‹ Le nouveau JaponChapitre 7 sur 20 · A TRAVERS LE THÉÂTRE ET LE ROMAN · texte numérisé non relu

A TRAVERS LE THÉÂTRE ET LE ROMAN

Dans un ouvrage publié en anglais sous la direction du comte Okuma et intitulé Cinquante ans du Nouveau Japon, M. Fujioka, à la fin d'un chapitre sur les changements de la Société, conclut ainsi : « Chez nous le temps et l'espace sont mêlés. Nous assistons à des renaissances d'anciennes coutumes et à des épanouissements de civilisation européenne. Le chaos est un prélude à l'assimilation ». Il ne faut pas s'exagérer le chaos. Pour moi, chaque fois que je me suis reporté à ce que j'avais vu il y a quinze ans, j'ai été plus sensible à l'assimilation. Le Japon n'a rien perdu de cette force attractive qui lui a permis, au vie et au vu0 siècle, d'emprunter presque toute sa civilisation à la Chine et à la Corée et d'en faire en assez peu de temps une œuvre originale. Mais il n'est

pins aujourd'hui dans l'état d'innocence et d'indigence où vraisemblablement il se trouvait alors. L'assimilation doit lui être plus pénible. J'ai essayé de m'en rendre compte à travers les plaisirs populaires, les théâtres, les romans, la poésie, et chez les poètes.

Commençons par une visite au quartier d'Asakusa. Je l'aimais, ce vieux quartier où s'élève un des temples les plus fréquentés de Tokyo et où se tient une foire perpétuelle. J'avais retrouvé, tels qu'ils m'étaient restés dans la mémoire, l'allée du temple bordée de boutiques, ses jardins, sa pagode, son lac et ses dieux. La piété n'a point diminué. Les cinq grandes portes du Temple sont toujours remplies d'un va-et-vient de pèlerins et d'enfants. Les pigeons nichent dans ses poutres rouges d'où pendent de grosses lanternes. Son maître-autel est un amoncellement de laques et de dorures, et, devant la grille qui le protège, le tronc aux aumônes s'étend comme une auge. Le temple est consacré à la Kwannon. la déesse de la Commisération : mais on y prie aussi d'autres dieux dont les tabernacles sont encombrés d'ex-voto.' Ils avaient un peu vieilli, surtout le guérisseur Binzuru. Sa statue de bois assise sur des coussins n'a plus de nez, plus d'yeux, plus de bouche, et ses mains ne sont plus que des moignons, tant les malades s'y sont frottés. On évalue à dix mille par jour le nombre des visiteurs, et le 1er, le 15 et le 28 de chaque mois, à cinquante mille. Il semble même que la vente des amulettes et le commerce des ^orls ait augmenté, car tout un coté des jar-

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dins est devenu un véritable camp de sorciers. Ils sont là, sous leurs petites lentes bariolées, assis à uue table où traînent leurs manches aux dessins fantastiques parmi des livres crasseux et des baguettes divinatoires.

J'y revins un soir avec lia ami, à l'heure où les quartiers populeux de Tokyo se transfigurent, et où toutes les boutiques papillotent aux lumières. Mon ami me conduisit d'abord au restaurant. C'était un vieux restaurant japonais : enfilade de pièces, galeries et vérandas, tours et détours comme s'il s'agissait de dépister les importuns, et finalement, à deux pas de la rue, une petite chambre aux cloisons de papier devant un jardin touffu où l'on distingue des lanternes de bronze et dont Vallée de pierres plates se perd sous la verdure. Ce. jardin n'est pas plus grand qu'un mouchoir de poche On le sait, mais on a tout de même la sensation de la forêt, du mystère, des pas infinis dans la nuit. Et l'on resterait des heures à picorer dans ses écuelles de laque, devant le sourire attentif d'une petite servante agenouillée qui est laide, douce et charmante. Rien n'a changé. Mais nous sortons, et je ne me reconnais plus.

Tout un européanisme ou un américanisme, qui se dissimulait pendant le jour, fait explosion dans la nuit illuminée. La lumière électrique inonde des restaurants à l'européenne dont les boiseries neuves resplendissent. Japonais et Japonaises se pressent dans des cafés à l'européenne entourés d'un cercle de badauds. On aperçoit des bars profonds avec leurs longs comptoirs et des escabeaux

vissés à l'américaine et des pancartes qui portent les noms de Benedittino, Anisetto, Cremedecacao. Tout près, le temple fait une masse obscure. Ses portes sont fermées; mais on entend dans l'ombre des pas qui gravissent les escaliers de bois, des claquements de mains dont s'accompagnent les prières et le tintement du métal au fond du tronc des aumônes. Les tentes des devins demeurent éclairées. Leurs lanternes blanches indiquent en lueurs douces les sinuosités de ce petit campement aux frontières de l'invisible.

Derrière le temple, un brouillamini de ruelles sombres, que je ne connaissais pas, forme un nouveau quartier de prostitution. Les villes japonaises ont encore gardé une propreté que leur envieraient justement beaucoup de villes européennes. Le vice ne rôde ni ne se pavane dans leurs rues. On lui abandonne certains îlots où il est soigneusement circonscrit. Mais je n'avais jamais vu au Japon d'endroit aussi débraillé que ce quartier dont les abjects taudis, à travers leurs vitres de papier crevées, vous tendent des mains de fillettes et vous laissent entrevoir à la clarté d'une, lanterne de pauvres petits visages aux yeux puérils et mornes. Et cette lèpre s'étend indéfiniment comme si elle travaillait à rejoindre la fameuse cité du Yoshiwara située à plus d'un kilomètre de là.

Le Yoshiwara a brûlé ; on l'a rebâti, mais non tel qu'il était. Ceux qui ne l'ont pas vu avant l'incendie ne peuvent se figurer l'espèce de splendeur décente qu'offraient nux yeux des promeneurs ses rues de maisons grillées ett à genoux

sur des nattes éblouissantes, ses rangées de femmes immobiles et somptueusement parées. Aujourd'hui, ces étalages sont bien moins nombreux, et les malheureuses moins correctes, donc plus malheureuses. Les établissements importants ont été reconstruits dans une architecture qui leur donne un air de club ou de ministère. Au bas d'un vaste escalier, des messieurs japonais, vous diriez des fonctionnaires impériaux, tiennent les écritures dans une loge-salon. Au premier étage, on lit sur une porte : Bar Room. La vue des femmes est remplacée par leurs photographies dans des cadres tournants. Toutes ces formes administratives d'une triste maison de joie me répugnent plus que les anciennes exhibitions dont l'ordonnance esthétique recouvrait la misère. L'éclat des maisons de débauche japonaise indignait les moralistes européens. L'européanisme, qui ne s'attaque qu'à l'extérieur, commence à les éteindre. Mais l'ombre où elles se multiplient est plus nauséabonde que l'atmosphère brillante où elles se développaient. Revenons à Asakusa. Le petit lac est presque sombre du côté de l'église; de l'autre côté il reflète des façades éclatantes et ses eaux brillent comme une fontaine lumineuse. C'est la rue des théâtres et des cinémas, pleine de carillons. Ces attractions sont plus variées que les nôtres, puisqu'elles sont à la fois les nôtres et les leurs. Dans nos plaisirs forains la part de l'exotisme est fort réduite. Ici, elle est considérable. On court de préférence aux cinémas. Des témoins m'ont raconté l'effet prodigieux, dans la ville de Kyoto,

des premiers films envoyés, si je ne me trompe, par la maison Lumière. On s'écrasait à la porte du tliéàlre. La représentation finie, les I rois quarts des spectateurs refusaient de quitter leur place et se payaient un second tour. Le cinéma ne faisait alors passer sous leurs yeux que des scènes détachées de la vie européenne. Mais la vue d'une brasserie où nos joueurs de manille prenaient des bocks leur semblait aussi merveilleuse qu à nous une fête de geisha, avec cette différence que nous n'aurions vu dans les jeux de ces menues danseuses qu'un spectacle imprévu et sans conséquence, alors qu'ils voyaient en ce temps-là, dans nos décors et nos gestes, une sorte d'idéal à réaliser. Des applaudissements frénétiques accueillirent un escadron qui traversait une rivière. Ce tableau était pour eux comme une consécration de l'effort qu'ils accomplissaient : ils avaient enfin la preuve vivante et mouvante que nos guerriers ne différaient plus des leurs. Toutes les scènes n'obtenaient pas le même succès. Les sorties de messe, les cérémonies religieuses réveillaient leur vieille déiiance à l'égard de la religion étrangère. Quant à nos effusions sentimentales, elles leur donnaient le fou rire.

Nous sommes loin de ces temps primitifs! Le premier cinéma où j'entre jouait quelque chose comme Le Cambrioleur amoureux. Cela commençait dans un riche salon. Une femme opulente et très décolletée, à la mode de 1914, est assise sur un canapé. Un monsieur ouvre la porte, s avance, s'incline, lui baise la main, s'agenouille devant

elle, lui reprend la main, lui baise le poignet, et ses lèvres ne peuvent se détacher de ce bras qui essaie vainement de se refuser. Je regarde autour de moi. La salle est bondée de gens du peuple, d'artisans, de campagnards, de femmes et d'enfants : personne ne rit. Notez que le décolletage est inconnu au Japon, que les hommes ne s'agenouillent point devant les femmes, qu'ils ne leur ont jamais baisé la main et que les lèvres japonaises ignorent le baiser. Cependant le monsieur est devenu plus pressant, et la jeune femme s'effare. Heureusement elle avait affaire à un bandit, ce qui autorise l'intervention de la police. Les agents empoignent le séducteur. Le véritable amant prend sa place. La jeune femme tombe éperdument dans ses bras. On ne rit point. Un dernier tableau nous transporte sur les rives d'un lac italien. Les deux amoureux accoudés au balustrc d'une terrasse, se tournent l'un vers l'autre. Leurs lèvres se tendent lentement en cul de poule, se joignent, restent jointes ; et trois bonnes minutes s'écoulent avant que le rideau s'abaisse. C'est une école de baiser que ce baiser-là ! Personne ne rit. J'éprouve au milieu de la foule japonaise attentive et presque grave non seulement le dégoût des deux museaux de ces cabotins extasiés qui font des yeux: blancs, mais comme une impression gênante d'intimité européenne violée et caricaturée.

Que peuvent bien emporter d'un pareil spec tacle les femmes et les jeunes filles japonaises, leurs maris et leurs frères ? Ils ne lisent pas commo nous sur la figure des personnages une

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écœurante vulgarité. Les femmes envient-elies les hommages que reçoivent les Européennes ? Les hommes les considèrent-ils comme une marque de notre faiblesse? Les relations entre les sexes en sont-elles modifiées? Il a beau pleuvoir des baisers dans le cinéma : on ne s'en donne pas encore sur le théâtre japonais, et je n'ai jamais vu une more japonaise qui fît autre chose que de respirer son enfant ou de se frotter la joue contre la sienne. Pourtant les Japonais sont 1res impressionnables et si enclins à l'imitation que le gouvernement, dut interdire les criminels exploits de nos Zigomar, dont le succès propageait une épidémie *de vols et de meurtres...

Mais le public ne demande plus seulement au cinéma de lui montrer l'Europe. Il en attend, porté au centuple, le même genre de plaisir que de sa vieille littérature populaire. 11 veut du grotesque et du terrible, des dragons, des monstres moitié femmes et moitié bêtes, des ogres, toute une ménagerie lâchée de créatures chimériques. Plus le film est invraisemblable, plus il en jouit. Je ne crois pas qu'on puisse voir nulle part ailleurs un pareil assemblage de cauchemars. Les Japonais japonisent encore plus le cinéma que le cinéma ne les européanise. Il a favorisé, en les matérialisant, leur goût pour les imaginations délirantes.

Un passage silencieux, à peine éclairé ; l'ombre d'un portique, d'un tofii, et, derrière, des chapelles shintoïstes pressées Tune contre l'autre. A l'entrée du passage, quelques personnes, attrou-

pées autour d'une table, regardent un devin lire des sorts sous une lanterne blanche où transparaît en noir l'hexag ranime chinois. On est tout près d'une grande rue que sillonnent les tramways. Cependant il semble qu'on soit très loin du Japon moderne, dans quelque vieux coin d'une vieille ville comme Osaka ou Kyoto. De faibles lueurs filtrent sous l'auvent des maisons de bois. 11 n'y en a qu'une et, un peu plus loin, une autre, dont la porte ouverte laisse échapper une franche lumière. La première est une salle d'Onna Gidayu ; la seconde, un Vos é. Elles sont fréquentées par les petits commerçants du quartier, des étudiants et des amateurs. Le mot O/ina signifie femme, et les Onna Gidayu sont des femmes qui chantent des Gidayu, récits chevaleresques accompagnés du shamisén. Ce genre existe au moins depuis deux siècles et demi. Osaka fut la patrie du Gidayu. .Mais on imagina bientôt, pendant que la femme chantait, de représenter ce qu'elle chantait par des marionnettes. Puis ces marionnettes devinrent des comédiens. Une sorte de chœur composé de récitateurs et de musiciens continua de psalmodier la partie descriptive et narrative du Gidayu : et les comédiens, qui se souvenaient d'avoir été en bois, s'immobilisaient dans leurs attitudes jusqu'au moment de reprendre le dialogue. Le mélodrame était né. Aucune de ces formes n'a tué la précédente. Il ne dut jamais y avoir de .monstres aniédiluvicns sur la terre japonaise, sans quoi nous les rencontrerions aujourd'hui mêlés aux tramways et aux cinq cents automobiles qui commen-

cent à faire du bruit dans les rues de la capitale.

La salle est jolie, et ses nattes sont parsemées de femmes et d'hommes comme celles dune mosquée. Le rideau s'écarte. Nous voyons deux femmes prosternées, pendant qu'une voix aigre et chevrotante les présente au public et annonce le sujet. L'une, la joueuse de shamisen, prend alors son instrument; et l'autre, la récitatrice, va se placer devant un petit pupitre. Elles portent toutes deux le kamishimo, l'ancien costume de cérémonie des Samuraï, un surplis sombre doublé de pourpre ou de safran, sans manches, dont les épauletles béantes et raides leur font un buste carré. Agenouillées dans leurs larges pantalons de soie, elles ont un air étrange, presque fantastique. L'une parle et chaule d'une voix de tète ex traordinai rement aiguë, quisemble tour à tour miauler, geindre, ululer et glapir; l'autre, le visage impassible, la stimule de ses notes stridentes et de ses cris intermittents et rauques. On les écoute avec une religieuse attention, en buvant des lasses de thé.

Leur répertoire se compose de romances féodales. Le soir où j'y étais, on en récita deux : l'histoire du Trèfle de Sendai, où la femme d'un Samuraï laisse empoisonner son propre enfant pour sauver l'enfant de son prince, et l'histoire d'une femme de marchand aussi héroïque. Elle a été informée que son mari cherchait vainement une grosse somme nécessaire au salut de son seigneur. Elle se l'ait répudier et se donne à un homme riche, qui lui a promis tout l'argent qu'elle voudrai! Mais son mari la tue. Avant d'expirer.

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comme elle ne sait pas écrire, elle apprend par cœur à son petit garçon ce qu'il devra dire à son père en lui remettant la somme tant désirée. Le père comprend alors la conduite de sa femme et pleure.

Nous passons au Yosé. Même salle ou à peu près. Mais ici ce sont des hommes qui font des récits ou débitent des monologues. L'esprit japonais s'apparente très souvent au nôtre et à celui des vieux conteurs italiens si amateurs de beffa. Tantôt le récit n'est fait que pour des jeux de scène : un original a peint des tiroirs sur ses murs, et un voleur, qui s'introduit chez lui, essaie de les ouvrir. Tanlôt on s'y moque des superstitions qui attendent les spectateurs au sortir du spectacle et qui n'y perdront rien : un jeune homme, chassé par ses parents pour avoir trop couru le guilledou, s'installe comme devin. Les femmes viennent le consulter, et ses baguettes divinatoires leur conseillent à toutes de divorcer, jusqu'au jour où le mari de Tune d'elles l'entend et le rosse.

Quelquefois aussi le récit du Yosé parodie ou commente plaisamment le Gidayu. L'auteur imagine un dialogue entre, un savant ou un vieillard et un paysan ou un jeune homme naïf. Ce dernier demande ce que signifient des scènes peintes sur un paravent qu'il est censé contempler. Le vieillard les lui explique. C'est, par exemple, l'aventure de Fukakusa et de la belle Komachi, si célèbre dans la poésie japonaise. Fukakusa aimait Komachi : mais Komachi voulut l'éprouver et n'accepta d'écouter son amour que s'il consentait à venir

dormir cent nuits do suile sur le tréteau qui soutenait les brancards de sa voiture. L'amoureux consentit. Qu'il plûl ou qu'il ventât, il arrivait le soir, s'y étendait, et le matin y taisait une nouvelle coohe. Le malin du centième jour, il s'en alla en disant : « Encore une nuit, et vous ne pourrez plus rien me refuser». Et toute la journée il attendait les premières ombres du soir. Mais au crépuscule son père mourut subitement, et le lendemain Komachi lui envoya celte poésie : « Les marques faites au matin sur le bord du tréteau ont inscrit cent nuits, mais la nuit où vous n'êtes pas venu, c'est moi qui l'ai comptée. » Il ne la revit jamais. (Une autre version, plus mélancolique et moins défavorable à Komachi, suppose qu'il mourut ce centième jour.) Le diseur que j'entendais, et qui excellait à changer de voix, jouait admirablement l'indignation du paysan contre cette lubie de femme qui impose à un homme une aussi sotte épreuve, et son irritation contre la faiblesse de l'homme qui s'y soumet. La fin de l'histoire l'exaspérait : il s'en prenait même à celui qui la lui racontait : « Aurez-vous bientôt fini toutes vos idioties? Quand je vais dans une boutique, moi, et que je veux acheter quelque chose d'un yen, si je n'ai que quatre-vingtdix-neuf, se/*,, on me le donne tout de même ». Heureux Japon où le marchand vous fait grâce du centième sen !

Dans l'aimable petit milieu d'hommes et de femmes qui goûtaient cet honnête plaisir, je ne pou vois m'.'j.iu .'•( lier de penser aux autres plaisirs

que nous leur avions apportés; et le rapprochement n'était pas en faveur des nôtres. Ces gidayn et ces monologues de yosé valaient cent fois mieux que les horreurs et les indécences des cinémas. Il y avait plus de vérité humaine dans le Trèfle du Sendai que dans les exploits du Cambrioleur amoureux, et plus de bon sens dans les commentaires humoristiques de l'histoire d'une Komaehi que dans toutes les grossières fantasmagories des films américains ou européens destinés au Japon. Mais nous ne leur envoyons pas seulement des films.

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