‹ Le Nord-Ouest canadien, son évolution primitive et ses archives législatives [microforme]Chapitre 54 sur 178 · Lettre de Selkirk à Miles Aacdonell · texte numérisé non relu

Lettre de Selkirk à Miles Aacdonell

Loxpres, 13 juin 1811.

CHER MONSIEUR, — Dans Je cas où il surviendrait quelque événement imprévu à mon égard, il est à Propos que vous soyez en état de démontrer à ceux qui seront charæés de l'administration de mes affaires, les conditions en vertu desquelles vous avez accepté la charge de diriger la colonie que vous êtes actuellement en train de fonder dans les territoires de la compagnie de la baie d'Hudson. A cette fin, je dois déclarer que vous devrez recevoir une concession de cinq mille acres Pour vous et vos héritiers. Cette concession sera sujette aux conditions général

dans la concession qu'elle a faite en ma faveur ainsi qu'à tous les règlements généraux qui pourront être mis en vigueur à l'effet d’er

npêcher un propriétaire de leurrer les colons amenés dans ln région par un autre:

; mais elle ne sera restreinte à aucune stipulation particulière de colonisation. Quant à l'endroit où se fera cette concession,

Je suis tout à fait enclin à favoriser vos désirs à ce sujet, tout en se confom ant anx règles générales qui doivent être observées à l'égard de la distribution des ter: ÿs. En sus de cette concession spéciale vous devrez posséder un intérêt dans une société par actions à laquelle je me propose de concéder une proportion considérable du territoire qui m'a éta concédé, à condition d'établir un fonds pour en faire la colonisation. Lors de la formation de cette société il vous sera réservé des actions équivalant à une souseription de cinq cents livres sterling,

Vous devrez aussi recevoir un traitement de trois eents louis Par année aussi longtemps que vous screz chargé de l'administration de ln colonie; lequel traitement compte présentement depuis le vingt-neuf du mois dernier. Lorsque la société dont je viens de faire mention sera formée il est probable que le paiement de votre traite ment sera dévolu à celle-ci, mais Je ne doute pas que vous vous acquittiez de la tâche qui vous a été confiée de manière à ce qu’elle désire retenir v

es que la compagnie a imposées

os services aussi long-

DR Darren PU ne:

1 Archives du Canada, M. 155, p. 197

temps que vous jugerez à propos de rester dans une région aussi lointaine. J'espère que vous ne quitterez pas la colonie avant que celle-ci soit sufisamment établie et qu’elle soit à l'abri des dangers d'un établissement à son origine. Si vous désirez ensuite fixer votre résidence dans une partie du monde moins éloignée, vous pourrez compter sur mes plus grands efforts pour favoriser vos intérêts et vous procurer une situation avantageuse.

Je suis, cher monsieur, ete.

(Signé) SELKIRK.

Miles MacDonell, écr.

3, Extrait d'une lettre de Selkirk à Miles MacDonell, en date du 29 juin 1811.

Vous trouverez ci-jointe une pièce qui, je l'espère, n'aura jamuis sn raison d'être, mais ce serait une faute de ne pas :‘ nettre en garde contre des événements qu’il est impossible de prévoir. J'ai done 6er. cette pièce dans laquelle la nomination de votre second est entièrement laissée à votre choix. Comme il peut se faire que vous n'ayez pas encore discerr rement celui qui, parmi ceux qui composent le parti, est le plus apte à remplir ce charge, il peut être à propos pour le moment d'insérer son nom au crayon seulement.

Adieu,—mon cher monsieur —Je ne puis guère vous dire avec quelle impatience j'attendrai d’autres nouvelles de vous.

Vot re,

Page 1