‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 99 sur 446 · R. 4, 1"] Il 1)1-: PAUIS A ABBEVILLE. !l · texte numérisé non relu

R. 4, 1"] Il 1)1-: PAUIS A ABBEVILLE. !l

D'Abbeville à Saint-Poli^ Nord, 6>k. N.-E.; @, V. la carte, p. 65; »i«i7ec:

Saitit-Hiquier. Ati.i:i-l(s-Cliàluau). — La voie passo sur la grande liî/ne, croise la Somme on contournant à g. Abijcville, et en desservant au S. la station de J'orle-Saint-Gillfs. à l'E. celle de Portv-ila-llois. Puis on remonte, sur son flanc g., le vallon du Scardon. — 6 k. fi. Caours au liara. de l'Heure, '■rjHsp romane. Imt do pèlerinage à la Vierge .

12 k. Saint-Riquier 2 resr.prés de la gare; aub. dans le bourg. — J-'i/liae impijrt'iiite'. 1.1:13 liali.. sur le versant dr. et à l'origine du frais vallon du Scardon, à 1 k. 5 au N. do la station.

Histoire. - l'riniiiivomont appelé Centule, ce bourg aurait été fondé ]iar Ragnaeaire. roi de Cambrai, c|ue Clovis tua d'un loup de hache, on llrX"); son nom actuel lui vient d'un (ils d'Alcaire. comte de l'ontliieu, nommé Riquier, qui, vers la fin du vi* s., y fonda un monastère bientôt célèbre. Reconstruite au i\' . au xii"' ov au xiii' s., détruite par le feu en 1187. l'église fut rétablie, sur les plans de l'architecte Nicolas Lévcillo, par les abbés Eustache Le Quioux et Thibaut de Baj'oncoun. Lo chœur était achevé à la mort du premier il'il 1 ; au second (f 1539) appartiennent la nef et la four. La ville, souvent attaquée, prise ou pillée au cours de l'histoire, fut assaillie en 1536 par 2.U0U lansquenets: elle était défendue seulement par une centaine de soldats : mais le courage des femmes la sauva. A leur tête se lit remarquer une héro'ine, du nom de Hecquétoillo. — Parmi les abbés de Saint-Riquier, nous signalerons : en 791, St Angilbert; en 870. le prince Carloraan, fils de Charles le Chauve; en 1028, le cardinal de Richelieu: en 1043, Charles d'Aligre: en 1708, Léon Mole, d'une illustre famille de robe.

Itinéraire. — De la gare, on suit à dr. un chemin qui longe la voie. Parvenu à un passage à niveau, il faut tourner à g. pour franchir le Scardon naissant et montcr'vers la place.

L'église (quaud elle est formée, consulter l'écriteau) est un magnitic(tie édifice gothique (il reste du xui'" s. les piliers de l'abside, les piliers et l t'enêtres du transept, et quelques bases des piliers de la nef). Son grand portail (intrados curieusement festonné) est couvert de sculptures et otl're plusieurs figures historiques (Louis XH, François ]"■): aux voussures, groupes dun joli travail ( Vie de St Riquier, Translation de ses reliques. Vie de St Ani/ilbert); au tympan. Arbre de Jessé, à jour; au-dessus de l'archivolte, la Ste Trinilr environnée de statues colossales des Apôtres ; nu pignon, trois statues figurant le Couronnement de la Vieri/e. Il est surmonté d'une lourde tour. très ornementée, haute de 50 m. (entre les deux fenêtres, statui- de St Michel, ayant à dr. et à g. Adam et Eve, Moïse et David). Deux jolies tourelles hexagonales coiuienuent les escaliers. l'ne autre tourelle, plus élevée, derrière l'éperon do la tour, à g., se termine par une flour de lys colossale, en pierre. Les deux portes latérales ont leurs tympans couverts d'arabes<iues do la Renaissance : à la porte de dr.. restes de statues richement vêtues, et. sous les voussures, groupes mutilés {Vie de la Vierf/e); à la port« de g., statues, également mutilées, de .St Antoine et de St Roch.

L'int., en forme de croix latine (long.. 104 m.; larg.. 27 m.; haut, de la grande voûte, 27 m.), se compose d'une, nef (9 travées; fort largo pour sa hauteur, avec bas-côtés prolongés autour du chœur, d'un transept et de 11 chapelles (dont 5 polygonales) raj'onnant autour du sanctuaire. Les voûtes, très belles, oli'rent des nervures ramifiées; celles des 2 premières travées du bas-côté droit sont décorées de culs-de-lampe très ouvragés. Sous l'orgue (xviie s.), statues colossales, en pierre, de St Christophe cX àeSt Jean-Baptiste.

Chœcr entouré d'un lourd entablement d'ordre ionique, surmonté de châsses. — 2 belles grilles du xviir s. : maître-autel ' sur le devant, deux mosa'iques, peu anciennes, en marbre de Florence: au milieu, sur une plaque de marbre blanc, guirlande do fleurs et de fruits, qu'il faut regarder avec beaucoup d'attention pour y découvrir une Fuite en Etjypte, exécutée avec une rare délicatesse; sur l'autel, reliquaire contenant la tête de St Ri(|uier: chandeliers, suspension et croix, en bronze argenté, donnés par le marquis

Il SAINT-RIQUIER. H [R. 4, 1'] — 65

d'Aligro, avec ses armes); au-dessus do l'autel, Christ on bois, sculpté par Girardon; 68 stalles sculptées du xvn» s. ; lutrin (xviii" s.) avec trois remarquables anges en bronze.

Pourtour du chœur. — Boiseries du xviii" s. ; sur des culs-de-lampe et sous des dais richonuMit ornemeutés. statues provenant de l'église précédente; quelques talilcaux (|iî l'érol française des xvii'= et xviti'' s., entre autres, dans la chap. de la Vierge (jolis culs-de-Iampo du XV s.V six toiles d'Antoine Covpcl [Baptême de J.-C), do Bon Boullogne (St Ani/ilbert recevant l'habit de St Benoit), de L. BouUonirne {Intention des reliques de Si Angilherh.

de Claude Halle [J.-C. donnant les clefs n St Pierre), de Lépicié {Martyre de St André), de Ducornet (la Vierr/e apparaissant à Ste PhiloiiHiic dans sa prison]; dans la chap. à dr., toile de Jouvenet {le ftoi de France touchant les écrouelles).

Croisillon g. — Fort belle cuve baptismale do la Renaissance . ornée de bas-reliefs mutilés, avec riche couvercle pyramidal en bois ; à côté, bas-relief en all)àtre, beaucoup plus ancien, divisé en trois compartiments par des boiseries et représentant des scènes de la Vie de Jésus-Christ.

Croisillon dr. — Salle de la Trésorerie : peintures a fresi/tie du xvi'= s., accompagnées de sentences morales, et représentant pour la plupart des sujets lugubres dans le genre des danses macabres ; autres peintures retraçant VEnlécement des reliques de St Biquier par Arnoult, comte de Flandre, en 981 , et leur Restitution à l'abbaye par Hugues Capet. Le trésor contient des reliquairesilu style byzantin , d'un Ijoau travail, des missels couverts de cuivre doré, un bus-relief en ivoire: une croix à. double branche, une boule chauttemains en cuivre repoussé et doré, attribuée à St Eloi ; un bàto)L de diantre, faussement dit de Charlemagne; un pignon do châsse en bronze du x' s.; une chasuble et des dentelles du xvi' s., et divers autres objets curieux.

Le petit séminaire, établi dans les bâtiments de l'ancienne abbaye (xviii» s.), à dr, de la façade, est désaffecté. — Parallèlement au flanc N. de l'église est un long mur à contreforts (xiv s.), reste de la clôture fortifiée. — En montant, au fond do la place, on rencontre le beffroi (xiiT et xvi" s.;, flanqué de tourelles; puis Vhûpital. reconstruit au xviii'' s.

G6 — [R. 4, 1°] Il OK PARIS A ABBEVILLE. 1!

Au delà de Saint-Riquior, la voie monte sur un plateau nu. - 10 k. Chaussée finmelinut. où Ion croise lancienno voie romaine d Amiens a Houlocrne. — 2^ k- liermitre tours et déliris d'un châiteau fort du xvi» s.). Ou descend vers rAulhio.

ol k Auxi-le-Château ;h6t. Saint-Martin, r. du Centre : onin. 2o c., npns 5 fr oar i Mt. é^, voit. — Et/lise, aucieti château, hôtel de ville), ch.- 1 de'c dé -^ 6-29 hab.,lur lAuthie. - Dans lavenue de la Gare, on trouve à dr. la 'rvc du Pont-Xevf, qui franchit la rivière pour conduire a 1 église et a l'hôtel de ville. , , ... . • • j

Léalise du wr s., a de belles voûtes au chœur; bas-coié dr. : tableau do Ducornct pierre tombale du xvii' s., avec effigies en relief; fresque MoW) représentant Guillain Duhus, gouverneur dAuxi. sa lemme, un pape,un cardinal et divers autres personna-es : vitrail principal du chœur, de U.-<S. Dans la rue allant de 1 église à Ihôtel de ville s ouvre a dr. la rue du Château conduisant au château(xii' s.) dont il reste un carré d épaisses murailles bordées do profonds fossés (un des côtes est occupe par une fermes une tour et la ca-e en briques de lescalier. - i: hôtel de ville edmce gothique du \vi« s a "c'té reconstruit de nos jours dans le mémo style.

La voie franchit l'Aulhic, séléve sur son flanc dr. et parcourt un plateau a k Fortel à 125 m. dalt. entre lAuthie et la Canche. — On descend vers la' vallée delà Canche. que Ion domino bientôt à g.

16 k Frévent '■• sur Amiens par DouUens et sur Lcns par Aubigny ; hot. d-Amiens - Deu^églises:. V. de 4.'!55 hab., sur la Canche, au débouché du vallon de Sibiville. tournant à dr. au sortir de la gare, on trouve bientôt a n- une rue menant à Vé<jlise Saiut-Vaast (xv s.; verrières, par Champi- Sneulle' En sortant à dr. de Téglise. on se trouve dans la rue principale a rautre extrémilé de laquelle SaiiU-Hilaire est un joi edmce regul.eT des xv« et XVI' s (clocher plus moderne: voûtes a culs-de-lampe et, en bas .m collatéral àr., Sainte Famille, tableau du xvii' s. avec des volets couverts d'inscriptions). .

11^ 1 k S -E Cercamps, sur la rive g. de la Canche. ou un bâtiment du xvm» s. (aui. manufacture do laines) est le seul reste de Tabbaye de 1 ordre de Citeaux. fondée, en 1131. par Hugues Camp-d Avesnes. comte de >aint- >ol en expiation de ses crimes. En 1559, Henri II et Philippe II d Espagne V conclurent une trêve de deux mois, avant la paix de Cambra,. Parmi les ^bbés coLmcndataires on cite Mazarin. le cardinal Dubois, le prince Louis de Bourbon-Condé-I De Fréveat à DouUens et Amiens, R. 3; — à Lens, R. 6. La voie franchit la Canche et séléve au N. par un beau vallon boisé. - 50 k V^^rlle , église avec chœur du xv-^ s.). - 53 k. Pet,t-Ho,a-nu zn faite entre la Cancho et la Tornoise. - On descend par un vallon dans la vallée do la Ternoise.

Ci k. ^aint-Pol(\'. p. 88\

DAbbeviUe à Dompierra '^ Economique. 31 k. ; f; T. la carte, p. 09: ririterLWo, - On suit le ch.lT? fer de Saint-Pol ( V. ci-dessus) jusqu après a halte de Porte-du-Bois. puis on franehit la vallée du i^çardon pour mon'e sur un plateau. - 9 l Drucat (à Véylise, <^,f^Z}',^'-'fll'%isZ partiinciiis. du .xvi' s. ; cluileau bati sur des ruines féodales). - llk. Plesmel. natrie du compositeur Lesueur {ll&^lS'i'i). ^. , t^ -. i n ■

' n k Forest-rALbaye. X ««r 'Noyellcs ( V. p. C*;. - 20 k. Forel-de-Crecy^ arréi en face, restaurant), au milieu de la forêt de Crécy (4,211 hect.) la Plus célèbre des forets de Picardie, où vint sétablir. au vu^ s pour y ter uersesTouTs dans la retraite, St Riquier, qui avait quitté le monastore le Cenuilc fondé par lui et connu depuis sous son nom. Au x.^ s. fut londéc dans la orèt unealibave dite le Moùtier de la Forêt ou Foret-Moutiers, donla création amena le défrichcmont de nouvelles parties de la foret, •il le CrécY-en-Ponthieu ihôt. Canon-dOr. - Monuments et souvenirs dt

l! AUXI. — CRÉCY. Il [R. 4, 2°] — 67

la bataille de Crécy), ch.-I, de c. de 1,527 hab., sur laMaye, patrie du cardinal Lemoine, fondateur du collège de ce nom à Paris. — La route, à g-., en sortant de la gare, conduit à Crécy, sur une vaste place, où subsiste le piédestal de l'ancienne croir (lu Bouri/'isn' s., revêtement do briques du .wiii" s.) et où a été érigé en l'JOÔ un beau monument (par Kmm. Fontaine) « à Jean de Luxembourg, roi de Bohème, et à ses vaillants compagnons d'armes morts pour la France >i. — Eijlisp des xv et xvi" s.

La cclébro bataille de Crécy. le premier désastre de la guerre de Cent Ans, fut livrée dans la plaine qui s'étend au iN'.-F. de Crécy, le 20 août l.'ilô. Philippe do Valois, assisté du rui de Bohème Jean l'Aveugle, y fut vaincu par le roi d'Angleterre Edouard III et perdit près do 20,000 hommes, victimes de l'imprudenlo impétuosité de la chevalerie française. Le roi de Bohème, apprenant que son lils avait été dangereusement blessé, donna l'ordre à l'un de ses chevaliers de prendre le frein de son cheval et do le conduire au milieu des rangs ennemis, où il tomba bientôt à 2,000 pas env. de Crécy, en un endroit désigné par une vieille croix, auj. bloc do pierre presque informe qui a été remonté en 1903 sur un piédestal neuf (inscriptions commômoratives). Pour aller visiter cette croix, il suffit de suivre à l'E. la route qui passe devant la gare et, plus loin, se bifurque : on laisse à g. le chemin de l'Armée, pour prendre à dr. celui de Fontaine qui suit le vallon nu de la Maye et qui passe devant la Croix. De la Motte sur laquelle se trouvait le moulin à vent d'où Edouard suivit l'action, on découvre une vue étendue.

31 k. Ûomjiierrc-sur-Aitthie (église du xiv'' s. ; restes d'un château fort), sur la rive g. de l'Authie. — A 2 k. N., de l'autre côté de l'Authieet à l'entrée d'un petit vallon, Tortefontaine : dans l'église, consacrée en 1163, saint-sépulcre du xv" s., pierre tombale de l'époque romane, fonts baptismaux curieux et statues du xvi" s. — A 1 k. O. de Tortefontaine, restes, convertis en ferme, de l'abbaye de Bommartin (ordre de Prémontré), près de l'Authie (bâtiments du xvn'-" s.; ruines d'une très curieuse église, de 1150 env., un des premiers monuments gothiques de la Picardie et do l'Artois; chapelle du w" s. et tombes avec statues mutilées).]

D'Abbeville au Tréport, R. 2, /î; — à. Boulogne et à Calais, R. 5.

2» DE PARIS A SAINT-VALERY-SUn SOMME ET A CAYEUX

^g 207 k. ; réseau Nord, de Paris à (189 k.) IVoyelles; réseau Economique, do Noyelles à (18 k.) Cayeux. — Trajet en 2 h. 40 à 3 h. 1/2 par express, jusqu'à Noyelles, en 20 et 45 min. de Noyelles à Saint- Valéry et à Cayeux. — Prix poijr Saint-Valery : 21 fr. 85, 14 fr. 75, 9 fr. 60 ; pour Cayeux : 24 fr.. 16 fr. 45. 10 fr. 80.

@ 208 k. de Paris à Cayeux : — 137 k. de Paris à Amiens, V. R. 3. — 44 k. d'Amiens à Abbeville, V. ci-dessus, 1". — 27 k. d'Abbeville à Cayeux, par (16 k.) Saint-Valery-siir-Somme.

176 k. de Paris à Abbeville (V. ci-dessus, 1°). — La voie franchit la Somme, en amont du pont-levis de Sur-Somme, où commence le canal maritime. On suit l'ancien lit de la Somme, supprimé par des atterris.sements et des cndiguements.

184 k. Port-le-(Jrand. Ucglise renferme (derrière l'autel) le tom-

. beau de St Honoré, évèque d'Amiens (vu" s.), qui naquit en ce lieu.

Sur le territoire, quatre toinbelles gauloises, dont l'une dite Marti-

mont. — L'estuaire de la baie de Somme s'élargit vers le N.-O. ; on

découvre Saint-Valery, l'estacade du ch. de fer elle Crotoy.

189 k. NoYClIes-sur-Mer (hùt. des Voyageurs, à 100 m. de la gare vers le v., situé à 1 k. à dr. de la voie), y^ sur Saint-Valery- Cayeux, le Crotoy et Dompierre. — Petite t"(//fse en partie du xiii° s.

08 — [R. 4, 2»] Il DE PARIS A SAlNï-VALERY. ||

De Noyelles à Dompierre {C^ Kconomiquo, 2n k. N.-E.). — 8 k. ^Vom-

cion-im-J'onthieti. ch.-l. ilc ••. do SuS hal). — 11 k. Forest-V Abbaye, ot M k. de Forcst à (25 k.) Ooinpiorre [V . p. 06-(37).

A Noyellcs. l'cmbranc-h. do Saint-Valcry cK^nyciix se détache à g. de la li^nic de Hoiilof^iic pour fraiicliir restuairc de la Sumnii' sur une estacade on liuis, loiif^iic de 1.307 m. (elle n'a pas de |)assage à piélims). On découvre à dr. riniineiise ouverlurc de la baie de Somme, c'est-à-dire : ii maiée haute, un vaste lac, ouvert au N.-O. sur la pleine mer; à mare(> liasse, une iirande plaine de sable s'étendant des collines de Saint-Valery au promontoire du Crotoy: le Hourdel semble en occuper le milieu. A ç-., la baie, où s'étendent des « mollières ■• ou prés salés, va se rétrécissant entre les collines des deux rives et des d ligues nouvelles. Au pied des collines delà rive y-, s'étend le canal maritime de la Somme, (|ue la voie vient lonjter.

195 k. Saint-Valery-sur-Somme (V. VIndex. — Station balncdire; ville haute as^e: intcrcssantr). ch.-l. de c. de 3,636 hab.. petit port sur la rive S. de la haie de Somme, à l'embouchure du canal maritime de la Somme, se compose de deux villes de physiomimiidistincte : la Ferté ou ville basse, avec le port et la plage; la ville haute, ou Saint-Valery proprement dit, bâtie à l'O. de la Ferté sur un mamelon escarpé du cVité de la mer, et entourée encore en partie de ses anciens remparts. Saint-Valery est moins une station balnéaire, car on ne peut se baigner (lu'à marée haute, r|u'un lieu de villégiature, très bien fréquenté, dont les environs verdoyants et oin tirages sont très favorables au cyclisme.

Histoire. — Saint-Valery doit son origino et son nom à un moine de Luxeuil, qui vint fonder, vers 610, au lieu appelé Leiiconaûs, un ermitage érigé plus tard en abbaye. La ville naissante tut ruinée <leux t'ois par les Normands, avant la victoire remportée sur eus à Saucourt (13 k. S. do .Saint-Valcry). par le roi Louis III, en 881. Eu 1049, Ilarold, le compétiteur de Guillaume le Bâtard, ayant été jeté à Saint-Valery par un naufrage, y fut emprisonné quelque temps. En 1066. Guillaume, parti do Dives, en Normandie, avec une flotte nombreuse pour faire la (-enquête do l'Angleterre, fut rejeté à son tour sur Saint-Valery, dot"! il no put ap[)arciller que le 29 sept, de la même année, comme le rappelle une inscription placée sur une vieille construction à contreforts donnant sur le port.

ITINÉRAIRE. — La gare principale est située près de l'écluse supérieure du canal, à 1 k. 5 de la rue de la Ferté. Une halte plus loin, sur le plateau, est deservie par les trains de Cayeux.

En sortant de la gare, ou franchit sur un double pont-levis le canal maritiaie de la Somme ou canal d'Abl)eville à la .Mer, que l'on voit se dérouler à g. en ligne droite, entre deux rangées de peupliers, sur une long, de plus de 13 k. (larg. 50 m.; tirant normal 3 m. 60).

Au delà du pont, on longe à dr. le canal, on suit les quais, puis on s'engage dans la rue de la Ferlé, parallèle au quai. Sur la rive dr. du catial (digue de l'E.) se trouve l'établissement des bains de la Ferté, où l'on arrive en traversant le port dans un bac (3 c). Par le (juai. comme par la rue, on aboutit à la place de l'Amiral-Courbet, bordée par le tribunal de commerce et par le Casino (bains chauds).

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