SEPT OCTOBRE I795 I4I
est encombrée d'affaires, trahie ou mal servie. Mais le mal est-là ; il pèse tous les jours , toutes les minutes sur le cœur de cette infortunée L'espérance ! Ah oui ! L'espérance, elle en a besoin ; c'est le baume réparateur de tous les maux, c'est la dernière consolation que la bienfaisante nature nous réserve dans les angoisses de la vie.
Mais toujours l'espérance ! Sortons, quittons cette scène
de douleur, et voyons ce qui se passe dans les lieux publics. Quel changement, et dans les décorations et dans les acteurs ! Les cabarets sont remplis de buveurs ; on dirait que le vin ne vaut que six sols, et il vaut quinze francs !
Les cafés retentissent de chants gais, ou de dissertations patriotiques, et le café vaut dix francs la tasse !
Les spectacles sont brillants de foule et de parure. Les traiteurs ! ah ! je n'ose approcher de ces tables irritantes où le moindre plat est estimé la valeur de cinquante dîners.
Et les nouvelles politiques ! Les mns n'y prennent part qu'autant qu'elles leur fournissent l'occasion de hausser leurs denrées ; les autres attendent l'événement.