfaut, situé à 7 k. de .Saint-Omer (11 k. par le ch. de fer de Boulogne, dont une station, yVizevnus, est à 1 k. du v. d'Helfaut). De ce plateau, analog:uo à celui des Bruyères, on découvre une très belle vue. En avant du front de bandière, qui a près de 2 k. de longueur, se dress'j une pyramide, érigée, au mois d'août 184-2, à la mémoire du duc d'Orléans, qui allait prendre le commandement du camp, lorsqu'il périt victime d'un accident de voiture. Derrière le camp sont les deux villages de Bilques et d'Helfaut {église des xvi" et xvii" s., en forme de forteresse, avec beau clocher et chœur ogival).]
De Saint-Omer à Boulogne, V. p. 110; — à Berguette, V. p. 144.
En quittant Saint-Omer, la voie traverse une partie des watergands, puis laisse au S. l'Aa ,et au N. la forêt de Clairmarais.
49 k. Rencscure (église h deux nefs des xvi° et s.\n' s., avec ([uelques parties romanes et un bas-relief de 1552; restes du château, des xii% xv° et xvi" s., (jui appariiat à Goinincs puis à la famille de Montmorency).
[A 2 k. N., sur la lisière de la forêt do Clairmarais, l'ancienne abbaye cistercienne d.e Saint c-Marie-dn-Désert ou de Wirstine. fondée vers 1217, servit, on 1677, de quartier général à Phillippe, duc d'Orléans, lors de la bataille de Cassel.]
On croise la Lauge-Becquc — 51 k. Ebbimjhcin (église avec cha>ur du xv' s. et confessionnal eu Imis sculpté dr 1G16: château
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