‹ Le nouveau Parnasse satyriqueChapitre 50 sur 79 · PORTRAICT D*VNE LAIDE · texte numérisé non relu

PORTRAICT D*VNE LAIDE

Ses peaux du visage ridées, Gonmie châssis de dix années,

60 LE NOYVEAY PARNASSE

Un petit nés boûilly qui sent, La syringue d'un lavement; Les sourcils des souris brûlées, La peau d'une chatte pelée, L'oreille pleine de bourbier, Comme la boëte d'un barbier; La bouche dont sort une haleine.

Du nés des cerfs du bois d'Ardennc; Les dents enfourchés de fumier.

D'un yvoire de vieux dammier; Les lèvres cuites et arides, Gomme un cul pris d'hemoroïdes; Le sein d'omelette aux œufs, Les tetlons comme des esteufs Percés d'où la bourre est sortie, Gomme une citrouille amortie; Gorge de grillade sans pair.

Le tout plein d'os et point de chair.

Ventre, fesses et la petite oye, Sont inconnus dessous la sove.

SVR VNE ROVSSE.

Ha I que cette rousse me fàclie, De penser d'avoir le poil beau; Pour trouver beau le poil de vache H faut avoir les yeux de veau.

AVTRE.

Sous cette claire et belle lune, Qu'entre les bras chacun ait sa chacune.

SATTRIQVE. 61

Page 1