‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 164 sur 446 · ROUTE \] \ LUXEMBOURG · texte numérisé non relu

ROUTE \] \ LUXEMBOURG

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la Vrigne. — 3 k. Vivier- (lu-Courl, 'i,55ô lial).,àf;.

lêi/lise tortillée des xv» et XVI' s. : fonderies de l'er, de cuivre, de nickel, d'aluminium, faliriques de l'errouiierie , outils, ustensiles, etc.). — • 5 k.

Vpîgne-aux-Bois. 3.398 hab. (importantes usines métallurgiques , brasseries). ■

On franchit la Vrigne. — 258 k. Doncliery, 1,940 hab.. où était le (]uarlier jîéiiéral prussien lors de la iiataille do Sedan (lielle église des xii", XM* et XVIII'' s. ; usines métallurgiques).

Verdun^

Cumiéres-Chatt.

Consenvoye

Dun-s-Meuse

Pouilly

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— On franchit la Meuse, <[ui décrit un étroit et long méandre vers le N., autonrde lapresryu'ïiet/'/ges, où l'armée française fut gardée prisonnière après la capitulation de Sedan, avant d'être emmenée en Allemagne. A dr., château de Believiie, où fut signée la capitulation du 2 sept.

262 k. Sedan (f ; î .

VIndex. — Champ de bataille de IH70 et excursion à Ba-

344 — [R. 17j II DE PARIS A LUXEMBOURG, ii

zeilles), cli.-l. irarr. do 10,599 liab., naguère [ilace forte, est Ijùli il plal sur la rivo dr. de la Meuse,, autour d'un coude du fleuve, dans une belle et large vallée , encadrée de petits coteaux qui s'élagent en ciniue. Le quartier central est formé de petites rues calmes et assez régulières, bordées en partie de maisons des xvii'' et xviii" s., dont beaucoup ont grand air. .Vulour s'étendent à l'aise de beaux quartiers modernes, avec de vastes places et de larges avenues plantées d'arbres. L'enceinte fortifiée a été démantelée, il ne reste que d'énormes lambeaux de la citadelle.

Devant la ville, à l'O., un canal de navigation et une bande de prairies, inondées en temps de crue, cou|)ent au plus court la boucle de la Meuse Le viaduc de Torcy franchit prairies et canal sur 20 arches basses et relie Sedan au faubourg de Torcy.

Histoire. — .Sedan, au xiii" s. simple villa;,'e appartenant aux moines de Mouzon, erandir après la fondation de son château fort (M-21) par Evrard III de la Marck, qui avait acheté cette terre, et dont le lils ceignit de remparts la ville naissante. A la fin du xv^ s.. Robert de la Marck, avant acquis le duché de Bouillon à la suite de querelles et de procès avec l'évèque de Liège, qui eu était alors possesseur, devint un des plus puissants seigneurs de cette partie de la France, et ses successeurs prirent, au xvi= s., le titre de princes de Sedan. En 1591, Charlotte de la Marck porta, par son mariage avec Henri 1"^ de la Tour-d'Aiivergne, la principauté do Sedan, avec le duché de Bouillon, à la maison de Turcnne. Henri I" eut d'un second mariage le célèbre maréchal de Turennc.

Le xvie s. et la plus grande partie du xxn' furent l'âge d'or de Sedan. La fabrication des draps, et surtout des draps noirs, s'y développa, sous les auspices des prinrcs puis du roi Louis XIV. Une académie fut créée à Sedan et eut ses jours de gloire. Cette prospérité inteiloctuelle. industrielle et commerciale se continua quelque temps après que Frédéric-Maurice de la Tx)iir-d' Auvergne, duc de Bouillon, frère aîné du grand Turenne, eut été. à la suite d'intrigues contre Richelieu, forcé de céder à Louis XIII, en 1C4-2, sa principauté de Sedan. Mais la révocation de l'édit de Nantes, en 1685, amena la suppression de l'académie et entraîna en outre l'émigration d'un certain nombre dî grands industriels. Toutefois la décadence ne fut que passagère, et on comptait encore dans la ville, sous Louis XV, plus de 200 métiers de drai}s fins.

Au xix' s., Sedan a donné son nom à un des plus grands désastres militaires qu'ait éprouvés la France dans les temps modernes.

Le 23 août ISIO, tme armée de 100,000 hommes quittait le camp de Chàlons sous les ordres du maréchal de Mac-Mahon, qu'accompagnait Napoléon III, pour aller secourir Bàzaine. cnvelojipé dans le camp retranché de Metz. Les armées du prince royal île Prusse et du prince de Saxe, fortes enscmljle de 210,000 hommes, se mirent immédiaieirient à sa poursuite, lui fermïTent la route de Metz, et battirent à Beaumont le corps du général de Failly. L'armée de Mac-Mahon dut se replier sur Sedan.

I^e l" septenilirc, dès 4 h. du matin, la lutte commenta du côté de Bazeilles, qui fut réduit en cendres et oi'i les mafins du général Martin des Pallières résistèrent avec la plus héro'ique énergie. La bataille s'engagea bientôt vers Daigny et Givonne. Mac-Mahon, blessé, fut remplacé un instant par Ducrot, qui modifia le plan de bataille, mais qui dut bientôt céder le commandement au général de Wimpfl'en, nommé par l'empereur: ce général prit encore de nouvelles dispositions. Vers le milieu du jour, les deux armées allemandes avaient opéré leur jonction. En vain le général Ducrot tente de rompre le cercle de fer à Floing et à llly. Les charges héroïques de cavalerie dirigées j)ar le général de Galliffet arrachent au

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