I.IART. — ATTIGNY. - VOCZIHRS. |i R
.1 k. Draize (église du xvi« s.). — Tunnel de 16J m.
:ri k. Liart, *■* sur Laon et Mézières ( V. R. 13. p. •296]: en constr. sur Vcrvins, par (15 k.) Brnnehamal [château ruiné du xvi'' s.)- — 40 k. Rumii/ny, ch.-l. de c. de 682 hiab., à dr. {vi/lise des xiv'", xvi" et xvii<= s. ; château de la Cotir-des-l'rès. en partie ancien). — 18 k. Aubenton, ch.-l. de c. de 1,179 hab. (église, portail du xii'' s.; restes de fortifications). ' 6-2 k. Hirson (R. 14. p. -299).
2" D'Amagne à Sainte-Ménehould, par Vouziers (^g Est, 73 k. S.-E. > visiter Attigny. Vouziers, ta Xeuville-au-Pont). — 3 k. Amayne-Village, sta" tion touchant au v. à'Amagne (église en partie des xv'' et xvi"^ s.). — 7 k- Alland'huy [église du xu" au xvii" s., clocher roman).
10 k. Attigny (hôt. Jacquemet. — ArchéoL), sur la rive g. de l'Aisne, à 1 k. à dr., eh.-l. de c. de 1.6J-2 hab., jadis importante résidence des rois carolingiens, où Charlcmagne reçut la soumission du redoutable chef saxon \Yitikind en 786. et où, en 8-22, l.ouis le Débonnaire fut soumis à une pénitence publique. — Sur la place ihôtel de ville de 1886), côté O., ancien hôtel de ville, appelé le Dôme, avec petite mais jolie façade de la Renaissance ('.i inscriptions sur métal rappelant les principaux événements de l'histoire du palais et de la ville d'Attigny); la porte, à cause de son apparence, a souvent passé pour romane (elle est analogue de style à celles de l'église de Vouziers) ; elle donne accès à un couloir voûté en croisées d'ogives (un escalier en pierre monte à la pièce du l'^'' étage), auquel fait suite une ruelle (voir la façade postérieure du Dômei longeant le flanc >«'. de l'église. — Église ; curieuse tour romane; façade du xvii" s.; le reste gothique dos xv'= et XVI' s. avec voûtes sexpartites à la nef; remarquables niches et gargouilles, surtout au S. ; du même coié, pareillement à l'extérieur. -2 jolis encadrements de la Renaissance.
|g^ C'^ des Ardennes, pour '45 k. N.-E.) Raucouit, par Baâlons et Vendresse. — -2 k. Charbogne, k g. iiglise des xv et xvii"" s., avec pojtail gothique à statues et quelques détails de la Renaissance, bénitier du temps de Louis XIV ; château de la fin du xvi'= s. converti eu ferme). — 7 k. Suzanne (château des xV et xvn' s.). — 9 k. Tourteron. clt.-l. de c. de 473 hab. {église des xv" et XVI'' s.). — 13 k. Saint-Lotip-Terrier (église des xii<^ et xv" s.). — A g., ancien château de Géraumont. — 18 k. Baâlons, X sur Poix-Terron, V. cidessous, p. 329 (église du xn' au xvii« s.). — 25 k. Oniont, ch.-l. de c. de •287 hab. — 30 k. Vendresse, y{ sur Vouziers ( V. ci-dessous, p. 328). — 45 k. Raucourt, relié par un embranch. de 7 k. à la ligne de Sedan ( l^ R. 17).
@ 3 k. S.-S.-E. , Sainte-Vaubourg (belle église des w" et xvi<^ s.). — @ 7 k. S.-O., Saulces-Champenoises (belle église des xui'', xv' et xvi« s.).]|
On remonte l'Aisne, que l'on franchit, de même que son canal latéral. — 16 k. liiily-Semuy- Saint- Irénée : à dr., Bilhj-aux-Oies [église du xiv'= au xvii" s. I. — On voit à dr. le moulin de Sairit-I renée, grande construction du xv!!*^ s. d'apparence féodale, puis Semuy [église des xu"^, xv» et xvii' s.). — 19 k. Voncq (église des xv" et xvi' s.). — 24 k. Yrizy-Vandy : à 2 k. à g. (église, beau portail du xii" s., chaire du temps de Louis XIV).
27 k. Vouziers (omnibus. 50 c. ; hôt.: du Lion-d'Ur. du Commerce. — Eglise .'>aint-MauriUe). ch.-l. d'arr. de 3,436 hab. (appelés Vouzinois), sur le rebord d'un plateau de la rive g. de l'Aisne. C'est la patrie du médecin Corvisart (17.55-1821) et de l'écrivain et philosophe raiîie (J 828-1893).
Itinéraire. -*- La gare est située au pied d'une sorte de falaise. Tournant à g., on trouve aussitôt le pont; on le néglige pour monter à dr. , par la rue Taine, à l'église Saint-MauriUe, dont le triple portail, de la plus belle Renaissance (en retour d'équerre, à dr., est aussi une jolie porte de la Renaissance), fut longtemjis séparé du reste de l'église (gothique du xvi« s. i par un espace découvert qui n'a été bâti qu'en 1780. — En face de l'église [7nanument de Taine, par Stanislas Martougen, 1905), la rue Chanzy conduit à \a.plaee Carnot
328 — [R. 16. l'j II DE l'AHlS A MÉZIÈRES. ,
(hôtol de ville) et se continuo par la rue llonmizot. sur laquelle s'embranclio à g. la rue (iambetta (poste, n" 10).
léâi C'" des Ardennes, pour (49 k. N.-E.) Raucourt, par Châtillon et Vendressc. — Ou remonte la Fournelle, affl. dr. de l'Aisne. — 13 k. Châtillonxur-Bar, X sur Buzancy ( V. ci-dessous) et projeté sur Stenay : éf/lise des xv et XVII' s. — -21 k. Le Ùlie.inc. ch.-l. de c. de l,ri62 hah. (éf/lise des xv< et xvi" s. ; croix sur un piédestal du xv" s.). — K k. Tannny (église des xv« et XVI' s.). — 3-3 k. La Cassine (restes d'un prieuré). — 34 k. Vendresse (V. ci-dessus). — 49 k. Raucourt ( V. R. 11).
^ 0<' des Ardennes. pour (-24 k. E.-N.-E.) Buzancy. — 13 k. Châtillon (V. ci-dessus). — lô k. lirieullcs (belle église frothiquc du xvi" s.).
•24 k. Busaiic;/ (hôt. du Sauninii). cli.-l. do c. de '!34 hab. — Dans la rue du Mahomet, à g., maison ancienne sans caraclére. dans lo mur de laquelle se voit difficilement (cache par les arbres) un mas((uo appelé populairement Mahomet, ce qui a donne lieu à la tradition d'aiirés laquelle la maison lut d'abord une mosquée. — Eglise des xiir, xv= et xix"' s. — Sur la place. siaine (par Croisy. 18SI) du général Chanzy, qui est enterré dans le cimetière. — @; 8 k. K.-N-E. Souart. où est né clianzy (1823-1883) et où se trouve pareillement sa staluo, par Croisy (l88Gi;uno inscription indique sa maison natale.]]
31 k. Savigni/ (église gothique du xvi'' s. ; pierres tombales du xiv"-' au xvii"' s.). — 35 k. Saint-Morel (église des xvi"' et xyiii" s., retable en bois du xvi" s. — 38 k. Monthois, ch.-l. de c. do 558 hab. (église du xvi" s., retable de l'époque).
41 k. Chnllerange, X sur Bazancourt il', p. 324) et Apreniont.
J^^ Est, pour (25 k. E.) Apremont. — - On remonte l'Aisne par l'Aire. — 10 k. Grandpré. cli.-l. de c. do 1,031 hab. (bello église du xiii' au xvii" s., tomlieaii de Claude de Joyeuse, xvii" s., orgues, chaire et stalles du xvii" ou du xviii'' s.: entrée, lin xvii'^ s., de l'ajicien château). — 16 k. Marcq- Saiiit-Jiirin : à dr.. Marcij. patrie de Savarg, duc de Aoy/.^o (1774-1833); à g., au delà de r.\ire, Sainl-Juvin (curieuse église fortifiée du temps de Louis Xllli. — 25 k. Apremont (carrières de pierre à bâtir et de phosphates de chaux; fonderie de fer et fabr. d'acier moulé).
En continuant de remonter l'Aisne, on arriverait à (@7k. S.-S.-E. d'Aprcniont) Vnrennes-en-Argonne. cli.-I. de c. de 1.112 liab. (église en partie du XV" s.), où fut arrêté Louis XVI, avec sa famille, le 18 juin 1791.]]
48 k. Autry {église du xvi" au xviii" s., curieuse inscription tnmulaire de 1781; château du temps de Henri IV). - 51 k. l'er)iag-eii-l)ormois (église ilps xni'^, xivo e( xvr s., tombeau de 1595, retable en bois du xvi"" s.). — 55 k. Ville-sitr-Tourbe. ch.-\. do c. de 450 hab. i restes d'un château de la famille do .Joyeuse), patrie du maréchal de Joyeuse (1634-1713). — On franchit la Tourbe, puis on arrive à la vallée de l'Aisne.
60 k. La Neuville-aii-Poiif. à g. (en peut y déjeuner au café Dorizy). — Eglise du xiv: au xvi'= s. ; à la façade, belle Vierge au trumeau de la porte, statues et statuettes (détails de la Renaissance) aux jambages et aux voussures, belle salamandre à la tourelle, sculptures diverses, jolie porte S., de la Renaissance (3 scènes relatives à la Décollation de St Jean-Baptiste. médaillons du Christ et de la Vierge); au mur S., à l'ext.. crucifi.r en pierre dans un encadrement de la Renaissance: au même mur. à Tint., épitaplie d'un chanoine di^ Mont faucon (-;• 1614). iiareillcment dans un encadrement de la Renaissance ; au bas-côté g.: belle clef pmdantc (groupes d'angosl : fonts baptismaux de la Renaissance, dans la tradition des fonts baptismaux romans. — A 30 min. .N.-O. (à travers prairies et bois; il est prudent de se faire accompagner), au sommet d'un coteau dominant le cours do l'Aisne et nommé la Côte aux Vignes, un édicuJe moderne (pèlerinage . surmonté d'une statue de la Vierge et abritant une fontaine, a remplacé un oratoire de ■Sainte-Menehoiild. On y monte par un escalier en fonte de 148 marches dont
Il CHARLEVILLE. Il ■ i'^- 1^- ^"1 ~ '^"^
chacune porte un verset des litauies de la Vierge La fontaine, d'après la légende est due à un miracle de Ste Menehould : plusieurs personnes a^"ant gravi le coteau afin de la visiter, la pieuse liUe fit jaillir 1 eau pour rafraîchir ses visiteurs altérés, en frappant la terre de sa quenouille La chapelle est dominée en arriére par un tertre, surmonté d un calvaire et d ou le regard embrasse un gracieux panorama.
On'contourne Sainte-Méncliould à 10. et au S. (belle vue sur la ville) pour rejoindre la ligne de Verdun.
73 k. Sainte-Ménehould (R. 19).]
D'\magne à Poix, la voie parcourt une région agréable et accidentée, renommée pour l'abondance et la qualité de ses truits. — •M2 k. SniUres-Mondin. — Tranchée profonde de 16 m.; on passe du bassin de la Seine par l'Aisne et lOise au bassm de la Meuse nar la Yence; à dr., Neuvizy (belle éijlise moderne, but d un pèlerinage très fréquenté à N.-D. de Bon-Secours). — 220 k. Launoissur-Vencc {église du xV s. jadis fortifiée). — On longe le cours supérieur de la'Vence qui, plus bas, anime de nombreuses usines. 228 k. Poi:-Terrnn {éçjiise des xn% xiii" et xvi" s.). f^C"" des Ardcnnns, pour (8 k. S.-E.) Baàlons {Y. p. 327).] 232 k. Gmgnicourt-sur-Vmcc. — 2 ponts sur la Vence. — 235 k. Boulzicourt. — 230 k. La Francheville : à 1 k. S.-S.-E., pondrene de Saint-Ponce (supprimée). — On rejoint à dr. la ligne de Sedan.
242 k. Mohon (V. ci-dessous, p. 333). — Pont métallique sur la Meuse (jolie vue sur la vallée; on découvre à. g. une partie de ÎMézières). Tunnel de 150 m., sous la colline qnï domine 1 istbme de la presqu'île de Méziéres. Deuxième pont sur la Meuse, qui. depuis le pont précédent, a décrit un méandre de 10 k. Viaduc de 10 arclies, jeté sur un terrain bas. A g., ligne d'Hirson.
244 k. Mézières-Charleville (®); la gare est située sur le ti-rriloire de Cbarlevilli". que nous décrirons d'abord.
CHARLEVILLE [V. l'Index. —Place Ducale, église Notre-Dame), V. de '^0 702 liab. (appelés Carlopolitains). est bâtie à plat sur la rive g. et d'ans un grand méandre de la Meuse. Par son plan en damier,- sa vaste place centrale, ses larges rues h angles droits, ses maisons modernes de belle apparence, par son active population d industriels et de commerçants, Charleville est une ville avenante, confortable, animée. Hien que simple ch.-l. de canton, elle l'emporte de beaucoup sur la vieille ville militaire de Mé/.ières: c'est d'ailleurs la localité la plus considérable de tout le départ, des Ardennes. Les deux villes, distinctes par leur histoire, jiar leurs traditions, par leur i.hvsionomie. forment, au point de vue géographique et économique, une seule et même agglomération, dont rien n'indique la limite commune, si ce n'est, approximativement, le parcours de la ligne d'Hirson. Charleville partage même avec Méziéres .les allributions administratives : si l'une a la préfecture, le commandement militaire et la cour d'assises, l'autre a le tribunal civil, les lycées et les écoles normales. C'est aussi à Charleville que sont les grands établissements de crédit.
Histoire. — Le bourg d'Arches, l'antique Aj-cx /{"morwn, possédé succès-
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sivenient par les évoques de Liège, les comtes de Porcien et ceux de Rethel, advint, en 1566, à la maison de Gonzague. En 1606, Charles de Gonzague, duc de Ncvers. de Manioue. do Rotliel, gouverneur de Champagne et pnnco d'Arches, décida la création en ce lieu d'une ville qui porterait son nom (en latin Cnrlopolis), Charles lui accorda dos privilèges nombreux et obligea toutes les villes do ses duchés de rSevers, do Rethel et de son gouvernement de Champagne à faire bâtir chacune une maison de la ville naissante.
A l'extinction de la maison de Gonzague (1708), Charleville passa aux Condé, et la cour souveraine qu'avait créée Charles de Gonzague fut supprimée. Peu de temps après, la princesse de Condé remit à Louis XIV hcs droits de souveraineté sur Charleville, qui fut incorporée à la France, — Patrie de l'érudit Dicfour de Longiw.riie (1CÔ9-1"!33). du conventionnel Dubois (le Crancé (17d7-1811) et à.' Arthur lîimbaud (18^-1891), explorateur et poète.
Indastrie. — Très variée, métallurgique principalement (clouteries, ferronnerie, fabr. de forges portatives, etc.).
ITINÉRAIRE. — La gare (1892) s'ouvre en face d'un square triangulaire (bustes d'Arthur Rimbaud, par Croisy, et du dessinateur Carré. par Alph. Colle) et sur la ligne de tramways conduisant do la place Ducale à Mézières et à ^lohon. Laissant à g. l'avenue de Mézières {V. ci-dessous, p. 332) on prend à dr. Vavenue de lu Gare et l'on arrive à un carrefour où aboutissent : à g., le cours d'Orléans, avenue ombragée de platanes qui relie Charleville à Mézières (à son extrémité, côté de Mézières, monument des Ardennais tués à l'ennemi en 1870-1871, par Croisy, 1874); en l'ace, le boulevard Gambetta {lycée Sévigné, ieunes filles); à dr., la rue Thiers, que l'on suit. Elle se prolonge par la Grand'Rue, (jui laisse à dr. la rue des Capucins, allant à la place Carnot (palais de justice; poste), et aboutit à la place Ducale, centre de la ville.
La place Ducale, rectangle long de 126 m. et large de 90, ornée au centre de la statue de Chartes de Gonzague (par Alphonse Colle, 1901), est bordée de grands pavillons de briques à chaînages en pierre, tous semblables, remontant à la fondation de la ville; ils sont couverts de hautes toitures d'ardoises aux tons variés, et s'appuient sur des arcades surbaissées qui forment tout autour de la place une longue galerie couverte; de cette place rayonnent, perpendiculaires sur le milieu de chaque cùle, quatre grandes artères.
A rO. de la place, Vhôtel de ville (1843) doit son bel aspect à son perron à double rampe et à son beffroi. A dr. de l'hôtel de ville, la rue du P«/a(s relie la place Ducale à la place de Aevers (à g., rue du Théâtre; le théâtre date de 1839).
Au N.-E. de la place Ducale, la rue du Moulin se dirige vers la Meuse, au bord de laquelle elle a pour perspective le pavillon du Vieux-Moulin, en pierre et brique, qui appartient aux constructions primitives de Charleville.
La Meuse est dominée sur la rive dr. par des coteaux boisés. Sur le point le plus élevé, le Mont Olympe (20.") m. d'alt.; 57 m. au-dessus du fleuve), le duc de Gonzague avait fait bâtir une forteresse, qui fut détruite en 1086 par ordre de Louis XIV, et dont il ne reste que quelques débris de muraille, sur lesquels s'élève un belvédère. Le jlonl Olympe, transformé en jardin anglais, est auj. une propriété particulière.
CHARLKVILLE. — MKZIÈRES. H [R- 16, 1-^'] — 331
A l'E. du Vieux-Moulin, la Meuse est bordée par le quai du Sépulcrey à l'extrémité duquel, en amont, elle est franchie par un pont métallique. Sur le (|uai du Sépulcre s'ouvre la place du Sépulcre, que bordent à TE. deux grands bâtiments séparés par une 'chapelle datant des premiers temps de Charleville et occupés par la bibliothèque (40,000 vol.. 400 manuscrits), le musée (jeudis et dim. de 1 h. 30 à 4 h. '^0) et Yécole normale.
Au S. de la place du Sépulcre s'ouvre la rue de rÉglise, où se trouvent VHôtel-Dieu (1882) et l'église Notre-Dame (1803), vaste édifice, avec deux tours, construit dans un fort beau style roman, sur les plans de l'architecte Racine; à Tintérieur, beau bulîet d'orgues. La rue de l'Eglise aboutit à la rue du Petit-Bois. Celle-ci ramène vers l'O. à la place Ducale; vers l'E. elle se prolonge par Yavenue du Petit-Bois jusqu'à la promenade de ce nom, au N. de laquelle est le lycée Chanzy.
MÉZIÈRES {V. l'Index. — Eglise), V. de 9,393 hab. (appelés Macériens, du nom latin de leur ville), ch.-l. du dép. des Ardennes, ancienne place forte démantelée en 1885-1880, située au S. de Charleville, est divisée en trois parties par la Meuse. La ville proprement dite est étroitement resserrée sur le mince pédoncule d'une presqu'île, allongée d'E. en 0., que dessine un méandre du fleuve; limitée au S. et au N. par la rivière, elle l'est encore à l'O. par le profond fossé de l'ancienne enceinte, ii l'E. par la citadelle et un canal, long de 600 m., qui évite à la batellerie la circumnavigation de la presqu'île.
Ses rues sont irrégulières. Ses maisons, en pierre de taille jaune ou grise, un peu noircies par le temps, ont pour la plupart belle apparence. Souvent ravagée par la guerre, la vieille place forte n'a pu conserver beaucoup de vestiges du passé; mais, à côté de Charleville, elle semble pittoresque avec sa belle église, les restes de son enceinte, que l'on devine encore, sa flère citadelle surtout, dont les murailles grises et les saillants couronnés d'échauguettes plongent dans les fossés envahis par la végétation et dominent la place de la Préfecture, ombragée d'arbres séculaires.
Si le vieux Mézières ne peut grandir, il n'en est pas ainsi des faubourgs qu'il projette au S. et au N. par delà le fleuve. Au N., surtout, vers Charleville, le faubourg d'Arches se développe et se .transforme à vue d'œil depuis le démantèlement : de belles maisons s'y élèvent autour de la place de la République, sur l'emplacement de prairies qui étaient souvent inondées. Au S., le faubourg de Pierre, naguère emmuré par la Couronne de Champagne, rejoint l'agglomération industrielle de Mohon.
Histoire. — Mézières [Maceriss] s'est formée autour d'un château qui appartint d'abord aux archevêques de Reims, puis aux comtes de Rethel. Au xiii' s., la ville s'accrut par l'arrivée d'une colonie de Liégeois fuyant devant les menaces de l'empereur Othon. Au xV s., une nouvelle colonie de Liégeois, se dérobant à la colère de Charles le Téméraire, y apporta son commerce et son industrie. Cette prospérité commença à décroître à l'époque des guerres do religion ; la fondation do Charleville acheva de la ruiner.
332 — [R. 16, 1°] il DE l'AKIS A MKZIÈRES. il
En 1521, Mézières, où Bavard s'était enfermé, soutint un siège contre les Impériaux commandés par les comtes de Nassau et de iSickingen : grâce à l'énergie de Bavard et à une ruse hahilo qu'il employa, les assiégeants durent renoncer à leur entreprise apros -28 jours de siège. Mézières célèbre encore par une fête le jour de sa délivrance (27 septembre).
En 1815. la place arrêta 42 jours 20,000 Prussiens, et ne consentit à capituler qu'après la pacification générale.
En 18TO. Mézières fut à trois reprises investie par les Allemands : après Sedan ; aux derniers jours d'octobre ; enfin les 20 et 21 déc. Le lil déc, le bombardement commença, et. le 2 janvier 18~1, la ville, détruite aux deux tiers, fut obligée de capituler.
ITINÉRAIRE. — ]j'avenue de Mésières, qui pari de la {rare, rejoint, an passage à niveau de la ligne d'Hirson, l'avenue d'Orléans et l'avenue Nationale, venant pareillement de Cliarleville. A leur intersection, on suit Vavfiuic des Deux- l'tlles, l'avenue de Cliurteville et kl place de la République, bordées de conslruclions nouvelles, puis la rue du fauhounj d'Arches, h re.xtrémilé de Imiuelle on franchit la Meuse sur le pont d'Arches (vue d'ensemble de .Mézières). On se trouve alors dans la ville proprement dite. A dr., sur le bord du ileuve, square Mialarel (statue de Bayard. par Croisy. 18y3). A i'O., dans le faubourg Saint-Julien, usine Bavard-Clément (automobiles).
En faee du pont monte la rue d'Arclies, que l'on S'.iil jusiju'n la tour de l'Horlofie (xvn" s.). La rue Jaubert (au n" 10. porte du xvii' s.). à g., conduit à la place de la Préfecture, ombragée de lieaux platanes et donnant à l'E. sur les fossés de la citadelle, qui sert de caserne; au N., se trouvent la préfecture {2" moitié du wiii"-' s.; en avant. 2 pavillons-gloriettes dti xvn' s.) et Vholel du ijénëral commandant la subdivision (xvni"' s.); à I'O. sont la trésorerie générale du dép., le théâtre et Vhôtel de ville (1732). .\ dr. de la préfecture, un pavillon de grand style (xvir ou xvin' s.) est occupé par le bureau de police.
On reprend la rue Jaubert, qui se prolonge, au delà de la rue d'Arches, par la rue Monge : ceMe-ci laisse ii g. la rue Thiers. menant au faubourq de Pierre, et la Cour d'assises: elle aboutit à la place de ri:glise.
L'église, élevée de 1499 à 1556, est en majeure partie gothique; on y accède par un double escalier moderne, avec balustrade de style gothique llamboyant. La façade, avec sa tour, est seule de la Renaissance (1586-1620). Sur les côtés N. et S. s'ouvrent deux portails du style le plus élégant; le plus remarquable est celui de dr., formant porche.
A Tint, (doubles bas-côtés et 3 chapelles rayonnantes) : dans la grande nef, clef de voûte et curieuses ramifications formées jiar les croisées d'ogives; — dans le bas-côté dr., trace des dégâts produits dans les voûtes par le bombardement de 1871; — dans le croisillon dr.. inscription-i sur marbre noir, l'une consacrant le souvenir de la levée du siège, en 1521 : l'autre rappelant que c'est dans l'église que Charles IX «'pousa, le 27 iiov. 1Ô70, la princesse Elisabeth, fille de Maximilicn II; — dans la partie g, du déambulatoire, épitaphe du maréchal de Saint-Paul, gouverneur de Champagne, et plaque commémorativc du liarun de Lascours, ancien préfet des .Vrdennes (x 183.îi : du même côté, autre plaque rappelant le eomnicMicemcnt de la construction de l'église, en 1499.
„ All-ZIKRES. - MOI10N.il [R- 16, 1^'] - 333
Si l'on suit l;i rue Tliiers, lo second ijoiU sur la Meuse (belle vue de iMezières la riw du Faubouni-df-Pit'rre, puis ii son extrémité, a e la route 'de Sedan, on arrive à Mohon, géo-raphiquement laubour"- de Mezières, adiniuislraliveinenL cuni. de 0,054 liab. (grands ateliers des eh. de fer de l'Est; industrie principalement melallur- Hiiue) dont l'église (1 k. 2 de Mezières), des xV' et xvi" s., a une Façade de 1611 très originale, avec belle porte de la Renaissance; à rextérieur, gargouilles remar.iuubles; à l'int. en face de la chaire, boiseries du xvm' s., et. au ch<eur, 2 chasses renferman les reliques (pèlerinages les lundis de Pà(iues et de la Pentecôte) de StLié {Lœlus), qui vécut dans le Berry au v" s.
n» De Mézières-Charleville à Hirson ^^ Est. r.G k O.-N.-O.i- - ■'^.^■■ li<4 de licims; ou pa.so, à niveau, enlro Mézicros (à g.) et Cbarieville 'fà ilr ) On suit la rive p. de la Meuse; que Ion quitte bientôt pour la vallée de i sermonne; à g., ^Varcq ^tours, restes des for iifjcaUons.cf, Use gotUuino du ^ve- s., verrières de l'époque). - 'J k. Tournes (euhse lortihee des w et "vi" s • doù une variante de la lisne. à g., suivant de plus près la Sermonner dessert (19 k. de Charlevillc, /.aval-Morenc,,, w reioint le tronçon principal à Auvillcrs; ::. à Tournes, sur l.iar". et Laon, V. K. 1.., p. ^Jb. - 1-2 k. Loiniij. . , . ,
ffCorrcsi. pour C! k. T. N.-N.-t:., ôO c.) /{emrez (prononcez Bauve; hoi. tl^'s iS'aX derrière réglise,, chU. de c. de 1,530 hab,. dont Vcol'se. du vv' s est remariiuablc par ses petits arcs-boutants intérieurs, ses nervures, (à ra'b'sidel à fleurons et à crosses, ses fenêtres à menaux et ses boiseries du XV ii« s — 'V => k 5 E.-S.-E. (6 k. de la station de Lonuy, autant de celle de Tournes- on peut commander d'avance une voit, au loueur lieaiidoin do Lonnv 'si les^ clôtures du cliâteau de Montcornet ne sont pas ouvertes, s'adresser au café Varlommux. où Ion peut commander son déjeuner), Montcornet, où sont les ruines massives d'un château des xv'' et xvt» s d une construction soignée, bâti pour la famille de Croy. et qui appartint au xviii<^ s. au duc d'Aiguillon, lequel le lit en partie démolir en 1 /by.J]
l'i k Himonmi 1.60-i hab., dont les ardoisières (on peut visiter) furent exploitées par les religieux de Signy, dés le .xii^; s. ; le «"> ''i!^.'""^.''; recèle au>si du minerai de fer: à Rimogne, londcnes et grande emailleiie. ■» k />■ r/-c)/'6/"(.v. *■' sui- Uocroi, V. ci-dessous.
ÂSk' Uaubert-Fonlninc. 1,18.=-. hab. ^belles sources; usines métallurgiques;, dans une région riche en ardoises, en minerai de fer, et où se voient, dans les bois cl les vallées, de petites gorges rocheuses assez pittoresques.
•io k' Aucilhrs-les-Forges, k2k S.-O. (fonderies), où l'on franchit la Sorniùnne naissante, pour passer bientôt du bassin de la Meuse a celui de i Oise 39 !- Sifiny-lePelit. ch.-l. de c. de 1,90-2 hal,., à 1 k. à dr. U'yhse • ■T Aaifcs du wir s. -, usines métallurgiques).
-,■ k Sa"nt-Michel-Sougland. 5,140 hab., à 1 k. à dr.. sur lo Gland, affl. de l'Oise ^grande f'r/lùc des .x.i-. xiii», xv- s. et do la Renaissance, et vastes bâtimrnt.'< an xv.ii" s., restes d'une abbaye fondée en 9-U ; forges et fonderies- fabrique de chaussures dans l'abbaye: forges et fotideries do .Ço»- Xrf, près de la station:. - Au N.. grandes forêts de Smat-Micliel et d'/Ih-ion, s'étendant jusqu'à la Irontière belge. 56 k. Hirson .R. U, p. -i'^'J}-
2» De Mézières-Charleville à Rocroi 35 k. N.-O. ; ^ Est, 2-2 k., de Charleville au Tremblo.s: ^ Ardennes, 13 k., d« Tremblois a Rocro. : es billets pour Rùcroi sont délivrés à la salle d attente de la halte du Tremblois^ - On traverse le vaste 6o('s des Potées. - 30 k. Bourg-I'idele -2].. u dr., b. de 1.101 hab., fondé en 1566 par Antoine de Croy, comte de Porcien
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ot barou de Montcornet. pour dos protestants, et que dépeupla en partie la révocation do l'édit de Nantes. ...
34 k a et 35 k. jRocroi-Gare et Rocroi- Ville, stauons situées la première hors des fortifications, la deuxième à 300 à 400 ni. plus loin, sur la place (tous les trains n'y arrivent pas). . ^^ ,. „ „. u a a ■ a f. J,.
Rocroi 'Iwt. : (hi Commerce, dé). 2 fr. '/.., dSn. 3 fr., ch. do 2 a 4 fr.; dw Nord- rue Dauphine, voit, pour Revin, p. 339, et voit, de louage, chez Boucher) oh.-l. darr. de 2.116 hab., dont 796 seulement agglomérés. Le climat V est très ri^^oureux. Rocroi n'est guère ((u'un village enfermé dans un tort; le périmètre des remparts est pentagonal ; l'intérieur, long et large de 250 m. à peine est coupé de rues en angle droit et en diagonale convergeant a la vlace d'Armes. On arrive à la place par la portv et la rue de J- nincc, (juc prolonc'ent, au delà, la rue et la porte de Bourgof/ne. Les maisons ne remplissen" mémo pas ce petit espace. Les fortifications sont de Vauban, avec Quelques parties plus anciennes, mais sans caractère.
Histoire. — Rocroi, d'abord simple ferme nommée Croix-rfe-/?aM, puis J{au-Croi:c. n'aoparait comme ville que vers la fin du xv"- s. François I" venait de la fortifier, lorsqu'elle eut à soutenir un siège contre les Impériaux en 1555. Investie en 1643 par les Espagnols, elle fut secouru» par le ieune dur d'En-hien, depuis le Grand Condé, qui, le 19 mai, y remporta une de ses plus brillantes victoires et porta à l'Espagne un coup dont elle ne «e releva jamais. Cette puissance y vit détruire ses « vieilles bandes », si célèbres et l'inlanterio française y conquit une renommée qu elle a depuis toujours conservée. Le champ de bataille est situé au S.-O. de la v'Hc, et a ■> k environ- on sait comment une manœuvre audacieuse de tonde dcoiaa Ta victoire compromise par la défaite de notre gauche Les pertes se montèrent à 4 000 hommes pour les Français et à 14,000 pour les Espagnols. En Ibo», Rocroi fut prise par ce même Condé, passé dans les rangs des Espagnols, mais elle fut rendue à la France, en 1659, par lo traité des Pyrénées. En 1815 Rocroi soutint un siège d'un mois contre 1 armée d invasion.
Véulise, d'ordre dorique, renferme un grand retable, 2 confessionnaux et d'autres boiseries du xviii» s., et, à l'abside, 7 beaux vitraux fies Sacre-
'" Le*petit ch. de fer de Rocroi se continue jusqu'à (3 k. N.') Petite-Chapelle, ham. frontière, presque tout entier en Belgique.]
Distances, par routes, do Charl(Jvillc à : Laon, 103 k.; Rocroi, 28 k. ; Sedan, 21 k. ; Vouziers. 54 k.
De Mézières-CharleviUe à Laon. V. R. 13, 3"; - à Luxembourg, par Sedan, ■R. 17-. — à Pagny-sur-Moselle. R. 18.
2o DE MÈZIÈRES CH.VRbEVII.LE .\ GIVET