‹ Le nouveau ParisChapitre 26 sur 114 · SAINT-FIRMIN · texte numérisé non relu

SAINT-FIRMIN

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Maison religieuse où furent massacrés impitoyablement presque tous les prêtresqui y étaient détenus. Henriot,qi:i avait fait ses premières armes dans les massacres de Septembie, ne quitta cette maison que quand il n'y eut plus ce meurtres à commettre. Quand il en sortit, il était à demi-nu, couvert de sang et le fer-àr "ia main. J'ai connu un de ces rljy^^ *iï*~ rrratrîëureux prêtres qui, se trouvant dans les privés, s'y tint caché ; et interpellé de descendre, il dut sa vie à ces mots : Je vais à vous, citoyens ; je me dépèche. Cette résignation naïve le fit oublier. (1)

Ainsi dans cette muette cité, il y eut plus d'un foyer de boucherie humaine. Tous les sens frémissent d'horreur ; et cependant ce système de barbarie, ce projet d'égorgemcnt dans les prisons a duré longtemps ; et des hurleurs de liberté ont reproduit les mêmes plans, et ne se sont jamais démentis.

Ah ! si Charlotte Corday avait su tirer son poignard au\ •/' sein même de ia Convention et non au domicile de Marat, \ la postérité lui décernerait une palme plus belle encore^y , et plus verdoyante. Quand cette femme extraordinaire fut conduite au supplice, sa marche fut un triomphe. Tous les hommes sensés ou sensibles se représentaient, d'un côté, cet énergumène qui ne jetait jamais que le cri d'une bête féroce, immolé pour ses crimes, et, de l'autre, cette

(1) Voyez chapitre : Massacres de Septembre.

héroïne victorieuse, tranquille sans affectation, et donnant sa vie avec joie : satisfaite du grand exemple, elle semblait pressentir les éloges de la muse de l'histoire.

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