SCIPION
SERVANDOINI.
C'était autrefois le « chemin de Gentilly» ; elle prit, au XVÎI' siècle, son nom actuel, parce qu'elle se dirigeait vers l'hôpital de la Santé.
SANTÉ (Avenue delà). Delà rue de la Tombe-Isoire à la rue Neuved'Orléans. 14« A. 55» Q.
Même étymologie.
SANTÉ ( Boul. de la). De la me de la Santé à la rue do la Tombe- Isoire. 14» A. 51» Q.
Même étymologie.
SARRASIN (Rue). De la rue de la Tombe-Isoire à Montrouge. 14" A. 55» Q.
Doit son nom à un particulier.
SARTTNE (Rue). De la rue de Viarme à la rue Coquillière. 1«A. 2» Q.
Formée vers 1764, lors de la construction de la halle au blé, M. de Sartino étant lieutenant général de la police.
SAUCÈDE (passage). Du boulevard Sébastopol à la rue Saint-Denis. 2' A. 8» Q.
Porte le nom du propriétaire qui l'a fait construire, en 1823, sur l'ancien « passage de la Croix-Blanche ».
SAUCTER-LE-ROI (Rue). De la rue des Dames à la nie de la Mareaux-Ternes. 17e A. 63e Q.
SAUFROY (Rue). De l'avenue de Clichy à l'avenue Balagny, à Batignolles. n« A. 68» Q.
Doit son nom au propriétaire sur les terrains desquels elle a été tracée.
SAULNIER (Passage). De la rue Richer à la rue Bleue. 9e A. 35« Q.
Porte le nom du propriétaire qui l'a établi en 1787.
SAUMON (Passage du ). De la rue Montorgueil à la rue Montmartre. 2» A. 7= Q.
C'est une galerie couverte et garnie de boutiques qui a remplacé un ancien passage découvert. Son nom vient d'une enseigne. Il a des issues rue Saint-Sauveur et rue Mandar.
SAUMON (Impasse du). De la rue des Amandiers à Belleville. 19e A. 76« Q.
Doit probablement son nom à une enseigne, à moins qu'elle ne le doive à un particulier, auquel cas ce serait l'impasse « Saumon » et non « du Saumon ».
SAUNERIE (Rue delà). Du quai do la Mégisserie à la rue St-Germain-1'Auxerrois. ll'rA, 1er Q.
C'est une rue du xm» siècle.
Elle doit son nom au grenier à sel (Saulnerie) qui y a été établi jusqu'en 1G98. Guillot en parle en ces termes :
« Par deçà grant pont erraument La rue de la Saunerie Trouvai..... »
Elis a été nommée aussi, au xvn» siècle, « rue de la Petite-Poissonnerie ».
SADSSAYES (Rue des). De la rue du Faubourg-St-Honoré à la rue de Suresnes. 8» A. 31e Q.
Au commencement du xviiib siècle, c'était la rue des « Carrières ». Dans la suite, on l'a appelée « de la Couldraye », puis « du Chemin des Saussayes », et enfin « des Saussayes » , parce qu'elle était bordée de coudriers et de saules. On la trouve aussi désignée, sur quelques plans, sous le nom de « Ruche-Baudet».
SATJSSAYE (Rue de la). De la me Traînée à la ruelles-Vincent, à Montmartre. 18" A. 69' Q.
Même étymologie que la précédente. é
SACSSAYE (Impasse de la). Rue de la Saussaj-e, à Montmartre. 18" A.
Doit son nom à la rue de Saussaye.
SAUVAGE (Passage du). De la rue d'Allemagne à la rue de Meaux, à La Villette. 19'' A. 73" Q.
Doit son nom à une enseigne, à, moins qu'il ne le doive à un propriétaire.
SAVOIE (Rue de). De la rue Pavée-St-André-des-Arts à la rue des Grands-Augustins. 6e A. 21" Q.
Tire son nom de l'hôtel des ducs do Savoie qui y était autrefois situé, et qui était appelé aussi « hôtel de Nemours » en 1649. Cet hôtel est aujourd'hui une maison particulière.
SAXE (Avenue de). De la place Fontenoy à la rue de Sèvres. 7-13 A. 23-28 Q.
Aboutissant à l'École-Mibtaire, elle a été ainsi nommée en honneur du maréchal de Saxe né en 169G, mort en 1750.
SAXE (Impasse de). Avenue de Saxe. 7 A. 27 Q.
Doit son nom à l'avenue dans laquelle elle se trouve.
St'HoMBERG (Rue). Du boul. Morland à la rue de Sully. 4» A. 15° Q.
Ouverte en 1844 sur les terrains de l'ancien arsenal, elle a reçu son nom du général des Allemands au service d'Henri IV, tué à la bataille d'Ivry.
SCHOMER (Rue). De la rue de Constantine à la rue de Vanves, à Vaugirard. 14« A. 56" Q.
Doil sun nom à un particulier,
SCIPION (Place). Rue Scipion. 15» A.
Doit son nom à la rue où elle est située. Elle occupe le terrain de l'ancien cimetière Sainte-Catherine, fermé en 1793.
SCIPION (Rue). De la rue Fer-à-Moulin à la rue des Francs-Bourgeois-Saint-Marcel. 5° A. 18» Q.
Doit son nom A la maison construite par un Italien nommé Scipion Sardmi qui y élail situ,,.. En 1636, cette maison fut donnée à l'hôpital de la Salpétrière, qui y établit sa boulangerie et sa boucherie. C'est au-
jourd'hui la boulangerie des hospices et hôpitaux civils. La rue Scipion s'est appelée autrefois « rue de la Barre», à cause d'une barrière qui la fermait du côté de la rue des Francs-Bourgeois-Saint-Marcel.
SÉBASTOPOL (Rue de). De la rue d'Allemagne à la ruo de Meaux, à La Villette. 19» A. 73» Q.
Ouvert en 1857 en souvenir de la victoire remportée par l'armée française sur les Russes en Crimée.
SÉBASTOPOL RIVE DROITE (Boul. de). De la place du Cliâtelet au boulevard Saint-Denis. 1-2-3-1» A. 1-2-8-12-13» Q.
Ouvert en 1851 sous le nom de « boulevard du Centre ». Après la prise de Sébastopol par les Français, on lui a donné ce dernier nom qu'il conserve définitivement.
SÉBASTOPOL RIVE GAUCHE (Boul. de ). Du Pont-au-Change à la rue des Écoles. 5-6» A. 4-16-20-21 Q.
Ouvert en 1857. Il ne va encore que jusqu'à la rue des Écoles, mais les démolitions se poursuivent avec activité, et il ne tardera pas à absorber ce qui reste de la rue de la Harpe, la place Saint-Michel, la rue d'Enfer et le carrefour de l'Observatoire où il doit s'arrêter.
SEDAINE (Rue). De la rue St-Sabin à la rue Popincourt. 1 1» A. 43» Q.
Formée, comme impasse, à la lin du siècle dernier sous le nom de « Saint-Sabin », elle est devenue rue en 1844, et a reçu le nom de l'auteur du Philosophe sans le savoir, né en 1719, mort en 1797, qui demeurait à quelques pas de la^rue de la Roquette.
SEDAN ( Rue de ). De la rue d'Allemagne au quai de la Sambre, à La Villette. 19» A. 74» Q.
Comme presque toutes les rues de ce quartier, qui est un vaste entrepôt, elle porte un nom de ville, celui d'un arrondissement du département des Ardennes.
SÉGUR ( Avenue de ). De la place Vauban à l'avenue de Saxe. 7» A. 27» Q.
Formée vers 1780 et aboutissant aux Invalides, elle porte 1» nom du maréchal, né en 1655, mort en 1743.
SEINE (Rue de). Du quai Malaquais à la rue Saint-Sulpice. 6e A. 21-22-24» Q.
C'était autrefois un chemin appelé « du Pré-aux-Clercs , de la Portede-Buci à la Seine, de la Porte-de-Buci au Pré-aux-Clercs, qui tend au pilori du Pré-aux-Clercs » ; puis enfin ce chemin est devenu la « rue de S«ine », parce qu'en effet elle aboutit à ce fleuve. Elle se terminait originairement à la rue de l'École-de-Médecine. Elle a été, sous le consulat, prolongée jusqu'à la rue de Tournon en absorbant la « rue du Brave », qui allait de la rue des Quatre- Vents à celle du Petit-Lion.
SEINE (Rue de). De la place de l'Église à la Seine, à Auteuil. 16» A. 62» Q.
SEINE ( Rue de ). De la rue de Passy à la rue du Roc, à Passy. 16» A. 62» Q.
Même étymologie.
SEINE (Quai de). De la rue de Flandres à la rue de Bordeaux, à La Villette. 19» A. 73 Q.
SENTIER (Rue de). De la rue de Cléry au boulevard Poissonnière. 2» A. 7» Q.
C'était autrefois un simple sentier d'où elle a pris son nom, que l'on trouve écrit « Centier, Centière, Chantier». On l'a appelée aussi « rue du Gros-Chenet », parce qu'elle faisait suite à la rue de ce nom, qui allait de la rue de Cléry à la rue des Jeûneurs. A son tour la « rue du Gros- Chenet » a été, en 1851, réunie à la rue du Sentier.
SEPT-VOIES (Rue des). De l'École polytechnique à la place du Panthéon. 5» A. 20» Q.
C'est une rue du xn» siècle. C'est peut-être la seule dont le nom, qui lui vient de ce que sept voies y aboutissaient, n'ait pas subi d'altération. Guillot l'appelle bien « rue de Savoie », mais Guillot était poète, et pour lui la rime passait avant la vérité. C'est bien « rue des Sept- Voies » qu'il fant dire et écrire. Elle a des titres à notre attention, plus que toute autre rue, et à cause de cela devons-nous tenir à conserver sa véritable orthographe. Ainsi, c'est dans la rue des Sept-Voies qu'étaient le collège « delà Petite-Merci », fondé en 1520, par les religieux de la Merci, — le collège « de Fortet », fondé en 1631, par Pierre Fortet, chanoine de Paris, — et le collège « de Montaigu», fondé en 1314, par Gilles-Aicelin de Montaigu, archevêque de Rouen.
SERPENTE (Rue). Du boulevard de Sébastopol à la rue de l'Éperon. 6» A. 21» Q.
Ouverte en 1779, elle fut appelée d'abord « rue Tortueuse », puis « du Serpent et Serpente », à cause de ses sinuosités. Voici ce qu'en dit le poète Guillot :
« En la rue de la Serpent,
Do ce de rieD ne mo repent... »
En 1852 on a réuni à la rue Serpente la « rue du Battoir-St-André », qui y faisait suite. Jusqu'en 1857, ces deux rues, confondues sous le même nom, commençaient à la rue de la Harpe. Mais le boulevard de Sébastopol ( rive gauche ) a été tracé et il a coupé la communication. De l'ancienne « rue Serpente » il ne reste plus aujourd'hui qu'un tronçon. Là étaient autrefois le collège « de Tours », fondé en 1333, par Etienne de Bourgueil, archevêque de Tours, et le collège « de Suède », fondé à peu près à la même époque.
SERVANDON1 (Rue). De la rue Palatine à la rue de Vaugirard. G» A. 22» Q.
C'était autrefois la « rue du Pied-de-Biche », puis la « rue du Fer-à- Cheval ». Plus tard, ello devint « rue des Fossoyeurs ». Enfin, sous l'em-