‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 178 sur 446 · VITRY LE FRANC0ISW°3I · texte numérisé non relu

VITRY LE FRANC0ISW°3I

il ESTKRNAY. — SÉZANNE. || ÎR- 21] — 405

de vitraux. — Au faubourg de Divul, au N.. l'i/lise des xiv et xv'" s. à deux nefs égales.

27 k'^ Lurey-Con flans : à l'E., Confluns-sur-Seine {éfiîise en partie du xiV s., retable et autres sculptures de la Renaissance). — On franchit la Seine en vue de Conflans. — - 33 k. Romilly {R. '23).]

D'Estornay à Château-Thierry. R. -20; — à Provins, R. '23.

A dr., forêt de la Tracoiuu- (2,449 hect.). — 124 k. Le Meix-Saint- Epoutij. — On quitte le Gr.iiid-Morin.

132 k. Sézanne, à 1 k. à g-, (omnibus, 30 c. ; hôt. : de France; de la Boule-d'Or). ch.-l. de c. de 4,790 hab. — Belle et curieuse église des XV' et xvi' s., dont les fenêtres liantes et les grandes corniches sont de la Renaissance; les étages supérieurs de la tour sont du XVII* s. avancé; portail 0., très mutilé; riche portail S., avec vantaux de 1534 (Renaissance).

Beaux restes de vitraux, mais aucune fenêtre n'est entière. — Sous la tour, à rO., lielle voûte gothi(|ue. joli retable en pierre de la première Renaissance, et petite cnhlence gothique. — Buffet d'orr/ues du xvii" s. — Au mur terminal du bas-côté dr., -2 portes contigués, mais non symétriques, ùc la Renaissance. — Joli tabernacle en bois du xviii" s. — ■ Au mur terminal du bas-côté g., la Viei'ge et VEnfant, tableau vénéré dans le pays.

En face du portail 0., armature de puits du xv" ou du xvi" s. — A rO. de l'église, à la sortie de la ville, parmi les habitations, quelques restes d'un château ayant appartenu à la famille d'Orléans.

— Au S.-E. de la ville, hôpital, ancien couvent de Récoilets; on entre librement dans la chapell^ où sont un joli tabernacle du xvni'' s., analogue à celui de la paroisse, et des tableaux {Vie de Si François) de frère Luc, élève de Simon Vouet.

'De Sézanne à RomillY (^ Est, 30 k. 8.-S.-0.). — 8 k. Barbonne-Fayel, à dr. (hôt. Guillot; dans l'église, des xv« et xvi'-' s., épitaphe en vers grecs, latins et français, de « maistre Adenet, Champenois, gouverneur de Chantemerle », mort en 1609; au i\.-E. de l'église, restes d'une commanderie, xv et XVII" s.). — 13 k. Saint-Quenlin-le-Verf/er. — 19 k. Anglure (hôt. Souij ou de l'Orient), à 1 k. à g., ch.-l. de c. de 758 hab.. sur la rive dr. de l'Aube {ér/lise du w' s.; ancien château modernisé, dans une île de l'Aube; grands moulins). — On franchit l'Aube, en vue d'Anglure, puis le canal de la Haute- Seine. — 04 k. Saint-Just, à g. (l'qlise du xvi" s. ; tour d'un ancien château; ;o(/i6eau du maréchal Brune). — Pont sur la Seine. — 30 k. Romilly (R. 23).]

142 k. Linthes-Pleurs : à 4 k. S.-S.-E., Pleurs (dans la cour du chàlcau, ruines d'une église collégiale du xiii" s.)- — 147 k. Conuanlre.

153 k. Fère-Champenoise (omnibus, 30 c. ; hôt. : de Paris, du Collirr-d'Or). à 1 k. à dr., cli.-l. de c. de 2,324 hab. — Eglise avec tour centrale du xin' s. et chœur du xv". — Bonneterie, fromages.

De Fère-Champenoise à Epernay, R. -20.

162 k. Lenharrée.

170 k. Sommesous, à la source de la Somme, l'une des branches de la Somme-Soude {église du xii" s.).

De Sommesous à Troyes (^^ Est, 65 k. S. ; visiter Arcis). — 8 k Mailly.

— 15 k. Herhisse. — 19 k. Allibaudières. — Pont sur l'Aube.

406 — [R. 22. .1] ii DE CHÀLONS A CHAUMONT. 1!

28 k. APcis-suP-Aube (onuiil)us. 'iO c. ; hôt. du Mulcl), ch.-I. fl"arrond. de 9,803 hab.. à SUO m. à g., sur la rive g. do l'Aube. — Eglise Saint-Etienne, du xv" et un pou du xvi« s. ; beau portail O. : anciens vitrau.r. dans la roiriou du chœur. — Devant réglisc, statue (1888) de iJanton, né à. -Vrcis ( nO'.il'!94), — Au N.-K. de l'église, place d'Armes, d'où l'on voit une tour isolée de l'ancien cInUeau. reconstruit sous Louis XIV. — Dans la direction au N. de l'église, pont de 3 arches, sur l'Aube, et, à l'issue du pont, à g., placr Danton, où une plac|ue commémorative marque la maison où Danton vint séjourner souvent du 13 avril 1791 au 30 mars 1794. — Bonneterie.

Ou franchit la Barbuise pour en remonter la vallée jusque prés de sa source, — 33 k. Saiiit-Etienne-A^osnt/. — :;0 k. Montsuzain (dans Wr/lisr. curieux vitrail du xn" s.l. — 15 k. Cliarinonl. — 50 k. f^uyèrns Irfjlise dos XV' et xvi« s., carreaux émaillos. jubé et 16 panneaux sr-ulptés du xvi' s. .

— ,57 k. Crénci/ (belle fif/lixe du xvi'^ s., tabernacle et verrières de l'époque).

— On débouche dans la vallée de la Seine. - 60 k, l'ont-tiainte-Marie (R. -Jd). — On franchit divers bras de la Seine et le canal de la Haute- Seine; on rejoint la ligne de Paris, à la gare de Trovcs-Prcizc.

65 k. Troyes R. 23).]

De Sommesous à Châlons, R. 20.

177 k. Poivres (église des xn'' cl xvr s., vitraux de la IJenaissanre; chapelle Sainte-Affalhe, xvi" s.). — 186 k. Sompnix. ch.-l. de c de 302 hab., patrie êe Boyer-Collunl (I7(i:{-IS45K — Pont sur la Marne, prés de Vitrv.

203 k. Yitrv-le-Francois (R. 20).

Route 22. — DE CHASLONS A CH AU MONT A. Par Blesmes et Saint-Dizier.

^ Est, 135 k. S.-K. - Ira), en 2 h. 15 à 4 h. 5. — 15 fr. 15. 10 fr. 25. 0 l'r. 65. Visiter (au delà de Blesmes) : — Saivt-Dizier; — Joinville; — Vif/nory.

45 k. de Chàlons à Blesmes (F. II. 20). — On laisse à g. la lif^ne de Nancy pour se rapprocher de la Marne, dont on remontera la vallée jusqu'il Chaumont. — TiO k. Snint-Ëiilicn.

63 k. Saint-Dizier :/§) ; omnibus, :iO c: but. : (/;; Soleil-d'Or: du Cominerce: de Frunre), a dr., entre le eh. de fer et la rive dr. de la Marne, ch.-l. de e.. V. industrielle (métallurgie priRcipaleinenl) de li.flfit hab., la plus importante de la Haute-Marne avec Chaumont. Elle est étendue, largement percée, propre et bien bâtie.

Histoire. — Saint-Dizier doit son origine au poste fortifié d'Olonne. dans lequel, au m'' S., après la destruction de Langres par les (Termains. furent apportées les reliques de l'évëque St Didier, d'où le nom lio la ville ((ui se forma par la suite. C'était, au xvi' s., une place de guerre cjui, en 1541, opposa une résistance héroïque à une armée de 100,000 hommes que commandait (■|iaries-(»)uint-, la garnison ne se rendit que sur de t'ausses dépêches que Charles tit tenir à Sancerre. l'un des gouverneurs. En mémoire de la glorieuse conduite do ses habitants, la ville, à l'occasion de l'inauguration du monument qui la rappelle, le 17 septembre 1905, a reçu du gouvernement de la République lautorisation de porter la croix de la I.cgiun d'honneur dans ses armoiries. Kn 1S14. Saint-Dizier se souleva avec un patriotisme ardent contre l'invasion, et, à. deux mois do distance. Napoléon y livra deux

ARCIS. — SAhNT-DlZIEH.

[R. 22. Al — 407

combats victorieux. — Les liabitants portent le sobriquet de Braqards. mol dont la signification reste ip:norée.

ITINÉRAIRE. — Do la prare, on tourne à g., puis à dr..p(Hir rraiii'liir le canal de

408 — [R. 22. A I! DE CHÀLoNS A CHALMUNT. ||

la Haule-Marne ot suivre la rue de. Bnr-le-Duc, menant à la place d'Armes, où sont V hôtel de ville (1824), la halle au blé, et, sur la halle au blé, le théâtre. Au milieu s'élève, depuis 1905, le monument (par h' sculpteur René Carillon) du sièpe de 1544. — A p-. de la place est la nii' de VlIôtel-dc-Ville, d"où la rue Emile-Giros, la 2° à g., conduit à l'église Notre-Dame (triple portail, mutilé, et T" travée de la nef, xiii" s. ; le reste, x\n' et xviu'' s. ; chœur d'une belle ordonnance: orgue, du xvni° s., provenant de l'abbaye de Trois- Fon laines). — De la place d'Armes part à l'opposé, c'est-à-dire à dr., la très longue me de la République (elle a plus de 400 numéros), à g. de laquelle, à 1,200 m. env. de la place, est Véglise Saint-Martin ou de la Noue, des xv'" et xvi^ s., demeurée très pittoresque malgré les remaniements qu'elle a subis (belle chaire du temps de Louis XIV). — Au S.-E. de la ville, asile départemental d'aliénés, pour la Haute-Marne.

Do Saint-Dizier à Revigny. R.-20; — à Brienne. V. ri-dcssous, fi.

On longe le canal de la Ilaute-.Marne; vignobles; riante vallée de • la Marne.

68 k. Guë-AncerviUe : à 2 k. X.-\.-E., Ancerville, ch.-l. de c. de 1.99o hab. (grotte des Sarrasins).

De Guë-Ancerville à Naix-Menaucoupt f^S d'intérct local. 33 k. E.). — 2 le. C/iainouiltcy. à dr. (usine métallurgique). — Pont sur la Cousance. — 5 Iv. Cousances-aux- Forges, à g., 1,730 hah. (importants établissements métallurgiques). — 13 k. Savonnières-en-Perthois M'arriéres de belle pierre de taille). — -21 k. Dommarie-sur-Saidx : */[ en constr. sur (10 k. S.) Montierssiir-Saulx, ch.-l. de c. de 864 hab. — On descend vers l'Ornain. — 33 k. Naix-Menaucourt 'R. 20 .]

La voie croise deux fois la Marne et son canal. — 73 k. Eurvillesur-Marne, 1,871 hab. — A g., Bienville (forges). — 77 k. Bayard : c'est un simple passage à niveau, mais il fauty descendre si l'on veut visiter soit les hauts fourneaux et fonderies de Boyard, soit la colline du Châtclet, emplacement d'un oppidum gaulois, soit, à 2 ou 3 k. E.-S.-Ë., la Haute-Borne, pile romaine haute de près de 7 m., portant une inscription.

82 k. Chevillon. i\ 2 k. E.. cli.-l. de c. de 1,003 hab., dans une situation pittoresque, sur un tout petit afd. dr. de la Marne (restes d'un château des sires de Joinville: importantes carrières de pierre).

86 k. Curet : à 3 k. E.-N.-E., fonderies du Val-d'Osne, célèbres par leurs moulages artistiques. — Ponls sur le canal et sur la Marne.

92 k. Joinville, à dr. (omnibus, 30 c; hôt. : de l'Est, le plus rapproché do la gare: du Soleil-d'Or; du Nord. — Archéol.), ch.-l. de c, Y. de 3,680 hab.. dans une situation pittoresque, sur la rive g. de la Marne divisée en deux bras, au pied et sur les pentes inférieures de coteaux élevés, revêtus de vignes et de bois. .\u sommet d'une croupe arrondie, un petit bois, encore entouré d'un mur, occupe rcinpiaccment (quelques restes informes) du château féodal. Joinville. sè|)aré i)ar le chemin de fer du bras princi|ial de la Marne, est traversé par le petit bras, dit canal des Moulins, (jui

Il .lOlNVILLE. Il [R. 22, A] — 409

longe le pied des CDleaux. Le canal de la Haute-Marne court sur la rive dr. (port).

Histoire. — Dès le xi' s.. Joinville forma une baronnie; mais, jtisqu'au XIV" s., la seifrneurio de Joinville ne compte qu'un nom illustre, celui du sire Jean de Joinville. dont le sympathique souvenir se lie intimement à la. mémoire du roi iSt Louis. Au xiv s., la seigneurie passa dans la maison ducale de Lorraine, puis à une branche cadette, et fut attribuée à Claude de Lorraine, le chef de la célèbre maison de Guise, vers le commencement du XVI' s. En 155-2, elle fut érigée en principauté par Henri IL en faveur de François de Guise. On sait quel fut. dès lors, le rôle considérable des nouveaux seigneurs de Joinville dans notre histoire : il suffit de nommer François de Guise et son frères Charles, cardinal de Lorraine, Henri de Guise, le duc de Mayenne, etc., fils et petits-fils de Claude de Lorraine. Vn traité fut signé au chàteati do Joinville, entre Philippe II d'Espagne et les chefs de la Ligue, le 31 déc. 1584. A la fin du xvii» s., Joinville passa à la famille d'Orléans, qui le conserva jusqu'à la Révolution. C'est à cette époque que le duc d'Orléans Philippe-Egalité vendit le château, à charge pour les acquéreurs de le faire démolir.

En 1548, la ville fut prise et livrée aux flammes par Charles-Quint.

Joinville est la patrie de Jean, sire de Joinville (1224-1319), et de Charles lie Lorraine, cardinal de Guise (15-25-1571).

ITINÉRAIRE. — En sortant de la gare, on gagne un peu à g. la courte avenue Carnot (à dr. un chemin ombragé franchit le canal des Moulins et mène à la promenade du Petit-Bois, plantée d'arbres magnifiiiues), laquelle aboutit à la rue de la Harpe, qu'on suit à dr. pour arriver au Grand-Jnrdin, à g., pour entrer en ville.

Le château du Grand-Jardin (on entre dans le parc en tout temps : s'adresser au concierge; l'intérieur du château, d'ailleurs sans intérêt sauf le plafond de la chapelle, est visible en l'absence des propriétaires), de forme rectangulaire, orné de sculptures délicates, fut élevé au milieu du xvi'' s., comme maison de plaisance, par le duc Claude; les deux façades, légèrement différentes, sont d'un fort beau stvle qui rappelle la manière de l'architecte Jean Bu liant.

La rue de la Harpe, du côté opposé au château, aboutit à la rue du Grand-Pont, où s'élève la statue, en bronze (par Lescorné. 1801), de Jean de Joinville ; le piédestal encadre trois bas-reliefs également en bronze. Suivant la rue du Grand-Pont à dr., on traverse le canal (vue pittoresque à g.), au delà duquel on trouve à dr. la rue du Collège, d'où la rue des Cloutiers à g. et la rue Saunoise h dr. montent à la mairie.

A la mairie, on peut se faire montrer : 0 statues en albâtre (la Temiiérance et la Justice), provenant du tombeau de Claude de Lorraine et d'Antoinette de Bourbon, qui avait été sculpté par Dominique Florentin, de Troyes : une vieille tapisserie des Gobelins figurant Josué arrêtant le soleil ; 3 vases en étain qui servaient à offrir le vin d'honneur aux hôtes de la ville; une Vue de Joinville au xvii« s.

En face de la mairie, la rue de V Auditoire (ancien auditoire, xvi' s.) conduit à l'église par la rue Marcaud (la 1" maison à dr. est du xv^ ou du xvfs., la dernière à g., plus grande, est de la même époque) et le passage du Renard.

L'église, à laquelle on descend du portail 0. par 12 marches, a

410 — [R. 22, A\ Il UE CHÀLONS A ClIAUMONT. ||

été ri'cemment reconstruite dans le plus beau style du xiii" s. Il a été conservé des parties intéressantes de la nef et une jolie porle. au S., de la Renaissance.

Tribune do l'orgue on partie laite de boiseries du xV s. — A r6t('î de la petite porte latérale N.. bénitier en bronze du xiii« s. — A la 1" travée du bas-côté de dr.. snint-sOpulcre du wi" s. (8 statues). — Chaire un xvii'" s.

Au S. de l'église sont les vieilles halles. A l'O. de l'église passe la rue des Marmousets, ([u'on suit à g. et qui se prolonge par la rue Saint- Jacques, puis par le faubourg Saint-Jacques et la rue de la Pitié, où se trouve l'hôpital Sainte-Croix, fondé par Aritoinotto de Bourhun, épouse de Claude de Lorraine; il n'y reste d'ancien qu'un grand bâtiment h pignon du x\ir s., servant actuellement de cbapelle. On peut y visiter d'anciens portraits et quelques meubles du xviii'' s., dont de curieux fauteuils.

De l'autre noté de la rue, en face de l'entrée de l'hôpital, est la maison (n°5l) ((u'habite le gardien du cimetière, où il faut se faire conduire pour visiter la chapelle Sainte-Anne, bâtie en io02.

A l"int.. r> belles verrières du xvi'' s., mallieureuscinent en partie brisées: clôture primitive en bois. — Derrière l'absiile, dans le cinicliére. monument (sans inscription) recouvrant les restes, sauvés de la destruction eu HOli, des seigneurs de .loinville ou des ducs de (luise qui avaient été ensevelis dans la cliapelle du cbàtoau.

De l'hôpital ou du cimetière, «m revient sur ses pas pour descendre à dr. la rue des Capucins, qui franchit le canal (vue charmante). La rue de la Grève (poste au n" 11), qui lui fait suite, longe (à dr.) une promenade ombragée de beaux platanes et ramène à la rue du fii-and-Pont, devant la statue.

^ -2 k. N.. Vecijueville (église gothique du xv!*" s., beaux restes do vitraux).

De Joinville à Gondrecourt ^^^ Est. ofi k. N.-E.). — l^nts, en quittant .loinville. sur la Marne oi son canal latéral: on remonte le Ron|.'eant. f)uis on le franchit. — S k. Poissons, eh.-!, de c. de OO"! liab. rt/lisi' ogivale do 1Ô-J8, beau portail). — ■ Ou remonte puis on croise le Rongeant. — 11 k. Thonnancc-les-Moidinit. — Ou passe dans les bassins supérieurs de là Saulx et de rOrnain. — 18 k. Soulaincourl. — On franchit la Saulx naissante. — '28 k. Ltimc vil le-C liasse;/. — Ou entre dans la vallée de l'Oruain. — :tô k. Gondrecourt, sur la ligne de Nançois à Neufchàteau IV. R. -.'O).!

Do .Joinville à Brienne, l'. p. 414.

On franchit le canal des Moulins et on remonte la rive g. de la Marne. — 97 k. Fronvillc-Sainl-i rbain (passage à niveau) : à 2 k. E., Saint-Urbain (restes, xn'-xvi" s., d'une importante abbaye bénédictine).— 101 k. Dnnjeux, àg. {église du su" 9'., belle porte gothique, restes de fresi|ues: château du xviii" s.). — Ponts sur la Marne et le canal, à (ludinniit.

105 k. Gihhnonl (dans l'éjlise, saint-sépulcre du xvi' s.).

De Cudmont à Rimaucourt {^&, d'intérêt local. -21 k. S.-E.). — Ce cli. de fer remonte la vallée du Rognon. — S k. Doutaincourt. ch.-l. de c. de 1.155 hab. — il k. Rimaucourt. sur la ligne de Bologne à Neuchàteau (1

ci-dessoiis'.

IIVIGNORY. — RRIEXNE. Il [R. 22, B] — 411

On francliit trois fois la Marne et son canal latéral, la dernière au sortir cFun court tunnel. — 108 k. Frondes.

113 k. VignorY (hût. de VEtoile), cli.-l. de c. do 461 hab., à 2 k. 0. — Eglise, de 103(J à 1049, type presque complet, et précieux pour sa rareté, de l'architecture de la i'" moitié du xi° s.; chœur avec 3 chapelles rayonnantes; tribunes; tour du xn" s.; belles sfa^ues des xiV et xV s". ; bas-reliefs (Vie de la Vierp,-e) et retable (la Passion) du xvi" s. — Kuines d"un château du xni° s., jadis siège d'une baronnie érigée en comté en looo.

117 k. Vraincoiirl-Viéville : à 1 k. E., au delà de la Marne et du canal, Viécillc (débris de constructions romaines; château ruiné ; dans la pittoresque vallée de la Vaux, rochers remarquables et grotte dite la Cuve de la lioche).

121 k. Bologne, à g. (vieux château dans une île de la Marne).

[De Bologne à Neufehâteau (^ Est, 49 k. N.-E.). — 9 k. Chantraines : à. 2 k. N.-E., beaux restes (xiV s.) de Vabbayn de Sept -Fontaines, ordre do Prémontré. — Pont sur le RoKHon, à Andelot.

lr> k. Andelot, à ?.. cli.-l. "de c. de 863 hab.. connu dans notre liistoiro . nationale par le traité de 087. conclu entre Gontran de liourgogno et Childebert d'.Vustrasie, et qui fut un premier acheminement vers la féodalité.

18 k. lUwducourt, 1,091 hab. {forgesi : à dr.. ligne de Oudmont ( V^. cidessus). - 31 k. Monnis (forges). — On monte sur le faite entre le bassin de la Marne et celui de la Meuse. — 26 k. Saint-filin, ch.-l. de c. de 446 hab. — 39 k. Liffol-ie-Grand, 1.9"/7 hab. (fabriques de meubles), à l'origine de la Saonelle, affl. g. de la Meuse.

49 k. Ncufchàtcau ( V. les Yosge.'i,.\

On s'éloigne de la Marne pour monter sur le plateau de la rive ff. 130 k. Jonchery. — On rejoint la ligne de Paris a Hellort en deçà du grand viaduc de la r^uize {V. H. 2'.\)

135 k. C.haumont {V. les Vosijcs).

B. Par Brienne.

j^ Est. 137 k. — Traj. en 4 à. 6 ii.. siiivanl la correspondance des trains à Vitry et à .lessains.

Visiter : — Brienne.

32 k. de Chàlons à Vitry (R. 20). — A dr., ligne de Paris; pont sur la Marne; àdr., ligne de Sézanne. — 40 k. Blaise-sous-ArzilUères. 43 k. ArzilUères {église des xii° et xni" s.).

f*g> 5 k. S.-E.. .Saint-Hemy-cn-Bouzemont, ch.-l. de c. do 070 hab. (belle r'i/liie des xm" et xv" s. ; château en partie de la Kcnaissancei. î

48 k. Gigny-Braiidonvillers. — 34 k. Chassericourt. — .Ï8 k. Chavaiige.s, h 1 k. à dr., ch.-l. de c. de 840 hab. (belle église des xV et xvi" s.). — Pont sur la Voire.

66 k. Valentiguy {église des xn" et xvi" s.), ^' sur Saint-Dizier pai- .Montier-en-Der ( l'. ci-dessous, p. 413).

72 k. Brienne-le-Château. à dr. (hôt. : Haynnl. près de la gare; de la Croix-Blanche. — ArchcoL, art et histoire), ch.-l. de c. de 1,S72 hab., à 2 k. de la rive dr. de r.\ube, au pied d'une colline (jue couronne superbement le château.

412 — R. 22, B] Il DE CHÀLO.NS A CHALMO.NT. ||

Histoire. — Brienne. d'abord simple dépendance de Brienne-la-Vieille. V. situé à 2 k. îi., grandit autour d'un château qui fut assiégé et pris en 901 par Louis d'Outremer. Brienno appartint tour à tour aux familles de Brienuo d'Enghien, de Luxembourg et de Loménie. Mais ce qui l'a surtout rendue célèbre, c'est le séjour qu'y fit Napoléon, comme élève de l'école militnire, tenue par les Minimes an xviii» s. et supprimée on 1790. Il y entra à neuf ans, en 1779. et en sortit en 1781, âgé de quinze ans. Le 3 avril 1805, lors de son sacre, il revint visiter Brienne : •< Quel beau champ de bataille on ferait icil 1) s'écria-t-il en examinant la plaine que domine le château. Le 29 janvier 18U, la plaine de Brienne était, en etî'et, devenue un champ de bataille, et Napoléon y disputait sa couronne aux puissances coalisées. Voulant empêcher la jonction de Bliicher et de Schwarzenberg. l'Empereur attaqua le premier, qui occupait Brienne. Après un combat acharné qui dura près de douze heures et ou la ville fut presque détruite, Bliichcr l'ut forcé de se retirer vers Bar- sur- .\ube. Dans le testament de Napoléon, Brienne figurait pour un legs de 100,OUO fr. Un décret du 5 avril 1854 a assuré l'exécution de ce vœu. Pichegru, Bourrienne, Gudin. Nansouty, Davoust, Valée furent aussi élèves de l'école de Brienne.

Brienne a vu naître Jeaii de Brienne (f 1237), roi de Jérusalem et empereur de Constantinople, et le maréchal Valée (1773-1846).

ITINÉRAIRE. — Une courte avenue relie la gare à la belle route en ligne droite qui à g. traverse la ville et a pour perspective le château. Suivant cette route, qui prend le nom de rue Bauffremont, on croise liientcit la Grande-Rue de rEcote-.Mililaire, artère principale de Brienne, où s'élèvent a g. l'église et la mairie (F. ci-dessous).

Au delà du croisement, le prolongement de la rue de Bauffremont prend le nom d'avenue du Chàleau: à g. est Vkospice, avec chapelle du xviu" s.

Le château (on peut se promener librement dans le parc et visiter le chàleau eu s'adressant nu pavillon à dr.), assis sur un coteau d'où le regard embrasse un immense panorama, a été construit de 1770 à 1778 par l'architecte Fontaine, sur l'emplacement d'un château féodal. Cet édifice, remarquable par ses vastes proportions, est la propriété de M. le prince de Bauflremont-Courtenay. 11 renferme, entre autres teuvres d'art, une importante galerie de tableaux, comprenant surtout des portraits de rois, empereurs et personnages des xvn'' et xvni" s., de membres des familles de Luxembourg, de Montmorency et de Bauffremont.

Rez-de-chaussée. — Salle d'attente. — Le Baron de Breteuil. ministre d'Etat, par Ménaijeot ; portraits de famille.

Billard et s.vlon d'été. — La Princesse de Bauffremont, née de Montmorenc}', par Duhufe: Louis XVIII. jeune, et le duc de Bourgogne, son frère, par Drouais: Marie-Catherine de La Rochefoucauld, duchesse de Randan, femme d'Henri de Bauffremont. marquis de Senecey, aj'ant à ses côtés Louis XIV et son frère Philippe d'Orléans, dont elle fut la gouvernante.

Grand salon. — Tête de Méduse (buste), du liemin; tableau de Lanfredini intitulé II mundo perduto, représentant deux religieuses dont une tient une rose : paravent et coffre en vieux laque de Chine ; beau bureau avec bronze, de style Louis XV ; riche ameublement en bois doré et sculpté recouvert de tapisseries d'Aubusson modernes.

Bibliothèque. — Arnaud d'Andilly. par Philippe de Champaiijne ; tableaux

Page 1