EPITAPHE
Cy gist Paul qui baissoit les yeux, A la rencontre des gens sobres, Et qui prioit toujours les cieux, Que l'année eust plusieurs octobres; Ce grand héros des cabarets, Airecque deux barangs sorets, Humoit des bouteilles sans nombre; Passant, qui t'es icy porté, Sçache qu'il \oudroit que son ombre Cust de quoy boire à ta santé.
SVR LE CAPRICE D*TKE lEDNE FILLE.
Soit par caprice ou vanité, Eile croit bien estre l'image, De l'aveugle divinité, A qui les amans font hommage, Je confesse que la raison, D'une telle comparaison,
74 LE KOVVEAV PARIfÂSSE
Ne m'a iamais esté cognuë; Hais, veux-tu que i*en iuge mieux, Mets un bandeau sur tes beaux yeux, Et te monstre à moy toute nuë.
AVTRE.
Je déteste le nœud fatal, De ce petit dieu d'hy menée, Depuis que Lyse, en fut traînée.
Au triste lieu d'un vieux brutal; Les grâces que Lyse possède, Sont des blessures sans remède, Jamais amant n'en est guery :
Elle est charmante, elle est acoorle, Et tout ce que la belle porte, Luy sied bien, osté son mary.
A VN SOT SVPERBE.
Ce roy des fols mélancoliques.
Qui porte les mains sur les flancs.
Croit que son nom en beaux draps blancs.
Sera couché dans nos Groniques.
11 conte ses mots et ses pas,
Il crache mesme avec compas,
Et prétend de régir les Gaules;
siècle! ô mœurs! pour l'honorer
Le baston devroit préparer.
Un compliment à ses épaules. ,
SVR VUE HAlCiRE.
Catherine ne me plaist point, Elle est sèche comme canelle,
SATYRIQVE. 75
On ne sçauroit trouver sur elle, Pour quatre deniers d'embonpoint, La chetive n'a de sa vie, Pu voir qu'avecque de l'envie, La graisse des harangs sorets; Les amants de ce corps etique.
Disent qu'à son genoûil qui pique, Il faut un bout comme aux fleurets