‹ Le nouveau monde industrielChapitre 45 sur 53 · SIXIÈME NOTICE · texte numérisé non relu

SIXIÈME NOTICE

Éducation de moyenne, haute et mixte enfance. Concurrence des instincts et des sexes.

PfiÉAMBCLB. Je me suis étendu assez longuement sur l'éducation de 1"" phase ou basse enfance, parce qu'elle sera le côté fort de la phalange d'essai, le point où elle pourra briller d'emblée, n'étant que peu contrariée par le préjugé : il n'aura pas encore circonvenu les enfans de S, 4, et même de 5 ans ; ils seront moins imbus de morale, moins faussés que

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ceux de 10 et 15 ans, on aura plus de facilité a déployer firancbeinent leur naturel et apprécier en eux la justesse de Fattraction.

Dès rage de 5 ans, la civilisation commence a leur meubler Fesprit de saines doctrines qui travestissent leur caractère, surtout celui des filles. De là vient que la phalange dressai aura beaucoup de peine à classer les caractères, discerner le plein et le demi-titre. Assurément elle n'y réussira pas dès la première année.

Nous passons aux phases â"", 8*, 4'' de l'éducation :

â*" phase , la moyenne enfance comprend les â tribus de chérubins et séraphins, âge, 4 1/2 à 9 ans.

S*" phase , la haute enfance, comprend les S tribus de lycéens et gymnasiens, âge, 9 à 15 1/2 ans.

4<' phase, la mixte enfance , tribu des jouvenceaux et jouvencelles , âge 15 1/2 à 19 1/2 ou 20 ans.

Les limites d'âge seront moins élevées an début ; d'ailleurs elles ne seront pas les mêmes pour les 2 sexes.

Je traiterai cumulativement des phases 2 et S, parce que le système qui y règne est le même quant au fond; sauf à observer qu'en 2" phase on doit cultiver plus activement les facultés matérielles, et en Z"*, les spirituelles.

Ce n*est que dans la 4« phase que le système

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d'éducation doit subir des changemens, parce que laniour y intervient : il convient donc d*étudier conjointement les â" et S* phases, et isolément la 4*.

Il faudrait, non pas 4 chapitres , mais vingt au moins pour traiter convenablement le siyet : c'est pourquoi je ne puis pas même en promettre labrégé^ mais seulement Fexposé, Targument ; je renverrai souvent au traité qui contient des détails circonstanciés sur réducation des â**, 3®^et4' phases d*enfance harmonienne.

On va voir que la morale a manqué toutes les bases d'opérations relatives à. ces S phases , et placé selon son usage au rang des vices, tous les ressorts que la nature veut employer à créer des vertus.

Pour établir la lutte des instincts et des sexes qui enfante des prodiges en industrie et en vertu , on divise toute la haute et la moyenne enfance, les 4 tribus de gymnasiens , lycéens , séraphins et chérubins, en deux corporations d'instinct, ce sont:

Les petites hordes affectées aux travaux répugnans pour les sens ou Tamour-propre.

Les petites bandes affectées au luxe collectif.

Ces deux corporations, par leur contraste, emploient utilement les instincts que la morale cherche en vain à comprimer da^s chaque sexe, le goiU delà saleté chez les petits garçons, et de la parUre chez les petites fiUes.

ZtÀ IfOCVBAU BONDE

En opposant ces goûts, rédocatton sociétaire conduit Fun et l'autre sexe au même but par diverses Toies;

Les petites hordes au beau par la route du bon.

Les petites bandes au bon par la route du beau.

Cette méthode laisse aux enfans l'option, la liberté dont ils ne jouissent pas dans l'état actuel où l'on veut toujours les obliger à un même système de mœurs. L'état sociétaire leur ouvre deux voies contrastées favorisant les inclinations opposées, parure et malpropreté.

Parmi les enfans, on trouve environ 2/3 de garçons qui inclinent à la saleté ; ils aiment à se vau* trer dans la fange, et se font un jeu du maniement des choses malpropres ; ils sont hargneux, mutins, orduriers, adoptant le ton rogue et les locutions grossières, aimant le vacarme et bravant les périls, les intempéries, etc., pour le plaisir de commettre du dégât.

Ces enfans s'enrôlent aux petites hordes dont l'emploi est d'exercer, par point d'honneur et avec intrépidité, tout travail répugnant qui avilirait une classe d'ouvriers. Cette corporation est une espèce de légion à demi sauvage qui contraste avec la politesse raffinée de l'harmonie, seulement pour le ton et non pas pour les sentimens, car elle est la plus ardente en patriotisme.

L'autre tiers de garçons a du goût pour les bonnes manières et les fonctions paisibles ; il s'enrôle aux

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petites bandes, et par opposition il est 1/S de filles qui ont des inclinations mâles et qu'on nomme petites garçonnières, aimant à se faufiler dans les jeux des garçons dont on leur interdit la fréquentation : ce tiers de filles s'enrôle aux petites hordes. Ainsi le contenu de 2 corporations est :

Petites hordes, 2/3 de garçons, 1/3 de filles.

Petites bandes, â/â de filles, 1/8 de garçons.

Chacun des â corps se subdivisera en 3 genres qu'il faudra dénommer : on adoptera pour les petites hordes 3 noms de genre poissard, et pour les petites bandes 8 noms de genre romantique afin de contraster en tout point ces 2 réunions qui sont des leviers de haute importance en attraction industrielle*

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