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Avis donné à Duncan Cameron, 21 octobre

A M. Duncan Cameron agissant pour la compagnie du Nord-Ouest au confluent de la rivière Rouge.

Sachez qu'en vertu de l'autorité et de la part de votre propriétaire foncier, le très honorable Thomas, comte de S rk, je vous donne avis ainsi qu'à tous vos associés de la compagnie du Nord-Ouest, suitter le poste et les propriétés que vous occupez présentement au confinent de la rivière Rouge, dans un délai de six mois, à compter de la date de ces présentes.

Donné sous ma signature à l'établissement de la rivière Rouge ce 21e jour d'octobre

(Signé): MILES MACDONELL.

18. Extrait d'une lettre de Selkirk à Miles Macdonell, 23 mars 18153

“Si vous approuvez la nomination de M. Pritchard comme membre de votre conseil ie“. m'oppose pas à ce que vous le nommiez ad interim. L’arrangement final ne peut avo.i lieu avant que les instructions relatives à la judieature générale soit prêtes, Elles seront transmises par les vaisseaux”,

19. Proclamation lancée par Miles Macdonell, 18 avril 1815. Î

Aux fidèles serviteurs de l'établissement de la rivière Rouge qui ont si brillamment défendu la vie et la propriété de ses habitants:

Attendu qu’il existe présentement des troubles dans l'établissement, que les serviteurs de la compagnie du Nord-Ouest, guidés par leurs officiers, ont déjà commis audacieusement des outrages et que leur attitude menaçante donnent lieu de craindre qu’ils en commettent de plus graves encore: et que vous leur avez suffisamment démontré par votre courageuse conduite de ce jour que vous êtes déterminés à défendre avec toute Ja vigueur possible, les habitants de la colonie et la propriété de vos employés si de nouvelles violences sont commises, je promets par ces présentes, de la part de l'honorable compagnie de la baie d'Hudson et de l'honorable comte de Selkirk, que dans le cas où quelqu'un d’entre vous serait estropié ou blessé en défendant nos justes droits, il recevra une pension équivalente à celle qui est accordée dans le service britannique.

MILES MACDONELL, Etablissement de la our.

rivière Rouge, 18 avril 1815.

1 Archives ‘iu Canada, collection Selkirk, XLIII, 11978.

2 Archives ju Canada, ‘ Troubles de la rivière Rouge ”, M. 3 Archives au Canada, collection Selkirk, V, 1503.

# Archives du Canada, collection Selkirk, XVIII, 6037.

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LEGISLATION PRIMITIVE 127 20, Ertrait d'une lettre de Selkirk à Miles Macdonell, avril 115.1

“ Espérant profiter de l'envoi des dépéch:4 qui doit + faire de Montréal au cours du printemps, j'écris ce qui suit pour compléter mes lettres du 22 mars, ete,

“1. Lors de votre départ, en 1811, vous avez emporté avec vous l'Acte d'inféodation de la concession d'Assiniboine avee un mémoire relatif aux instructions à l'égard du mode de prise de possession et de l'inscription qui devait en être faite nu dos de l'acte. Cet acte revêtu de cette inscription aurait dû être transmis ici, Or, je désire maintenant qu'il soit envoyé à MM. Auld ot Maitland à Montréal, à ln première occasion, mais il faudra au préalable en faire exécuter une copie conforme qui sera attestée par tous les membres du conseil, ainsi que pue M. Thomas et tout autre des principaux off ciers de la compagnie de la baie d'Hudson qui sera À votre pertée”,

21. Extrait d'une lettre de Selkirk à Thomas Thomas, 24 mai 18152

Je regrette, comme le comité de ln compagnie de la baie d'Hudson, la détermination que vous avez prise de quitter le service, Puisque vous avez pris une décision à cet égard, je dois vous dire que je serais très heureux comme ceux qui ont profité de vos services, d'apprendre que vous resterez à la rivière Rouge. Je crois que ces derniers ont l'intention de vous aider à établir votre famille en cet endroit, et quant à moi, je suis prêt à contribuer à tout ce qui pourrait assurer votre confort, Je suis porté à croire que votre détermination de quitter le service, provient des fatigues que vous imposait votre charge, et qu'en vous établissant comme colon ce ne serait pas votre intention de refuser toute tâche que vous pourriez remplir sans trop de travail. S'il en est ainsi, j'espère que je ne serai pas privé de vos aptitudes en ce qui concerne l'administration de mes affuires dans l'établissement.

Je désirerais vous confier la charge de commandant en second’ avec l'administra tion spéciale des affaires pécuniaires de l'établissement. Vous seriez donc chargé de la surveillance et du contrôle des magasins: vous auriez un commis pour tenir les livres sous votre direction, et il vous sera accordé tout l'aide requis pour vous épargner la corvée des détails. C'est mon intention que toutes les mesures qui exigeront des dépenses ou qui pourront affecter les profits que l’on attend de l'établissement, soient concertées entre le gouverneur et vous: que vous fassiez les calculs nécessaires à l'égard de tous les plans qui pourraient être jugés à propos en vue de mettre à exécution des dessins au sujet du développement de la colonie; qu'aucune mesure ne soit mise à exécution avant d’avoir été entièrement approuvée par le gouverneur; et que, de son côté, ce dernier n'ordonne de mettre à effet aucune mesure qui exigera des dépenses ou qui affeetera vraisemblable ment les profits de la compagnie, sans votre consentement, Dans le cas de divergence d'opinion, lorsque l’un de vous jugera nécessaire une mesure que l’autre désapprouveru, la décision sera alors laissée à M. Semple.

Bien que le montant de transactions qui se fait actuellement dans l'établissement ne me permette pas de vous offrir un émolument considérable, néanmoins après avoir considéré que le travail que vous aurez à faire ne vous éloigrera pas de votre domicile et que vous pourrez continuer à vous occuper de vos affaires personnelles, j'espère que vous jugerez acceptable un salaire de £100 par année, 2jeuté à la concession d'un canton de 10,000 acres de terre qui sera tenue aux conditions spécifiées dans le prospectus de l'établissement d'Assiniboine.

1 Archives du Canada, collection Selkirk, LXXVI, 20052.

2 Archives du Canada, collection Selkirk, LAXXVI, 20058.

5 Dans une lettre à Miles Macdonell, en date du 25 mai 1815 (S.P LXXVI, 20061), Selkirk écrit: ‘J'ai demandé à la compagnie de le nommer premier de votre conseil où commandant en second dans le district ”.

128 ARCHIVES CANADIENNERS

22, Résolutions auoptées à une assemblée générale de la compagnie de la bai» d'Hudson, 19 mai 1515.

FTUbSOX Bay House, 19 Mar 18151

À une assemblée générale du gouverneur et de la compas.» &'venturiers d'Angleterre qui font le commerce à la baie d'Hudson, tenue ce j pour cohsidom.: l’ordonnance relative à l'administration plus efficace de la Justic: dan: les territoires de la compagnie, conformément à un avis à cette fin publié dans : 1 trazette de Xaov i courant, les résolutions suivantes ont été proposées et ados par les propriétaires savoir :—

1° qu'il sera nommé un gouverneur en chef et formé un conseil qui exerceront l'autorité supréme sur tous les territoires ac ln compagnie dans la baie d'Hudson ;

2° que le gouverneur avec deux membres du conseil sans distinction constitueront un conseil pour l'administration de la justice et l'exercice du pouvoir qui leur est conféré par la charte:

3° que le gouverneur d'Assiniboine et celui de Moose, dans les limites de leurs districts respectifs, avee deux membres de leurs conseils respectifs, auront le même pouvoir; mais que leur pouvoir sera suspendu quand le gouverneur en chef sera présent pour connaître des affaires judiciaires :

4° qu’il sera nommé un shérif pour chacun des districts d'Assiniboine et de Moose et un autre pour le reste des territoires de la compagnie, lesquels seront chargés de l'exécution des procédures qui leur seront ordonnées conformément à la loi :

5° que dans le cas de décès ou d'absence de quelque conseitler ou shérif, le gouverneur en chef nommera une personne pour remplir la charge vacante jusqu’à ce que la compagnie ait fait connaître sa volonté à cet égard. .

Extrait du registre de procès-verbaux de la compagnie,

ALEXANDER LEAN, Secrétaire.

9 juin 1815.

93. Extrait d'une lettre de Miles Macdonell à Selkirk, 18 sept, 18152

“ Une estafette a été envoyée à la rivière Jack par Arch'd McDonald lors du premier soulèvement des colons, et par suite M. James Sutherland nous a rejoint le 10 mai et je l'ai nommé membre de mon conseil ”.

24. Extrait d'une lettre de Miles Macdonell à son frère Donald, 11 sept, 18163

“Depuis la mort regrettable de M. Semple, gouverneur en chef, je suis la seule personne investie régulièrement de l'autorité de la compagnie. J'espère être réinstallé dans mon gouvernement de bonne heure l'été prochain ”.

1** Narrative of Occurrences in the Indian countries of North America ‘, appendice, p. 37. = Archives du Canada, collection Selkirk, LXIV, 17119. 3 Archives du Canada, M. 155, p. 193.

LEGISLATION PRIMirIVE

(€) JAMES WHITE, 1. Lettre de James White et du Conseil à Selkirk, 24 juin 19151

ETABLISSEMENT DE LA RINIÈRE RoucE, 24 juin 1815, Minor,

Comme nous nous trouvons dans la nécessité de quitter l'établissement, il est de notre devoir d'exposer à Votre Seigneurie les raisons qui nous ont induits à prendre une résolution aussi pénible, Comme les dépositions, les journaux et les lettres vous indiqueront les souffrances que nous avons endurées, nous nous bornerons à vous faire part des moyens que la compagnie du N.-0. et ses complices ne cessent d'employer en vue de notre destruction et du sort qui nous est réservé si nous décidions de rester,

En premier lieu nous devons vous dire que la compagnie du Nord-Ouest maintient à son fort quelques-uns des derniers colons et des serviteurs de l'établissement de la rivière Rouge qui ont été nos ennemis déclarés, ainsi que quarante Métis environ qui ont déjà pillé nos propriétés, brûlé presque toutes nos maisons dans l'établissement et qui, tous les jours, continuent leurs barbares déprédations et nous menacent de nouveaux malheurs, si nous ne quittons paisiblement la rivière. D'après ce qui a été accompli nous croyons fermement que les Métis sont soulevés par la compagnie du Nord-Ouest et qu'ils ne reculeront devant rien pour antantir Pétablissement.

Eu deuxième lieu si nous tentions de rester, nous serions obligés de nous munir d tout ce qui est nécessaire pour soutenir un siège dans le cas où les Métis continueront à nous faire tout le mal possible. Il nous faudrait en ee cas des provisions pour nous soutenir et des hommes pour nous seconder jusqu'à ce que les renforts arrivent. Si nous n'avons pas de poisson, nous serons réduits à la famine et l'ennemi pourra assez facilement nous empêcher d'en obtenir. Nous ne pouvons non plus mpter sur l'aide de nos serviteurs, ear hier plusieurs nous ont menacés de nous quitter si nous ne leur dounions un bateau pour se rendre à la rivière Jack.

En troisième lieu, il ne sera pesmis à aucun renfort de remonter là rivière Rouge.

En quatrième lieu, si l'on considère les relations qui existent entre les Métis et les Sauvages, nous avons raison de craindre que les premiers n'excitent les derniers à devenir nos ennemis. En outre, si quelque Métis venait à être tué par nous, nous sommes convaincus que pas un d’entre nous partirait vivant de la rivière Rouge.

En cinquième lieu, la moisson serait détruite et, si les émigrants qui sont attendus cet automne doivent arriver, où trouveront-ils leur subsistance ?

En sixième lieu, les Métis pourraient trouver le moven d'incendier nos maisons durant la nuit et alors nos vies et nos propriétés seraient entièrement à leur merci.

En septième lieu, il sera plus facile de rétablir la colonie et de sontenir les colons après nous être retirés pour quelque temps, qu'après avoir poussé les hostilités trop loin contre de tels gens. Jls auront ainsi le temps de considérer les crnuutés dont ils se seront rendus coupables à notre égard et pourront peut-être être induits à devenir nos amis.

De quelque manière que Votre Scigneurie juge à propos de peser nos actes, nous avons fait pour le mieux dans la mesure de notre jugement.

Nous avons l'honneur d'être, de Votre Seigneurie, les plus humbles et obéissants serviteurs,

Arct'p McDoxarp, JAS. SUTHERLAND,

JAMES Wire, PETER FIDLER.

1 Archives du Canada, collection Selkirk, LXXVII, 20190, 50041 — 9

2. Articles d'une convention agréée par l'agent en chef James Sutherland, le chirurgien James White et les Métis, 25 juin 18154

1. Tous les colons doivent se retirer immédiat. ment de cette rivière, et il ne doit rester aucun vestige de colonie.

2. La paix et la tranqu.‘té doivent subsister désormais entre toutes les parties,

trafiquants, sauvages et bourgeois le long de ces deux rivières, et aucune personne pour quelque raison que ce soit, ne sera molestée dans <es occupations légitimes.

3. L’honorable ‘ompagnie de la baie d'Hudson pourra comme d'habitude, si elle le juge à propos, pénétrer dans la rivière avec trois ou quatre des anciens bateaux employés pour le t : "+, y compris quatre ou cinq hommes par bateau comme à l'ordinaire.

4. Quels que soient les différends qui ont eu lieu entre les parties, c’est-à-dire entre la compagnie de la baie d'Hudson et les Métis du territoire sauvage, ces différends seront entièrement oubliés et il n’en sera plus fait mention par aucune des parties.

Toute personne qui se retirera immédiatement et paisiblement de la rivière ne sera pas molestée durant le trajet.

6. Aucune personne qui passera l'été pour le compte de la compagnie de la baie d'Hudson, ne pourra résider dans une maison de la colonie; elle devra se retirer dans un autre endroit où elle s’installera pour y faire le trafic.

Chefs des Métis,

{CUTHBERT GRANT, Bosroxais PANGMAN, WM. SHAW,

BOXHOMME MoxrorR.

Pour la compagnie de la

baie d'Hudson.

(JAMES SUTHERLAND, agent en chef.

ÎJAMES WHITE. chirurgien.

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