‹ Le nouveau Parnasse satyriqueChapitre 22 sur 79 · BELLE COMPARAISON · texte numérisé non relu

BELLE COMPARAISON

Pour jouir d'un cheval et d'une jeune fille.

Qui dans le terme écheu, bondit, saute, pétille;

Je donne ce conseil exprès, Qu'il faut de Tesperon les scitci de bien près

28 LE KOVTEÀV PARNASSE

.'iO. LAYTHEVR VNlVEBSEi.

Affrique, en monstres si fertile,

Ou'avés-vous inventé d'utile?

Le vin, p<»re des arts et l'inventeur des jeux. Est plus fécond que vous et plus ingénieux.

S'il fait un mal, d'un bien il le balance.

Si l'on dit que c'est un brouillon

Qui trousse et cotte et cottillon.

Le billard et les dez, les cartes et la lance, La paume, le tiictrac, l'amour, le basiiment,

Doivent au vin ce qu'ils ont d'ornement.

Il preste à la musique une clef de nature.

Il monte, bande, accoitle l'instrument, Sait faire le dessus et battre la mesure ;

il fait la décharge aux combats,

Met les plus rebelles en bas.

Le soldat par le vin scait exercer la pique, Le vin sait bien d'ime figure oblique

Poser au centre le compas.

Et que comme fougueux l'on ne le blâme pas.

Si toujours à la paume il bande,

.\ux autres jeux il se commande; Aux dei, le cornet près, il les jette dedans, Sur le trictrac il sçait pousser les dames, Aux cartes il apprend le renversis aux femmes, lie vin partout enfin est l'autheur du bon sens,

Un seul deffaut en luy se trouve, Deffaut qui me plaist fort quoy qu'un autre Tim-

Dans un architecte sçavant, f prouve

De bâtir trop sur le devant.

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