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NOUVEAUX VOLEURS

a u milieu de ce débordement de toutes les passions TCh^ î* humaines, et lorsqu'on avait agité et battu l'étang, il était impossible que le limon ne montât point à la surface, et ne troublât point la pureté des eaux. ^i

Il y eut donc des voleurs, des bandes de voleurs, et dont le nombre s'accroît tous les jours avec leur audace. Des vols immenses se font ; je dirai plus, des complots se forment : cependant la police veille : mais elle a eu comme les autres institutions ses alternatives de force et de faiblesse ; elle fut corrompue elle-même.

Les comités révolutionnaires n'avaient pas grand intérêt à poursuivre ces scélérats qui, sous différents costumes, s'insinuent dans les maisons, y prennent des renseignements

et se rendent ensuite à leurs rendez-vous où ils se font part des vols qu'ils préméditent.

Lesjiouveaux voleurs sont beaucoup plus hardis que les anciens ; ils recommandent à celui qui doit entrer le premier en cas d'enfoncement de porte, de ne pas s'occuper de minuties, comme du linge et autres effets ; mais bien des bijoux, argenterie et objets de valeur : car, disent-ils entre eux, il faut laisser cela aux petits P ai grès, c'est-à-dire, les petits voleurs. Ils n'oublient pas de faire les menaces les plus fortes à celui qui serait assez lâche pour manger le morceau, c'est-à-dire, découvrir le larcin.

Ils ont sous leurs ordres des citoyens actifs, (c'est ainsi qu'ils les appellent par dérision) qui se mêlent aussi du soulèvement des portefeuilles qu'ils nomment Lues : et pour cela ils vont aux portes des spectacles où ils font foule. Le plus adroit est en avant ; suivi de ses aides de camp, il va tâtant les poches qu'il veut soulager ; et lorsqu'il trouve un lue qui a suffisamment d'embonpoint et ?Aj^qu'il croit aisé d'escamoter, il le saisit par un art qui lui est particulier et que je ne saurais décrire ; il le passe très adroitement à celui qui est derrière lui, afin qu'étant par hasard arrêté, on ne puisse pas le convaincre du délit : et dans ce cas il y en a même eu qui ont poussé l'audace jusqu'à faire arrêter et conduire le malheureux plaignant au comité de la Section, où dans les beaux jours de Robespierre, le voleur trouvait camarades, sûreté et protection.

Ils ont des endroits qu'ils nomment tapis francs, où ils

partagent le fruit de leurs travaux. Ils ont aussi des receleurs

tels que Juifs, orfèvres et prêteurs sur gages, qui leur

achètent à vil prix les vols qu'ils ont faits, et les changent

' sur-le-champ de nature.

Doutez:vous de l'existence de ces coquins? Allez à l'audience publique du tribunal criminel : vous les reconnaîtrez là ; immobiles, silencieux, examinant l'attaque et la défense, remuant les lèvres et suggérant, pour ainsi dire, à l'accusé ses réponses. C'est là qu'ils font l'étude de notre code criminel, en mettant à profit tout ce que l'inscience

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de la profonde perversité du cœur humain a pu dicter à des législateurs trop philosophes.

Quand le camarade succombe sous le jour terrible de la conviction et de la vérité, son silence est récompensé, et on ne l'abandonne point. La peine de mort n'ayant plus lieu, il est assis sur le tabouret. Mais là, supérieur à l'affront, dédaignant la honte publique, il reçoit les tendres œillades de ses compagnons et de toutes les coquines, leurs complaisantes maîtresses ; quand je dis complaisantes, c'est qu'elles ne sont pas étrangères aux larcins de la bande.

C'est un axiome reçu, que l'on se sauve des fers très Cyfyft ^/ facilement ; qu'on en est quitte pour un petit voyage ; ce qui fait que les nouveaux voleurs sont plus pervertis que les anciens, qu'ils ont poussé l'effronterie et l'insolence jusqu'au dernier excès, qu'ils ne donnent aucune marque a J de repentir, qu'ils bravent la mort avec impiété.

On a vu des femmes condamnées au tabouret, première T* punition que la loi inflige et qui précède la réclusion ou la peine des fers pour les hommes ; on a vu, dis- je, ces femmes lever leurs jupes, insulter les passants qu'elles faisaient fuir d'épouvante par leurs propos obscènes ; et comme cet écart de la raison humaine allait devenir une habitude, il fut enjoint aux bourreaux de lier leurs jupes et d'assujettir leurs mains.

Ayant exercé trois fois les fonctions de jure de jugement au tribunal criminel du département de Paris, je n'en suis jamais sorti que le sein gonflé de douleur sur la perte de cet instinct moral dont il ne restait plus aucun vestige chez plusieurs criminels. Non, il n'y a plus d'hypocrisie ! Le vice et le crime ont leurs apologies et leurs apologistes. Les défenseurs officieux par inattention, par métier, ou pour faire les beaux parleurs ont dénaturé tous les mots qui servaient à la morale. Eh ! comment pour quelque service pécuniaire se déterminent-ils à aiguiser le poignard qui peut se tourner contre la société et contre eux-mêmes ?

Un surcroît de douleur et d'affliction ; c'est que les gradins ( c'est ainsi que l'on nomme les bancs du tribunal

criminel) sont fréquemment couverts de femmes hardies devant les juges ; elles ont pris l'audace des hommes ; il ne leur manque qu'un gros bâton à la main. Nous nous plaisons à croire que c'est un reste impur de ces femmes qui passaient la matinée à hurler dans les tribunes ou à influencer le tribunal révolutionnaire, qui l'après-midi insultaient aux malheurs des victimes que le décemvirat envoyait à l'échafaud, et qui le soir couronnaient leurs hauts faits en se rendant aux jacobins.

Le peuple est donc susceptible de toutes les impulsions ! La fréquence des supplices, la vue du sang ont porté l'homme à mépriser non seulement la mort, mais encore l'infamie. On plaisante dans les cachots sur la Guillotine, on en fait la répétition avec des éclats de rire ; et les cinquante-sept jours que j'y ai passés avec les malfaiteurs, lorsqu'on m'y plongea parce qu'il n'y avait pas de place ailleurs, ces cinquante-sept jours où j'ai cru habiter un autre univers, ne seront perdus ni pour l'histoire ni pour la connaissance du cœur humain. Oh! abominables Décemvirs si vous n'eussiez tué que des hommes !

quoi servent les livres, les académies, les instituts, les travaux des philosophes, tous ces flots de lumière \ qui ont illustré et qui illustrent encore notre siècle ? Aucun de ces rayons n'a pénétré la masse du peuple ; il est toujours le même ; les mêmes superstitions l'assiègent : il n'a pas perdu une seule de ses erreurs antiques. v> Ce qu'on appelait la bonne compagnie a été la dupe de Cagliostro et de Mesmer, deux hardis charlatans qui insultaient aux premières lois de la saine physique. Ils n'en ont pas moins empoché l'argent de la bonne compagnie,

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tandis qu'elle se moquait de ceux qui dans les carrefours achetaient pour deux sous les petits paquets des vendeurs d'orviétan. Les sauvages du Canada consultent les devins, les sorciers ; ils ajoutent foi aux prédictions de leurs jongleurs. Le peuple de Paris n'est guère plus avancé qu'eux : comme eux, il a ses jongleurs dont il sollicite, dont il dévore les oracles : je m'en suis convaincu par moi-même.

Rue d'Anjou, près la rue ci-devant Dauphine, n° 1773, au premier, loge un tireur de cartes des plus accrédités. Il se nomme Martin, et il affecte le langage italien : c'est là que, nouveau Trophonius, il rend des oracles ; c'est enfin là qu'il a placé son antre sibyllitique.

On entre par une petite cour ; on monte. La cour, les escaliers sont obstrués de personnes de tout sexe et de tout âge qui ont l'air d'âmes en peine, et qui font queue pour attendre à leur tour la décision du tireur de cartes.

Là, j'ai vu des femmes avec des plumes, des jeunes gens bien mis et qui avaient l'air très sérieux : j'ai considéré -^Jâ avec étonnement ces visages blêmis par la crainte et par l'espérance, et je me suis cru un instant sur le seuil du purgatoire.

Je parvins à mon tour et avec peine jusqu'à l'oracle. Je me figurais voir un homme de haute stature, à la barbe blanche, aux yeux enflammés, au ton prophétique ; ainsi que le prenait Cagliostro, ainsi qu'il l'avait pris devant moi à Strasbourg, lorsque je me mis à lui rire au nez tant il me parut grotesque dans son rôle emphase (1) ; point du tout. Martin, l'oracle, est un cul-de-jatte, ayant ses béquilles à ses côtés, et qui, au moindre mouvement, les saisit avec une rapidité incroyable, et traîne dans son étroit et sale appartement ses deux jambes encaissées. Il a dans sa main un jeu de cartes du jeu de Tarots, et une grande carte géographique couvre sa table. Il a l'air gai,

(1) Il était alors à la suite du Cardinal-Collier, dont l'affaire, ^fv ridiculisant la cour de France, a opéré le désenchantement du ^ peuple français. (Note de Mercier.)

ferme et décidé ; il soutient votre regard avec l'assurance la plus complète. Deux espèces de commis entrent et sortent sans cesse pour annoncer les arrivants.

On ne rit point dans ce sanctuaire, et moi-même j'en perdis l'envie en contemplant tant de figures demi-consternées et qui jie plaisantent pas sur les oracles qu'elles viennent de recevoir. On s'assied dans un vieux et large fauteuil. Il interroge tout bas et il marmotte à chacun sa sentence. Il place le doigt sur la carte géographique, et il m'a paru que c'était dans l'instant des plus augustes révélations.

La joie est dans ses yeux en voyant l'amuence de tant de questionneurs. Il bat, il mêle incessamment ses cartes ; elles en sont devenus grasses. On dirait qu'il lit dans ce jeu : il attend vos premières paroles, et il tient alors les yeux baissés. Cependant l'argent pleut sur sa table. Je puis \$f\ certifier, d'après les renseignements que j'ai pris, qu'il J fait au moins six à sept louis par jour ; car le plus pauvre devient prodigue lorsqu'il veut percer la nuit des destins. Lorsqu'on ne lui offre que douze sous, il jette la pièce avec dédain, et dit avec un air de dignité : Allez trouver des tireurs de cartes du Pont-Neuf et des carrefours. Le consultant rougit et offre la grosse pièce. — Non, jamais défunt académicien français n'a mis plus de distance entre lui et un académicien de province. Quoiqu'il gagne beaucoup, son antre a constamment l'air d'un galetas. Il sait qu'on ne le consulterait plus s'il habitait dans un appartement propre et superbe. II a fort bien deviné par instinct que le peuple ne croyait à l'esprit prophétique que dans un Heu qui eût l'air d'un certain désordre. Il élève souvent la voix, et quand ses arrêts formidables sont rendus, il fait un signe, et l'on se retire.

Là, nul ne se moque de son voisin ; c'est à front découvert et avec un air craintif que chacun s'est avancé vers la table mystérieuse. L'on sort en rêvant aux paroles, et l'on n'affiche jamais une incrédulité entière. Qui veut rire ou sourire, ne rit là que du bout des lèvres.

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Me voilà face à face du cartomancien Je n'ai point consulté l'oracle sur les événements futurs ou passés ; mais il m'a parlé (à la suite de quelques mots que je lui dis) de sa grande célébrité et des visites nombreuses et journalières qui depuis longtemps n'étaient pas interrompues. Il était obligé de travailler telle destinée deux ou trois jours, tandis qu'il ne fallait que deux minutes pour une autre. Il tenait ce secret prophétique de son père auquel il avait été légué et par succession de temps immémorial. — quel objet vous consulte- t-on le plus ordinairement Cour les vols, me dit-il, pour les mariages, pour les effets perdus, pour les affaires de galanterie ; mais il n'y a que moi pour les vols, appuya-t-il avec un ton altier ; la police elle-même me consulte, et je suis toujours le premier qui indique l'endroit où s'est réfugié le voleur. Cifh&t*'

A ces étonnantes paroles je restai muet. - — La police vous consulte ! Oui, reprit-il, d'un ton affirmatif ; car il n'y a que moi pour les vols ; et, italianisant de plus belle, il entra dans des détails qui prolongèrent notre entretien. L'assurance de sa physionomie ne varia point; et il avait le ton et le propos d'un militaire qui raconte ses prouesses. \

Ce qui a le plus frappé mon œil observateur, c'est que \ nul ne paraît honteux d'être venu en ce lieu interroger le / sort ; et c'est ce qui m'a surpris plus que tout le reste : on/ eût dit d'un café achalandé, et ayant enseigne. Il me venait une foule de réflexions. Cet empressement, me disais- je, est-il fondé sur quelques chances heureuses, sur quelques ambiguïtés adroitement présentées, et saisies avec empressement par l'auditeur bénévole, ou plutôt n'est-il dû qu'à l'imagination craintive de l'homme ?

Martin ne s'explique point sur ies premières causes qui font courir chez lui tant de monde, car il ne pourrait pas vous parler sur la moindre question métaphysique ou morale ; mais il paraît être dans la ferme persuasion que des signes matériels annoncent et précèdent les événements de notre vie, et il regarde les formules qu'il emploie comme des vérités mathématiques. C'est un ignorant du premier

ordre, doué d'une audace tranquille. On ne peut l'entamer sur rien ; la Nature lui a donné le tempérament du charlatanisme au plus haut degré : ce n'est plus un jeu, même \y^}J^U un métier ; le charlatanisme est inné en lui. On s'étonne

moins de ses succès, quand on a bien lu dans sa physionomie son imperturbabilité.

Il a un fils très jeune pour lequel il se montre très sévère ; et le ton qu'il emploie démontre que, de quelque pays qu'il vienne, il a été étranger à toute espèce d'éducation. Cependant il ne manque point d'une sorte de politesse ; il devine les nuances, et c'est avec cette habileté qu'il prend avec chacun le langage qu'il doit avoir : rustre et civil, n'est-ce point là le vrai charlatan ?

Tous les jours de la semaine sa maison ne désemplit pas : le dimanche seulement il ne reçoit personne. Il chôme le dimanche ; le dimanche il monte dans une bonne voiture, défend qu'on le suive, et ne rentre que fort tard. On dit qu'il va promener son esprit prophétique dans la campagne, voir ses amis et peut-être rire avec eux de la crédulité des Parisiens. J'incline cependant à croire qu'il est lui-même complice, jusqu'à un certain point, du sortilège qu'il emploie. C'est ainsi que Bossuet croyait bien une partie de certains dogmes et mystères, parce qu'il avait un bon évêché ; mais il se permettait ne ne pas croire le tout : c'est qu'on a toujours un peu de foi pour sa fortune.

Martin ne connaît ni les sorts de Dodone, ni les sorts de Préneste, ni les sorts Virgiliens, ni les sorts d'Homère, ni les sorts modernes des saints, lorsqu'on prenait pour une annonce divine, pour une prophétie céleste, les premières paroles que l'on entendait chanter en entrant dans une église. Il s'embarrasse peu de savoir si les Egyptiens, les Egyptiennes, les Bohémiens, les Bohémiennes ont tiré ou tirent encore les cartes à sa manière. Il se dit l'unique, ainsi qu'un littérateur se croit le premier homme du monde le jour qu'il a fait représenter sa ronflante tragédie.

Les temps désastreux que nous avons parcourus, les orages révolutionnaires ont pu conduire la foule chez

Martin ; mais il paraît qu'il est très sobre en prédictions sinistres, et c'est probablement chez lui un calcul ; parce qu'alors, ou on le paierait moins, ou l'on pourrait corriger l'oracle ne pouvant battre la destinée.

Qui eût dit il y a dix ans à plus de six mille hommes qu'ils auraient la tête tranchée sur l'échafaud ? ils eussent dit : Oh ! nous ne sommes pas assez nobles pour cela : un grand seigneur seul aurait pu sourire de vanité.

Je voudrais bien savoir si Guillotin, dans sa jeunesse, s'est fait dire la bonne aventure, s'il a consulté quelque divinateur, et enfin s'il a eu quelque idée de sa neuve et épouvantable immortalité. Supposons un nécromancien qui lui eût dit ces paroles : Tu seras médecin, et ton nom féminisé guérira des maux de la vie une portion du genre humain. Qu'eût pensé Guillotin à ces mots amphibologiques ?

Martin n'offre jamais des échafauds en perspective. Sont-ils donc abattus pour toujours ? Puisse Martin ne pas se tromper ! Et cependant l'on sait ce qui pourrait les redresser au milieu de nous, ces échafauds ! Il ne faudrait qu'une pente plus rapide à la plus vile, à la plus misérable, Z ' à la plus honteuse des superstitions humaines, la royauté. L'on m'entend : mais Martin ne connaît ni l'histoire d'Angleterre, ni les révolutions romaines ; et roulant dans ses mains son jeu de Tarots, il ne fait aucun raisonnement politique.

Frappé de tout ce que j'avais vu, et ne revenant point de ma surprise, je me disais : Comment l'homme est-il si crédule ? et je me répondais : C'est qu'il est prodigieusement sensible, et par là même naturellement superstitieux ; c'est que sa moindre existence est toujours dans le présent. Mais en admettant (car pour bien raisonner, il faut parcourir tout le cercle possible), en admettant qu'il y eût quelque chose de réel dans cette espèce de divination ; si enfin il existait certaines règles inconnues pour apercevoir l'avenir, ainsi que nous avons des méthodes pour fixer le passé ; si nous avions près de nous un thermomètre inaperçu pour faire reconnaître les actions les plus cachées,

ne faudrait-il pas alors brûler tous nos volumes, fermer nos académies, et nous moquer de la foule des écrivains ? Le jeu de Tarots de Martin serait le livre divinatoire, le livre par excellence ; car c'est faute de prescience que nous commettons tant d'erreurs et de méprises.

L'empirique guérit quelquefois et au grand étonnement du médecin. Les hommes de génie que j'ai rencontrés dans ma vie, ne sont pas ceux qui se sont livrés à l'impression. Le mécanicien lève les épaules quand on lui parle du géomètre .Vaucanson disait : Je vous ferai un géomètre à la suite de mon Auteur. Le pâtre lit dans le firmament, et sans avoir besoin de leçons de Lalande, les divers accidents des saisons. Les araignées, c'est un fait, nous ont fait prendre la Hollande. Tout est mystère, ténèbres ; et si, comme je le pense, il n'y a que du charlatanisme dans le tireur de cartes, du moins Martin sait et sent encore mieux que tous les philosophes ensemble, que la sottise est et sera constamment l'apanage du plus grand nombre, puisque le flot des consultants va incessamment chez le cul- de- jatte, tandis que personne n'allait consulter ni Montesquieu, ni Rousseau.

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