REIMS I
Principaux Hôtels \ ® /lôtelduLion d'Or j GraruL flôM icL ûmtinenial id. dit Commerce
Jrnp. Jhi/hértrn/ , Pai'is.
il REIMS : — LES VIiNS. H l^- l^J — 307
jains dépices et ses biscuits, auxquels la concurreuce de nombreux produits similaires n'a rien fait perdre de leur renommée.
ITINÉRAIRE. — En face de la gare, monument d'ordres dorique
4 corinthien bâti de 185o à ISfil (.pour les omn. d'hôtels, les trams H les voit, de place. V. VIndix), entre deux promenades s'allongeant aarallèlemenl au ch. de fer, s'étend le !<quarc Colbert, avec la statue lu "-rand ministre (par Eug. Guillaume. 1860). La promenade de g. ihoutit à la place de la Répuldique, à la porte Mars et au cimetière lu Nord (V. ci-dessous, p. 334). Passant entre le square et la pro- Tienade de dr., on entre dans la place Drouet-d'Erlon, qui est plutôt me lar?e rue avec porches, croisant, aux deux tiers de son parcours la nie de VElape (à s^. : au n° 20, Casino Rémois) et la me Biii- -ette (à dr.). bâties d'après le même système (la rue Buirette en )artie seulement). Au croisement a été érigée en 190/ la fontaine 3ubé (par l'architecte Narjoux et le sculpteur Gasq), ainsi nommée lu nom de son donateur. ,,, ,. o • ^
Au fond de la place Drouet-d'Erlon s'élève 1 église Saint- Jacques édifice assez orisinal du xiii°, du xV^ s. et de la Renais- ■anc^ les grandes chapelles aux côtés du chœur, 154S); les vantaux les portes de l'O. sont des xiv<^ et xv" s.
Sous l'arc séparant la nef de la croisée, christ en bois, de Pierre .Jacques lin du xvi" s.) retrardé comme un chef-d'œuvre de dessin anatomique ;
5 verrih-es anciennes à labside ; au croisillon S., la Trbuté, tableau attribué lu Guide ; aux chapelles du chreur, -2 tables de communion en bois, sculp- ;écs à jour, du temps de Louis XIV.
Sortant de l'église par le croisillon S., on suit une étroite et ourte ruelle fermée par une avant-porte du xv' s. donnant sur la lue de Yesle (n'" 36-3S). •>, / » j
La rue la plus importante de Reims traverse la ville (route de Paris à Givet) de part en part, sous divers noms, du S.-O. au N.-E. C'est d'abord la rue de Vesle : si on la suit à g. (en la redescendant a dr., on trouverait, au n" 57, une maison des w^" et xvi" s., puis on arriverait à la porte de Vesle, ouvrage en fer forge exécute a l'occasion du sacre de Louis XVI, en 1775; dans le faubourg de Vesle, église Sainte-Geneviève, bâtie dans le slyle roman de 18/5 a 1881) on trouve successivement à dr. le théâtre (à la coupole et au foyer' peintures d'Emile Bin). bâti de 1866 à 1873 sur les plans de M \ Gos^et, et le palais de justice (1845), édilice d'ordre dorique, dont les constructions nouvelles (1910) bordent la place du Parvis. ornée, au milieu, de la statue équestre de Jeanne d'Arc (par Paul Dubois, 1896). , . , , ^
Le principal et inestimable ornement de cette place est la laçade de la cathédrale, qui la borde au N.-E. ^ «. .
Notre-Dame (visible toute la journée hors les heures des olhces), une de< merveilles de l'art gothique, venant à peine au-dessous de N-D d'\miens, allant de pair avec N.-D. de Chartres, a pour caractères particuliers la distinction de son style, l'unite observée dans son architecture durant tout un siècle, le luxe de sa sculpture surtout dans la façade, et l'importance donnée à la décoration vege-
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taie dans ses chapiteaux, qui forment un enî^embie unique en son h'enre.
Historique. — L'édifice actuel fut commencé, lo 0 mai 1-211. sur remplacement, ti'uue hasilicjue des i\'', x' et xii" s. incendiée un an auparavant jota- pour jour. L'archevi-^que Albèric de Humljerten posa la première pierre. Les architectes, pendant cent ans, furent : .Tean dOrhais. qui fournit les ]dans do toute l'écilise et construisit la plus grande partie du chieur et du transept; Jean Le Loup, qui acheva le transept et commença la façade; Gaucher de Reims, qui fit ou acheva la première travée de la nef du côté de la croisée et poussa vivement l'exécution des portes de l'O. : Bernard do Soissons, qui fit cinq travées de nef et la rose de la façade O.; Rolieri do Coucy, qui mourut en 1311 après avoir relié la façade à la nef par l'exécution des quatre travées restées en sourt'rancc. et travailla aux parties latérales et aux parties supérieures (tours non comprises du frontispice : les parties dues à Robert so distin;,'uent des autres par leur style brusquement plus avancé. Les tours occidentales, péniblement construites, ne furent achevées que vers ]i'M), sauf leurs flèches, qui n'ont jamais été exéctitées, pas plus i|ue les quatre clochers projetés aux croisillons et dont on no voit que les souches; une haute tlèche en plomb se dressait sur la croisée. Kn 1 isl. un terrible incendie détruisit tout le grand comble, endommagea gravement les couronnements et les tours, et la réparation de ce désastre absorba les ressources qui auraient pu être consacrées à rachèvemcnt normal de la cathédrale. L'édifice subit des mutilations au xvm" s. et durant la 1" moitié du XIX''; depuis une soixantaine d'années, des restaurations importantes, qui se continuent encore, ont été effectuées en divers points, notamment aux balustrades (dont malheureusement le dessin a été changé dans la nef) et dans les portails : elles ont déjà absorbé plus de -' millions et demi.
Notre-Dame de Reims a 149 m. de lonp. hors (l'uvre; sa hauteur sous voûte est de 38 m. Le chonir, malgré ses cinq chapelles rayonnantes, est court relativement à la nef: mais le transept a des has-côtés. La nef est dépourvue de chapelles. Chaque façade du transept présente les souches de deux tours et une rose centrale: la façade N. a deux grandes portes à statues, non symétri(|ues; la façade S. n"a que deux portes de communication. L'église n"est lias exactement orientée : son axe est dirigé vers le N.-L. ; néanmoins, dans notre description, nous considérerons l'orienlation comme régulière. A remarquer, le long de l'église, les pinacles, avec de gracieuses statues d'anges, surmontant les culées des arcshoutants, et les haliistrades, ijui sont hors d'échelle, dépassent de beaucoup la taille humaine et n'ont ((u'un office décoratif.
La façade occidentale, par sa richesse, est aux cathédrales gothiques ce qu'est la façade de Saint-Pierre d'Angouléme aux églises romanes: on y regrette une distribution trop arbitraire des sculptures, leur empiétement sur les lignes de l'architecture, le manque d'unité dans leur échelle et l'inégalité de leur valeur artistique: mais on ne peut rester insensible à la noblesse, à la grandeur et à l'harmonie de l'ensemble.
La porte centrale a seule un trumeau. Les linteaux étaient sculptés, mais celui du milieu a été aplani en 1773 et a reçu en IS02 une inscription banale: ceux des côtés sont tellement mutiles ([ue les sujets en sont inexplicables. Les tympans sont à jour; les sujets qu'ils auraient du retracer ont été traites en ronde-bosse aux som-
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mets des gables el aux faces antérieures dos contreforts extrêmes. La porte ceiilralc est consacrée à la Vicnjc, dont la statue (la couronne est moderne) s'appuie an trumeau et dont le Couronnement occupe lejial)le; c'est dans l'ébrasement de dr. de cette porte que sont les deux statues (Elisabeth âgée et la Vierge) formant le groupe de la Visitation, œuvre (|ui est bien du xni" s., comme tout ce qui l'avoisine, mais que les criticjues d'art ne sont pas encore parvenus à classer, tant elle détonne sur tout ce (jui a été fait au moyen âge (elle pourrait être du célèbre Villard de llonnecourt, qui dessinait assez bien d'après l'antique); dans l'ébrasement de g., un Saint Joseph, " à la physionomie matoise ■•, est aussi très remar([ué des connaisseurs. La porte de dr. est consacrée au Christ triomphant et aux personnages ([ui l'ont annoncé ou symbolisé; au gable est le JiKjement dernier; à l'ébrasement de dr. sont des statues provenant d'un portail plus ancien qui a dû être construit, vers 1220, soit sur l'emplacement de la fai^-ade actuelle, soit sur une ou deux travées en arrière. Les sujets de la porte de ij. sont très divers; on y voit notamment les Saints évéques de Reims, les Sciences et les Arts, la Passion, et, au gable, le Crucijiement. Aux contreforts : à dr., des scènes de \' Apocalypse ; a g., V Invention de lu sainte Croix; aux pinacles, des Apôtres; aux côtés de la l'ose, l'histoire de David et Goliath. Les statues colossales de la (julerie des Rois, (jui se replie sur les tours, sont celles des rois de France; exécutées dans la 1'* moitié du xiV s., elles sont dun mérite inférieur à celles des portes; le groupe des statues ilu centre ligure le Baptême de Clovis.
Les tours (la vue, de leur sommet, est très bornée), d'une rare élégance, ont 81 m. 50 de hauteur. La tour du S. renferme les deux bourdons : l'un (7 m. 85 de circonf. à la lèvre, 1 m. 76 de battant, 11,500 kilogr.). nommé Charlotte en 1570 par le cardinal de Lorraine, décoré d'ornements et d'armoiries de fort relief; l'autre (7,300 kilogr.), fondu par Bollée, du Mans, et bénit en 1849 par le cardinal Gousset.
Le croisillon Nord présente deux portes inégales (jrnées de statues : la plus grande, au milieu, divisée par un trumeau, est ornée de statues des principaux Evéques de Reims, et de celles de Clovis et de Sainte Eutrope. Le tympan est consacré à V histoire de St Nicaise et à celle de St Rémi. La porte latérale, à g., dite porte d'Enfer, auj. murée, ])résente, dans le tympan, la Jugement dernier. Parmi les statues de cette belle porte, celle du trumeau, le Christ bénissant, qui est connu sous le nom du Beau Dieu, est vraiment admirable. A dr., dans une arcade faisant pendant à la porte de g., sont encastrés les fragments sculptés d'une porte de 1160 env. provenant de la cathédrale précédente. Dans l'encadrement de la rose sont les grandes statues d'Adam et d'Eve, et, en petites figures, la Création, la Chute, le Meurtre d'Abel, Vlnvenlion des premiers métiers. Au-dessus, une galerie de sept statues représente des Prophèles. Le grand fronton, qui ne date ([ue du commencement du xvi" s., ligure V.innonciation.
Au bas de la rose du croisillon Sud on voit les statues de VEglise et de la Synagogue. Autour de la rose apparaissent les Prophètes
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et les Apôtres, et, au fronton {(•po(jue de Lduis Xli), couronne par un sagittaire, V Assomption.
A la croisée esl un petil Ijeffrui du xvir s. renfermant un carillon de 13 cloches.
Le clocher de l'Ange (l.'iOO environ), sur le choeur, élégante pyramide de bois el de ploiiih, haute de IS ni., est entouré, à sa hase, de 8 statues ou cariatides gij^antesijues. Il doit son nom à un ange en cuivre qui le couronnait autrefois.
On entre ordinair(>meiit dans la cathédrale soit par la iiorte de p. de la fai.-ade O., soit par la irrandc porte du croisillon N. (en poussant les vantaux du tambour, iireudre trarde à la marche descendante qui suit immédiatement); nous commencerons la visite par cette dernière porte, pour permettre de mieux suivre la série dos tapisseries de la nef.
Net. — Elle a 10 travées; les quatre premières 'côté de l'O.), quoique «"harmonisant avec les autres, présentent de sensibles ditlV-rences dans les procédés d'exécution, dans le style, dans la scul))ture des chapiteaux; elles sont dues très probablement à Robert de Concy (f 1311). alors que les cinq suivantes seraient de B. de froissons. — Autour des grandes portes, au revers du mur de façade. l'iO statues, de la fin du xur s. ^donner une attention particulière au groupe d'Abraham et Melchisédec. à dr. de la porte centrale, au premier rang du basj, dans des niches trilobées d'un dessin uniforme; groupes sculptés darJI les linteaux. — Tambour.i des portes, xviii" s.
— A la grande rose, inagnitique vitrail, du xiv" s., bien restauré (Glorification de la Vierr/e): au-dessous, dans le triforium (qui par exception est ajouré sur la façade), les personnages peints sur verre figurent le Uapt^tne de Clovis.
— Les chapiteaux des piliers offrent une sculpture végétale très variée, tourmentée et sèche aux trois premiers piliers qui sont les moins anciens, plus large quoique très fine encore dans les piliers suivants, surtout dans ceu.x de dr. C'est dans le G' pilier à dr. que se voit (assez mal i le célèbre chapiteau des Vendanges, réputé un des grands chefs-d'œuvre de la sculpture du moyen âge. — Chaire (ô' pilier de g.) du temps de Louis XVI, par Blondel, de Reims. — Au milieu du pavé de la6« travée, inscription sur marbre remplaçant un ancien édicule, la <t rouelle de St IS'icaise ». qui marquait le lieu du martyre de cet évoque en 406. — Pierres tombales des xiu' s. et xiv' s. — Aux fenêtres supérieures, vitraux de la tin du xiii'' s. et de la 1" moitié du XIV' s.; à chaque fenêtre, 4 personnages, deux rois de France au-dessus, deux archevêques de Reims au-dessous.
Bas-côtés. — Au-dessous des fenêtres sont exposées des tapisseries, dont 14 furent données par l'archevêque Robert de Lenoncourt sous François I"; elles sont consacrées à la Vie de la Vierije et représentent, au bas-côté g. : — ■ 9" travée. Mariage de la V.\ — 8"^, Travaux de Marie dans le Temple; — 7'", Présentation ; — G", A'aticité; — ">•, Itencontre d'Anne et de Joachim à la porte Dorée; — 4° Anne et Joachim repotiss/'S par te grand-prêtre; — 3*^, un Arbre de Jessi':. — A la 2" travée : une des deux tapisseries dites du Fort Roi Claris, du xv" s., données en 1.570 par le cardinal de Lorraine: elle représente divers sujets dont le plus apparent est la /Jntnille de .boissons; à remarquer les bomijardcs portatives, ancêtres des ar()uebuses, et. sur l'étendard de Clovis, trois crapauds qui, suivant une opinion très accréditée au moyen âge, auraient précédé les fleurs de lis des armoiries royales. — A la f' travée sous la tour du X., Jésus à table clie: .Simon le J'Iiurisien, tapisserie de la série de Perpersack (xvii''<s.) : la plupart de ces tapisseries sont auj. dans l'ancien palais archiépiscopal {V. ci-dessous, p. 312).
A dr. : A la l'" travée, sous la tour du S-., Jé.ius au milieu des Docteurs, tapisserie de la série de l'erpcrsack. — A la •2'' travée : une des deux tapisseries du Fort Roi Clovis, dont les sujets se rapportent |)rincipalement à la Conquête rie l'Aguitaine. — Continuation de la série Lenoncourt, mais en
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ordre chronologique renverso : — 3'' travée, Morl de la V. : — 4'', les Trois ^/al•ies; — 5'. huile en Egypte; — 0*, Purification-, — 7'', Adoration de-t Alaijes ; — 8', Naissance du Clirist. avec le portrait du donateur ; — 9'', Annonciation.
Croisillon S. — Contre le mur de dr. : St Paul et St Barnabe a Lijsire, frrandc tapisserie des Gobelins (1848); A'^ativité du Christ, tableau de l'école vénitienne, donné par le cardinal de Lorraine. — Contre le mur terminal : Entrée de Mi;r Lanpéiiieiix à Jérusalem ;en qualité de cardinal légat, en 1893), ofrand tableau de James Tissot. commandé par M. Chandon de Briailles ; Ste Anne instruisant la V., par Jacques Hélart ; le ('hrist ressuscité apparaissant à Madeleine, toile faussement attribuée au Titien ; le Christ au.i An(/es. attribué à Zuccharo: le Christ bénissant les enfants, bon tableau d"auteur inconnu — Dans la portion du mur entre le croisillon et la I"^"^ chapelle du chœur : la Manne dans le désert, une des meilleurs œuvres de Nicolas Poussin, et. au-dessus. VAssoimitiou, par Ch.-L. Millier. — A la rose S. du transept, vitrail du temps de Louis XII le Christ et les Apôtres).
— Au-dessous, porte de la sacristie, oii est le Trésor.
Trésor (se présenter do prétëre/ice de 9 h. à midi et de 3 h. à 5 h. ; les dira, et fêtes, de midi 30 à -2 h. 30V — Galice dit de St Rémi, xii= s., une des pièces d'orfèvrerie les plus célèbres du moyen ât;e. — Reliquaire dit de Samson (archev. do 1140 à II6I1. — 2 christs du xii' s., dont l'un en bronze. — J'eiyne liturgique a.y:iuX servi à St Bernard. — Bâton dit de St Gibrien, fragment de crosse épiscopale du xii" s., en bois, dont les sculptures représentent la Vie du Christ. — ■ Beliquaire dit des Antiques, et autre reliquaire . du xu'- ou du XIII' s. — ^2 ostensoirs du xiu'' ou du xiv s. — Beliqnaires de St Pierre et de St Paul, xiv s. — Croix du .xiv" s. -- Bas-reliefs sur ivoire (xiv^-xvi' s.).
— Beliquaire du Saint-Sépulcre ou de la Bésurrection, don de Henri II à son sacre (1547;. — Nef de Ste Ursule, don de Henri II à son sacre, représentant un vaisseau garni de ses agrès, dans lequel on aperçoit onze vierges, dont six en or émaillé et cinq en argent cmaillé; la conque est formée d'une cornaline du Japon. — Beliquaire de la Ste Epine et Christ, en cristal de roche, provenant du cardinal de Lorraine. — 2 calices, plateau et burettes de St J.-B. de la Salle. — Calice du célèbre théologien Biiluart (xvni'' s.). — Ornements sacerdotaux des wW et xviii" s. — Dans 2 vitrines spéciales, objets ayant servi au sacre de Charles X (29 mai 1825) ou donnés à cette occasion ; on remarque surtout le reliquaire de la .s'(e Ampoule, en vermeil, orné de rubis et d'émeraudes, renfermant les débris de la Sainte-Ampoule, l)risée en 1793.
— Tabatière en or offerte par Napoléon III au cardinal Gousset. — Modèle en relief, en sureau, d'une pagode. — Petits tableaux anciens.
Chœur. — Afuitre-aulel de 1717. — En arrière, au contre géométrique de l'abside, autel dit du Cardinal; à dr. et à g., belles dalles tumulaires (xv"= s.i des chanoines Panthouf et Pegoraro (demander à un sacristain la permission de pénétrer dans l'enceinte, s'il n'y a pas d'office, et n'y |ias stationner) ; derrière, dalle tumulaire du cardinal Charles de Lorraine (-;- 1574). — Aux fenêtres supérieures vitraux du milieu du xiii'' s., représentant, au-dessus, le Christ, la V.. les Apôtres et d'autres saints personnages; au-dessous, les évoques suffragants de Reims avec les images (un peu fantaisistes) de leurs cathédrales, ayant au milieu d'eux leur métropolitain. Henri de Braine, qui siégea de 1227 à 1240; ces verrières forment d'admirables tapisseries translucides chatoyantes d'une variété et d'une richesses inouïes, surtout celles sur fond bleu.
Chapelles. — I'*, Saint-Jeax ou du Rosaire, donnant sur le croisillon S. : au milieu du pavé, mosaïque romaine figurant une rosace, découverte en 1815 dans la cour de l'archevêché ; autel en pierre et marbre, de la 2" moitié du xvi« s. ; beau retable de la Renaissance (la Passion et personnages divers) attribué à Pierre Jacques; beau christ un peu plus ancien; à dr. de l'autel, pierre tombale dn chanoine Godinot -;- 1749), qui dota Reims de plusieurs œuvres d'art. — 3*^, Saint-Joseph : beau pavage moderne, par A. Coutin, de
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Reims. — 4" rdc l'axe), du Smnt-S.vcremknt : à rentrée, sur -2 colonnes dr hronzo. cieurs des canlinaux Ch. de Lorraine (v \î>'il] et Tli. (îousset (t IStit),!. — 0«, 8\i.\T-Nic.\iSK ET S.\int-Remi : relii/ues des deux patrons. — ■/', DE LAViEFtr.E, dite uussi cHAHKLLE RiEHEBVR. donnant sur le croisillon -N. : magnifirivie di-coration moderne, duc à la munificence de la famille Rœderer: pierre totnlidle refaite^ de Robert de Lenoncourt (f 1532), qui tit exécuter lie grands travau.x: à la cathédrale et à Saint-Rcmi: peintures murales de Ch. Lameire : vitrail de Didron ; tableaux de La H\re ile Pape .\icolus Vvisitaut le corps (le St François d'Assise, et de J. Hélart (St Pierre délivré de prison i. Croisillon N. — Dans la portion de mur entre la chapelle de la V. et le croisillon : tableaux de Bertin \!e Christ lavant les pieils a St Pierre) et de Marmotte, peintre rémois du xviii*^ s. (le Maijnificat , d'après Jouvenet,. — Au-dessus de la boiserie cachant le renfoncement que forme l'emlirasurc intérieure de la porte murée, fiaptême de Clovis. par Aboi de Pujol. - ■ Aux côtés du tambour [wui' s.] de la f:rande porte, 1 tableaux dont un du xv"^ ou du xvi« s. — Grand orgue 3..'>16 fuvaux. "ir; re^'istrcs). construit on 1 187, par Oudin Hestre. réparé on 1C17 et en lt<19. Il n'a conserv»'- de l'ancien bullet que la iralerie inférieure, il repose sur un encorbellement dont les sculptures sont du style gothit|ue llamboyant : trois statues colossales le (ronronnent : le Christ au sommet, et, aux côtés du Christ, deux anges assis, sonnant de la trompette. — A la rose, vitrail du xiii" s. figurant la Création. — A g. do la grande porte, dalle tiimulaire. relevée, de Hugues Libergier (v l-2b3), provenant de Saint-Nicaisc. église dont il l'ut l'architecte. — Le Lavement des pieds, par .Jér. Muziano. — Horloge du chœur, ainsi appelée parce (ju'elle sert à régler la division des oftices ; les heures sont frappées par deux anges armés de marteaux, pendant qu'un troisième, placé au sommet, tourne successivement la tête dû côté do l'ange qui vient de frapper la cloche: en même temps, douze figures, placées sur une espèce de plateau, suivent les mouvements de la grande roue qui marque la division des heure>: un globe creux figure la lune et indique les différentes révolutions de cet astre. — A côté de cette horloge, sous le tableau de Muziano, grille élégante du xiv« s. — Au-dessus de la porte de l'escalier de l'horloge, le Christ e.t lu .Samaritaine, par Otto Venius. — Contre le mur de g. : le Christ snr la Crois. par Germain, de Reims (1813): St Paul devant l'Aréopage, grande tapisserie desOobelins (1848 .
Lé palais Archiépiscopal, au S. de la cathédrale (désaiïeclc. mais visil)le en s'adressant au concierge, à dr. de la 1'" cour), a son bâtiment de façade perpendiculaire à la cathédrale; ce hàtiiuent date de 1495 et forme la salle du Tau, avec voi'ite en bois et cheminée monumenliile; ("était la salle du bani|uet royal le jour du sacre. La cliapelle, dite chapelle Palatine, dont la porte (chapelle supérieure) est ornée d'une Adoration des -l/fl;/cs, en bas-reliel', est de la 1'" moitié du xni' s., et la construction en est attribuée à l'architecte Jean d'Orbais. Le reste des bâtiments est dû à l'architecte Robert de Cotte (xvni° s.).
Dans la salle du Tau, 14 portraits de rois sacrés à Reims et 16 médaillon b d'archevêques de Reims; dans la même salle et dans la chapelle, tapisseries des XVI" et xvu' s. : les moins anciennes sont dites de Perpersack. du nom de l'artiste flamand qui les exécuta de l(3-2.î à 1630 {sujets tirés du Cantique des Cantiques, etc.) — 5 autres pièces composaient Yapparlement du roi; ou V voit des portraits de cardinaux et quelques vieux meubles. — Une bibliothèque de -iÛ.ûOo vol., fondée par le cardinal Gousset, occupe une salle do l'archevêché : elle est ouverte au public de 10 h. à midi et de -2 h. a 1 h. : ou y remarque quelques manuscrits.
En face du portail N. de fa cathédrale s'ouvre la rue du Prénu,
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qui, à travers la pelitt" iilace du Chapilre, aboutit aux tourelles du Chupilri' (1530). nncionne entrée des bâtiments canoniaux; elles portent le n" 13 de la rue Cnrnot. continuation de la rue de Vesle, etcjui est continuée elle-même, au delà de la place Royale, par la rue Gérés.
La place RoYale, créée en 1750 sur les plans de Leg-endre, est bordée île maisons à arcades couronnées d'une balustrade, sans comble apparent. Un des côtés, au S., est formé par l'ancien hùtel des Fermes (au fronton, belle statue de Mercure, entourée d'enfants qui rangent des ballots ou portent des raisins à la cuve). A.U milieu de la place s élève, rétablie en 1819, la statue en bronze de Louis XV (la statue actuelle est de Cartellier), babillé à la romaine et couronné de lauriers; aux côtés du piédestal sont deux figures en bronze, œuvres de Pigalle (1765) : la France et le Commerce.
La rue Cérès (au n" 13, à l'angle de la rue Nanteuil. maison de» xiv°, xvi" et xvii' s., où naquit Colbert; en face de la rue Nanteuil. rue de laGrue.donl le n" 12 est une maison intéressante du xvn" s.; au n" 30 de la rue Gérés, bureau central des postes et télégraphes) aboutit aux limites de l'ancienne ville, marquées par ['Esplanade i.'érès (s([uare). et si- prolonge au delà par la rue du Faubourg-Cérès, sur laquelle donnent à g. l'église Saint-André et une succursale de la Bibliotlié<|ue municipale, à dr. Téglise Saint-Jean-Baptiste; si l'on veut visiter ces deux églises, dont la première est à 70() m. et la seconde à 1 k. 5 de la place Royale, le plus simple est de prendre le tram, dont les départs se suivent toutes les 2 ou 3 minutes.
Saint-André, d'un assez bon style roman (N. Brunette, architecte), date de 1857 à 1864 : sa flèche en pierre monte à 60 m. du sol.
A Tint, (on entre ordinairement par le croisillon g.), aux murs du transept joignant la nef, '2 vitraux di- lôHiô i Baptême du Christ, croisillon g.) et de 1560 [Martyre de ■'^t Sébastien, croisillon dr. i ; au-dessus de la porte du croisillon g., taijleau représentant la Trinité; à la chapelle donnant sur ce croisillon, tableau de 161'2 (le C/irist en croix) et statue peinte de Ï5S6; chemin de croix formé de groupes eu ronde-bosse dans le goût du xii' s.
Saint-Jenn-Bapliste-de la-Salle (1906) est de style gothique.
A la place Royale, en face de l'ancien hôtel des Fermes, commence la rue Colbert. ([ui la relie à la place des Marchés et à l'hôtel de ville. Mais on pourra d'abord prendre, à l'angle g. du bâtiment des Fermes, la longue voie appelée successivement rue de l'Université (au n" 23, lycée de jeunes filles) et rue du Barbâtre, conduisant au quartier Saint-Remi. La première rue (|ue l'on rencontre à g. est la rue Eugène-Desteuque (au n° 10, hôtel Tiret, des xv" et xvi" s.). Du même côté, un peu plus loin, est la petite p/ace Godinol, avec le monument, refait en 1902, du chanoine de ce nom (r 1749), qui dota Reims d'œuvres d'art et de dilîérents travaux d'utilité publique. A dr. du monument s'ouvre la rue Sainl-Pierre-les-Dames, bordée (n" 8) par la façade du couvent dit la Congrégation: cette façade, duxviii's., et deux pavillons plus anciens (dans les jardins) sont des restes de l'abbaye de Saint-Pierre-aux-Nonnains, de l'ordre de Fontevrault.
.A l'angle du lycée de garçons, rue de l'Université, à dr.. la rue