‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 97 sur 446 · DE PARIS A ABBEVILLE · texte numérisé non relu

DE PARIS A ABBEVILLE

stulptures. vitraux ri'mnn|unl)lfs du xvi' s. el f.mts baptismaux (le 1590). A 2 k. N., iW l'autre C('ilc de la S(imnie. Coqiu-rrl {église og-ivale avec voûte en hois, du xvr s., et tlcchc eu pierce).

167 k. Poid-licmy, 2,133 hab.. dont le château iw^ s., restauré en IS3i)), situé entre deux bras de la Soiniue, a joué un rôle important au moyen à>re. Dans Véglise, moderne, intéressantes verrières de l'ancienne éjilise.

[Liercourt f@> k. ciiv. s. -O. > possède un camp, présumé romain (46 hect.j, appelé le Cuslrli ou ciiiiip <lp Cisar. et une '-uricuge éf/lige dos xv« et \vi« s (restes de vitraux de 101-2; banc dceuvre seulpté do 1588».]

A g. -se dressent les hauteurs (100 m. eiiv. au-dessus de la vallée) ap|)elées Mont de Caiibert (V. p. 03).

176 k. ABBEVILLE (F. Vlnde.r), ch.-l. d'arr. de 20.704 hab., est située des deux cotes de la Somme, qui v forme un port maritime en aval et se transforme en un canal navigable allant déboucher dans la baie di- Somme a .^ainl-Valerv. Kn outre, un numide Transit est trace sur la rive g. à l'O. d(< la ville, et bordé d'une belle allée de tilleuls.

Entre la Somme et le canal s'étend le faiihouni d'Hocquet. La ville proprement dite, située sur la rive dr..' est sillonnée par plusieurs ruisseaux, le Novion, la Soutine,-le Scardon. Dans le centre de la ville subsistent des innisons des xv" et xvi' s., à étages en encorbellement. princii)alement dans les rues de la Haranguerie (derrière Saint-Vulfran), des Teinturiers, de la Boucherie, de l'Hôtel-Dieu. des Capucins, sur la chaussée Marcadé, etc.

Gares. — La, r/are principale est établie au S.-O. de la ville, sur la rive g. de la .Somme, au delà du c-anal de Transit. En outre les trains de la ligne de Saint-Pol et ceux du eh. de fer Kconomiijue do Dompierrc desservent les haltes de J'orte-Saint-Cilles au ;?. de la ville et de Porte-iluHois à l'E.

Principales curiosités : — EgUse Saint- Vulfran (p. 60); - Musée du Ponthieu (p. f.l ; - Musée Boucher de Perthes • \>. fV.i) : — Hôtki. be Villk (bkffhoi

ET ECHKVINAUE, p. 61,: — KGLISKS S.VlNT-Cill.LKS (p. (J3), SaINT-Ï^ÉPULCH K

(p. 03), 8aint-Paui. (p. (m;, SAiNT-.TAC0UEs/p. (31,; — MAISONS (p. 61 et 6a); —

MONU.MENT DE I.'aMIHAL CoURBET (p. 61).

Histoire. — Abbcvillo (.\hljatis Villai. simple ferme de l'abbavc de Centule Saint-Kiquier au ix" s., avait déjà, sous Hugues Capet. une enceinte de remparts. Les troupes du duc de Normandie, dos comtes de Flandre ot de Boulogne s'y réunirent on 10%. avant leur départ pour la première croisade. Les chefs do la seconde croisade s'v réunirent aussi. Un traité y fut conclu en 1-J57 entre la France et l'Angletorrc. Le Ponthiou. dont .Vbbêville était devenue la capitale, passa en 1-272 sous la domination anglaise, par le mariage d'Eléonoro de Castillo. l'héritière, avec Edouard l'f. Après avoir chassé les Anglais en lo40, Abboville retomba sous leur ioug. en 1;160, et passa ensuite, à deux reprises, aux ducs de Bourgogne 1 13oct 1466). Redevenue française en 1477, elle reçut lirillammeut Charles VHI (14'.».3:.. Le mariage de Louis XII et do Marie d'Angleterre y l'ut célébré en 1514. En 1Ô-27. François 1" et W olsey y signèrent une ligue ort'cnsivc et défensive contre Cliarics-Quint. Le P' août 1760. Abbeville fut témoin de l'exécution du chevalier de La Barre, accuse de sacrilège. Eu 1776. ic Pontliieu devint l'apanage de comte d Artois, qui le conserva jusqu'à la llévolulion. Après la prise d Amiens par les Allemands -27 nov. 1S70), la préfecture de la Somme fut transférée temporairement à Abbeville.

Abbeville a vu naître : St Bernard, compagnon de Robert d'Arbrissel et

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