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à 3 k. S.-S.-E., Maroilles, sur l'Helpe Mineure, v. célèbre par ses fromages (dits <• niarolles »), et qui a conservé les restes d'une obbnyf,- (fondée en 652) transformés en habitations. Le portail de l'abbaye (xvir' s.) a Ole transporté sur la place, où il forme arc de Iriompbe.
— 213 k. Sassegnies. — On franchit la Sambrc.
216 k. Aulnoye (@, M sur Busipny. Ilirson, Maubeuge et Valenciennes) est séparé par la Sambre de Berlaimonl {V. p. 243).
D'Aulnoye à Hirson, au Quesnoy et à Valenciennes, R. 11. ^.
218 k. Bâchant (a. régliso, pierre tombale de 1434 portant cinq personnages en relief), en vue de Pont-sur-Sambre (ancienne tour de guet sur la place), petite ville aux abords de laquelle se serait livrée, en l'an 57 av. J.-C, entre les Nerviens et les légions de César, qui faillit être vaincu, la sanglante bataille dite de la Sambre. — 220 k. Sainl-Remi-Mal-Bâti. — A g., Boussières (aqueduc romain (jui conduisait à Bavay l'eau de la fontaine de Floursies).
— On franchit la Sambre.
224 k. Hautmont (Ilôt, du Commerce), 13,128 hab. (usines métallurgiques), domine j);ir un fort du camp retranché de Maubeuge, a possédé une abbaye dont la fondation remontait à Dagobert. Dans l'église, fonts hnptismaiix rfimans. — 2L'."i k. Gratlicres. — 227 k. Sous-le-Bois, 4,00U hab., dépendance communale de Maubeuge et centre métallurgique considérable. — 228 k. Louvroil, 4,750 hab. (importantes usines consacrées principalement à la métallurgie).
— On franchit la Sambre.
229 k. Maubeuge. @ (omn. 30 c. et 30 c; fiacres à la gare et pi. Jean-Mabuse, course 80 c, heure 2 fr. ; un tram part de la gare, traverse la ville et aboutit à la porte de Mons: but. : du Grand-Cerf, place Jean-Mabuse; de la Poste), ch.-l. de c, V. de 21,520 hab., place forte, sur les deux rives de la Sambre. Les fortifications sont percées de trois portes : la porte de France, au-dessus de laquelle deux inscriptions rappellent la bataille de Wattignies, la délivrance de Maubeuge et sa défense en 1814; la porte de Mons, au-dessus de laquelle une légende latine relate l'établissement de l'enceinte actuelle par Louis XIV en 1685: la porte de Bavay. Les forts construits aux environs font de cette ville une place de guerre importante.
Histoire. — .Maubeiij.'e (Mnlliodinm''} doit son nom à un double monastère d'hommes et de femmes, fondé au vu' s. par Ste Aldegonde, fille d'un seigneur austrasien. Au x<^ s., St Brunon érigea le couvent primitif en chapitre de chanoinesses. Riches déjà par leur industrie au xui"" s., et dotés dès lors d'une charte communale, les habitants de Maubeuge se révoltéreut et émigrèrent en partie lorsque, en l'293, Jean d'.\vesnes, comte de Hainaut. viola leurs privilèges. Ayant bientôt recouvré ses franchises, la ville prospéra de nouveau. Le traité de Nimègue (16~8) la donna définitivement à la France. Louis XIV y avait fait ses premières armes sous Turenne. pendant le siège de lC55:"en 1680. il revint à, Maubeuge avec sa cour, et chargea Vauban en 1685 d'y élever des fortitications imposantes. En 1791, un camp fut formé sous les murs de la ville; le 16 ocl. 1793. la victoire de Wattignies, remportée par .Jourdan. délivra Maubeuge, que le prince de Cobourg avait investie. En 1814, la place fut aussi assiégée inutilement par le duc de Saxe-Weimar; mais, en 1815, elle dut capituler après une héroïque
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résistance. — Maubcuge a vu naître Jean Gossaërt, dit Mabuse, un des peintres les plus célèbres de l'école flamande (vers MlO-lriSS;: le baron Prixsi; homme d'Etat belge (1788-1856).
ITINÉRAIRE. — On entre en ville par la porte de France et la rue de France, qui traverse la Sambrc, ou liord de laquelle (rive dr.) la fontaine de la Falize passe pour avoir surgi sous les pas de Ste Aldegonde. La rue de France conduit à la place Jean-Mabuse, bordée ;i dr. par le musée, puis ;i la place d'Armer, où se trouvent le Monument des 'Vainqueurs de 'Wattignies, par L. Fagel, et l'église (l)eau reli(iuaire du xvui" s., renl'ermant le voile et une sandale de Ste Aldegonde). A dr. de l'église s'ouvre la place Verte (promenade avec kiosque de concerts, tniste de Jean Mahiise par Fagel). où l'ancien chapitre de clianoinesses a été converti lui maisons particulières.
Le musée (entrée sur la place Verte) renferme les curiosités suivantes :
Antiquités : objets provenant d'un cimetière franc (V ou vi" s.) de Liniont- Fontaino; fossiles; monnaies et médailles; objets antiques trouvés à Ferrières-la-Grande ; poteries gallo-romaines et autres objets recueillis à Bavay. — Maquette du monument des vainqueurs de Wattignies. — Peintures : Saiiitin, Gelée blanche: l'iuchact. Meule en Flandre; Xuu Thulden, Christ; Luca Giordano, Suzanne; Paul NantcuiU Abel ; Jean Mabuse; BeUarujer. Annonciation au.x Bergers; toile de Ducornel. — Coquillages; laïences ; curiosités diverses. — J..a Gloire, groupe sculpté par Gustave Doré.
Nnus m(>ntionnerons aussi : — Varsenal (xvn° s.); — la salle des Fêtes, place Sthrau {V. p. 244, Avesnes), où se ti'ou\e aussi le collège, ancien collège des Jésuites (1765; chapelle remarquable par ses dimensions et son plaftmd sculpté); — riwpital des Kanquennes (1562; chapelle gothique).
De Maubeuge à Villers-Sire-Nicole (^^, l'.'' k. N.l. — La voie franchit la Sambrc, contourne la ville et suit au N. la route de Mons (nombreux arrcts). — S k. Mairieu.r. — 10 k. Bersitties {église du xvC s.l. — 11 k. Villers-.Sire-.\icole. garage. — 13 k. yHlers-Sire-JSicole {ci/lise du xv s. ; bâtiment de ïErmitai/e, de 1367; camp romain, au Castelet: forges)".
Des trams relient Maubeugo à Hautmont (par Sous-le-Bois ou par Louvroil), à Ferriéres-la-Grande et à Douzies.]
De Maubeuge à Bavay et à Valenciennes. R. 10, B ; — à Cousolre et à Fourmies, R. 11, .1 .
Les trains à destination de Mons et de Bruxelles arrivent à Maubeuge, puis retournent en arrière pour repasser aux stations de Louvroil, de Sous-le-Bois, et tourner ensuite au N. Les trains rapides gagnent directement Feignies sans passer ù Maubeuge.
231 k. Feignies ( b;, douane française).
On croise, à la sortie du petit bois de Lanière, la voie romaine de Bavay à Tongres, qui sépare en cet endroit la France de la Belgique; Malplaquet est à 3 k. sur la g.
235 k. Quéi'j (@, douane belge).
C'est à Quévy qu'il faut s'arrêter si l'on veut visiter {-2 k. S.-O.) le ham. de Malplaquet, tristement célèbre dans notre histoire par la bataille du Il sept. 17ii9. que Marlborough et le prince Eugène gagnèrent sur le maréclial de Villars, bien que celui-ci leur eut tué 20,000 hommes et n'en eut
LE NOHo. lo
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perdu que 8.000. Cette journée mit la France à deu.x doigts de sa perte; elle se releva, près do trois ans plus tard, par la victoire de Denain. — Se faire indiquer, à Quévv. le chemin du château, de Dlairon. qui so trouvait entre les 'ieux armées; c'est près de là, sur la route de Malplaquet à Blarcgnies. que s'élève le monument ipar Theunisseni érifjré en sept. 1909; en outre, une plaque commémorative a été placée dans la petite église de Malplaquet.'
244 k. Fr.uneries. — 230 k. Mons. — 310 k. Bruxelles (F. la Belgique).