‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 22 sur 120 · IS · texte numérisé non relu

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1S8 nouvtic aoaB»

aux œillets et aux renoncules : c'est fbrl-mal jugé. On verra plus loin que Féducation sociétaire a la propriété de dbséminer en toutes fonetions les gens riches , pourvu qne cette classe soit en pro^ portion numérique suffisante , et en graduation régulière.

£n principe , reconnaissons qne Texercice parcellaire a la propriété de répandre sur rinâastrie les deux sortes de charmes , le matériel par le ftiste qu'il crée dans chaque branche, et Iç spirituel par rentkouAÏa&me qu'il fait naître dans chaque sousgroupe , ravi ti*étre dégagé de telles et telles loue* tioDs inhérentes à son travail , et de les yoit exercées par des collègaes iotelligens.

Souvent rexereice parcellaire s'opère par embranchement ; si tel groupe ne fournit pas une masse de sectaires suffisante. pour tel service, coninie celai des tentes , on pourra , en puisant dans plusieurs groupes, ou séries , réunir une masse passionnée pour ce service, etqui exécutera pour divers groupes de fleuristes.

Sans l'exercice parcellaire , les groupes ne jouiraient pas du charme d'identité de goûts; car, sur douxe hommes passionnés pour la culture de l œillet , aucun des doute n'aura de penchant ponr douse fonctions que comporte cette culture^ dès-lors ses sectaires tomberaient en discorde , s'ils manquaient à faire une répartition parcellaire dea travaux. ^

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ly^utr^ pur! le charme de contraste n'existerait pat entre deax grcmpea qui ne seraient pas enthou- ■aslef d'eax'inènies : le charme no s'établit que sur des contrastes d*harmonîe , et non sur eeai de discorde.

L'exerotce parceNaire est dono le moyen d'élever an plug haut degré la passion dite Composite ou exaltante ; en asaoïier le plein essor, il repose sur Texercice paroettaive, eomme Fesser de lit Gabalistx , Impose sur r^ëekelle compacte, poussée aux rariéfés et ténuité».

i*ai démontré que les deux levieré nommés écMb campoele et es^ercù» parceiknre, étant appliqués à des •éries de groupes libres, y assurent Fessor des deux posions dites Gahalisie et Composite. Il reste à prouver que le troisième levier, les courtes séaneeê à option , étant appliqué à des Mries de groupes libres, y assure Fessor de la pastion dite Papillonne.

Si Fon suppose que chaque individu ait eu libre <^UHX sur ces courte» séances , pkis elles seront courtes et multipliées, mieux on atteindra à Féquilibre de paasîon», qu préiervatif des excès.

Be lÀ vient que les riches en association sont plus robustes que lea pauvres ; ils ont plus de moyens de papillonner, varier les. séances jusqu'à une trentaine par jour, prévenir la satiété par cn^ploi du Parcourt oh réunion cunnilative de plaisirs nonir brenx et rassemblés 'dans une mémo séance. Les riches n^oatpas ces jouissances eo civilisation.

140 NOCVVAU MQMM

L6§ coiurt^ 8<iai^cfii8 ne dmofiroÉit pleiii ^^or à la PapiUiHte que das^ un ordre oà Içfi plaisirs seroni exempta de tout dflu»get, ei où le piq^Honna^ ne poairra: oondulne chacun qn^iu pios iprand bien do ses intérêts et de sa santé* Au résumé^ les trois ressorts erganiques de séné, La Cab9iiste^ ou fougue téfiéebie ^ La Comtiosite , ou fougUe avwm^e, La PapillouRe^ Ounanie de Tariété, ^nt teUement identifiés avec les trois leWers ncmunëe échelle compacte , exercice parcellaire et courtes séances à cfttion/qu'on petit ifldifiët^mment établir la théorie sur les ressorts ou ies leviers^ car ils niiissenf les uns des antres : raclinn de ees six moteurs est inséparable dans Une Série passionnée ; et en considérant

Les ttoia resisorté cèninie ciesKS^ Lès trois leyîekrs comine arms , on t)eut vérifier de deux raanières la régularité d une série ; car la disaeotion de mm raëoanisme doit présenter,

Les trois causes en notion , produisont les trois effets ,

Et les trois effets prodoits par Timpulston des

itoîê causes.

C'est une double méthode pour la vérification ;

et chaoun pour s'assurer si ' tine :SéHie industrielle

est juste, soit en théorie, soit en pratique, aura

Toption de ces deux pierres do (ouçhe : il suffit

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qu'on puitse voir dans une sërie los trois causes en action , pour qu'on soit assuré d'y trouver les trois effets ; et vice venà.

Puisque la théorie sociétaire ne repose que sur l'art de faire mouvoir combinément les trois pasaioDs mécanisantes qui doivent diriger le tout , on ne saurait trop étudier ces trois passions sur lesquelles j'ajoute quelques détails.

Noa moralistes blâment l'esprit cabalistique , cependant les économistes et les littérateurs ne cher* ehent qu'à l'exciter dans toute branche d'industrie ou do jouissance , par les variations de modes , par la controverse en affaire de goât, eu peinture , en poésie , ete. ^ sur des raffinemens de l'art inaperçus du vulgaire* C'est par une échelle dé ces nuances délicates qu'une Série passionnée sait électriJser une vingtaine de groupes , et communiquer ce raffinement cabalistique , des consommateurs aux producteurs ; elle dissémine , au sortir des eourfes séances , chacun de ses sectaires : ils vont, de lu consommation , prendre part à un travail de production , ^t y porter l'esprit de parti dont ils sont animés.

Nos compagnies administratives, dans leurs messes d'installation , demandent au Saint-Esprit de les préserver de l'esprit de cabale , les rendre tous frères, tous unis d'opinion ; c'est inviter le Saint-Esprit à se mettre en révolte contre Dieu ; car si le Saint- Esprit anéantissait l'esprit cabalistique , il détruirait

14S IIOCVIAD JiOll»!

la paaiâoa qo^ D)e« .à oréée pour operar «or les dUcords que 4oii coAlenir UMie série Meo ëcfaB» lonnëe.

Le Paraolet, lo» de dëierer à leur demanda in* congrue, Iaii4e les passioat dans l'état où Dieu les a créées; aussi voit^on, ait sortir de la mesae, qae les députés , loin de Toukiir s'unir d^opînion, vont organiser des comités èlibaUstiques , des menées d'intrigues ei d'esprit de parti. Tel est constamment le frnit de eeile prière déraisonnable, où ils inTÎifenl l'Esprit saint à imiter les pliiiosophes « et iiH)Uloir changer les lois de Dieu -sur l'emploi des pasaions.

La Composite est tdiement inbérente à la nature de lliomme, qu'on méprise tout être qui a le goût dés plaisirs simples» borné à une seule joaissanœ» Qu'un homme ait une table exquise pour lui seul, sans y inviter jamais pelrsonnd ^ il sera criblé de quolibets bien mérités; mais s'il réunit ohex loi un» cotBplignie bien assorlie, eu Von geAte à la foie. pimmr des ^mu par la boaàe chère et phritir de /'4m» par l'amitié, il. sera prèbéi parée qne ses banqueta seront plaisir tompoaé et non patt nmpkn

Une ambition n'est louable qu'autant qu*elle met en jeu les deux ressorts organiques de oette passion, intérêt et gloiîre : qlle est irile, si elle n'a pour ino'bile que riotérétseul, elte est illiisiOQ perfide si elle Bc tend qu'à la gfeire; il faut donc l'élever du simple au Gompolé, en reoherohnnt i la fois Tintérèt et la gloil^. Un amour n*est beau qu'autant qull est

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OÊnmt composé , vëunîssaol le douUe chafrine des MHS ei de rame ; il devient Irîvialrtë oa doperîe, s*il se borne à Tiin de» deux ploiiiîrs.

La Papillonne e»t Toîe d'éqmHbre entre les facaitës corporelles et spirituelles , ^nge de santé da eorps et de progrès de l'esprit. Elle seule peut créer eette bienTeillance générale que réyent les philo iophea, cafr si Ion dissémine les collaborateurs d'tin tramil dans cent autres groupes , il arrive de cet engrenage que chaque groupe a des amis dans tous les aatrea ; c'est le /contraire du mécanisme civilisé, où chaque profession est indifférente aux intérêts des autres, souvent même hostile avec elles.

La Papillonne est donc la sagesse présentée sous les eoideim de la folie; il en est de même des deux autres.

Ces trois passions sont fort actives chez les en* fans, sexe neutre, qui étant dépourvu des deux paasîoDS dites ajfaellfatiws mineurêê, amour sexuel et amonr paternel, se livre d'autant plus aux trois passions mécanisantes i aussi yoit*On les enfans enclins à la cabale , à fe^abaHon et au papHUmnage^ même dans léors jeux, qu'ils ne continuent jamais au-del& de deux heures sans varier. C'est d'après cette disposition des enfans , que là manœuvre de série sera plutôt organisée parmi eux que parmi les pères.

J'ai dû définir amplement ces trois passions et ks trois leviers qu*elfes emploient, afin de prévenir les dispositions arbitraires en fondation sociétaire.'

144 ifouTA^v mohm

On aura sur chaque Série iadualrieUedanx iriallét de règles doat H faudra Tériier robsenranoe ; el toute dérogation à Tune des six règles rendra une série suspecte, comme un or qui , à la touche, se montre inférieur en titre. C'est par cette éprauTO qu'on pourra se convaincre que tous les établisae* mens soÎMiisant sociétaires , qu'on forme en Angleterre et en Amérique, sont vicieux a^ suprême degré , puisqu'on n y connaît , ni la forjtnatioa et l'emploi des Séries passionnées , ni.les six règles à observer dans cette formation, qui est l'affaîra pri* mordiale en mécanique sociétaire.

Il reste à expliquer en quel sens [les Séries pas* sionnées tendent collectivement a i'unîté d'action qui est but de Dieu en mouvement social comme len matériel.

Les passions sont distinguées en trois ordres, l'actif ou les quatre affectueuses, le passif ou les cinq sensuelles , et le neutre ou les trois mécanisantes qui opèrent en développant combinément lAa deux autres ordres; elles opèrent en action unt^ire, car elles n'entravent rien, elles développent les trois ordres en pleine affinité.

La morale,' au contraire, veut mettre en lutte les trois ordres de passions; elle veut que celles de l'âme étouffent les impulsions- des sens, que la raison réprime celles de l'âme , et que les neutres soient exclues d'intervention; elle tend donc â ét«ttfifor ou faire entrechoquer les trois ordres de passioni^

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sacrifier les unes aux autres, au lieu de les associer dans un dëvelopperaenC commun et libre à toutes, d*oà naîtrait Tunité d'action.

Le syatème de la philosophie n'établissant que dirergence, entraves et conflits dans le jeu des passions , est une duplicité d'action organisée en tout sens ; il est lopposé de l'unité et doit donner des résultats contraires à ceux de l'unité ; elle nous ferait jouir d'un bonheur composé et non pns siniple« bonbeur des sens et de Tâme à' la fois ; la morale qui met les passions en conflit et sacrifie Tune à l'autre, ne produit que malheur composé et non pas simple, malheur des sens et de l'âme chez Timmense majorité.

Aussi le juste qui sous le régime sociétaire obtiendrait la fortune et Thonneur, ne recueille-t-il que pauTreté et diffamation sous le régime philosophique ou civilisé. C'est un résultat dont on s'indigne et qu'on trouvera fort sage quand on connaîtra les lois du mouvement social; car Dieu nous laissant le libre arbitre, l'option pour ses lois ou pour celle.s des philosophes, nous devons attendre des lois de l'homme tous les résultats opposés i ceux des lois de Dieu, double bonheur pour les méchans et double malheur (K>ur les bons : tel est l'effet constant de la civilisation ou régime philosophique.

Dieu déplore comme nous cet état de subversion

inévitable dans les premiers âges d'un globe; il

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nous laisse toujours libres d'en sortir : TaUraclion qui nous interprète son code sociétaire , ne œsaa jamais de se faire entendre ; il nous est toiy oart facile 4*cn calculer les impulsions « en déterminer lé mécanismeet organiser le régime des Séries pas* sionnées où elle veut nous conduire.

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